SpaceX cible des vitesses de téléchargement pouvant atteindre 150 Mbps par utilisateur avec son service Direct-to-Cell Starlink. Cette annonce a été faite par Udrivolf Pica lors de la conférence International Telecommunication Union. Cette avancée promet d’améliorer considérablement l’accès Internet dans des zones isolées.
SpaceX vise des vitesses de 150 Mbps par utilisateur pour son service Starlink Direct-to-Cell
SpaceX a annoncé des vitesses de téléchargement maximales de 150 Mbps pour son service de prochaine génération, Direct-to-Cell Starlink. Cette mise à jour a été communiquée par Udrivolf Pica, Responsable des affaires réglementaires et des spectres à SpaceX, lors de la conférence Space Connect de l’Union Internationale des Télécommunications.
Udrivolf Pica a déclaré lors de la conférence, « Nous visons des vitesses maximales de 150 Mbps par utilisateur. » Cette annonce laisse entrevoir des progrès significatifs lorsque l’on considère la bande passante disponible de l’espace vers le téléphone mobile.
Si cet objectif de 150 Mbps est atteint, cela représenterait une augmentation considérable par rapport aux performances actuelles du service Starlink Direct-to-Cell.
Performances actuelles de Starlink
Actuellement, le service de téléphonie mobile Starlink, proposé en partenariat avec T-Mobile sous la marque T-Satellite, offre des vitesses d’environ 4 Mbps par utilisateur. Ce service est principalement conçu pour l’envoi de SMS, les appels vidéo en basse résolution et certaines applications dans des zones traditionnellement dépourvues de connexion cellulaire.
Comparaison avec les réseaux 5G
En comparaison, les données d’Ookla indiquent que les vitesses de téléchargement médianes en 5G varient autour de 309 Mbps pour T-Mobile et 172 Mbps pour AT&T aux États-Unis. Bien que 150 Mbps reste en deçà des performances des réseaux 5G terrestres les plus rapides, cela rapprocherait le service de large bande satellite vers téléphone des performances des opérateurs conventionnels, même dans des régions éloignées.
Expansion des capacités
Pica a précisé que le système amélioré prendra en charge « clairement des services vidéo, vocaux et de données », dépassant ainsi la connectivité d’urgence et les cas d’utilisation de messagerie de base.
Pour atteindre cet objectif, SpaceX envisage de mettre à niveau ses satellites Starlink Direct-to-Cell existants et d’ajouter une capacité nouvelle et significative. La société a récemment acquis l’accès à un spectre radio provenant de EchoStar, que Pica a décrit comme essentiel pour augmenter le débit de données.
« Plus de spectre signifie un pipeline plus large, ce qui signifie que nous pouvons élargir ce que nous pouvons faire avec nos partenaires. Nous pouvons améliorer la qualité du service. Et encore une fois, nous pouvons mettre en place des cas d’utilisation d’internet mobile, comme l’IA ou les besoins quotidiens de connectivité, » a-t-il ajouté.
Demande d’approbation réglementaire
SpaceX a également demandé l’approbation réglementaire pour déployer 15 000 satellites supplémentaires Direct-to-Cell, en supplément des environ 650 satellites qui soutiennent actuellement le système. L’architecture améliorée devrait commencer à être mise en œuvre d’ici la fin de 2027.
Conclusion
Cette initiative de SpaceX pourrait marquer un tournant dans les services de connectivité, en offrant des vitesses compétitives même dans des zones auparavant mal desservies par les réseaux cellulaires traditionnels. L’aspiration à atteindre 150 Mbps par utilisateur démontre l’engagement de SpaceX à transformer l’accès à internet, en rendant la haute vitesse accessible à un public beaucoup plus large.
Mon avis :
SpaceX projette d’atteindre des vitesses de 150 Mbps pour son service Direct-to-Cell Starlink, une avancée par rapport aux 4 Mbps actuels. Bien que cela améliore la connectivité dans des zones reculées, il reste en deçà des 309 Mbps de T-Mobile, soulignant les défis concurrentiels en matière de vitesse et de capacité.