5 produits, une batterie de 5 300 mAh, une charge 30 W, une souris de 40 g et un clavier à 8 000 Hz : Yanko Design signe en juin 2026 une sélection tech nette, pensée pour la confidentialité, la mobilité et l’usage réel.
Cinq gadgets tech qui sortent du lot en juin 2026
1. Volla Plinius : le smartphone qui mise sur la réparation sans lâcher la robustesse
Le Volla Plinius attaque un point faible bien connu du smartphone moderne : la dépendance aux services Google, la batterie scellée et la réparabilité reléguée au second plan. Ici, la promesse est plus nette. Selon Volla Systeme, le téléphone tourne sous Volla OS sans services ni applications Google préinstallés, il est certifié IP68, et sa batterie de 5 300 mAh reste remplaçable par l’utilisateur avec un tournevis standard. C’est rare, surtout sur un appareil étanche. Le constructeur précise aussi une fabrication en Allemagne, la compatibilité 5G, un support nano-SIM et eSIM, ainsi qu’une extension de stockage jusqu’à 1 To via microSD.
La fiche est plus solide que le simple argument “privacy-first”. Selon Volla Systeme, le Plinius embarque 8 Go de RAM et 128 Go de stockage dans sa version standard, tandis que le Plinius Plus monte à 12 Go et 256 Go. Le modèle Plus ajoute un dos renforcé et un connecteur Pogo Pin pour accessoires magnétiques. Le constructeur indique aussi un écran OLED 120 Hz et un capteur photo principal de 64 MP. Autrement dit, on n’est pas face à un mobile militant sous-équipé. On est face à un produit qui veut rester utilisable au quotidien.
Le vrai angle différenciant reste la combinaison entre étanchéité et batterie amovible. Beaucoup de marques opposent encore ces deux idées. Volla prouve qu’elles peuvent coexister. Selon la documentation officielle, la charge filaire grimpe à 30 W et la charge sans fil à 15 W. Ce n’est pas le haut du panier en 2026, mais c’est cohérent avec la cible : durabilité, autonomie, simplicité d’entretien.
Deux métriques permettent de mieux situer l’appareil. D’abord, au prix officiel de 698 dollars, cela représente environ 603 € au taux de référence de la BCE du 12 juin 2026 (1 € = 1,1567 USD). Ensuite, ce tarif équivaut à environ 132 dollars par tranche de 1 000 mAh de batterie. Ce ratio ne dit pas tout, mais il rappelle un point simple : Volla ne vend pas seulement une batterie généreuse, il vend une batterie que l’on peut changer.
Le point faible reste clair. Sortir de l’écosystème Google demande une vraie discipline. Le grand public n’acceptera pas tous les compromis logiciels. Mais sur le marché des téléphones orientés confidentialité, le Volla Plinius a un avantage concret sur beaucoup de concurrents : il ne sacrifie ni la 5G, ni l’IP68, ni l’usage quotidien. C’est la partie la plus convaincante du produit.
2. Portable CD Cover Player : un lecteur CD pensé comme objet déco avant d’être un simple lecteur
Le Portable CD Cover Player ne cherche pas à concurrencer le streaming sur le terrain du confort pur. Son idée est ailleurs : remettre la pochette au centre de l’expérience. Le disque redevient visible. L’objet occupe une place dans la pièce. C’est un produit qui parle autant d’écoute que de mise en scène.
La source de départ insiste sur trois éléments : haut-parleurs intégrés, batterie rechargeable et possibilité de fixation murale. Faute de fiche constructeur plus détaillée réellement accessible pour ce modèle précis, plusieurs caractéristiques restent non communiquées : puissance audio, codecs Bluetooth, autonomie exacte, poids, connectique détaillée. Ce manque d’information limite l’évaluation technique. En revanche, le positionnement prix est clair : 199 dollars au lancement, 209 dollars sur la boutique citée.
Converti au taux de la BCE du 12 juin 2026, cela donne environ 172 € pour le prix de départ et 181 € pour le tarif affiché à 209 dollars. L’écart entre les deux représente environ 5 % de hausse. Cette progression reste modérée, mais elle place le produit dans une zone tarifaire où l’acheteur attend plus qu’un simple effet vintage.
Le contexte marché est utile ici. Des lecteurs CD muraux ou transportables concurrents existent déjà avec batterie intégrée, Bluetooth et fixation murale. Par exemple, selon Gueray, son Y01 propose une batterie de 1 800 mAh et une fixation murale. Selon Oakcastle, son CD150 annonce jusqu’à 12 heures d’autonomie, avec haut-parleurs stéréo intégrés, Bluetooth et montage mural. Ce point change la lecture du produit : le Portable CD Cover Player n’invente pas la catégorie, il la rehausse par le design et par la mise en avant de la jaquette.
C’est aussi sa limite. Si l’on juge l’objet comme appareil audio, la fiche reste trop floue. Si on le juge comme pièce hybride entre mobilier léger et matériel d’écoute, l’approche devient bien plus pertinente. Pour un bureau, un salon ou une chambre, l’intérêt est concret : exposer un album physique sans ajouter un cadre mural ni un lecteur séparé. C’est un cas d’usage simple, mais crédible.
Mon avis est direct : ce produit a du sens si l’acheteur valorise l’objet autant que la fonction. Sinon, à ce prix, le marché propose déjà des lecteurs CD plus explicites sur la technique et parfois mieux dotés côté sorties audio.
3. Canon Pocket Gimbal Camera : une menace crédible pour le quasi-monopole de DJI, mais pas encore un produit
La future caméra stabilisée de poche de Canon n’est pas encore commercialisée. C’est le point de départ à ne pas contourner. Les informations disponibles reposent sur des brevets relayés par la presse spécialisée, et non sur un lancement officiel complet. On sait néanmoins que Canon travaille sur un format compact à stabilisation sur trois axes avec objectif fixe et mécanisme de repli automatique.
L’intérêt du sujet vient surtout du contexte concurrentiel. Aujourd’hui, la référence installée reste l’Osmo Pocket 3 de DJI. Selon la page officielle de DJI, ce modèle embarque un capteur CMOS 1 pouce, filme en 4K à 120 images par seconde, dispose d’une stabilisation mécanique sur trois axes et d’un écran rotatif de 2 pouces. En face, Canon n’a encore publié ni capteur, ni définition vidéo, ni autonomie, ni prix. Beaucoup de lignes restent donc non communiquées.
Malgré cela, le projet mérite l’attention. D’abord parce que Canon sait construire une promesse optique crédible. Ensuite parce que le marché manque d’alternatives sérieuses à DJI sur ce format. Selon DJI, l’Osmo Pocket 3 associe capteur 1 pouce, 4K/120 i/s et stabilisation 3 axes dans un format de poche. C’est précisément sur ce terrain que Canon veut entrer. Si la marque aligne un autofocus solide, une colorimétrie maîtrisée et un vrai pipeline vidéo, elle peut intéresser les créateurs qui veulent autre chose qu’un smartphone ou qu’une action cam.
La prudence s’impose tout de même. Un brevet ne garantit ni la sortie commerciale ni le niveau de finition final. Mon jugement est donc simple : l’idée est prometteuse, mais en l’état, le produit n’existe pas encore comme alternative achetable. Face à l’Osmo Pocket 3, la comparaison est pour l’instant structurelle, pas commerciale.
4. OrigamiSwift Folding Mouse : une bonne réponse à un vrai problème de mobilité
Le OrigamiSwift Folding Mouse part d’un constat exact : la majorité des souris de voyage deviennent trop plates, trop petites ou trop fatigantes à l’usage. Le design signé Horace Lam cherche à éviter ce piège. Repliée, la souris prend peu de place. Déployée, elle veut retrouver une ergonomie de taille normale. La source initiale donne deux chiffres utiles : 40 grammes et un déploiement en moins de 0,5 seconde.
Le souci, là encore, tient à la transparence technique. Sur la base des informations réellement accessibles, plusieurs données restent non communiquées : DPI, autonomie, type de batterie, port de recharge, fréquence d’interrogation, compatibilité multi-appareils, matériaux détaillés. On sait en revanche que la connexion repose sur le Bluetooth et que le prix affiché est de 85 dollars.
Au taux de la BCE du 12 juin 2026, ces 85 dollars valent environ 73 €. Rapporté à son poids annoncé de 40 g, cela donne un ratio d’environ 2,13 dollars par gramme. Cette métrique n’a rien d’absolu, mais elle éclaire le positionnement : l’acheteur paie clairement la compacité et l’ingéniosité mécanique plus qu’une fiche technique riche.
Le cas d’usage est limpide. Dans un train, un avion, un open space temporaire ou une chambre d’hôtel, une vraie souris légère et pliable a plus de valeur qu’un accessoire plus performant mais encombrant. C’est là que le OrigamiSwift paraît bien pensé. En revanche, pour du travail de précision, du jeu compétitif ou de la retouche avancée, l’absence d’informations sur la latence et le capteur invite à la réserve.
Mon avis : le produit est pertinent pour les utilisateurs nomades, pas pour les obsédés de la performance brute. Son intérêt tient à l’ergonomie transportable, pas à la polyvalence maximale.
5. MelGeek Centauri80 : un clavier Hall Effect qui veut justifier son prix par la technique et l’acoustique
Le MelGeek Centauri80 cible un segment devenu très dense : les claviers magnétiques Hall Effect orientés jeu rapide et personnalisation fine. La différence ici tient au cumul des arguments. Selon la fiche officielle de MelGeek, le clavier annonce 8 000 Hz de polling, 8 000 Hz de scanning, une latence de 0,125 ms, une précision de réglage de 0,01 mm, un Rapid Trigger ajustable de 0,01 à 2,5 mm, le NKRO et la fonction Snap Tap. La base est sérieuse.
Le produit ne se limite pas à la vitesse. Selon MelGeek, le Centauri80 utilise une structure acoustique en cinq couches avec mousse PORON, switch pads, mousse latex et membrane PET. La marque met aussi en avant un châssis en alliage d’aluminium et des switches magnétiques TTC Flip King donnés pour 100 millions de frappes. Sur le papier, le clavier essaie clairement de traiter deux attentes à la fois : réponse ultra-rapide et rendu sonore travaillé.
Le prix officiel est de 299 dollars, soit environ 258 € au taux de la BCE du 12 juin 2026. Avec 83 touches annoncées par MelGeek, cela représente environ 3,60 dollars par touche. C’est une métrique brute, mais elle permet de mesurer le niveau de gamme visé.
La comparaison avec Wooting est inévitable. Selon le site officiel du Wooting 80HE, ses switches Lekker détectent la position de frappe avec une précision de 0,1 mm, proposent un point d’activation réglable de 0,1 à 4,0 mm et sont eux aussi donnés pour plus de 100 millions d’activations. Là où MelGeek pousse plus fort, c’est sur la communication autour des 8 000 Hz et des 0,125 ms. Là où Wooting conserve une longueur d’avance perçue, c’est sur la maturité logicielle et l’écosystème déjà installé.
Le Centauri80 a donc un mérite net : il ne vend pas seulement des chiffres de latence. Il vend aussi un travail acoustique que beaucoup de claviers gaming traitent encore comme un bonus. C’est précisément ce qui lui donne du relief face à des références plus connues. En revanche, à 258 € environ, la tolérance à la moindre faiblesse logicielle sera faible. À ce niveau de prix, l’expérience doit être complète.
Ce que cette sélection dit vraiment du marché tech en juin 2026
Ces cinq produits ont un point commun : ils prennent position. Le Volla Plinius répond à la montée des attentes autour de la vie privée, de la réparabilité et de la longévité. Le Portable CD Cover Player capitalise sur le retour des usages physiques et sur la valeur décorative des objets culturels. La Pocket Gimbal Camera de Canon vise une niche dominée par un seul acteur. Le OrigamiSwift traite un problème concret de productivité mobile. Le MelGeek Centauri80 cherche à prouver qu’un clavier gaming peut soigner le son autant que la réactivité.
La vraie ligne de fracture n’oppose plus gadget fun et gadget utile. Elle oppose produit à identité claire et produit générique. Sur cette base, les deux appareils les plus solides aujourd’hui sont, à mon sens, le Volla Plinius pour sa cohérence technique et le MelGeek Centauri80 pour la densité de sa fiche. Le plus séduisant visuellement reste le Portable CD Cover Player, mais il manque encore de transparence technique. Quant à la future caméra de Canon, elle reste un dossier à surveiller, pas encore un achat.
Pour consulter la documentation officielle du smartphone, voir la page de Volla : https://volla.online/en/resources/documents/Volla-Phone-Plinius-Das-Multitalent-aus-Deutschland-en-US.pdf
Mon avis :
Sélection cohérente et moins creuse que la moyenne : le Volla Plinius se distingue vraiment avec batterie amovible, IP68 et approche privacy-first, rare sur le marché. Ma réserve va aux prix : 209 $ ≈ 180 €, 85 $ ≈ 73 €, 299 $ ≈ 257 €, élevés pour des produits très ciblés.





