Jusqu’à 32 participants, en audio comme en vidéo, avec partage d’écran : WhatsApp Web étend enfin ses appels de groupe à certains bêta-testeurs. Repérée par WABetaInfo, cette évolution rapproche la version web des apps mobiles et desktop, avec chiffrement de bout en bout et déploiement progressif.
WhatsApp prépare les appels vocaux et vidéo de groupe sur le web
WhatsApp étend discrètement un test déjà lancé plus tôt en 2026 sur sa version navigateur. Après les appels audio et vidéo en tête-à-tête, le service travaille maintenant sur les appels de groupe dans WhatsApp Web. Le point clé est simple : certains testeurs du programme bêta voient désormais apparaître la possibilité de lancer un appel vocal ou vidéo directement depuis une conversation de groupe, avec une limite de 32 participants, la prise en charge du partage d’écran et des liens d’appel.
Par rapport au texte d’origine, l’intérêt réel n’est pas seulement l’arrivée d’un bouton d’appel en plus. Le vrai changement, c’est que WhatsApp rapproche son client web de ses applications mobiles et desktop. Jusqu’ici, le navigateur servait surtout à prolonger la messagerie. Demain, il pourrait aussi devenir un point d’entrée crédible pour des échanges de groupe rapides, sans installation locale.
Ce que le test révèle concrètement
Selon les informations relayées par WABetaInfo et reprises par plusieurs publications spécialisées, le test permet de lancer un appel depuis l’en-tête d’un groupe, exactement comme dans une discussion individuelle. L’utilisateur peut choisir un appel vocal ou vidéo avant la connexion, puis sélectionner seulement une partie des membres du groupe au lieu d’appeler tout le monde d’un bloc. Ce détail compte : il évite de transformer chaque groupe en sonnerie générale permanente.
Le plafond reste fixé à 32 personnes. Ce chiffre n’est pas nouveau chez WhatsApp. Meta avait déjà officialisé en décembre 2022 le passage à des appels à 32 personnes sur mobile, en même temps que l’arrivée des liens d’appel et de nouvelles options de contrôle des appels. En juin 2024, la plateforme a encore enrichi son expérience d’appel avec des améliorations sur la vidéo et le partage d’écran avec audio, selon TechCrunch à propos des annonces de WhatsApp. Le test web ne change donc pas l’échelle du service ; il transpose ces fonctions vers le navigateur.
Autre point utile : les appels de groupe sur le web conserveraient le chiffrement de bout en bout, comme sur l’application. C’est cohérent avec la communication constante de WhatsApp sur ses appels et messages privés. Sur ce terrain, la plateforme ne cherche pas à inventer une nouvelle promesse. Elle cherche surtout à maintenir la même logique de sécurité quel que soit l’écran utilisé.
Pourquoi cette évolution a du sens maintenant
Ce test arrive tard, mais il arrive au bon moment. WhatsApp n’est plus seulement une messagerie de smartphone. Selon Meta, plus de 3 milliards de personnes utilisent WhatsApp dans plus de 180 pays. Selon Meta encore, l’onglet Updates est utilisé par 1,5 milliard de personnes chaque jour dans le monde. Ces chiffres ne concernent pas directement WhatsApp Web, mais ils montrent l’ampleur d’un produit devenu une infrastructure de communication grand public.
Dans ce contexte, laisser le navigateur sans appels de groupe devenait une anomalie. Beaucoup d’usages quotidiens passent par un PC portable ou un poste de travail fixe : support client interne, coordination d’équipe, cours à distance improvisé, appel familial depuis un ordinateur partagé, ou encore démonstration rapide avec partage d’écran. Le web n’a pas besoin de remplacer une suite de visioconférence complète. Il doit juste éviter la rupture d’usage.
Mon avis est clair : WhatsApp corrige surtout un retard fonctionnel. Ce n’est pas une bascule stratégique majeure, mais une mise à niveau devenue nécessaire.
Les nouveautés utiles absentes de la source d’origine
1. La limite de 32 participants s’inscrit dans un cadre déjà officialisé
La source initiale mentionne 32 participants sans expliquer d’où vient ce seuil. Or, selon Meta, cette limite a été officialisée dès 2022 pour les appels de groupe sur mobile. Le test web ne crée donc pas une nouvelle catégorie d’appel ; il aligne le navigateur sur une base technique et produit déjà existante.
2. Les liens d’appel ne sont pas un détail
Selon Meta, les call links permettent d’inviter des personnes à une conversation de groupe sans passer par l’ajout manuel à chaud. Pour un usage web, c’est central. Un navigateur est souvent utilisé en environnement multitâche. Copier un lien dans un e-mail, un agenda ou un chat d’équipe est plus fluide que reconstruire un appel membre par membre.
3. Le partage d’écran avec audio renforce les usages semi-pro
Selon TechCrunch, WhatsApp a ajouté en 2024 le partage d’écran avec audio. La source d’origine évoque seulement le screen sharing. L’ajout de l’audio change pourtant la nature de l’usage : démonstration d’une vidéo, revue de maquette animée, correction d’un bug visible à l’écran, formation express à un outil ou relecture d’un support de présentation.
4. La sélection d’un sous-groupe dans un groupe entier est un vrai gain d’ergonomie
Le point signalé par WABetaInfo mérite plus d’attention qu’il n’en reçoit souvent. Pouvoir lancer un appel vers un sous-ensemble de membres est une fonction simple, mais elle évite une friction majeure. Dans un groupe de 20 ou 30 personnes, appeler tout le monde n’a souvent aucun sens. En pratique, cette option rapproche WhatsApp d’un usage plus mature des groupes.
5. Le web devient une alternative légère aux outils de réunion payants
La comparaison mérite d’être posée avec des chiffres. Selon Microsoft, Teams Essentials coûte 3,50 € HT par utilisateur et par mois et permet d’organiser des réunions jusqu’à 300 participants pendant 30 heures. Selon Zoom, les réunions organisées par un utilisateur Basic gratuit sont en général limitées à 40 minutes. En face, WhatsApp mise sur une logique très différente : pas de facture dédiée pour l’appel, pas d’installation obligatoire côté web, mais un plafond beaucoup plus bas à 32 participants.
Deux métriques dérivées pour situer vraiment l’offre
Première métrique : en comparant la capacité maximale d’un appel de groupe WhatsApp Web à celle de Teams Essentials, on obtient un écart de 268 participants, soit 837,5 % de capacité supplémentaire pour l’offre de Microsoft par rapport au plafond de 32 de WhatsApp. Le calcul est direct : (300 – 32) / 32.
Deuxième métrique : rapporté au plafond de 32 personnes, le niveau de 300 participants de Teams Essentials représente 9,38 fois plus de capacité. À l’inverse, la limite de 32 personnes de WhatsApp correspond à 32 % du plafond de 100 participants interactifs autorisés dans une réunion Zoom, selon la documentation officielle de Zoom sur ses meetings. Ces écarts montrent une chose simple : WhatsApp ne vise pas la même catégorie d’usage.
Face à Zoom et Teams, où se place vraiment WhatsApp Web ?
La comparaison brute en nombre de participants ne suffit pas. WhatsApp gagne sur la friction d’entrée. Une grande partie des utilisateurs a déjà un compte, un groupe, des contacts et une habitude de communication installée. Pour un appel de coordination rapide, cela compte davantage qu’un plafond théorique de 100 ou 300 personnes.
Mais il ne faut pas surévaluer l’annonce. Selon Zoom, un compte Basic gratuit subit surtout une limite de 40 minutes sur beaucoup de réunions, ce qui pénalise les usages longs. En revanche, Zoom garde un cadre plus clair pour la réunion formelle. Selon Microsoft, Teams Essentials ajoute en plus les enregistrements, les transcriptions, les sous-titres en direct et 10 Go de stockage cloud par utilisateur. Sur ces points, pour WhatsApp Web, la source consultée ne donne rien : non communiqué.
Mon avis par section reste le même : pour les micro-réunions, WhatsApp peut suffire. Pour les réunions structurées, il reste derrière.
Bêta web : comment l’activer et pourquoi l’accès reste incertain
Le chemin d’accès rapporté pour entrer dans la bêta web reste simple : Settings > Help > Join the beta. C’est plus accessible que certains programmes de test mobile souvent saturés. Mais il faut garder une nuance importante : être inscrit à la bêta ne garantit pas l’activation de toutes les fonctions testées. WhatsApp déploie souvent ses nouveautés par vagues progressives côté serveur.
Autrement dit, deux utilisateurs inscrits au même programme peuvent avoir deux expériences différentes le même jour. Pour un rédacteur tech, ce point compte car il évite la promesse trompeuse du type « activez l’option et vous l’aurez tout de suite ». Ce serait faux.
Cas d’usage concrets : là où la version web peut faire gagner du temps
Premier cas d’usage : le support informel. Un proche bloque sur un réglage, un document ou une interface web. L’appel vidéo de groupe avec partage d’écran depuis le navigateur évite de basculer vers une autre plateforme. Tout se fait dans le même environnement que la conversation texte.
Deuxième cas : la coordination d’une petite équipe. Pour quatre à huit personnes, ouvrir un groupe existant et lancer un appel ciblé peut être plus rapide qu’envoyer un lien de réunion sur un outil externe.
Troisième cas : la classe ou le groupe projet informel. Pour un groupe étudiant, une association ou une petite cellule de bénévoles, 32 personnes suffisent souvent. Au-delà, la limite devient vite bloquante.
Quatrième cas : l’usage sur machine verrouillée. En entreprise, il n’est pas toujours possible d’installer un client desktop. Le navigateur reste alors la seule porte d’entrée pratique.
Ce que cette évolution ne règle pas
Le test ne transforme pas WhatsApp Web en suite de réunion complète. La source consultée ne documente ni enregistrement natif, ni transcription, ni salle d’attente avancée, ni contrôle d’animation comparable à ceux de Zoom ou Teams : non communiqué. La limite de 32 participants reste aussi un plafond dur pour des communautés un peu larges.
Il faut aussi noter que le navigateur dépend davantage de la qualité du poste, du micro, de la caméra et des autorisations accordées par l’utilisateur. En clair, la promesse de simplicité existe, mais l’expérience réelle dépendra fortement du couple navigateur-matériel-réseau.
Ce qu’il faut retenir du positionnement produit
WhatsApp ne cherche pas à copier frontalement Zoom ou Microsoft Teams. Le service étend plutôt sa logique historique : partir d’un chat, puis ajouter une couche d’appel, puis une couche de collaboration légère. Le navigateur n’est plus un simple miroir de messages. Il devient un client de communication plus complet.
Si le déploiement général suit, WhatsApp Web deviendra plus cohérent pour tous ceux qui vivent déjà dans leur navigateur. Et c’est probablement là le vrai sujet : moins une nouvelle fonction spectaculaire qu’une suppression d’un manque devenu trop visible.
Source d’autorité : https://about.fb.com/news/2022/12/improved-calling-features-on-whatsapp/
Mon avis :
WhatsApp Web comble enfin un vrai retard avec les appels audio/vidéo de groupe jusqu’à 32 participants et le partage d’écran, ce qui renforce sa crédibilité en usage pro léger. Ma réserve est nette : la fonction reste en bêta et déployée progressivement, donc sa disponibilité et sa fiabilité ne sont pas encore garanties.




