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Home Elon Musk Tesla Tesla Racing

SpaceX réorganise son bilan avec une opération à 17,2 milliards d’euros

Thomas Moreau by Thomas Moreau
22 juin 2026
in Tesla Racing
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SpaceX réorganise son bilan avec une opération de 17,25 milliards d’euros
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Tesla vise désormais 420 000 livraisons au T2 2026 selon Goldman Sachs, contre 405 000 auparavant et 400 000 pour le consensus, porté par une Europe attendue en hausse de 85 à 90 %. La banque relève aussi son objectif annuel, mais maintient une note neutre et un cours cible de 322 €.

Tesla pourrait livrer davantage que prévu au deuxième trimestre 2026

Le signal vient de Goldman Sachs. La banque a relevé sa prévision de livraisons de Tesla pour le deuxième trimestre 2026 à 420 000 véhicules, contre 405 000 auparavant. Le consensus Visible Alpha cité dans la source d’origine reste à 400 000 unités. L’écart est net : la nouvelle estimation de Goldman Sachs dépasse de 20 000 véhicules le consensus, soit +5 %. Elle progresse aussi de 15 000 unités par rapport à la propre prévision précédente de la banque, soit +3,7 %.

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Ce relèvement s’appuie sur une lecture régionale plus favorable que prévu. La note attribuée à l’analyste Mark Delaney évoque une Europe en forte hausse, une Chine toujours solide et des marchés comme la Corée du Sud et l’Australie en soutien. En face, les États-Unis restent le point faible, avec des livraisons en recul à deux chiffres sur les premiers mois du trimestre selon la source de départ. Le message est simple : le trou d’air américain ne suffit plus à annuler le rebond à l’international.

Le vrai point de départ, c’est le premier trimestre

Pour mesurer l’enjeu, il faut repartir des chiffres officiels. Selon Tesla Investor Relations, Tesla a produit 408 386 véhicules et livré 358 023 véhicules au premier trimestre 2026. Dans le détail, les Model 3 et Model Y ont représenté 341 893 livraisons, contre 16 130 pour les autres modèles. Le groupe a aussi déployé 8,8 GWh de stockage d’énergie sur la période. Ces données viennent du document officiel publié le 2 avril 2026 par la société.

Le calcul dérivé le plus parlant est immédiat : si Tesla atteint 420 000 livraisons au T2, cela représenterait 61 977 véhicules de plus qu’au T1, soit une hausse séquentielle de 17,3 %. C’est loin d’être marginal. Pour un constructeur déjà à gros volume, gagner plus de 60 000 unités sur un trimestre signifie que la demande, la logistique et la montée en cadence tiennent ensemble.

Deuxième métrique utile : avec 358 023 livraisons au T1, Tesla a réalisé environ 20,7 % de l’objectif annuel 2026 de 1,73 million de véhicules désormais retenu par Goldman Sachs. Si la prévision de 420 000 unités au T2 se confirme, le groupe atteindrait environ 778 023 véhicules sur le premier semestre, soit 45,0 % de cet objectif annuel. Autrement dit, la seconde moitié de l’année resterait lourde, mais l’équation deviendrait crédible.

L’Europe pèse plus lourd que le papier ne le laisse croire

La source de départ cite une progression de 85 à 90 % des ventes en Europe sur un an. Ce point mérite d’être replacé dans le marché. Selon l’ACEA, les immatriculations de voitures particulières 100 % électriques dans l’Union européenne ont progressé de 48,9 % en avril 2026, à 184 312 unités, pour une part de marché de 15,3 %. Sur les quatre premiers mois de l’année, les immatriculations de BEV ont atteint 558 262 unités, en hausse de 26,4 %. Le fond de marché européen est donc meilleur qu’en 2025.

Mon avis est clair : le rebond européen de Tesla n’est pas seulement un effet marque. Il repose aussi sur un marché qui réaccélère. Cela ne retire rien au constructeur, mais cela change l’interprétation. Une hausse des livraisons dans une zone où le segment BEV repart à la hausse a plus de chances d’être durable qu’un simple sursaut promotionnel.

Autre fait nouveau absent de la source initiale : le Model Y reste mécaniquement central dans cette reprise. Sur le site officiel allemand de Tesla, le Model Y affiche selon les versions jusqu’à 603 km WLTP en propulsion, 600 km WLTP en transmission intégrale “maximale autonomie”, ou 580 km WLTP en version Performance. La consommation officielle descend à 13,1 kWh/100 km pour une version propulsion et monte à 16,2 kWh/100 km pour la Performance. La recharge rapide annoncée grimpe jusqu’à 250 kW sur certaines versions.

Ces chiffres permettent un calcul dérivé concret : avec 13,1 kWh/100 km et 534 km WLTP pour une version propulsion d’entrée, on obtient une consommation théorique totale d’environ 70,0 kWh sur 534 km. Pour la version propulsion “maximale autonomie”, 14,0 kWh/100 km sur 603 km donnent environ 84,4 kWh consommés sur cette distance théorique. Ce n’est pas la capacité batterie officielle, non communiquée sur cette page, mais cela montre le positionnement : Tesla continue de jouer l’efficience en Europe, pas seulement le volume.

Le produit compte encore, même si le récit boursier regarde ailleurs

La source d’origine explique que les livraisons deviennent moins centrales dans la thèse Tesla, l’IA prenant le dessus. C’est défendable en Bourse. Ce l’est beaucoup moins dans l’automobile réelle. Tant que l’activité véhicules génère l’essentiel des revenus, le nombre d’unités écoulées, le mix géographique et les prix moyens restent les variables de base.

Tesla le rappelle elle-même dans son document trimestriel : les livraisons ne suffisent pas à anticiper les résultats financiers, qui dépendent aussi du prix de vente moyen, du coût des ventes et des effets de change. C’est précisément pour cela que le chiffre de 420 000 véhicules ne dit pas tout. Un trimestre peut paraître solide en volume et décevoir sur la marge si les remises ont été trop fortes.

Il faut donc suivre au moins quatre indicateurs après le 30 juin 2026 : le total des livraisons, la répartition régionale, le mix entre Model 3/Model Y et autres modèles, puis l’évolution du stockage d’énergie. Sur ce dernier point, Tesla a déployé 8,8 GWh au T1 2026 selon son site investisseurs. C’est un volume élevé en absolu, mais encore inférieur aux pics récents observés par le groupe. La diversification avance, mais l’automobile reste le cœur battant.

Face aux concurrents, Tesla garde des atouts mesurables

Pour enrichir le sujet, il faut sortir du seul commentaire d’analyste. En Europe, deux rivaux donnent un point de comparaison propre : le Volkswagen ID.4 et le BYD Sealion 7. Sur le tarif officiel France de Volkswagen au 12 mars 2026, l’ID.4 Pure 190 démarre à 41 500 € avec une batterie de 58 kWh, une autonomie WLTP jusqu’à 433 km et une recharge DC jusqu’à 105 kW. La version Pro 286 monte à 46 990 €, avec 79 kWh, jusqu’à 566 km WLTP et jusqu’à 165 kW en recharge rapide.

Mon opinion ici est nette : sur la fiche technique pure, Tesla conserve un avantage visible sur l’efficience et la vitesse de charge. Le Model Y propulsion affiché à 13,1 kWh/100 km et jusqu’à 175 kW sur la page officielle allemande tient une ligne technique agressive. Les variantes supérieures montent à 250 kW, soit bien au-dessus des 165 kW de l’ID.4 Pro selon Volkswagen.

On peut aussi calculer une métrique dérivée côté concurrent : pour l’ID.4 Pro 286, le rapport prix/autonomie ressort à environ 83 €/km WLTP (46 990 € divisés par 566 km). Pour l’ID.4 Pure 190, on monte à environ 96 €/km WLTP (41 500 € divisés par 433 km). La source officielle Tesla ouverte ici ne remonte pas le prix sur la page consultée, donc la comparaison directe prix/autonomie avec le Model Y est non communiqué dans ce cadre. Mais sur les seules performances d’usage, le véhicule de Tesla reste très bien placé.

Du côté de BYD, un autre élément nouveau éclaire la pression concurrentielle. Selon CnEVPost, qui relaie les chiffres mensuels du constructeur, BYD a vendu 198 674 véhicules particuliers BEV en mai 2026. Le chiffre ne se compare pas directement aux livraisons trimestrielles de Tesla, mais il rappelle une chose : le concurrent chinois avance à très gros volume et nourrit sa croissance à l’international. En clair, la hausse de prévision de Goldman Sachs ne signifie pas que la partie est gagnée. Elle signifie seulement que Tesla résiste mieux que prévu sur le trimestre.

Les États-Unis restent le vrai angle mort

La note de départ insiste sur un recul des livraisons américaines à “mid-teens” jusqu’en mai. C’est cohérent avec un marché plus disputé et plus sensible au prix. Je pense que c’est ici que se joue la prudence de Goldman Sachs. La banque relève ses estimations de volume, mais maintient une recommandation neutre et un objectif de cours de 375 $, alors que l’action évoluait autour de 411 $ dans la source fournie.

Converti en euros au taux de référence de la Banque centrale européenne du 22 juin 2026, où 1 € = 1,1456 $, cela donne environ 327 € pour l’objectif de 375 $ et environ 359 € pour un cours de 411 $ (taux utilisé : 1 $ = 0,8729 €). L’écart ressort donc à environ 32 €, soit un potentiel implicite négatif proche de 8,5 %. La banque ne nie donc pas l’amélioration opérationnelle à court terme. Elle dit simplement que le marché la paie déjà, voire davantage.

C’est une distinction utile. Un bon trimestre de livraisons n’efface ni les débats de valorisation, ni la pression concurrentielle, ni les risques sur les prix moyens. Le marché peut saluer un rebond d’unités et sanctionner dans le même temps une rentabilité jugée insuffisante.

Pourquoi le 30 juin ne suffira pas

La publication des chiffres juste après le 30 juin 2026 sera scrutée, mais elle ne réglera pas tout. Si Tesla publie autour de 420 000 véhicules, le groupe validera la lecture de Goldman Sachs et effacera en partie la faiblesse du T1. Si le chiffre retombe près de 400 000, la surprise positive disparaîtra presque entièrement.

Le plus intéressant viendra ensuite : le commentaire de gestion. Selon le document officiel du T1, Tesla insiste déjà sur les facteurs qui font varier les résultats au-delà des livraisons, comme les prix moyens, les coûts et les changes. En pratique, cela veut dire que la qualité du trimestre comptera plus que le simple total.

Concrètement, un investisseur devra répondre à cinq questions simples :

1. Le rebond européen est-il ponctuel ou structurel ?

Selon l’ACEA, le marché BEV européen a repris de la vitesse en avril 2026. Si Tesla surperforme ce marché sur plusieurs mois, le signal devient solide.

2. La Chine protège-t-elle encore les volumes ?

La source de départ parle d’une hausse à un chiffre élevé en Chine. C’est utile, mais insuffisant. Il faudra voir si cette progression tient face à la poussée de BYD et d’autres marques locales.

3. Les États-Unis continuent-ils de freiner ?

Si le recul américain se prolonge au second semestre, l’effet positif de l’Europe pourrait ne pas suffire durablement.

4. Le Model Y reste-t-il le bon cheval ?

Sur le papier, oui. Selon le site officiel allemand de Tesla, le modèle combine jusqu’à 603 km WLTP, une consommation à partir de 13,1 kWh/100 km et jusqu’à 250 kW de recharge. Le produit reste compétitif en usage réel.

5. L’énergie peut-elle compenser un trou d’air auto ?

Pas à court terme. Les 8,8 GWh déployés au T1 2026 selon Tesla Investor Relations pèsent dans le récit stratégique, mais l’automobile conserve le rôle central.

Un rebond crédible, mais pas encore une preuve définitive

La hausse de prévision de Goldman Sachs apporte une information utile : la dynamique commerciale de Tesla au T2 2026 semble meilleure qu’attendu. C’est plus sérieux qu’un simple bruit de marché, car le point de départ officiel du T1 est connu et le contexte européen s’est objectivement amélioré selon l’ACEA. De plus, la fiche technique du Model Y continue de soutenir la compétitivité du véhicule face à des rivaux comme l’Volkswagen ID.4.

Mais il faut garder la tête froide. Le volume prévisionnel de 420 000 unités reste un chiffre d’analyste, pas un chiffre publié par Tesla. Les marges, les remises et le mix régional feront la différence entre un trimestre solide et un trimestre simplement moins mauvais que prévu.

Pour suivre la source d’autorité principale sur les chiffres officiels de Tesla, le lien pertinent reste celui du site investisseurs du constructeur : https://ir.tesla.com.

Mon avis :

Goldman voit juste sur un point : relever l’objectif de livraisons à 420 000 signale une vraie traction hors États-Unis, surtout en Europe, après un T1 déjà solide à 358 023 unités. Mais l’avis reste prudent : avec un objectif maintenu à 323 €, la valorisation paraît déjà tendue malgré ce mieux opérationnel.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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