Pulsar signe avec Noctua une souris gaming de 73 g dotée d’un ventilateur 40 mm, de 42 000 DPI, d’un polling rate 8 000 Hz et de cinq vitesses de refroidissement. Attendue le 21 juillet, cette Feinmann F01 Noctua Edition pourrait dépasser les 157 €.
Pulsar signe une souris gaming à part avec refroidissement actif
Les souris gaming perforées cherchent depuis des années à mieux ventiler la main. Avec la Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition, la logique change franchement : au lieu de compter seulement sur les ouvertures de la coque, Pulsar intègre un vrai ventilateur interne Noctua de 40 mm. L’objectif est simple : limiter la transpiration de la paume pendant les longues sessions, quand la prise en main se dégrade et que la précision suit.
Selon Noctua, le modèle montré dans sa version finale au Computex 2026 combine la plateforme de la Feinmann F01 avec un ventilateur NF-A4x10 5V PWM, réglable sur cinq niveaux via des boutons ou un pilote web. La disponibilité était alors annoncée pour juin ou juillet 2026. La source de départ évoque une commercialisation au 21 juillet 2026, avec un prix encore non communiqué. À ce stade, il faut donc rester factuel : le tarif officiel de cette édition Noctua n’est pas annoncé.
Ce que change vraiment le ventilateur intégré
Le point distinctif de cette souris ne tient pas à son capteur ni à son polling rate. Il tient à son système de refroidissement. Selon Noctua, le NF-A4x10 5V PWM intégré mesure 40 x 40 x 10 mm, tourne de 0 à 5 000 tr/min, annonce un débit d’air maximal de 8,9 m³/h, un niveau sonore maximal de 19,6 dB(A) et une consommation typique de 0,3 W. Pour une souris, ce n’est pas un gadget décoratif : ce ventilateur pousse réellement de l’air vers la paume, avec une consommation électrique faible sur le papier.
C’est là que le produit devient intéressant. Une coque ajourée passive peut améliorer un peu le confort. Un flux d’air actif, lui, peut agir pendant une partie compétitive tendue, quand la main chauffe et que l’humidité augmente. Mon avis est net : ce n’est pas un accessoire pour tout le monde, mais c’est une réponse technique cohérente à un problème concret que beaucoup de joueurs connaissent.
Deux métriques dérivées permettent d’évaluer ce choix. Premièrement, selon les données Noctua, le ventilateur affiche un rendement théorique d’environ 29,7 m³/h par watt. Deuxièmement, sa consommation typique rapportée au poids total de la souris représente environ 0,0041 W par gramme. Ces ratios ne disent pas tout sur l’usage réel, mais ils montrent que Pulsar n’a pas intégré un ventilateur énergivore pour obtenir cet effet de refroidissement.
Un poids en hausse, mais encore contenu pour la catégorie
La contrepartie est évidente : ajouter un ventilateur impose un surpoids. Selon Pulsar, la Feinmann F01 standard pèse 46 g, tandis que la version Noctua Edition monte à 73 g selon Noctua. L’écart est donc de 27 g, soit une hausse d’environ 58,7 %.
Présenté ainsi, le bond paraît brutal. En pratique, 73 g reste une masse modérée pour une souris sans fil haut de gamme. Mon avis est simple : pour les puristes de l’ultralight, cette édition perd l’avantage absolu du modèle d’origine. Pour les joueurs qui privilégient le confort sur quatre ou cinq heures de jeu, le compromis paraît bien mieux défendu.
La base technique évolue aussi sur le matériau. La Feinmann F01 standard officielle emploie une structure en alliage de magnésium. La version Noctua Edition, elle, est décrite par Noctua comme un exosquelette en composite carbone de 73 g. C’est un changement notable que la source initiale mentionne, mais sans le replacer dans la logique produit : Pulsar ne s’est pas contenté d’ajouter un ventilateur dans la coque d’origine, la marque a aussi revu la structure pour absorber cette intégration.
Une fiche technique qui reste très haut de gamme
Au-delà du refroidissement, la souris reste placée sur le segment premium. Selon Noctua, la Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition embarque un capteur XS-2 de 42 000 DPI, un polling rate de 8 000 Hz et une connectique USB-C pour la charge comme pour l’usage filaire. La source d’origine ajoute la présence d’un microcontrôleur 54L15 et de switches optiques donnés pour 80 millions de clics. Quand une donnée manque côté source officielle consultée, il faut le dire : les détails précis sur la batterie et l’autonomie restent non communiqués.
Le passage du modèle standard à cette édition spéciale ne concerne pas seulement la ventilation. La Feinmann F01 classique, selon la fiche officielle Pulsar, s’appuie sur un capteur XS-1 de 32 000 DPI, 750 IPS, 50 g d’accélération, un processeur ARM 32 bits, un polling rate jusqu’à 8 000 Hz, des switches optiques Kailh donnés pour 80 millions de clics, ainsi qu’un dock de charge 8K fourni.
On peut donc calculer un autre écart utile : la définition maximale du capteur grimpe de 32 000 à 42 000 DPI, soit une hausse d’environ 31,25 %. C’est un gain mesurable, même si dans les usages compétitifs réels, très peu de joueurs exploitent de tels niveaux de DPI. Mon avis ici est tranché : la montée en capteur sert surtout à maintenir l’image “flagship” du produit. Le vrai argument d’achat reste le refroidissement actif.
Comparaison chiffrée avec trois concurrentes premium
Pour situer la souris, il faut la comparer à des références connues. Selon Razer, la DeathAdder V3 Pro pèse 63 g, propose un polling rate par défaut de 1 000 Hz et peut monter à 8 000 Hz avec un dongle vendu séparément. Selon Logitech G, la PRO X SUPERLIGHT 2 pèse 60 g et grimpe à 44 000 DPI. Selon ASUS ROG, la Harpe Ace Extreme descend à 47 g, monte à 42 000 DPI et atteint 8 000 Hz avec le ROG Polling Rate Booster.
Face à ces modèles, la Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition apparaît plus lourde de 10 g que la Razer DeathAdder V3 Pro, de 13 g que la Logitech G PRO X SUPERLIGHT 2 et de 26 g que la ROG Harpe Ace Extreme. En contrepartie, elle apporte une fonction que ces trois produits n’ont pas : un refroidissement actif intégré.
Autrement dit, Pulsar ne cherche pas à battre tous les records de légèreté. La marque cherche à créer une sous-catégorie. Et c’est malin. Sur le papier, un polling rate de 8 000 Hz offre une fréquence de remontée huit fois supérieure à un modèle 1 000 Hz. La métrique dérivée est simple : 8 000 Hz = 8 fois plus d’interrogations par seconde qu’un modèle 1 000 Hz. Là encore, le bénéfice perçu dépendra du niveau du joueur, du jeu, du PC et de l’écran, mais la fiche reste au niveau des souris e-sport actuelles.
Prix : ce que l’on peut déjà estimer en euros
Le prix de cette édition Noctua n’est pas communiqué. En revanche, le tarif de la Feinmann F01 standard est connu. Selon la boutique US officielle de Pulsar, elle est affichée à 179,95 dollars. Converti en euro avec le taux de référence BCE trouvé à 1 € = 1,1435 $, cela représente 157 €. Sur la boutique européenne officielle de Pulsar, la même souris apparaît à 219,90 € TTC.
Cette double lecture est utile. D’un côté, la conversion brute donne une base théorique à 157 €. De l’autre, le tarif européen effectivement pratiqué sur le modèle standard atteint 219,90 € TTC. Mon avis est clair : si Pulsar applique une vraie prime à l’édition Noctua, la version finale en Europe pourrait rapidement s’installer au-dessus de ce seuil. Le chiffre exact reste toutefois non communiqué.
Design : le coloris Noctua ne cherche pas à plaire à tout le monde
La plupart des périphériques gaming se cachent derrière du noir mat, du blanc ou du RGB. Ici, Pulsar et Noctua font l’inverse. La souris adopte le beige et brun typiques de Noctua, avec un dock assorti. Ce choix esthétique ne vise pas la neutralité. Il rend immédiatement identifiable la collaboration.
Je trouve ce parti pris plus intelligent qu’il n’y paraît. Un produit aussi atypique perdrait une partie de son intérêt s’il ressemblait à n’importe quelle autre souris e-sport. Le coloris agit presque comme une signature technique. On aime ou non, mais on comprend instantanément ce que l’on a sous les yeux.
Ce que la source d’origine ne disait pas clairement
Plusieurs éléments concrets manquaient dans le texte initial et changent pourtant la lecture du produit.
1. Le ventilateur a des spécifications précises
Selon Noctua, il ne s’agit pas d’un ventilateur générique mais du NF-A4x10 5V PWM, donné pour 8,9 m³/h, 19,6 dB(A), 0,3 W et une garantie de 6 ans. Ces données donnent un cadre technique sérieux à la promesse de refroidissement.
2. Le matériau n’est plus celui du modèle standard
Selon Pulsar, la Feinmann F01 classique repose sur un corps en alliage de magnésium. Selon Noctua, l’édition spéciale adopte un exosquelette en composite carbone. Ce n’est pas une variation cosmétique.
3. La souris standard ne joue pas dans la même gamme de capteur
Selon Pulsar, le modèle standard est en XS-1 32 000 DPI. Selon Noctua et la source fournie, la version spéciale passe en XS-2 42 000 DPI. Le surcoût attendu ne reposerait donc pas seulement sur le ventilateur.
4. Le marché premium visé est très concurrentiel
Entre Razer, Logitech G et ASUS ROG, les souris entre 47 g et 63 g sont déjà nombreuses sur le haut de gamme. Pulsar ne peut donc pas gagner sur le poids pur. La différenciation par le confort thermique devient son axe principal.
5. Le cas d’usage le plus pertinent n’est pas universel
Cette souris s’adresse d’abord aux joueurs qui gardent la main collée à la coque pendant de longues sessions, en palm grip, avec une montée de chaleur sensible. C’est cohérent avec la Feinmann F01 standard, que Pulsar recommande justement pour le palm grip droitier. Pour un joueur fingertip qui repositionne souvent sa main, l’intérêt pratique pourrait être moins marqué.
Pour qui cette souris a du sens
La Pulsar Feinmann F01 Noctua Edition vise une niche claire : les joueurs PC qui acceptent de sacrifier quelques grammes pour gagner en confort thermique, tout en restant sur une base très haut de gamme. Si votre priorité absolue est de descendre sous 50 g, passez votre chemin. Si votre problème récurrent est la paume moite sur des parties longues et tendues, cette proposition mérite bien plus qu’un simple sourire amusé.
Le produit garde une part d’incertitude tant que son prix officiel, son autonomie réelle avec ventilateur actif et son comportement sonore en usage n’ont pas été détaillés. Mais sur le fond, l’idée est moins farfelue qu’elle en a l’air. Pulsar ne réinvente pas la souris gaming ; la marque cible un irritant précis avec une solution matérielle assumée. Et pour une fois, l’originalité sert un usage concret.
Mon avis :
Souris audacieuse et crédible : le ventilateur Noctua intégré répond à un vrai problème de confort sans faire exploser le poids, à 73 g. En revanche, la promesse reste niche : 42 000 DPI et 8 000 Hz relèvent surtout du marketing, et si la base vaut déjà environ 157 €, cette version risque d’être chère.





