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Home Elon Musk Tesla Tesla Model X

La participation massive de Google dans SpaceX va vous surprendre

Thomas Moreau by Thomas Moreau
23 juillet 2026
in Tesla Model X
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La participation massive de Google dans SpaceX va vous surprendre
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Avec un BPA attendu de 0,46 € et un chiffre d’affaires de 23,10 milliards €, Tesla joue gros ce soir pour ses résultats du deuxième trimestre 2026. Au-delà des comptes, le marché attend surtout des réponses sur Robotaxi, Cybercab, Optimus et les liens de plus en plus scrutés avec SpaceX.

Tesla face à son vrai test du deuxième trimestre 2026

Tesla a publié ses résultats du deuxième trimestre 2026 le mercredi 22 juillet 2026 après la clôture de Wall Street, avec un webcast programmé à 5h30 ET, soit 23h30 en France métropolitaine selon le site relations investisseurs du constructeur. La source fournie parlait d’une attente avant publication. Ce point est désormais dépassé. Le sujet n’est plus de deviner si le groupe atteindra les attentes, mais de mesurer ce que ces attentes disent de sa trajectoire. Selon le consensus compilé par Tesla le 17 juillet 2026, le marché visait 27,584 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit 24,133 milliards d’euros au taux de la BCE de 1 € = 1,1426 $ utilisé ici, donc 1 $ = 0,8749 €. Le bénéfice par action GAAP attendu ressortait à 0,36 $, soit 0 € après arrondi à l’euro, et le bénéfice par action non-GAAP à 0,55 $, également 0 € après arrondi. Selon Tesla, la marge opérationnelle moyenne attendue atteignait 5,4 %. https://ir.tesla.com/

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Mon avis est simple : le vrai enjeu n’était pas la publication brute, mais la qualité du mix. Depuis plusieurs trimestres, Tesla dépend moins d’un simple volume automobile que de l’équilibre entre voitures, énergie, services et promesses autour du robotaxi.

Ce que le marché attendait vraiment de Tesla

La source d’origine citait 26,4 milliards de dollars de revenus attendus et un EPS de 0,53 $. Les documents officiels plus récents de Tesla donnent un cadre différent : 27,584 milliards de dollars de chiffre d’affaires moyen attendu, 20,048 milliards pour l’automobile, 3,773 milliards pour l’énergie et le stockage, et 3,763 milliards pour les services et autres, selon le consensus Q2 2026 publié par le groupe. Cela change la lecture. Le marché n’attend plus seulement une reprise des ventes de véhicules. Il attend une entreprise plus diversifiée, avec un bloc énergie qui pèse désormais lourd dans la narration financière.

Autre donnée absente de la source de départ : le consensus table sur 5,378 milliards de dollars de profit brut et 1,503 milliard de dollars de résultat opérationnel. Rapporté au chiffre d’affaires attendu, cela donne bien 19,5 % de marge brute et 5,4 % de marge opérationnelle, selon les chiffres de Tesla. En clair, le marché anticipe un groupe encore loin de ses niveaux historiques les plus confortables, mais plus solide que dans les phases de compression de marge observées auparavant.

Le point de comparaison utile n’est pas seulement le Q2 2025

La source fournie compare le trimestre attendu à un Q2 2025 à 22,19 milliards de dollars de revenus et 0,39 $ d’EPS. Les données officielles de Tesla indiquent en réalité 22,496 milliards de dollars de chiffre d’affaires au Q2 2025, un EPS GAAP de 0,33 $ et une marge opérationnelle de 4,1 %. Pour le Q1 2026, Tesla a déclaré 22,387 milliards de dollars de chiffre d’affaires, 0,13 $ d’EPS GAAP, 4,2 % de marge opérationnelle, 3,937 milliards de dollars de cash-flow opérationnel et 1,444 milliard de dollars de free cash flow.

À partir de là, deux métriques dérivées éclairent mieux la tendance. Premièrement, si l’on retient le consensus Q2 2026 à 27,584 milliards de dollars, la croissance séquentielle par rapport au Q1 2026 atteint 22,6 % selon calcul. Deuxièmement, la hausse par rapport au Q2 2025 ressort à 22,6 % également si l’on compare 27,584 à 22,496 milliards de dollars. Si l’on garde la prévision plus basse citée dans la source, à 26,4 milliards, la progression contre le Q1 2026 tombe à 17,9 %. Dans les deux cas, la différence n’est pas marginale : elle change la perception du rythme de reprise.

Mon avis ici est net : reprendre un vieux chiffre de consensus donne une photographie floue. Les investisseurs regardent les données consolidées les plus récentes, et celles-ci sont sensiblement plus ambitieuses.

Les livraisons du Q2 2026 donnent déjà une partie de la réponse

Selon le communiqué officiel du 2 juillet 2026, Tesla a produit 451 758 véhicules et en a livré 480 126 au deuxième trimestre 2026. Le détail montre 467 762 livraisons pour les Model 3 et Model Y, et 12 364 pour les autres modèles. Le groupe a aussi déployé 13,5 GWh de stockage d’énergie sur le trimestre.

Ce chiffre de 480 126 livraisons apporte déjà un nouvel angle absent de la source : par rapport au Q1 2026, où Tesla avait livré 358 023 véhicules, la hausse séquentielle atteint 34,1 % selon calcul. C’est massif. Cela ne garantit pas une rentabilité flamboyante, mais cela confirme que l’activité a nettement accéléré d’un trimestre à l’autre.

On peut pousser l’analyse avec une autre métrique dérivée. Si l’on retient l’hypothèse basse de chiffre d’affaires à 26,4 milliards de dollars, cela représente environ 54 986 dollars de revenus par véhicule livré sur le trimestre, toutes activités confondues, selon calcul. Avec le consensus officiel à 27,584 milliards, on monte à 57 452 dollars par véhicule livré. Cette métrique ne dit pas le prix moyen d’une voiture. Elle donne plutôt un ordre de grandeur du chiffre d’affaires généré par livraison en tenant compte aussi de l’énergie et des services. C’est utile pour juger si la croissance vient seulement du volume ou aussi d’un mix plus riche.

Le robotaxi concentre l’attention, mais le retard perçu est réel

La liste de questions issues de la plateforme Say le montre : les investisseurs particuliers et institutionnels veulent surtout des réponses sur le robotaxi, le Cybercab, les zones géographiques limitées au lancement et le calendrier réel d’exécution. Ce n’est pas un détail. Quand une entreprise publie ses résultats, la discussion la plus sensible révèle souvent là où le marché doute.

Le point dur est simple : plusieurs questions évoquent explicitement des objectifs de déploiement non tenus sur le robotaxi. La préoccupation porte moins sur la démo que sur la cadence. Pourquoi certaines villes seulement ? Pourquoi des zones restreintes ? Pourquoi la montée en charge paraît plus lente qu’annoncé ? Sur ce point, la concurrence apporte du contexte.

Selon le blog officiel de Waymo, l’entreprise assure plus d’un demi-million de trajets entièrement autonomes par semaine dans 10 villes américaines. Un autre billet officiel de juin 2026 parle même de “hundreds of thousands” de trajets hebdomadaires, ce qui confirme une échelle opérationnelle déjà significative. Chez Baidu, le service Apollo Go a livré 3,4 millions de courses 100 % sans conducteur sur le seul quatrième trimestre 2025, avec un pic hebdomadaire supérieur à 300 000 trajets, et plus de 20 millions de trajets cumulés au public en février 2026 selon le groupe.

Mon avis est tranché : tant que Tesla ne publie pas d’indicateurs d’usage comparables, le discours robotaxi restera jugé sur la crédibilité, pas sur l’échelle. La promesse fascine, mais les concurrents avancent avec des chiffres d’exploitation concrets.

Optimus et Terafab : le marché veut du concret, pas du récit

Les questions institutionnelles montrent un autre déplacement du centre de gravité : la valorisation de Tesla ne dépend plus seulement de l’auto. Les investisseurs demandent un état d’avancement sur Optimus Gen 3, sur la production 2027 et sur Terafab, avec même une question précise sur le partage des rôles entre Tesla et SpaceX. Si une information manque sur les contributions en capital ou sur les volumes attendus, la formule correcte reste “non communiqué”.

Ce glissement est majeur. Il signifie que le marché cherche déjà à valoriser Tesla comme une plateforme industrielle mêlant automobile, IA, robotique et énergie. Or les chiffres publics les plus solides concernent encore avant tout les véhicules, la recharge et le stockage.

L’énergie devient trop grosse pour rester un simple segment annexe

La source initiale n’insistait pas sur ce point. C’est une erreur. Selon le consensus compilé par Tesla, le segment énergie et stockage devait générer 3,773 milliards de dollars au Q2 2026. C’est plus que les 2,408 milliards enregistrés au Q1 2026 par le groupe. Selon le communiqué de livraisons, les déploiements de stockage ont atteint 13,5 GWh au Q2 2026, contre 8,8 GWh au Q1 2026. Cela représente une hausse séquentielle d’environ 53,4 % selon calcul.

Autre ratio inédit : avec 13,5 GWh de stockage pour 480 126 véhicules livrés, Tesla a déployé l’équivalent de 28,1 kWh de stockage d’énergie pour 1 000 véhicules livrés, selon calcul. Ce n’est pas un indicateur financier standard, mais il illustre une réalité simple : la branche énergie progresse à un rythme qui peut lisser une partie de la cyclicité automobile.

Mon avis est clair : si le robotaxi capte les gros titres, c’est l’énergie qui apporte aujourd’hui la diversification la plus tangible.

Les infrastructures suivent, et c’est un avantage plus défensif qu’on ne le dit

Selon le rapport Q1 2026 de Tesla, le réseau atteignait 8 463 stations Supercharger et 79 918 connecteurs en fin de trimestre. Le groupe comptait aussi 1,28 million d’abonnements actifs à FSD supervisé. Ces chiffres ne répondent pas à toutes les questions sur l’autonomie, mais ils montrent que l’entreprise continue d’étendre les briques qui soutiennent l’écosystème.

La source de départ oubliait aussi un élément décisif : en avril 2026, selon Tesla, FSD (Supervised) a reçu une approbation aux Pays-Bas, et des trajets robotaxi non supervisés ont été lancés à Dallas et Houston. Cela donne un cas d’usage concret et daté. Le déploiement existe donc déjà, mais dans un cadre encore limité.

Pourquoi la réaction boursière peut rester brutale même en cas de “bon” trimestre

La source rappelait qu’au Q1, Tesla avait dépassé les attentes avant de chuter de plus de 3 % le lendemain. Le phénomène est classique : le marché ne paie pas seulement un chiffre publié, il paie l’écart entre la réalité et l’histoire qu’il s’était racontée avant.

Pour le Q2 2026, quatre points comptent plus que le simple bénéfice par action : le niveau réel de marge opérationnelle face aux 5,4 % attendus, le poids du segment énergie, les commentaires sur la montée en cadence du robotaxi, et la visibilité donnée à Optimus ainsi qu’au Cybercab. Si l’un de ces piliers flanche, un trimestre correct peut tout de même décevoir. À l’inverse, si Tesla montre une amélioration de marge, confirme l’accélération des livraisons et donne des jalons précis sur l’autonomie, la lecture du trimestre change immédiatement.

Ce que la source d’origine ne disait pas, et qui change la lecture

Au moins cinq éléments nouveaux ressortent des recherches. D’abord, les attentes officielles compilées par Tesla portent le chiffre d’affaires moyen à 27,584 milliards de dollars, au-dessus des 26,4 milliards cités dans la source. Ensuite, les livraisons Q2 2026 ont déjà été publiées à 480 126 unités, avec 13,5 GWh de stockage, ce qui donne une image bien plus concrète de l’activité. Troisième point, le Q1 2026 officiel montrait déjà 22,387 milliards de dollars de revenus et 1,444 milliard de dollars de free cash flow. Quatrième point, la concurrence robotaxi dispose de métriques opérationnelles tangibles, avec plus de 500 000 trajets hebdomadaires pour Waymo et un pic de plus de 300 000 courses hebdomadaires pour Apollo Go. Cinquième point, le réseau Supercharger et les abonnements FSD continuent de grossir, ce qui soutient la thèse écosystème.

Mon avis de fond ne change pas : le trimestre ne se résume plus à vendre plus de voitures. Le marché demande à Tesla de prouver qu’il peut monétiser en parallèle l’énergie, l’autonomie et, à terme, la robotique. Tant que les chiffres concrets resteront surtout du côté des livraisons et du stockage, l’automobile restera la base, et le reste devra encore faire ses preuves.

Mon avis :

Avant publication, Tesla affiche un point fort clair: le consensus vise 26,4 Md$ de chiffre d’affaires, soit environ 23,1 Md€, et un EPS de 0,53, au-dessus du T2 2025. Mais le vrai sujet reste l’exécution: retards répétés sur robotaxi et flou sur Optimus fragilisent la crédibilité du discours.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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