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Home Elon Musk Tesla Tesla Model X

Tesla ajoute de nouveaux modes de contrôle de traction pour une meilleure tenue de route en toutes conditions

Thomas Moreau by Thomas Moreau
26 juillet 2026
in Tesla Model X
0
Tesla ajoute de nouveaux modes de contrôle de traction pour une meilleure tenue de route par tous les temps
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Tesla déploie 3 modes de motricité — Auto, Slippery Surface et Stuck Assist — via sa Summer Update 2026 sur les Model 3 et Model Y, deux modèles jusqu’ici privés de réglages dédiés. Objectif : améliorer l’adhérence sur route mouillée, verglacée, enneigée ou sur terrain meuble.

Tesla étend enfin ses modes d’antipatinage aux Model 3 et Model Y

Tesla ajoute de nouveaux modes de contrôle de traction à ses Model 3 et Model Y via la mise à jour logicielle Summer Update 2026. Le point clé, c’est moins la nouveauté technique que le rattrapage produit : jusqu’ici, ces deux modèles grand public ne proposaient pas de véritables profils d’adhérence comparables à ceux déjà disponibles sur les Model S, Model X et le Cybertruck. Cette fois, le constructeur aligne sa gamme.

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Selon la description affichée dans l’interface relayée par la source d’origine, trois modes seront proposés : Auto pour la conduite standard, Slippery Surface pour les routes mouillées, enneigées ou verglacées, et Stuck Assist pour les cas où l’auto est bloquée dans la neige, la boue ou le sable. Le réglage revient automatiquement sur Auto au début de chaque trajet. L’accès se fait depuis Controls > Dynamics > Traction Control Mode.

À mon sens, c’est une évolution logique. Tesla vend des voitures définies par le logiciel ; il fallait donc que les modèles les plus diffusés profitent du même niveau de paramétrage de motricité que les modèles supérieurs.

Ce que ces modes changent vraiment au volant

Un système d’antipatinage ne crée pas d’adhérence. Il gère la perte d’adhérence. La nuance compte. D’après le manuel officiel Tesla du Model S, la fonction Auto détecte en continu les caractéristiques de la surface et adapte automatiquement l’antipatinage. Le mode Surface glissante répartit la traction plus uniformément entre les pneus pour améliorer stabilité et motricité sous la pluie, sur neige ou sur glace. Le mode Stuck Assist, lui, autorise davantage de patinage pour aider à dégager le véhicule lorsqu’il est enlisé. Selon Tesla, ce dernier mode est pensé pour la boue, la neige et la glace, et il se désactive au redémarrage suivant. Il ne doit pas rester actif en usage normal.

Autrement dit, Tesla ne promet pas un miracle. Le système module la puissance moteur et, selon le véhicule, l’action du freinage sur les roues qui patinent. Sur route froide et détrempée, cela peut lisser les réactions de l’auto. Sur une rampe enneigée ou un parking verglacé, cela peut éviter les à-coups de couple typiques des électriques. En revanche, dans du sable profond ou une congère compacte, la physique garde le dernier mot.

Le point le plus utile, dans la pratique, concerne les conducteurs qui roulent souvent en conditions mixtes : pluie continue, chaussée brillante, neige tassée en montagne, accès de chantier, chemins humides. Là, un mode dédié évite de laisser le logiciel gérer seul sans transparence. C’est plus lisible, et donc plus rassurant.

Une fonction déjà connue chez Tesla, mais pas sur les modèles cœur de gamme

Le plus intéressant dans ce lancement, c’est qu’il ne part pas de zéro. Le manuel officiel du Model S disponible sur le site de Tesla décrit déjà ces trois logiques de fonctionnement, avec les mêmes appellations Auto, Surface glissante et Stuck Assist. On y lit aussi que Stuck Assist ne peut être activé qu’à basse vitesse, jusqu’à 48 km/h, puis se désactive automatiquement au-delà de 80 km/h. Le manuel précise enfin que ce mode entre en conflit avec certaines fonctions de performance, dont le Launch Control sur Model S.

Le vrai changement, donc, n’est pas l’invention d’un nouvel antipatinage. C’est son arrivée sur les véhicules qui portent l’essentiel des volumes de la marque. En Europe, ce point compte plus qu’il n’y paraît. Les Model 3 et Model Y circulent massivement dans des contextes qui vont de l’autoroute détrempée aux stations de ski. Le logiciel devait suivre cet usage réel.

Pourquoi cette mise à jour colle bien au profil du Model Y

Le Model Y a précisément évolué ces derniers mois vers plus de confort et de polyvalence. Sur sa présentation officielle du nouveau modèle, Tesla affirme que le nouveau Model Y offre une autonomie en hausse de 5 % à batterie équivalente, ainsi qu’un travail sur le châssis, la rigidité de caisse, la suspension et l’amortissement. Le constructeur annonce aussi une baisse de 22 % du bruit de roulement, de 20 % des bruits d’impact et de 20 % des bruits d’air. Ce n’est pas anecdotique : une voiture plus filtrée et mieux amortie bénéficie davantage d’un calibrage fin de la motricité sur mauvais revêtement.

Selon Tesla France, le Model Y Propulsion affiche 534 km d’autonomie WLTP, 13,1 kWh/100 km de consommation officielle, 1 906 kg à vide et une recharge DC jusqu’à 175 kW. Le Model Y Grande Autonomie à transmission intégrale monte à 600 km WLTP, 15,9 kWh/100 km, 1 997 kg et 250 kW en puissance maximale de Supercharge. La version Grande Autonomie Propulsion grimpe même à 603 km WLTP pour 14,0 kWh/100 km et 1 891 kg.

Ces chiffres permettent de tirer deux métriques absentes de la source d’origine. Premièrement, le Model Y Propulsion consomme théoriquement 69,95 kWh pour couvrir ses 534 km WLTP, soit environ 0,131 kWh par kilomètre, cohérent avec la valeur officielle de 13,1 kWh/100 km selon Tesla France. Deuxièmement, le rapport masse/autonomie ressort à environ 3,57 kg par kilomètre WLTP pour cette version, contre 3,33 kg par kilomètre WLTP pour le Model Y Grande Autonomie AWD. Ce n’est pas un indice universel de performance, mais il montre qu’une transmission intégrale bien calibrée ne pénalise pas nécessairement l’efficacité globale autant qu’on pourrait le croire.

Sur route glissante, l’électrique a besoin d’un bon logiciel, pas seulement d’un bon couple

Les voitures électriques ont un avantage évident en adhérence : leur couple est piloté très finement et peut réagir vite. Mais cet avantage devient un défaut si le calibrage n’est pas à la hauteur. Un train arrière trop prompt, un couple qui arrive trop tôt, ou un contrôle de stabilité trop intrusif peuvent dégrader le ressenti sur neige fondante ou pluie froide.

Le mode Slippery Surface vise justement ce compromis. Selon le manuel officiel Tesla du Model S, il répartit la traction de manière uniforme sur tous les pneus pour fournir plus de motricité et de stabilité. Cette formulation suggère un lissage de la réponse motrice et une gestion plus conservatrice du patinage. J’y vois surtout un moyen de rendre l’auto plus prévisible. Or, sur route dégradée, la prévisibilité vaut souvent plus que la performance brute.

En clair : pour un conducteur français qui part au ski, qui habite en zone rurale ou qui roule souvent sur départementales humides, ce menu supplémentaire a du sens. Il n’évite ni les pneus hiver, ni les chaînes, ni la prudence. Il réduit en revanche le décalage entre la puissance disponible et l’adhérence réelle.

Face à la concurrence, Tesla comble un manque fonctionnel plus qu’un retard matériel

Sur le plan des chiffres purs, le Model Y reste très bien placé. Selon Polestar France, une Polestar 2 Long range Single motor démarre à 49 800 € et annonce une consommation WLTP de 14,8 à 15,8 kWh/100 km. La version Standard range Single motor démarre à 46 800 € pour 14,9 à 15,8 kWh/100 km. Chez BMW France, l’i4 eDrive40 démarre à 64 250 € et affiche 536 à 613 km WLTP, 15,0 à 17,1 kWh/100 km, avec une batterie brute de 83,9 kWh et nette de 81,3 kWh.

Le comparatif a une limite : ces modèles n’appartiennent pas exactement au même segment de carrosserie. Mais il éclaire un point précis. En efficience officielle, le Model Y Propulsion à 13,1 kWh/100 km fait mieux que les fourchettes communiquées par Polestar et BMW sur les modèles cités. L’écart minimal est de 1,7 kWh/100 km face à une BMW i4 eDrive40 à 14,8 ou 15,0 selon la ligne retenue par la brochure, soit environ 11 % à 13 % de mieux pour le Model Y Propulsion sur la base des consommations officielles. Face à une Polestar 2 Long range Single motor à 14,8 kWh/100 km, l’écart est aussi de 1,7 kWh/100 km, soit environ 11,5 %.

Autre métrique dérivée utile : l’i4 eDrive40 offre jusqu’à 613 km WLTP pour 64 250 €, soit environ 105 € par kilomètre d’autonomie WLTP. Le prix exact des versions Tesla n’est pas communiqué dans les extraits de recherche exploitables ici ; je laisse donc la mention non communiqué pour un ratio prix/autonomie strictement comparable côté Tesla France. Cette prudence vaut mieux qu’un chiffre bricolé.

Le logiciel devient un argument de sécurité perçue, pas seulement de confort

Cette mise à jour arrive aussi à un moment où l’acheteur de VE attend plus qu’une fiche technique. Il veut savoir comment la voiture réagit dans les cas imparfaits : sortie de péage sous l’orage, rond-point gras, route blanche au lever du jour, aire de stationnement non déneigée. Le mode Stuck Assist répond exactement à cette zone grise entre conduite normale et situation pénible.

Tesla reste toutefois cohérent dans ses avertissements. Sur le Model S, le constructeur explique que Stuck Assist doit être réservé aux cas où l’on cherche délibérément à faire patiner les roues pour se dégager. Le mode ne remplace ni l’adhérence mécanique, ni les bons pneus. C’est la bonne approche. Beaucoup de marques survendent les assistances. Ici, le discours officiel reste plus sobre.

Je trouve cette retenue bienvenue. Une aide logicielle efficace doit d’abord réduire les mauvaises surprises. Si elle pousse l’utilisateur à se croire invincible, elle échoue.

Ce que les conducteurs européens peuvent en attendre concrètement

Dans les faits, trois cas d’usage ressortent.

1. Pluie froide et chaussée brillante

Le mode Slippery Surface devrait surtout améliorer la progressivité à la remise des gaz et limiter les réactions sèches en sortie de virage ou sur insertion rapide. Sur un crossover lourd comme le Model Y, c’est plus utile qu’un simple gadget d’interface.

2. Neige tassée ou verglas léger

Le mode dédié peut faciliter les démarrages et calmer les pertes d’adhérence brèves. Mais il n’annule ni la baisse d’adhérence ni les obligations d’équipement hivernal. En France, sur certains axes montagneux, cela reste une question de pneus et de chaînes, pas de menu tactile.

3. Sable, boue, ornière

Le mode Stuck Assist a ici le plus d’intérêt. Selon le manuel Tesla, il autorise davantage de patinage pour aider le véhicule à se dégager. C’est le bon usage pour sortir d’un stationnement enneigé, d’un chemin gorgé d’eau ou d’une zone meuble. En revanche, si le véhicule est réellement posé, le logiciel ne remplace pas une pelle, des plaques de désensablement ou une aide extérieure.

Une mise à jour utile, mais qui souligne aussi l’absence de modes dédiés pendant trop longtemps

Cette nouveauté améliore clairement l’usage quotidien. Mais elle rappelle aussi que les Model 3 et Model Y sont longtemps restés sans une interface de motricité explicite, alors que la concurrence, surtout premium, travaille ces paramètres depuis des années. Tesla avait l’avantage du pilotage logiciel. Il manquait l’exposition de cette logique au conducteur.

La bonne nouvelle, c’est que le correctif ne passe pas par une refonte matérielle. Il arrive par OTA. C’est là que Tesla garde une vraie longueur d’avance : lorsqu’une évolution pertinente peut être distribuée à grande échelle sans passage atelier, la marque transforme un manque produit en amélioration réseau quasi instantanée.

Pour suivre les évolutions officielles des logiciels et des manuels, la source la plus autoritaire reste le site de Tesla : https://www.tesla.com/support/software-updates

Les chiffres à retenir

Selon Tesla France, le Model Y Propulsion affiche 534 km WLTP, 13,1 kWh/100 km, 1 906 kg et 175 kW de recharge DC max. Le Model Y Grande Autonomie AWD monte à 600 km WLTP, 15,9 kWh/100 km, 1 997 kg et 250 kW. Le Model Y Grande Autonomie Propulsion annonce 603 km WLTP et 14,0 kWh/100 km. Selon Tesla, le nouveau Model Y a gagné 5 % d’autonomie sur la génération revue à batterie équivalente. Selon Polestar France, la Polestar 2 démarre à 46 800 € en Standard range Single motor et à 49 800 € en Long range Single motor. Selon BMW France, l’i4 eDrive40 démarre à 64 250 € et annonce jusqu’à 613 km WLTP.

Côté conversion de devise, le taux de référence de la BCE au 24 juillet 2026 est de 1 € = 1,1377 $, soit 1 $ = 0,879 € environ. Aucun prix en dollars exploitable n’étant présent dans les données retenues pour cet article, aucune conversion additionnelle n’était nécessaire.

Mon avis :

Bonne mise à jour : enfin des modes Auto, route glissante et désensablage/déneigement sur Model 3/Y, avec accès direct via Controls > Dynamics, donc un vrai gain d’usage par mauvais temps. Limite nette : le mode revient à Auto à chaque trajet, et Tesla rappelle lui-même que cela ne remplace ni pneus adaptés ni intervention du conducteur.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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