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Dans le cadre de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), les entreprises concernées doivent publier des informations sur les impacts de leur chaîne de valeur. Selon les enjeux identifiés comme matériels, certains achats de biens et de services peuvent être pris en compte dans le reporting du scope 3. Ces informations reposent en grande partie sur les éléments transmis par les fournisseurs. Des prestataires proposent aujourd’hui des indicateurs environnementaux permettant de documenter ces achats dans le reporting RSE.
Réglementation CSRD et scope 3
Le scope 3 correspond à l’ensemble des émissions indirectes générées tout au long de la chaîne de valeur, notamment par les achats de biens et de services. Dans le cadre de la CSRD, les entreprises publient des informations de durabilité en fonction des thèmes identifiés dans leur analyse de matérialité.
Pour les achats récurrents, il est recommandé de demander au fournisseur des précisions sur sa méthodologie et sur la fréquence de transmission des données. Certains prestataires documentent ces éléments dans leur démarche environnementale, comme l’illustre la politique RSE de Les Plaisirs Fruités.
Lorsque les données reposent sur des éléments observés plutôt que sur une estimation annuelle globale, leur intégration au reporting est simplifiée.
3 critères pour évaluer la donnée fournisseur
Pour intégrer un achat comme la livraison de fruits au bureau dans un reporting CSRD, toutes les données ne se valent pas. La qualité des informations transmises par un fournisseur peut être évaluée selon trois critères principaux. Ces éléments contribuent à un suivi plus précis des émissions associées aux achats qu’une simple estimation annuelle.
- Fréquence de mesure : un prestataire peut communiquer un bilan annuel ou transmettre des données plus fréquentes, par exemple, à l’échelle de chaque livraison. Une fréquence régulière facilite le suivi des émissions associées aux achats ;
- Méthodologie utilisée : le fournisseur doit pouvoir préciser les référentiels utilisés pour établir son bilan carbone. Les données considérées peuvent inclure la composition des produits, le mode de livraison, les emballages utilisés ou encore les éléments liés à la logistique ;
- Traçabilité de la chaîne logistique : le niveau de détail disponible dépend également de l’organisation du fournisseur. Une chaîne de valeur suivie facilite la collecte d’informations sur les différentes étapes, du sourcing jusqu’à la livraison finale.
Conformité et traçabilité : l’exemple de la livraison de fruits
Les Plaisirs Fruités met à jour chaque semaine le bilan carbone de chaque client à partir des données de livraisons. Celui-ci intègre la composition des corbeilles, le mode de livraison et la restitution des cageots consignés. Cette approche s’inscrit dans une démarche de livraison de fruits au bureau fondée sur la traçabilité des informations collectées et le suivi des impacts liés aux livraisons.
La disponibilité de données à la maille client et à fréquence hebdomadaire permet d’alimenter le reporting avec des mesures réelles plutôt que des estimations forfaitaires.
Pour les entreprises concernées par la CSRD, ce type d’information peut constituer un élément utile lorsqu’elles recherchent des données documentées sur certains postes du scope 3.
Conclusion
Documenter les achats de biens et de services passe par l’évaluation de la qualité des informations transmises par les fournisseurs. La fréquence des mesures, la méthodologie de calcul et la traçabilité des données sont trois critères à examiner avant d’intégrer ces informations au reporting extra-financier.
Anticiper ces exigences dès la sélection des prestataires facilite la collecte d’informations vérifiables pour le suivi du scope 3, y compris pour des services tels que la livraison de corbeilles de fruits bio en entreprise lorsque la traçabilité est suffisante.
Sources :
(1) Les Plaisirs Fruités, Notre politique RSE, 16/07/2026, https://lesplaisirsfruites.com/notre-politique-rse/





