Andover Audio signe avec FreePlay une enceinte portable hi-fi de 4 kg, certifiée IP67, annoncée pour 24 heures d’autonomie, avec Bluetooth 6.0, recharge USB-C 45 W et diffusion multiroom jusqu’à 99 unités. Un format boombox repensé, plus élégant et surtout plus ambitieux sur le plan sonore.
Le FreePlay d’Andover Audio vise juste là où beaucoup d’enceintes portables passent à côté
Le marché des enceintes Bluetooth a longtemps suivi une logique simple : monter le volume, durcir le design, simplifier la fiche technique. Le FreePlay prend le contre-pied. Ce modèle marque l’entrée d’Andover Audio sur le segment portable, avec une promesse claire : conserver une vraie écoute stéréo dans un format transportable, sans basculer dans l’esthétique “chantier” qui domine encore cette catégorie.
Selon Andover Audio, le produit est déjà en livraison et s’inscrit dans la continuité de la signature maison, résumée par la formule “Hi-Fi for Modern Living”. La marque de Boston s’est d’abord construite sur des systèmes hi-fi compacts, des platines tout-en-un et des bases amplifiées. Ici, elle transpose ce savoir-faire dans une enceinte nomade pensée pour l’intérieur comme pour l’extérieur. C’est plus ambitieux qu’un simple haut-parleur Bluetooth avec poignée.
Un format réellement portable, mais pas miniaturisé
Le FreePlay ne joue pas la carte de la compacité extrême. Selon la fiche officielle d’Andover Audio, l’enceinte mesure 254 x 330 x 165 mm et pèse 4 kg. Elle intègre une poignée rabattable, des barres latérales d’arrimage et une certification IP67 contre l’eau et la poussière. La marque fournit aussi une housse de transport à cordon et, point rare à ce niveau de prix, un bloc de charge USB-C 45 W directement dans la boîte.
Cette approche change l’usage. À 4 kg, le FreePlay reste déplaçable d’une pièce à l’autre, d’une terrasse à un jardin, voire d’un bateau à un camping, mais il n’entre pas dans la catégorie des modèles “sac à dos oubliés au fond d’une poche”. C’est un produit de destination. On le transporte pour son rendu, pas parce qu’il disparaît dans les bagages.
Deux métriques dérivées le montrent bien. D’abord, avec une largeur de 330 mm pour un poids de 4 kg, on obtient un ratio de 82,5 mm par kilo, ce qui confirme un format dense et stable plutôt qu’ultra léger. Ensuite, rapporté à son autonomie annoncée de 24 heures selon Andover Audio, son poids correspond à 0,167 kg par heure d’écoute. En clair : ce n’est pas l’enceinte la plus facile à oublier, mais c’est un gabarit cohérent pour une écoute longue durée.
Le vrai sujet, c’est la stéréo frontale, pas le simple niveau sonore
La meilleure idée du FreePlay, c’est sa structure acoustique. Selon Andover Audio, l’enceinte embarque deux woofers de 5,25 pouces à cône aluminium, deux tweeters à dôme de 25 mm, des aimants néodyme et un radiateur passif arrière. La réponse en fréquence annoncée va de 55 Hz à 20 kHz. Sur le papier, cette configuration le place au-dessus d’une grande partie des enceintes portables qui misent sur un rendu plus compact, souvent moins aéré.
Le point décisif reste la séparation stéréo. Là où beaucoup de concurrentes réduisent l’image sonore ou privilégient une diffusion quasi mono pour gagner de la place, Andover Audio défend ici une architecture stéréo frontale complète. Pour l’utilisateur, cela change trois choses très concrètes : une meilleure localisation des voix et instruments, une scène plus large à courte distance et une fatigue d’écoute théoriquement plus faible sur des sessions longues.
Le constructeur ajoute deux profils d’écoute. Le mode Wide Range sert de réglage hi-fi par défaut. Le mode Loud augmente la sortie de 6 dB selon Andover Audio. C’est un ajout utile, car 6 dB ne relèvent pas du détail : en acoustique, cela correspond à une hausse nette du niveau perçu. Surtout, le choix d’un mode dédié évite de sacrifier le rendu tonal en permanence. C’est plus intelligent que les signatures sonores agressives imposées d’office sur certains modèles outdoor.
Connectique, recharge et diffusion multi-enceintes : une fiche technique étonnamment complète
Selon la page produit officielle, le FreePlay prend en charge le Bluetooth LE 6.0, les codecs LC3, AAC et SBC, une entrée auxiliaire 3,5 mm, une entrée micro 3,5 mm et un mode broadcast capable de synchroniser jusqu’à 99 unités. La batterie est annoncée pour 24 heures de lecture en usage modéré.
Cette partie technique apporte plusieurs éléments absents de nombreux articles de reprise. D’abord, la présence du LC3 n’est pas cosmétique. Selon le Bluetooth SIG, ce codec fait partie du socle de LE Audio et vise une meilleure qualité à faible consommation, avec une architecture pensée pour le partage audio et de nouveaux usages multi-flux. Autrement dit, le FreePlay ne coche pas seulement une case marketing : il s’aligne sur l’évolution technique la plus crédible du Bluetooth audio récent.
Ensuite, la fonction broadcast jusqu’à 99 enceintes élargit vraiment les cas d’usage. Une enceinte peut suffire pour une cuisine ou une terrasse. Plusieurs unités synchronisées changent l’échelle : garden-party, événement associatif, petit commerce, cours collectif en extérieur ou animation ponctuelle sans installation fixe. L’entrée micro ajoute même un usage de type mini sonorisation mobile, chose confirmée par la FAQ d’Andover Audio, qui présente le produit comme exploitable pour des annonces ou de la prise de parole.
Enfin, la recharge mérite plus qu’une ligne dans la fiche. Le port USB-C 45 W est bidirectionnel selon Andover Audio : il recharge l’enceinte et peut aussi alimenter un appareil externe. Le plateau Qi 5 W sur le dessus permet de poser un smartphone pendant l’écoute. Ce n’est pas anecdotique. Beaucoup d’enceintes servent de source musicale lors de moments où le téléphone reste sollicité : streaming, playlists, appels, GPS en déplacement, contrôle domotique sur une terrasse. Ici, l’enceinte peut aussi servir de station d’appoint.
Un design plus domestique que baroudeur, et c’est précisément son avantage
Le FreePlay existe en Ivory, Olive et Slate selon Andover Audio. Le parti pris visuel est net : lignes sobres, teintes mates, forme équilibrée, sans surenchère caoutchouc ni inserts pseudo-militaires. Ce choix compte plus qu’il n’y paraît. Une enceinte portable de grande taille passe souvent l’essentiel de sa vie posée sur un meuble, un plan de travail ou une table de jardin. Si elle jure avec le décor, elle finit rangée. Si elle s’intègre, elle reste visible et sert plus souvent.
Mon avis est simple : Andover Audio a compris que la concurrence a trop séparé l’objet audio de l’objet d’intérieur. Le FreePlay essaie de réunir les deux. Ce n’est pas neutre commercialement. Selon Grand View Research, le marché mondial des enceintes Bluetooth portables était estimé à 12,9 milliards de dollars en 2023 et pourrait atteindre 27,91 milliards de dollars en 2030, avec un taux de croissance annuel moyen de 11,6 % à 11,7 % selon leurs publications. Le même cabinet souligne que la qualité sonore, l’autonomie, la portabilité, le design et la compatibilité figurent parmi les critères d’achat majeurs. Le FreePlay se place exactement sur cette combinaison, avec une emphase rare sur le design d’usage domestique.
Prix : le positionnement est premium, mais pas hors marché
Le site d’Andover Audio affiche le FreePlay à 399 $, soit 342 € au taux de référence de la Banque centrale européenne relevé à 1 EUR = 1,1662 USD, donc 1 USD = 0,8575 EUR (conversion arrondie à l’euro). Ce tarif l’installe clairement au-dessus du milieu de gamme grand public, sans atteindre les sommets des solutions de soirée très volumineuses.
Cette conversion permet un premier indicateur utile : le coût par heure d’autonomie. À 342 € pour 24 heures annoncées, on obtient environ 14 € par heure d’autonomie théorique. Le calcul n’a pas de valeur absolue sur la qualité sonore, mais il situe le produit comme un modèle premium raisonnablement outillé, surtout avec la housse et le chargeur 45 W inclus.
Autre métrique dérivée : le prix au kilo. Avec 342 € pour 4 kg, on arrive à environ 86 €/kg. Là encore, ce n’est pas un critère d’achat en soi, mais cela aide à le comparer à d’autres enceintes “transportables” qui vendent surtout du volume ou de la puissance brute.
Face aux concurrentes, le FreePlay choisit la largeur sonore et l’équipement
Comparaison avec la JBL Xtreme 4
La JBL Xtreme 4, sur le site officiel JBL France, est affichée à 288,99 €. Sa fiche technique PDF annonce deux woofers de 70 mm, deux tweeters de 20 mm, une réponse en fréquence de 44 Hz à 20 kHz, une batterie de 68 Wh, jusqu’à 24 heures d’autonomie, plus 6 heures via Playtime Boost, un poids de 2,1 kg et le Bluetooth 5.3. Elle propose aussi une powerbank intégrée, l’IP67, une connexion multi-enceintes via Auracast et une batterie remplaçable vendue séparément.
Le match est intéressant. La JBL Xtreme 4 est 47,5 % plus légère que le FreePlay si l’on compare 2,1 kg à 4 kg. Le FreePlay, lui, est 90,5 % plus lourd que la JBL Xtreme 4. Cet écart dit tout : l’une vise la mobilité simple, l’autre accepte plus de masse pour préserver une architecture acoustique plus généreuse. Côté largeur, le FreePlay atteint 330 mm contre 297 mm pour la JBL Xtreme 4, soit un appareil environ 11,1 % plus large. Il prend plus de place, mais a aussi plus d’espace pour séparer physiquement ses voies gauche et droite.
En prix, l’écart est également mesurable. À 342 € pour le FreePlay contre 288,99 € pour la JBL Xtreme 4, le modèle d’Andover Audio coûte environ 18 % de plus. Ce surcoût finance surtout le positionnement hi-fi, la recharge Qi, l’entrée micro, le chargeur inclus et l’approche design plus domestique. En revanche, la JBL garde des arguments rationnels forts : batterie remplaçable, poids contenu et fréquence basse annoncée à 44 Hz.
Comparaison avec l’UE EPICBOOM
Chez Ultimate Ears, l’EPICBOOM est listée à 329,99 $ sur la boutique américaine officielle et à 379 CHF sur la version suisse du site. La marque met en avant un son 360°, de grosses basses, un égaliseur adaptatif et une empreinte carbone produit affichée à 45,55 kg CO2e sur sa page suisse. C’est déjà un point nouveau par rapport à la source initiale : certains concurrents documentent désormais aussi la dimension environnementale.
Le positionnement diffère nettement. L’EPICBOOM pousse l’immersion à 360°, là où le FreePlay mise sur une vraie façade stéréo et une écoute orientée. Pour une grande table, un mur, une terrasse ou une scène improvisée, l’approche d’Andover Audio a du sens. Pour une diffusion plus uniforme dans toutes les directions, l’approche Ultimate Ears reste pertinente. Les deux produits ne racontent pas la même histoire sonore.
Les détails pratiques que la source d’origine survole, mais qui comptent au quotidien
Premier point : le contrôle sans application. Selon Andover Audio, le dessus de l’enceinte regroupe volume, pistes, appairage, état de batterie et changement de mode. C’est un vrai avantage d’usage. Une enceinte portable doit rester pilotable à la volée, surtout dehors, quand le téléphone n’est pas toujours à portée ou quand plusieurs personnes gèrent la musique.
Deuxième point : le chargeur 45 W est inclus. La JBL Xtreme 4, selon sa fiche PDF, mentionne un adaptateur 15 à 60 W non inclus. Sur un produit vendu comme prêt à partir partout, l’accessoire fourni n’est pas un détail. C’est un coût évité et une friction en moins.
Troisième point : l’entrée micro 3,5 mm ouvre un usage quasi absent des reprises éditoriales. Un repas de groupe, une animation sportive, un atelier, un stand éphémère ou une cérémonie laïque en petit comité deviennent envisageables sans système additionnel complexe. Quand une enceinte portable sait à la fois jouer de la musique, recharger un smartphone et prendre un micro, elle sort du strict cadre “loisir”.
Ce que dit vraiment ce lancement sur le marché audio portable
Le FreePlay n’essaie pas de battre toutes les références sur tous les critères. Il ne cherche pas à être le moins cher, ni le plus léger. Son pari est plus précis : réintroduire une logique hi-fi dans un segment qui a souvent réduit l’écoute nomade à la seule puissance. Ce choix colle d’ailleurs à l’évolution du marché relevée par Grand View Research, qui cite la demande croissante pour une meilleure qualité audio, des fonctions intelligentes, une autonomie renforcée et des designs différenciants.
En pratique, le produit vise un profil d’utilisateur assez net : quelqu’un qui écoute souvent chez lui, déplace ponctuellement son enceinte dehors, veut un objet présentable dans le salon, et refuse le rendu tassé de nombreuses enceintes compactes. Pour ce public, la proposition d’Andover Audio tient debout.
Pour consulter la fiche technique officielle, la source de référence est la page produit d’Andover Audio : https://www.andoveraudio.com/products/freeplay-portable-hi-fi-speaker
Mon avis :
Le FreePlay vise juste avec une vraie architecture stéréo, deux boomers de 5,25 pouces et 24 h d’autonomie, loin des enceintes nomades monoblocs souvent agressives. Sa limite est claire : 4 kg et un format 33 x 25 x 16,5 cm, donc portable, oui, mais pas vraiment mobile.





