La récente inscription de Luis Miguel V. F., surnommé le « vampire de Humanes », en vétérinaire à l’Université Complutense de Madrid (UCM) suscite une vague d’indignation. Investigé pour un cas gravissime de maltraitance animale, son retour dans un cadre académique remet en question les mesures de protection des animaux et l’intégrité du système académique.
Polémique autour de la matriculation en vétérinaire de Luis Miguel V. F., le « vampire de Humanes »
La situation de Luis Miguel V. F., connu sous le nom de « vampire de Humanes », à la Faculté de Vétérinaire de l’Université Complutense de Madrid (UCM), a suscité une controverse majeure concernant la protection animale. Son inscription à plusieurs modules pratiques a mis en émoi les associations de défense des animaux ainsi qu’une partie de la communauté universitaire.
Qui est le “vampire de Humanes” et pourquoi est-il sous enquête
L’histoire de Luis Miguel V. a éclaté en juin 2022, lorsqu’il a été arrêté par la Garde Civile suite à une enquête lancée par le Parquet de Móstoles. Il est accusé d’être à la tête d’un prétendu centre de transfusion vétérinaire opéré en dehors de tout contrôle sanitaire ou administratif.
Luis Miguel V. est le propriétaire du Centre de Transfusion Vétérinaire, une entreprise qui récupérait le sang et le plasma d’animaux domestiques pour les vendre à des cliniques vétérinaires en Espagne et dans d’autres pays de l’Union Européenne. Selon les investigations, il menait cette activité sans aucune qualification ni autorisations requises, dans un cadre totalement clandestin.
Le marché de la collecte de sang d’animaux de compagnie est relativement restreint, car il n’existe pas de banques publiques pour les chiens et les chats, ce qui a permis à des entreprises privées d’exploiter ce vide. Les enquêteurs ont établi que Luis Miguel V. aurait opéré son activité illégale pendant environ deux décennies.
L’intervention de la police dans la ferme de Humanes a révélé des conditions horribles. Les agents y ont trouvé des centaines de chiens et de chats dans des conditions misérables, entassés et souffrant de graves détériorations physiques. Environ 240 animaux ont été secourus, bien que beaucoup n’aient pas survécu après l’opération.
Les nécropsies des animaux décédés ont montré que la plupart des morts étaient dues à un choc hypovolémique. Certains animaux étaient saignés à mort en utilisant des méthodes brutales, comme l’extraction de sang directement du cœur. Au moins 60 animaux, incluant des chiens, des chats, des lapins et un furet, auraient succombé, mais les organisations de protection des animaux craignent que le bilan réel soit plus lourd.
Un commerce clandestin de sang animal
Luis Miguel V. aurait exploité ce réseau non seulement pour prélever le sang, mais aussi pour en tirer un profit financier considérable. Chaque sac de sang de chien était vendu environ 80 euros, tandis que celui de chat pouvait atteindre 85 euros. Les cliniques vétérinaires espagnoles, mais aussi celles d’autres pays européens, étaient des clients de cette activité illégale.
Le chiffre d’affaires potentiel du centre clandestin est estimé à près d’un million d’euros, tout cela sans respecter les lois et sans garantir le bien-être des animaux impliqués. La première alerte sur cette affaire provient d’un employé d’une incinération, qui a signalé l’afflux inhabituel de cadavres de chiens provenant de la ferme de Humanes.
Sur le site internet de Centre de Transfusion Vétérinaire, encore en ligne jusqu’à ce qu’il soit contacté par la presse, Luis Miguel V. proposait des réservations de sang de chiens, de chats et même de lapins, tout en affirmant donner des conférences à l’étranger malgré ses brevetions manquantes.
La matriculation en vétérinaire : un sujet controversé
Alors que le procès pénal se poursuit, le Tribunal d’Instruction n°5 de Fuenlabrada a imposé à Luis Miguel V. plusieurs mesures cautéraires, dont l’interdiction de posséder des animaux et d’effectuer toute activité y étant liée. Toutefois, la protectrice des animaux El Refugio a récemment affirmé que Luis Miguel V. s’est inscrit à des cours préprofessionnels à la Faculté de Vétérinaire de l’UCM, des modules qui impliquent un contact direct avec des animaux.
Selon El Refugio, cette inscription constitue un exercice de pratiques vétérinaires ou auxiliaires qui va à l’encontre des restrictions imposées par la cour. L’association déclare que la situation dépasse le simple cadre académique et qu’il s’agit d’une violation potentielle de l’ordonnance judiciaire.
L’organisation a été avertie de la présence de Luis Miguel V. à l’université par la Doyenne de la Faculté de Vétérinaire, dans un courrier où il était mentionné que des mesures judiciaires avaient été prises. Cependant, selon l’association, Luis Miguel V. aurait omis de signaler son statut légal lors de son inscription, ce qui est perçu comme une tentative délibérée de dissimuler son passé.
Réactions des protectrices et conséquences juridiques eventuelles
L’alerte publique lancée par El Refugio ne se limite pas à une question éthique, et l’association demande une enquête sur un éventuel délit de violation des mesures judiciaires. Cela pourrait mener à de nouvelles charges, s’ajoutant à celles déjà portées contre Luis Miguel V. pour maltraitance animale, exercice illégal de la profession vétérinaire, et falsification de documents.
Nacho Paunero, président de El Refugio, a décrit cette affaire comme l’un des épisodes les plus « macabres, répugnants et pervers » qu’il ait rencontrés dans ses 30 années de dévouement à la protection animale. De plus, il déclare que la situation révèle un mépris flagrant pour la justice, l’université et le bien-être animal.
La présence de Luis Miguel V. dans un environnement académique où les animaux sont manipulés et traités pose d’énormes risques éthiques et juridiques. L’association a ainsi demandé des éclaircissements sur les contrôles effectués par l’université concernant les antécédents judiciaires d’un étudiant.
Des sources à l’université se sont référées à la législation sur la protection des données pour ne pas fournir d’informations officielles concernant le dossier de l’étudiant ou la réponse institutionnelle. Toutefois, la situation suscite des inquiétudes parmi le personnel enseignant et les étudiants, qui sont préoccupés par la présence d’un étudiant sous enquête dans leurs lieux de formation.
Par ailleurs, la possibilité d’une nouvelle enquête pour violation de mesures cautérales pourrait aggraver la situation de Luis Miguel V. Si le tribunal conclut que sa présence en classe pratique constitue une violation, cela pourrait entraîner des répercussions supplémentaires.
Son retrait des cours après la révélation
Le passage de Luis Miguel V. sur le campus n’est pas passé inaperçu. La nouvelle de son inscription a été publiée le 12 mars, et peu après, des sources internes ont indiqué qu’il aurait cessé de se rendre en cours. Les raisons de son absence restent floues, mais son retrait a apaisé en partie les tensions entre les étudiants et les professeurs.
Bien que l’université n’ait pas commenté formellement cette situation, il est largement admis que la couverture médiatique et la pression des organisations de protection animale ont incité Luis Miguel V. à se retirer temporairement de son environnement scolaire.
El Refugio insiste sur le fait que la cessation de sa présence ne résout en rien le débat. L’organisation appelle à une clarification des mesures de contrôle que la faculté doit établir pour éviter des situations similaires, surtout dans des cas où des individus sont sous enquête pour des faits aussi graves.
Le processus principal concernant le fonctionnement du Centre de Transfusion Vétérinaire et les allégations de maltraitance animale se poursuit également. La situation actuelle soulève des questions cruciales sur le contrôle des activités liées aux animaux, la responsabilité institutionnelle, ainsi que l’efficacité des mesures judiciaires contre la maltraitance grave.
Mon avis :
La situation de Luis Miguel V. F., matriculé en Veterinaria malgré des accusations graves de maltraitance animale, soulève des préoccupations éthiques et juridiques. Si son insertion académique pourrait favoriser la réhabilitation, elle met en lumière les lacunes dans le contrôle institutionnel et les implications des mesures judiciaires, posant ainsi une menace pour le bien-être animal.
Les questions fréquentes :
Qui est le « vampire de Humanes » et pourquoi est-il sous enquête ?
Luis Miguel V. F., surnommé le « vampire de Humanes », est un entrepreneur madrilène sous enquête pour un cas de maltraitance et d’exploitation animale. Il a été arrêté en juin 2022 pour avoir géré un centre clandestin de transfusions vétérinaires, où des animaux étaient prélevés de manière brutale pour obtenir du sang et d’autres fluides corporels, sans les autorisations nécessaires.
Quelles sont les accusations portées contre lui ?
Les accusations incluent la maltraitance d’animaux dans des conditions déplorables, le non-respect de la législation sur la protection animale, et l’exploitation d’un réseau illégal de vente de sang d’animaux. Les enquêtes révèlent que des animaux étaient utilisés comme « donateurs » sans supervision vétérinaire, entraînant la mort de nombreux spécimens.
Pourquoi sa présence à l’Université Complutense de Madrid suscite-t-elle la controverse ?
Sa récente inscription en embryon de vétérinaire a alarmé les associations de protection animale et certains membres de l’université, en raison des mesures judiciaires en cours qui lui interdisent d’avoir des animaux ou de participer à des activités liées à eux. Cela soulève des questions sur la compatibilité de sa formation avec les restrictions imposées par la justice.
Quelles pourraient être les conséquences légales de sa situation ?
Si les enquêtes confirment qu’il a enfreint les mesures judiciaires en s’inscrivant à des cours impliquant un contact avec des animaux, cela pourrait entraîner des accusations supplémentaires pour violation de mesures cautionales, s’ajoutant aux charges déjà en cours pour maltraitance animale et autres infractions.