Retirada spectaculaire de biomasa au Mar Menor face à l’excès de nutriments

La retirada de biomasa en le Mar Menor a débuté l’année avec des chiffres records, atteignant déjà 3.514 tonnes en trois mois. La pression constante des apports d’eaux douces alimentés par l’agriculture du Campo de Cartagena menace l’écosystème fragile de la lagune, incitant les autorités régionales à intensifier leurs efforts de nettoyage.

retirada de biomasa en el Mar Menor

La retirada de biomasa dans le Mar Menor a débuté cette année avec des chiffres exceptionnellement élevés pour les premiers mois, dans un contexte marqué par l’entrée continue d’eau douce et de nutriments en provenance du bassin du Campo de Cartagena, y compris des produits chimiques agricoles entraînés par la pluie. Le gouvernement régional a déployé un dispositif de nettoyage permanent tout au long du périmètre de la lagune afin de contenir l’impact de cette pression soutenue sur l’écosystème.

Pour le premier trimestre, **3 514 tonnes de biomasse** ont déjà été extraites de la lagune, et il est prévu que ce volume dépasse les **4 000 tonnes** d’ici la fin du mois. Cet effort de nettoyage est bien au-dessus des niveaux habituels pour cette période, que les autorités attribuent directement à l’augmentation des apports d’eau douce et de nutriments via le rambla du Albujón et le niveau élevé de l’aquifère du Campo de Cartagena.

Augmentation de la biomasse dans le Mar Menor

Les pluies intenses et prolongées de cette année hydrologique ont clairement modifié la dynamique d’entrée d’eau dans le Mar Menor. Depuis le début de la période hydrologique, le 1er octobre, le volume d’eau entrant dans la lagune par le rambla du Albujón a plus que doublé par rapport à la même période l’année précédente.

On a enregistré **7,31 hectomètres cubes** d’eau douce qui ont atteint la lagune par ce cours, contre **3,11 hectomètres** au même stade l’année précédente. Pour mieux comprendre, cela équivaut à environ **2 925 piscines olympiques** déversées en quelques mois dans un écosystème naturellement hypersalin.

Cet accroissement ne provient pas seulement d’épisodes de pluie intense, mais aussi d’un écoulement pratiquement constant d’eau provenant de l’aquifère du Campo de Cartagena, dont le niveau reste élevé. Cet aquifère déverse continuellement de l’eau vers le rambla même en l’absence de fortes tempêtes, fournissant un approvisionnement constant en eau douce et en nutriments qui finissent par rejoindre la lagune.

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Les autorités rurales soulignent qu’il ne s’agit plus de pics ponctuels, mais d’une pression permanente sur le Mar Menor qui favorise la croissance de biomasse et l’accumulation de détritus sur les côtes. Cette situation nécessite une vigilance constante et une planification préalable, surtout en vue du printemps et de l’été, lorsque l’augmentation des températures pourrait aggraver les effets de l’accumulation de nutriments.

En parallèle, les indicateurs environnementaux montrent un tableau relativement stable, mais avec des nuances. La salinité se situe autour de **40,44 PSU**, un chiffre considéré comme bas pour cette période de l’année et entre un à trois points en dessous des niveaux habituels des années précédentes. L’oxygène dissous tourne autour de **6,11 milligrammes par litre**, tandis que la transparence de l’eau atteint **4,31 mètres** et la chlorophylle se situe près de **0,90 milligrammes par mètre cube**, un niveau qui représente une baisse proche de **48 %** par rapport aux valeurs antérieures.

operativo de retirada de biomasa en el Mar Menoroperativo de retirada de biomasa en el Mar Menor

Un dispositif de nettoyage renforcé tout au long de l’année

Pour faire face à cette situation, la communauté maintient un dispositif permanent de retrait de biomasse qui opère sur l’ensemble du littoral du Mar Menor. L’équipe est constituée d’environ **70 personnes par jour**, avec la possibilité de renfort en fonction de l’évolution de la situation de la lagune et des tempêtes qui pourraient charrier davantage de matériaux vers la côte.

Lors d’une visite récente au dispositif à Santiago de la Ribera, le conseiller à l’Environnement, aux Universités, à la Recherche et au Mar Menor, Juan María Vázquez, accompagné par le maire de San Javier, a constaté l’intensité des travaux et l’augmentation des détritus suite aux derniers épisodes de mauvais temps. Selon ses explications, les brigades interviennent sur tout le périmètre et se redistribuent vers les zones où l’accumulation est plus importante.

Les données fournies par l’administration régionale illustrent l’ampleur de l’effort : au premier trimestre, **1 158 tonnes de biomasse** ont été retirées en janvier, **1 540 en février** et **816 en mars** à ce jour. La prévision officielle est de terminer le mois avec environ **4 000 tonnes** extraites, équivalant à environ **40 %** de tout ce qui a été collecté pendant l’année précédente.

Ce chiffre est particulièrement frappant si l’on le compare aux années passées. Lors de la dernière campagne complète, **8 821 tonnes de biomasse** ont été retirées, un volume qui a déjà augmenté de près de **25 %** par rapport à l’année précédente. Que presque la moitié de ce montant ait été atteint en seulement quelques mois de la nouvelle année hydrologique témoigne de la pression actuelle sur l’écosystème.

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Le conseiller insiste sur le fait que la collecte de biomasse est une mesure nécessaire pour réduire la charge organique et extraire les nutriments du système lagunaire, mais avertit qu’elle ne doit pas être considérée comme une solution définitive. À son avis, tant que l’on ne parvient pas à stopper l’entrée continue d’eau douce et de nutriments, il sera nécessaire de maintenir et même de renforcer ce type d’interventions directes au bord de l’eau.

Zones les plus touchées par l’accumulation de biomasse

La distribution de la biomasse dans le Mar Menor n’est pas uniforme. Les plus fortes concentrations se trouvent dans le bassin sud et autour de La Manga, où la dynamique des vents et des courants, associée aux tempêtes, favorise l’accumulation de matériaux en certains points du littoral.

Parmi les lieux les plus touchés figurent **Los Urrutias, El Carmolí, Los Nietos, Mar de Cristal**, ainsi que **Islas Menores** et le tronçon compris entre les kilomètres **1 et 6 de La Manga**. Ce sont des zones où, après chaque épisode de mauvais temps, d’importantes accumulations sont enregistrées, forçant une réorientation des brigades de nettoyage pour empêcher que la biomasse ne se dégrade sur la côte et ne libère davantage de nutriments dans l’eau.

Le gouvernement régional souligne que ces tâches de retrait visent à améliorer non seulement l’image et l’utilisation publique des plages, mais surtout à réduire la charge de matière organique pouvant alimenter de futurs épisodes d’eutrophisation. L’élimination physique de la biomasse du système aide à retirer une partie des nutriments qui ont atteint l’écosystème depuis le bassin versant.

Cependant, les autorités insistent sur le fait que les interventions sur le terrain doivent être accompagnées d’un suivi continu des paramètres environnementaux et d’une vigilance étroite face à d’éventuels changements brusques. L’objectif est d’anticiper les situations à risque, surtout durant les mois les plus chauds lorsque l’équilibre du système est plus délicat et que toute perturbation peut déclencher des problèmes d’oxygénation.

playas del Mar Menor con retirada de biomasaplayas del Mar Menor con retirada de biomasa

Revendications auprès de l’État et mesures en attente

Au-delà des travaux quotidiens au bord de l’eau, la communauté autonome réaffirme que la clé réside dans l’action à la source des entrées d’eau douce et de nutriments, ainsi que dans des mesures telles que les aides à la transition écologique agricole. Dans ce contexte, l’exécutif régional met à nouveau l’accent sur les compétences de l’État concernant la gestion des eaux superficielles et souterraines dans la région du Mar Menor.

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Le conseiller rappelle que le pompage du rambla du Albujón a été déclaré d’utilité publique et urgente en 2021, mais n’a pas encore été mis en œuvre de manière effective. Cette infrastructure est considérée comme stratégique pour réduire le débit d’eau chargée de nutriments qui atteint la lagune par ce cours, surtout durant des périodes comme la présente, avec l’aquifère du Campo de Cartagena à des niveaux élevés.

De plus, l’aquifère a été déclaré en mauvais état en 2020, ce qui implique l’obligation légale d’élaborer et d’appliquer un plan de récupération. Selon les représentants de l’administration régionale, ce plan n’est pas encore pleinement mis en œuvre, malgré le fait que la situation du Mar Menor soit fortement influencée par les infiltrations et les apports souterrains provenant des terres agricoles.

Alors que ces questions fondamentales demeurent sans solution, la communauté continue les travaux de suivi et de monitoring permanents de l’écosystème. Des techniciens spécialisés analysent en continu des paramètres tels que la salinité, l’oxygène, la transparence, la température et les niveaux de nutriments, afin de disposer d’informations actualisées permettant d’ajuster les mesures de gestion.

L’ensemble des actions sur le terrain, la surveillance environnementale et les revendications pour l’exécution des travaux et plans prévus constituent, pour l’instant, la stratégie régionale visant à stabiliser le Mar Menor. Dans un contexte de pluies abondantes et d’apports soutenus d’eau douce, la retraité de biomasse est devenue un élément central de la réponse institutionnelle pour contenir les effets les plus immédiats de la pression sur la lagune.

Mon avis :

La retirada de biomasa en el Mar Menor es un esfuerzo notable, avec plus de 3.500 tonnes extraites en seulement trois mois, répondant à l’augmentation de l’eau douce et des nutriments. Toutefois, cette action, bien que nécessaire, ne constitue pas une solution durable sans la régulation des flux d’eau, essentielle pour maintenir l’équilibre écologique.

Les questions fréquentes :

Quelle est la quantité de biomasse retirée du Mar Menor cette année ?

Depuis le début de cette année, environ 3.514 tonnes de biomasse ont déjà été extraites du littoral du Mar Menor, avec des prévisions indiquant que le volume total pourrait dépasser les 4.000 tonnes d’ici la fin du mois.

Comment se manifeste l’accumulation de biomasse dans le Mar Menor ?

La biomasse s’accumule principalement dans la cubeta sud et autour de La Manga, où les conditions de vent et de courant favorisent l’accumulation de matériel. Les zones les plus touchées incluent Los Urrutias, El Carmolí, et Mar de Cristal.

Quels efforts sont déployés pour gérer l’accumulation de biomasse ?

La communauté maintient un dispositif permanent de retrait de biomasse qui mobilise environ 70 personnes par jour. Les équipes se redistribuent selon l’évolution de la situation et l’impact des tempêtes.

Quelles solutions sont envisagées pour lutter contre l’entrée d’eau douce et de nutriments ?

Bien que la collecte de biomasse soit nécessaire, les autorités soulignent l’importance d’agir à la source des problèmes, notamment par des mesures de transition écologique et la mise en œuvre d’un plan de récupération de l’aquifère du Campo de Cartagena.

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