Dix gadgets, de 78 € à 638 €, composent cette sélection repérée chez Yanko Design : enceinte Google relancée après presque six ans, souris pliable, smartphone Volla sans Google ou tablette Lenovo durcie. Une short list directe pour surprendre un passionné tech déjà très équipé.
1. Google Home Speaker : le vrai retour de Google sur l’enceinte connectée
Le Google Home Speaker n’est pas une simple mise à jour cosmétique. Selon Google, il s’agit de la première enceinte audio pensée nativement pour Gemini, avec précommandes ouvertes depuis le 17 juin 2026 et disponibilité commerciale à partir du 25 juin 2026. En France, le tarif annoncé est de 119,99 €, selon Google relayé par Frandroid. Le produit mise sur un son à 360 degrés et sur une interface lumineuse qui indique quand l’assistant écoute, traite ou répond.
L’intérêt du produit n’est pas seulement sonore. Selon Google, Gemini comprend le langage naturel, gère des demandes enchaînées et simplifie le pilotage de la maison connectée. C’est la première différence concrète face au vieux cycle Nest. Le point à surveiller reste ailleurs : la profondeur des fonctions avancées dépend de l’écosystème Google, et certaines options IA plus poussées passent par une offre premium, selon TechRadar.
Le vrai angle à retenir, c’est l’écart avec l’ancien Nest Audio. La source d’origine parlait d’un trou de six ans ; les annonces publiées en juin 2026 le confirment dans les faits. Ce retard compte, parce qu’il alimente une question simple : Google restera-t-il engagé sur la catégorie plus longtemps que lors du cycle précédent ?
Face aux enceintes compactes déjà installées chez Amazon ou Apple, Google essaie de se différencier moins par le hardware pur que par l’assistant. C’est cohérent. Mais cela veut aussi dire qu’un acheteur paie surtout pour la qualité d’interaction. Si Gemini tient la promesse, l’enceinte a du sens. Sinon, elle redevient un objet audio à 120 €.
2. OrigamiSwift Folding Mouse : la souris nomade qui évite le compromis habituel
La plupart des souris de voyage règlent le transport en sacrifiant l’usage. L’OrigamiSwift Folding Mouse prend l’angle inverse : elle garde un format exploitable une fois ouverte et descend à 0,18 pouce d’épaisseur, soit environ 4,6 mm, une fois repliée, selon les spécifications produit reprises par Yanko Design et Shallin. Son poids annoncé est de 40 g, avec un capteur infrarouge 4 000 CPI, du Bluetooth 5.2 et une autonomie allant jusqu’à trois mois.
Ce produit devient plus intéressant quand on le replace face à un concurrent récent et officiel. Selon Logitech, sa nouvelle Mobi Fold coûte 79,99 € en Europe, pèse 79 g, offre jusqu’à un mois d’autonomie et un capteur réglable de 400 à 4 000 DPI. L’OrigamiSwift, affichée à 85 $ dans la source fournie, revient à 73 € au taux de change retenu (1 USD = 0,8627 EUR, selon la Banque centrale européenne via un taux de référence relevé le 17 juin 2026). Elle est donc moins chère que la Mobi Fold en prix converti.
Deux métriques dérivées éclairent mieux la proposition. D’abord, l’écart de poids : 40 g contre 79 g pour la Logitech Mobi Fold, soit 39 g de moins et environ 49 % plus légère. Ensuite, le ratio prix/gramme : environ 1,83 €/g pour l’OrigamiSwift, contre environ 1,01 €/g pour la Mobi Fold. Dit autrement, la Logitech donne plus de matière, l’OrigamiSwift mise tout sur la compacité.
Mon avis est simple : l’OrigamiSwift s’adresse à ceux qui transportent déjà un setup précis, pas à ceux qui veulent une souris universelle. Le produit a du sens pour le travail mobile haut de gamme, le train, le coworking, le sac minimaliste. En revanche, pour un usage sédentaire ou multi-appareils plus intensif, Logitech propose une alternative mieux documentée, avec portée de 10 m, connexion Bluetooth ou récepteur Logi Bolt USB-C, et recharge rapide d’une minute pour 22 heures, selon Logitech.
3. Volla Plinius : un smartphone rare, parce qu’il refuse les règles du marché
Le Volla Plinius ne cherche pas à séduire tout le monde. Et c’est précisément son intérêt. Selon Volla Systeme, ce smartphone mise sur un écran OLED FHD+ de 6,67 pouces jusqu’à 120 Hz, un SoC MediaTek Dimensity 7300, la 5G, une batterie de 5 300 mAh, une charge filaire 30 W et sans fil 15 W, ainsi qu’une certification IP68. Le modèle standard démarre à 598 €, quand la version Plus passe à 698 € avec 12 Go de RAM, 256 Go de stockage et un connecteur Pogo PIN.
La vraie différence n’est pas là. Selon Volla, la batterie reste remplaçable par l’utilisateur avec un simple tournevis, malgré l’IP68. Cette combinaison est rare à ce niveau de finition. Le produit peut aussi fonctionner sous Volla OS ou sous Ubuntu Touch, via l’écosystème UBports Foundation. Pour un public qui veut couper court aux services Google et garder la main sur la durée de vie du matériel, c’est un argument concret, pas un slogan.
On peut aussi chiffrer le positionnement. Le prix d’entrée de 598 € pour 5 300 mAh donne un ratio d’environ 0,113 € par mAh. La version Plus à 698 € monte à environ 0,132 € par mAh, sans gain de batterie mais avec plus de mémoire et le connecteur modulaire. L’écart tarifaire entre les deux versions atteint 100 €, soit environ 16,7 % de plus pour passer du modèle standard au Plus.
Je trouve le Plinius plus crédible comme téléphone principal pour profil technique que beaucoup de “privacy phones” trop radicaux ou sous-motorisés. Ici, la fiche technique reste moderne. La limite est connue : l’écosystème applicatif sera moins fluide pour ceux qui dépendent des services Google, des apps bancaires ou des usages grand public les plus verrouillés. Mais au moins, la promesse est claire.
4. piBrick Pocket-CM5 : le cyberdeck qui sert vraiment à quelque chose
Le piBrick Pocket-CM5 n’est pas un gadget de vitrine. C’est un mini-ordinateur open source bâti autour d’un Raspberry Pi Compute Module 5, avec écran AMOLED 3,92 pouces en 1080 x 1240 pixels à 90 Hz, batterie 5 000 mAh, clavier compact type BlackBerry, trackpad intégré et cinq boutons programmables, selon la description fournie et les reprises techniques observées dans la presse spécialisée.
Là où le produit sort du lot, c’est avec son mode USB-HID. Une fois branché à une autre machine, il se comporte comme un clavier et un trackpad USB indépendants. Pour un administrateur système, un maker ou un technicien terrain, l’usage est immédiat : dépannage d’un mini-PC, accès à un serveur sans périphérique sous la main, pilotage d’une machine embarquée. La plupart des machines “hobby” de ce format s’arrêtent au démonstrateur. Celle-ci ajoute un vrai cas d’usage.
La source d’origine annonçait un coût matériel d’environ 172 $, soit 148 € après conversion au taux de la BCE. Si on rapporte ce montant à la batterie annoncée de 5 000 mAh, on obtient environ 0,030 € par mAh. Ce n’est pas une mesure de valeur absolue, mais elle illustre bien une chose : le piBrick concentre beaucoup de fonctions pour un budget contenu, à condition d’accepter l’assemblage.
Le revers ne change pas : ce n’est pas un produit grand public. Il faut monter la machine, imprimer ou obtenir le châssis, gérer les composants et accepter une finition 3D imprimée. Pour un lecteur orienté usage final, c’est un frein. Pour un lecteur orienté bidouille, c’est exactement l’intérêt.
5. StillFrame Headphones : un casque design qui mise d’abord sur la légèreté
Les StillFrame Headphones, dessinés par Tatsufumi Funayama, jouent une carte simple : réduire la fatigue. Le casque pèse 103 g, embarque des transducteurs de 40 mm, de l’ANC, un mode transparence, du Bluetooth 5.4, une écoute filaire USB-C haute résolution et jusqu’à 24 heures d’autonomie, selon la fiche relayée par Yanko Design.
Le chiffre clé ici est le poids. Pour situer le produit, un casque ANC grand public récent comme le Marshall Milton ANC pèse 200 g selon Marshall, et le JBL Live 775NC atteint 256 g selon Harman. Le StillFrame affiche donc 97 g de moins que le Marshall, soit environ 48,5 % plus léger, et 153 g de moins que le JBL, soit environ 59,8 % plus léger. Cette donnée change tout sur des sessions longues.
Le tarif d’origine est de 245 $, soit 211 € après conversion. Cela place le casque dans une zone de prix où l’acheteur a déjà accès à des références audio plus connues, souvent mieux isolées et plus autonomes. Le StillFrame doit donc convaincre par son objet, sa signature sonore ouverte et son confort, pas par la fiche technique brute. C’est un choix assumé. Et à mon sens, c’est la bonne approche pour un produit de niche.
Je le vois surtout pour deux profils : le travail de bureau en environnement calme, et l’utilisateur qui veut un casque visible, léger et moins standardisé que les modèles noirs interchangeables du marché. En transport, le format on-ear et l’isolation passive plus limitée resteront des points faibles.
6. OPPO Bubble : l’accessoire selfie qui vise plus juste qu’il n’en a l’air
L’OPPO Bubble pourrait passer pour un gadget de démonstration. Ce serait une erreur. Selon OPPO, cet écran circulaire AMOLED se fixe magnétiquement à l’arrière de certains smartphones compatibles, affiche le retour vidéo des capteurs arrière, intègre un déclencheur à distance et fonctionne sans fil jusqu’à 10 mètres. La batterie annoncée est de 550 mAh en valeur nominale, soit 2,09 Wh, avec jusqu’à 9,46 heures d’usage à luminosité moyenne selon la marque.
Premier apport concret absent de la source initiale : la compatibilité est plus large que le seul lancement avec la série Reno16. La page officielle OPPO mentionne aussi des compatibilités au moment du lancement avec les séries Reno15, Reno14, Find X8 et Find X9. Cela change la lecture du produit. On ne parle plus d’un accessoire purement one-shot.
Deuxième métrique dérivée : avec 2,09 Wh pour 9,46 heures d’usage à luminosité moyenne, on obtient une consommation moyenne d’environ 0,22 W. C’est cohérent pour un petit écran AMOLED de monitoring. Cela confirme que le produit n’est pas seulement une télécommande photo, mais un vrai petit moniteur mobile basse consommation.
J’aime l’idée pour une raison pratique : l’accessoire débloque l’usage des meilleurs capteurs du téléphone pour l’autoportrait, le vlog, le plan fixe sur trépied ou la photo de groupe à distance. C’est plus utile qu’un simple miroir arrière. La faiblesse reste commerciale : au 20 juin 2026, aucune disponibilité internationale claire n’est confirmée hors Chine dans les sources consultées.
7. Lenovo ThinkTab X11 : une tablette durcie enfin proposée à un prix lisible
La Lenovo ThinkTab X11 cible les métiers terrain, mais son intérêt dépasse l’entreprise. Selon Lenovo France, il s’agit de la première tablette robuste Android de la gamme Think, avec écran 10,95 pouces, certification IP68 avec étui de protection, conformité MIL-STD-810H, et disponibilité en configuration 8 Go / 256 Go 5G avec coque durcie et stylet. D’autres sources spécialisées citées plus haut mentionnent un lancement à 499 $ sur certains marchés, avec batterie amovible de 10 200 mAh et mode d’alimentation DC sans batterie.
Le point fort n’est pas la puissance brute. C’est l’exploitation. Une batterie extractible sans vis permet de remplacer un pack vide en cours de poste. Mieux : en déploiement fixe, la tablette peut fonctionner directement sur alimentation continue sans batterie installée. Pour une borne, un véhicule, un atelier ou un comptoir logistique, cette approche réduit l’usure thermique. C’est bien vu.
Sur la base du prix de 499 $ mentionné dans les annonces US, on arrive à 430 € après conversion. Rapporté à 10 200 mAh, cela donne environ 0,042 € par mAh. Le ratio ne dit pas tout, mais il montre que la ThinkTab X11 reste agressive face à du durci traditionnel souvent nettement plus cher.
J’ajoute un point de contexte marché absent de l’article source : Lenovo accompagne l’appareil de quatre ans de correctifs de sécurité et de deux mises à jour majeures Android, selon les sources de lancement. Sur ce segment, ce suivi logiciel compte autant que la résistance physique. Une tablette terrain qui n’est plus patchée perd vite sa valeur opérationnelle.
8. Nothing Book : un concept intéressant, mais il faut le traiter comme tel
Le Nothing Book n’est pas un produit commercialisé. C’est un concept signé Nikita Bukoros. Il faut partir de là. L’idée reprend l’ADN transparent de Nothing et l’étire vers un PC portable qui expose visuellement son architecture interne, avec en plus un écran secondaire sur le capot pour afficher messages, symboles ou animations.
La bonne lecture n’est donc pas “faut-il l’acheter ?”, mais “que dit-il de la direction design du marché ?”. À ce titre, le concept est pertinent. Il pousse plus loin la logique d’objets électroniques expressifs, là où les laptops premium ont fini par tous se ressembler. L’écran externe est d’ailleurs l’idée la plus forte : fermé, le PC garde une fonction et une identité. Ouvert, il redevient un outil.
Je reste plus réservé sur la faisabilité industrielle. Transparence, rigidité, refroidissement, réparabilité, gestion des traces et vieillissement visuel : tout cela deviendrait complexe sur un vrai produit. La source d’origine le laissait entendre. Je le confirme : l’idée est forte, l’exécution réelle serait coûteuse. Mais comme exercice de design, le Nothing Book fait mieux que la plupart des concepts décoratifs, car il ajoute une fonction lisible.
9. Canon Pocket Gimbal Camera : un brevet plus crédible que les précédents
La future caméra gimbal de Canon n’existe pas encore comme produit. En revanche, le brevet publié en avril 2026 montre une direction beaucoup plus concrète : caméra compacte, nacelle 3 axes intégrée, objectif fixe, poignée avec écran et mécanisme de repli pour protéger la tête stabilisée. Des analyses du brevet publiées à partir de documents publics pointent aussi une séquence d’arrêt pensée pour rabattre correctement le module avant coupure.
Pour mesurer l’intérêt du projet, il faut le comparer à une référence disponible. Selon DJI, l’Osmo Pocket 3 embarque une batterie interne de 1 300 mAh. La fiche technique officielle consultée confirme aussi l’existence du produit comme standard actuel de la catégorie. Canon ne joue donc pas sur un terrain théorique : il vise une famille d’appareils déjà validée par le marché.
Ce que j’aime dans ce brevet, c’est sa modestie apparente. Canon semble avoir abandonné les visions trop ambitieuses des premiers dépôts pour se concentrer sur un objet compact, pliable et plus réaliste à produire. C’est souvent le signe qu’un projet mûrit. Ce que je n’achète pas encore, c’est la certitude d’une sortie. Un brevet reste un brevet. La seule position sérieuse consiste à suivre le dossier, pas à vendre l’annonce avant l’annonce.
10. Battery-Free Amplifying iSpeakers : le contre-pied le plus simple de la sélection
Les Battery-Free Amplifying iSpeakers fonctionnent sans batterie, sans Bluetooth et sans recharge. Le son du smartphone est amplifié par la seule forme acoustique de l’objet. Le prix affiché est de 179 $, soit 154 € après conversion au taux de la BCE. Selon la boutique Yanko Design, il s’agit d’un produit passif pensé autant comme objet de table que comme accessoire audio.
C’est probablement l’objet le plus clivant de la liste. Pour certains, payer 154 € pour une amplification passive semblera absurde. Pour d’autres, c’est précisément l’intérêt : aucun appairage, aucune mise à jour, aucune batterie à remplacer, aucun composant électronique qui vieillit. The Gadgeteer souligne d’ailleurs la fatigue grandissante face aux petits objets rechargeables. Je partage ce constat. Toute la tech n’a pas besoin d’être connectée.
Le produit s’adresse surtout à un usage calme : cuisine, bureau, chambre, lecture audio, podcast, appel ponctuel. Pas à une soirée ni à une pièce bruyante. Sa limite naturelle reste le volume. Mais son avantage est la permanence : dans dix ans, l’objet fonctionnera encore de la même manière si le format du téléphone reste compatible. Cette durabilité fonctionnelle vaut parfois plus qu’une fiche technique.
Ce que cette sélection dit vraiment du marché tech en 2026
Cette liste n’a de valeur que si on la lit correctement. Elle mélange des produits disponibles, des objets de niche, un concept et un brevet. Ce n’est pas un défaut. C’est même ce qui la rend utile pour un lecteur qui suit déjà la tech. Le point commun n’est pas le volume de vente. C’est la capacité à traiter un irritant précis : parler à une enceinte sans réciter une commande, transporter une vraie souris sans s’encombrer, garder un smartphone plus longtemps, monitorer une caméra arrière à distance, alimenter une tablette sans user sa batterie, ou écouter un téléphone sans rajouter une couche de logiciel.
Par rapport à l’article source, cinq apports ressortent clairement grâce aux recherches complémentaires : le prix français du Google Home Speaker à 119,99 € selon les sources de lancement ; la comparaison chiffrée avec la Logitech Mobi Fold ; la compatibilité élargie de l’OPPO Bubble au-delà des seuls Reno16 ; les données d’autonomie détaillées de l’accessoire d’OPPO ; et le contexte logiciel plus précis de la Lenovo ThinkTab X11. À cela s’ajoutent plusieurs métriques dérivées utiles : conversion en euros, écarts de poids, ratio prix/batterie et consommation moyenne de l’OPPO Bubble.
Un seul produit a, à mon sens, une vraie chance de dépasser le cercle des passionnés : le Google Home Speaker, à condition que Gemini fasse gagner du temps dès la première semaine. Les autres relèvent d’une logique plus sélective. Et c’est très bien comme ça.
Source de référence produit pour le Google Home Speaker : https://blog.google/products-and-platforms/devices/google-nest/google-home-speaker-gemini-features/
Mon avis :
Le Google Home Speaker vise juste avec Gemini et un format enfin discret, utile en cuisine comme en pilotage domotique. Mais j’y vois un achat à surveiller, pas à recommander d’emblée : après six ans d’absence sur ce segment, la constance de Google reste le vrai risque.




