L’American Kennel Club (AKC) a récemment élargi son registre avec l’ajout de trois nouvelles races : le Basset fauve de Bretagne, le Teddy Roosevelt terrier et le Tsvetnaya bolonka ruso. Ces reconnaissances renforcent leur visibilité et ouvrent la voie à leur participation dans les grands concours canins américains.

L’American Kennel Club et ses trois nouvelles races canines

Le American Kennel Club (AKC), l’un des enregistrements canins les plus influents au monde, vient d’élargir sa liste de races reconnues avec l’ajout officiel de trois chiens très différents, mais partageant une longue histoire en tant que compagnons de chasse ou de compagnie. Ces ajouts apporteront un soutien institutionnel et une plus grande visibilité à ces races.

Depuis cette semaine, le Basset fauve de Bretagne, le Teddy Roosevelt terrier et le Tsvetnaya bolonka russe sont désormais reconnus par l’AKC. Ce statut signifie que ces chiens peuvent désormais participer aux grands concours et expositions canines aux États-Unis, un chiffre qui devrait également stimuler leur popularité en Europe, y compris en Espagne.

Ce que signifie la reconnaissance par l’AKC

L’inclusion de ces trois races dans l’enregistrement de l’AKC ne se limite pas à un simple changement de liste. Cela signifie qu’elles bénéficient d’un reconnaissance complète au sein de la structure compétitive du club, avec accès aux championnats nationaux et aux principales expositions de beauté et de travail organisées aux États-Unis. Pour arriver à ce stade, les races doivent surmonter un processus long et exigeant, impliquant des années d’élevage contrôlé, de collecte de données et un consensus entre éleveurs et clubs spécialisés.

Avec ces ajouts, le nombre total de races reconnues par l’AKC atteint maintenant 205 variétés canines. Toutes les races élevées dans le monde n’obtiennent pas ce statut. Le club applique des critères stricts et n’inclut pas les hybrides en vogue, tels que les différentes variantes de « doodles », bien que ces derniers aient gagné en popularité.

Le club insiste sur le fait que son objectif n’est pas d’additionner des noms de manière aléatoire, mais de fournir un cadre régulé pour l’élevage, les standards de races et l’éducation sur chaque type de chien. Brandi Hunter Munden, la porte-parole du club, explique que l’objectif n’est pas d’« ajouter des chiens de manière indiscriminée », mais de s’assurer qu’il existe derrière chaque race une communauté organisée, engagée pour la santé et la préservation de ses caractéristiques.

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Pour les passionnés européens, notamment ceux qui participent à des expositions canines en Espagne, les décisions de l’AKC peuvent influencer les tendances d’adoption et d’élevage. Bien que la référence principale en Europe soit la FCI (Fédération Cinologique Internationale), le mouvement des races dans le registre américain génère souvent un intérêt commercial et une visibilité accrue.

Basset fauve de Bretagne : le sabre français qui conquiert des cœurs

Le Basset fauve de Bretagne se distingue par son histoire racée. Originaire de Bretagne, ce chien de chasse à la stature basse, au pelage rugueux et de couleur fauve est réputé pour sa résistance et son caractère sociable. Il mesure entre 32 et 40 centimètres de haut et pèse de 10,5 à 17,5 kilos, ce qui en fait un sabre petit et maniable.

Traditionnellement, cette race a été utilisée comme chien de suivi, capable de traquer des proies pendant des heures sur des terrains difficiles. Ce chien exige une bonne dose d’activité physique et mentale, n’étant pas fait pour les courts promenades. Il a besoin de stimulation, de jeux d’odorat et de défis qui exploitent son intelligence et son instinct de travail.

Les origines documentées du Basset fauve de Bretagne remontent au 16ème siècle, dans des milieux aristocratiques français qui appréciaient ces chiens comme compagnons de chasse. Au fil des ans, la race a gagné en popularité dans d’autres pays européens.

Aux États-Unis, la race a pris son essor grâce à Cindy Hartman, dresseuse de chiens de service en Caroline du Sud. Au début des années 2000, elle a importé des chiots de France, les utilisant non seulement comme chiens de chasse, mais aussi comme chiens d’alerte médicale pour les personnes diabétiques, exploitant leur sensibilité et leur capacité olfactive.

Hartman souligne que ce sont des chiens intelligents et actifs. Ils ne conviennent pas à ceux qui cherchent un animal pacifique à la maison. Cependant, ce sont de merveilleux compagnons lorsqu’on leur propose des activités. Après une bonne dose d’exercice, ils se montrent affectueux, ce qui en fait de bons chiens de famille dans un cadre adéquat.

Teddy Roosevelt terrier : le piège à rongeurs compact

Le Teddy Roosevelt terrier est un chien de petite taille, très énergique avec un instinct naturel de chasseur. C’est un terrier robuste aux pattes relativement courtes, mesurant entre 20 et 36 centimètres et pesant environ 3,5 à 11 kilos. Son apparence compacte et sa bonne musculature en font un chien agile et résistant.

Historiquement, ces chiens étaient employés dans les fermes américaines pour contrôler les populations de rongeurs, avec un fort instinct pour chasser rats et autres petits animaux. En plus de leur rôle original, ils s’adaptent à de nombreux sports canins et montrent un esprit vif qui apporte de la joie à leurs propriétaires.

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Autrefois considérée comme une variante à pattes courtes du rat terrier, la race a été reconnue comme distincte en 1999, portant le nom de Theodore Roosevelt, président des États-Unis et amateur de chiens d’ouvriers.

Le American Teddy Roosevelt Terrier Club met en avant que, malgré leur personnalité forte, ces chiens présentent un désir marqué de plaire à leur famille. Les éleveurs soulignent leur aptitude à participer à des épreuves d’obéissance, contrairement à d’autres terriers souvent plus indépendants.

Pour ceux qui envisagent d’adopter un Teddy Roosevelt terrier en Europe ou en Espagne, il est essentiel de savoir que ce chien nécessite activité quotidienne, stimulation et limites claires. Bien qu’il puisse s’adapter à la vie en appartement, son énergie et son instinct de chasser demandent un engagement familial.

Tsvetnaya bolonka russe : le petit compagnon d’appartement

Le Tsvetnaya bolonka russe, dont le nom signifie «petit chien russe coloré», est un chien de très petite taille, mesurant généralement moins de 26 centimètres pour un poids de trois à quatre kilos. Ce chien a été développé à Leningrad après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte soviétique où les petits espaces de vie étaient la norme.

Élevé pour être un chien de compagnie adapté à la vie en appartement, le Tsvetnaya bolonka est reconnu pour son pelage dense et ondulé, disponible en plusieurs couleurs. Avec le temps, cette race a gagné en popularité, tant en Russie qu’à l’étranger.

Le Tsvetnaya bolonka est décrit comme un chien doux, intelligent et un peu espiègle, qui aime se blottir avec ses propriétaires mais requiert aussi des interactions et des jeux. Ce ne sont pas des animaux qui se contentent simplement de dormir ; ils ont besoin d’activités ludiques, de stimulation mentale et d’une certaine routine.

Aux États-Unis, les passionnés s’efforcent depuis le début des années 2000 d’établir le Tsvetnaya bolonka comme une race reconnue. Des personnes comme Denise Dang ont travaillé à la création d’une base d’éleveurs, à la collecte de données relatives à la santé et au comportement, et à la conformité avec les exigences de l’AKC pour leur reconnaissance.

Un point essentiel dans l’entretien de cette race est la toilettage régulier. Leur pelage dense nécessite des brossages fréquents pour prévenir les nœuds, bien que certains propriétaires préfèrent les couper plus courts. Les experts recommandent des bains réguliers et des brossages pour éviter l’accumulation de saleté.

Un processus long pour l’inclusion dans l’AKC

L’accession du Basset fauve de Bretagne, du Teddy Roosevelt terrier et du Tsvetnaya bolonka russe n’est pas le fruit du hasard. Pour qu’une race soit intégrée à la liste officielle de l’AKC, il doit y avoir une population suffisante de spécimens documentés, avec un pédigrée clair, des données de santé et un standard de race bien défini.

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Ce processus repose sur le travail des clubs de races spécialisées, qui regroupent éleveurs et passionnés. Ces clubs assurent la tenue des registres, organisent des événements et veillent à la sélection responsable des animaux. Pendant des années, ils collaborent avec l’AKC pour fournir des informations et ajuster les standards.

Une fois que l’AKC accorde la reconnaissance, les races deviennent éligibles à tous les concours officiels. Cela permet aux éleveurs et propriétaires de présenter leurs chiens sur des scènes nationales, d’accroître leur visibilité dans les médias spécialisés et d’augmenter la demande parmi le grand public.

L’AKC souligne que cette reconnaissance doit s’accompagner d’un enseignement sur la propriété responsable. L’intérêt croissant peut entraîner une mode passagère, et il est essentiel de prévenir les abandons ou une reproduction irresponsable sans contrôle.

En Europe, où les systèmes d’enregistrement nationaux sont en place, les mouvements de l’AKC servent de référence, même si cela n’entraîne pas systématiquement des changements. Cependant, la reconnaissance aux États-Unis favorise souvent la projection internationale des races.

Critiques et débats autour de l’AKC

L’élargissement de la liste des races se déroule alors que le American Kennel Club fait face à des critiques d’organisations comme PETA, qui remettent en question le modèle d’élevage axé sur des standards esthétiques. Ces critiques se sont intensifiées face aux problèmes de santé rencontrés par certaines races aux caractéristiques physiques extrêmes.

L’AKC rejette ces accusations tout en défendant son engagement pour une élevage responsable, avec des contrôles de santé. Le débat sur la compatibilité entre la préservation des races et le bien-être animal est en cours dans plusieurs forums.

L’adjonction du Basset fauve de Bretagne, du Teddy Roosevelt terrier et du Tsvetnaya bolonka russe au registre de l’AKC est un jalon pour leurs communautés respectives d’éleveurs et passionnés._faces highlighted with **.

Mon avis :

L’incorporation récente de trois nouvelles races par l’American Kennel Club souligne un effort visant à diversifier les races reconnues, favorisant leur visibilité et création de standards. Cependant, cette démarche suscite débats sur les risques de santé associés à la sélection stricte, comme le souligne PETA, visant à garantir un équilibre entre préservation et bien-être animal.

Les questions fréquentes :

Quels sont les nouveaux chiens reconnus par l’American Kennel Club ?

L’American Kennel Club a récemment reconnu trois nouvelles races : le Basset fauve de Bretagne, le Teddy Roosevelt terrier et le Tsvetnaya bolonka russe. Ces chiens sont maintenant officiels et peuvent participer à des concours canins aux États-Unis.

Qu’est-ce que cela signifie pour les races nouvellement reconnues ?

Leur reconnaissance par l’AKC signifie qu’elles peuvent participer aux grands championnats nationaux et aux principales expositions. Cela leur offre également une plus grande visibilité et peut stimuler leur popularité dans d’autres marchés, en Europe et en Espagne notamment.

Que doit-on faire pour qu’une race soit reconnue par l’AKC ?

Pour être reconnue, une race doit démontrer qu’elle a une population suffisante avec des documents appropriés, des enregistrements de santé et un standard de race bien défini. Cela implique une collaboration étroite entre les clubs de race et l’AKC sur plusieurs années.

Quelle est l’importance de la reconnaissance par l’AKC pour les passionnés en Europe ?

La reconnaissance par l’AKC peut influencer les tendances d’adoption et de reproduction en Europe. Bien que la FCI soit l’autorité principale, les mouvements de l’AKC peuvent susciter un plus grand intérêt commercial et une meilleure couverture médiatique pour ces races.

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