Prévisions captivantes sur le stockage d’énergie en Espagne et en Europe : vers un avenir durable et optimisé

Dans un contexte où l’Espagne se dirige vers une décennie décisive pour sa transition énergétique, l’importance du stockage d’énergie est cruciale. Avec des objectifs ambitieux de 22,5 GW d’ici 2030, ce pays ambitionne de renforcer sa capacité renouvelable tout en stimulant les investissements dans des technologies innovantes.

Prévisions de stockage d’énergie en Espagne et en Europe

L’Espagne se trouve en plein milieu d’une décennie décisive pour sa transition énergétique. Le pays, déjà reconnu pour sa capacité renouvelable installée, doit rapidement déployer des technologies de stockage pour maximiser son potentiel : pompage hydraulique, batteries à grande échelle, solaire thermique avec sels fondus, solutions thermiques et même hydrogène et nouvelles chimies de batteries. C’est ici que les prévisions, les objectifs officiels et les opportunités d’investissement entrent en jeu.

Contexte mondial : domination des renouvelables et expansion du stockage

À l’échelle internationale, les projections s’accordent à dire que les énergies renouvelables seront la colonne vertébrale de la génération électrique dans les décennies à venir. Divers scénarios de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) prévoient que d’ici 2050, les sources renouvelables pourraient représenter environ 62 % du mix électrique mondial, principalement soutenues par le photovoltaïque et l’éolien.

Cette transformation profonde demande que les systèmes électriques disposent de beaucoup plus de flexibilité et de capacité de régulation. Les centrales thermiques classiques céderont du terrain, et cette fonction d’ajustement sera de plus en plus pris en charge par les batteries, le stockage par pompage, la thermique solaire, et d’autres technologies telles que l’hydrogène ou l’air comprimé.

Selon le World Energy Outlook, on s’attend à ce que les batteries connaissent une forte croissance en tant que fournisseur de flexibilité entre 2030 et 2050, avec un taux de croissance annuel moyen proche de 15 % au niveau mondial. Cela représente un bond considérable par rapport à la capacité installée actuelle et place le stockage au cœur de la planification énergétique.

En parallèle, des rapports comme ceux de BloombergNEF prévoient que la capacité mondiale de stockage augmentera fortement à court terme : rien qu’en 2025, des dizaines de gigawatts de nouvelle puissance et des centaines de gigawatts-heure de capacité devraient être ajoutés, la Chine et les États-Unis se positionnant comme leaders, suivis par des marchés européens comme Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne.

Ce contexte mondial alimente également une course industrielle pour les batteries, où l’Union Européenne souhaite gagner en autonomie stratégique face aux grandes puissances asiatiques, en renforçant toute la chaîne de valeur : du raffinage des matières premières jusqu’au recyclage et à la seconde vie des batteries.

Espagne : leadership en matière de renouvelables et besoin urgent de flexibilité

L’Espagne a récemment terminé une année avec une génération renouvelable proche de 150 000 GWh, soit plus de la moitié du mix électrique annuel. Ce chiffre renforce le statut de leader renouvelable du pays, particulièrement dans le photovoltaïque et l’éolien, mais il indique également que le réseau nécessitera une bien plus grande capacité pour absorber et gérer cette production.

Le Plan National Intégré de l’Énergie et du Climat (PNIEC) fixe l’objectif ambitieux de 22,5 GW de capacité de stockage installée d’ici 2030. Ce total inclut les technologies de pompage hydraulique, le solaire thermique avec stockage, les installations de batteries et d’autres solutions thermiques ou émergentes.

Actuellement, le système espagnol dispose d’environ 7 GW de stockage, principalement hydraulique, en plus des systèmes de sels fondus intégrés dans les centrales thermiques. Pour le pompage, la Red Eléctrica de España (REE) estime qu’environ 3,3 GW de capacité de turbinage réversible agissent comme une immense "batterie d’eau".

Les centrales solaires thermiques avec stockage totalisent environ 6 675 MWh de capacité de stockage thermique et 870 MW de puissance de génération associée. Bon nombre de ces installations peuvent fonctionner jusqu’à 7,5 heures sans rayonnement solaire direct, et l’une d’elles peut atteindre 15 heures, permettant ainsi un apport stable d’électricité renouvelable pendant la nuit.

En revanche, le stockage par batteries à grande échelle est encore à un stade précoce : seules environ 25 MW de batteries sont connectées au réseau, bien que le portefeuille de projets soit déjà largement supérieur, avec des gigawatts de puissance en voie de traitement ou avec des permis de connexion déjà accordés. Ce développement met en évidence l’intérêt des investisseurs et la demande de capacité supplémentaire.

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Objectifs officiels : le “nombre magique” de 22,5 GW

Le chiffre le plus souvent mentionné concernant les prévisions de stockage en Espagne est 22,5 GW. C’est la cible de puissance de stockage que le PNIEC prévoit d’atteindre d’ici 2030, afin de pouvoir gérer la forte pénétration des énergies renouvelables, de minimiser la dépendance aux centrales fossiles et de garantir l’approvisionnement même en cas de stress du système.

Au sein de cet objectif, différents blocs technologiques sont inclus. D’une part, le pompage hydraulique, qui représente déjà environ 3,3 GW, pour lequel une expansion significative est prévue. Quatre projets récemment soutenus par 100 millions d’euros de fonds publics pourraient ajouter environ 2 GW supplémentaires de capacité de turbinage.

Le solaire thermique avec stockage a également un rôle clé à jouer. L’Espagne compte déjà 18 centrales avec réservoirs de sels fondus, la plupart d’une puissance de 50 MW et d’un stockage de 7,5 heures. Le PNIEC envisage une contribution d’environ 3,6 GW de solaire thermique, renforçant cette technologie comme une "énergie renouvelable nocturne" compétitive par rapport aux combinaisons photovoltaïques plus batteries et face au pompage lui-même.

Le reste de l’objectif, jusqu’à 22,5 GW, devra provenir principalement des batteries à grande échelle et d’autres systèmes électrochimiques ou thermiques. En pratique, cela signifie déployer plusieurs gigawatts de systèmes BESS (Battery Energy Storage System), à la fois hybrides avec des renouvelables et en mode indépendant, avec des durées allant de plusieurs heures.

L’Institut pour la Diversification et l’Économie d’Énergie (IDAE) et le MITECO ont lancé des programmes de soutien de plusieurs centaines de millions d’euros pour accélérer cette mise en place. Aux 840 millions d’euros destinés à des projets de stockage lors d’un premier appel s’ajoutent de nouveaux appels, certains cofinancés avec des fonds FEDER 2021-2027, qui ajoutent 700 millions d’euros orientés vers des solutions tant autonomes qu’hybrides.

Dynamique du marché et vision des régulateurs

Les prévisions de stockage ne se basent pas uniquement sur les plans nationaux, mais également sur la modélisation du système électrique et les hypothèses utilisées. L’Agence Européenne pour la Coopération des Régulateurs de l’Énergie (ACER) a analysé l’Évaluation Nationale de l’Adequation des Ressources (NRAA) réalisée par REE et a identifié deux points conflictuels.

Premièrement, l’ACER considère que l’Espagne a été trop conservatrice dans l’estimation du déploiement de stockage pour 2030. L’étude nationale inclut uniquement les projets déjà sécurisés par un soutien public, laissant la prévision à environ 8,6 GW, bien en deçà des 16,6 GW projetés par l’Évaluation Européenne de l’Adequation (ERAA 2024) et du parcours implicite dans le PNIEC lui-même.

Deuxièmement, le régulateur européen remet en question l’application d’un profil de maintenance fixe pour les cycles combinés au gaz, en prenant comme référence l’année 2026 pour toutes les années analysées. Cette simplification ne correspond pas à l’évolution réelle du système, où les pics de risque se déplaceront vers l’hiver et où la structure de la demande sera différente.

Malgré ces objections, l’ACER conclut que l’impact de ces hypothèses sur le résultat final de l’adéquation est limité, en partie à cause de la moindre pénétration de batteries et des restrictions sur le parc de gaz, qui se compensent dans le modèle par un volume réduit de fermetures de cycles combinés durant l’évaluation économique. Néanmoins, elle encourage l’Espagne à ajuster ces hypothèses dans les futures études, notamment compte tenu du poids croissant du stockage et de la flexibilité dans le nouveau design du marché électrique européen.

Ces évaluations ne sont pas de simples exercices académiques : leurs conclusions influenceront directement le design des futurs marchés de capacité, qui constitueront l’un des piliers pour garantir des revenus stables aux installations de stockage et inciter les investisseurs à s’engager dans des projets à grande échelle.

Le grand décollage du marché des batteries et des systèmes BESS

Le rapport “EY Infrastructure Compass 2025” et diverses analyses sectorielles s’accordent à dire que le segment des batteries en Espagne a connu un saut notable : il est passé d’une valeur de marché proche de 417 millions d’euros en 2019 à des projections dépassant les 2 100 millions d’euros pour 2029. À l’échelle mondiale, les attentes sont d’un croissance annuelle proche de 15 % entre 2030 et 2050.

Dans le domaine résidentiel et commercial, les taux de croissance prévus sont encore plus marquants, avec des augmentations proches de 30 % par an jusqu’en 2030. Cela se traduit par des milliers d’installations d’autoconsommation avec batteries associées, permettant aux ménages et PME de réduire leur dépendance au réseau et de mieux gérer les pics de demande. Nombre de ces solutions sont explicitées dans des guides pratiques sur le stockage à domicile.

Un des grands catalyseurs de cette expansion est la forte baisse des coûts des batteries lithium-ion. Depuis 2010 jusqu’en 2024, le prix moyen a baissé d’environ 90 %, s’établissant autour de 105 euros par kWh, avec des prévisions de poursuite de cette tendance à la baisse, à mesure que l’industrie prend de l’ampleur et que de nouvelles chimies se consolident.

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Des entreprises comme Solaria tirent parti de cette tendance pour développer des projets BESS hybrides avec de grandes installations photovoltaïques. La société annonce environ 1 GWh de projets en exécution et plus de 5 GWh en développement en Espagne, en Italie, au Portugal et en Allemagne. Ces systèmes sont intégrés dans les parcs solaires ou près de leurs sous-stations, ce qui accélère le traitement environnemental et réduit les coûts de raccordement. L’essor du segment des batteries pour intégration avec des renouvelables renforce cette tendance.

De plus, des véhicules d’investissement spécifiques se mettent en place, comme des joint ventures exclusivement dédiées aux activités BESS autonomes, avec des portefeuilles de plusieurs gigawatts-heure et un capital engagé. Tout cela renforce le rôle de l’Espagne en tant que plateforme importante pour le stockage d’énergie en Europe, tant par la ressource renouvelable disponible que par l’attrait des investisseurs.

Design de marché, “pile de revenus” et viabilité économique

Il ne suffit pas que la technologie existe et soit compétitive, encore faut-il que les projets réussissent à obtenir du financement. Ici entre en jeu le concept de “pile de revenus” (revenue stack), c’est-à-dire la combinaison de différentes sources de rémunération permettant aux batteries et autres systèmes de stockage de récupérer l’investissement avec un retour sur investissement raisonnable.

Parmi les sources de revenus les plus courantes figurent l’arbitrage énergétique (charger quand les prix sont bas et décharger lorsqu’ils sont élevés), la fourniture de services d’équilibre et de régulation de fréquence, la participation aux marchés d’ajustement, et de plus en plus, les paiements associés aux marchés de capacité ou aux mécanismes de capacité.

Dans le nord de l’Europe, les écarts de prix entre les heures creuses et de pointe sont suffisamment larges pour que l’arbitrage énergétique puisse à lui seul soutenir une grande partie de l’investissement dans les BESS. En péninsule ibérique, ces écarts sont plus étroits, ce qui fait que les projets de stockage ne peuvent pas se maintenir uniquement par l’achat à bas prix puis la vente à un prix plus élevé de l’énergie.

Pour cette raison, il est crucial de déployer un marché de capacité solide et prévisible en Espagne, attendu pour 2025. Ce mécanisme devrait compléter les revenus obtenus sur le marché quotidien et des services, et offrir un signal clair à long terme pour que les banques et les fonds d’infrastructures soient incités à financer des actifs avec une durée de vie utile de 15 à 25 ans.

Les analystes soulignent également le rôle clé des contrats d’achat d’énergie (PPA) et des services de flexibilité comme instruments capables d’apporter une stabilité des revenus à des projets hybrides de génération plus stockage. Des outils de modélisation avancés, soutenus par l’apprentissage automatique, sont déjà utilisés pour estimer des scénarios de prix et de revenus sur plusieurs années, ce qui est essentiel pour prendre des décisions d’investissement éclairées.

Technologies de stockage : pompage, solaire thermique, batteries et innovation

Le paysage technologique du stockage d’énergie en Espagne et en Europe devient de plus en plus diversifié. Il ne s’agit pas d’une course où un seul gagnant émergera, mais bien de combiner des technologies complémentaires qui couvrent différentes échelles de temps : des secondes ou heures aux semaines, voire mois.

Le pompage hydraulique représente aujourd’hui la grande "colonne vertébrale" du stockage de masse en Espagne. Ces installations pompent de l’eau vers un réservoir supérieur lorsque l’énergie est excédentaire, puis la laissent couler à travers des turbines lorsque l’électricité est plus chère ou que le réseau en a besoin. Leur principal atout réside dans leur longue durée de vie, leur faible dégradation et leur capacité à apporter une stabilité saisonnière au système.

Les centrales solaires thermiques avec sels fondus ont démontré depuis plus d’une décennie leur capacité à fournir de l’électricité renouvelable nocturne de manière fiable. L’Espagne se distingue au niveau mondial dans cette technologie grâce à des centres de R&D tels que la Plateforme Solaire d’Almería et des entreprises nationales qui ont mené son développement et exportation.

Les batteries électrochimiques, avec les batteries lithium-ion en tête, sont devenues l’option favorite pour le stockage de courte et moyenne durée en raison de leur rapidité de réponse et de leur flexibilité pour s’intégrer dans des centrales de production, des installations industrielles, ou même à un niveau de quartier. Les batteries de flux de vanadium commencent également à apparaitre dans des projets pilotes, offrant des durées de plusieurs heures avec un bon profil de dégradation.

À long terme, des technologies telles que l’hydrogène vert, le stockage d’air comprimé ou les batteries sodium-ion promettent d’élargir encore plus le éventail de solutions. La Commission Européenne s’intéresse particulièrement au stockage à longue durée (plus de 10 heures) et à l’échelle saisonnière, essentielles pour couvrir des périodes prolongées de faible production renouvelable. Le stockage d’air comprimé est l’une des options explorées pour ces durées.

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Europe : autonomie stratégique en batteries et réformes de marché

Au niveau européen, l’Association pour le Stockage d’Énergie (EASE) estime qu’en 2023, plus de 10 GW de nouvelle capacité de stockage ont été installés, plus du double par rapport à l’année précédente. L’Allemagne est à la pointe du déploiement résidentiel avec des centaines de milliers de systèmes domestiques, dont beaucoup sont liés à des installations photovoltaïques, tandis que d’autres pays comme l’Espagne avancent à un rythme légèrement plus modéré.

Une priorité pour l’Union Européenne est de réduire la dépendance aux matières premières critiques telles que le lithium, le cobalt ou le nickel, dont la majorité provient actuellement de l’importation. On s’attend à ce que la demande de certains de ces matériaux soit multipliée par des dizaines d’ici 2040, ce qui rend urgent de diversifier les fournisseurs, d’améliorer le recyclage et d’apuyer sur des technologies alternatives.

Le programme Horizon Europe et d’autres initiatives de R&D canaliseront des fonds significatifs vers des projets visant à développer des batteries plus durables, des processus de raffinage moins intensifs et des solutions de recyclage avancées. Des voies de travail dans les batteries sodium-ion, à état solide et d’autres chimies émergentes, sont également soutenues, visant à réduire la pression sur les matières critiques.

Parallèlement, le plan RePowerEU fixe l’ambition d’atteindre environ 200 GW de capacité de stockage installée d’ici 2030, combinant tous types de technologies. Atteindre ce chiffre nécessite, en plus de la technologie, d’éliminer les barrières réglementaires et de créer des marchés spécifiques pour les services de stockage, un fait déjà observé dans des pays comme la France et l’Allemagne par le biais d’enchères dédiées aux batteries.

Impact sur les ménages, PME et l’industrie

Le déploiement de systèmes de stockage n’est pas seulement une question de réseaux et de grandes centrales électriques, elle a aussi un impact direct sur les ménages, les petites entreprises et l’industrie. L’autoconsommation photovoltaïque avec des batteries associées permet à de nombreux utilisateurs de stocker l’énergie excédentaire de la journée et de l’utiliser la nuit, réduisant ainsi leur exposition aux prix du marché. Ce modèle d’autonomie énergétique individuelle prend de l’ampleur.

Dans les communautés autonomes comme Andalousie ou Catalogne, les appels d’offres pour le stockage soutiennent des projets de grande envergure, qu’ils soient indépendants ou hybrides avec des renouvelables. Certaines initiatives dépassent les 200 MW de capacité de stockage et reçoivent des dizaines de millions d’euros en subventions, ce qui favorise la création d’emplois locaux et l’essor de l’industrie associée.

Pour les PME et les entreprises électro-intensives, intégrer le stockage peut représenter un saut compétitif majeur. La capacité de déplacer des consommations à des heures moins chères, de réduire les puissances souscrites et d’améliorer la qualité de l’approvisionnement rend ces solutions précieuses, notamment dans des marchés volatils.

En outre, la fabrication et le déploiement de batteries, de systèmes électroniques de puissance et de plates-formes numériques de gestion de l’énergie constituent un nouvel écosystème industriel lié au stockage. L’Espagne aspire à se positionner comme pôle de production et d’assemblage de batteries et de composants, soutenue par des programmes d’investissement public-privés et par sa solide base en énergies renouvelables.

La combinaison de renouvelables, de stockage et d’électrification de la demande (par exemple, via des pompes à chaleur ou des véhicules électriques) ouvre la voie à des foyers pratiquement exempts d’émissions, où une grande partie de l’énergie consommée provient de sources propres, générées et gérées de façon intelligente au niveau local.

Les prévisions dessinent un tableau dans lequel le stockage d’énergie ne se limite plus à un complément, mais devient un pilier véritable du système électrique : l’Espagne vise des objectifs ambitieux de 22,5 GW, l’Europe accélère son engagement en faveur de batteries durables et le marché commence à articuler les mécanismes – aides, marchés de capacité, nouveaux modèles économiques – qui rendront ces projets viables. Si cette combinaison de technologie, réglementation et investissement se consolide, le stockage va permettre d’optimiser au maximum le potentiel renouvelable, de stabiliser les prix et de construire un système énergétique bien plus robuste et décarboné.

Mon avis :

L’Espagne, avec une objectif ambitieux de 22,5 GW de stockage d’énergie d’ici 2030, se distingue par son leadership en énergies renouvelables. Cependant, l’expansion requiert d’importants investissements et une régulation adéquate pour éviter des contraintes sur le réseau. Le succès dépendra de la construction d’une infrastructure et d’un marché adaptés, tout en surmontant les défis de dépendance aux matériaux critiques.

Les questions fréquentes :

Quel est l’objectif principal concernant le stockage d’énergie en Espagne pour 2030 ?

L’objectif principal est d’atteindre une capacité de 22,5 GW de stockage installé d’ici 2030. Cela inclut diverses technologies telles que le pompage hydroélectrique, le stockage thermique avec sels fondues et les batteries à grande échelle.

Quel rôle joueront les batteries dans la transition énergétique en Espagne ?

Les batteries devraient jouer un rôle central en fournissant de la flexibilité au système électrique. On prévoit une croissance annuelle d’environ 15% de leur capacité mondiale entre 2030 et 2050, permettant de mieux gérer l’intégration des énergies renouvelables.

Comment l’Espagne compte-t-elle augmenter la capacité de stockage d’énergie ?

L’Espagne prévoit d’ajouter des dizaines de gigawatts de nouvelle puissance de stockage d’ici 2025, avec des investissements soutenus par des programmes de financement gouvernementaux. Ces efforts visent à renforcer l’autonomie et la sécurité énergétique face à la transition vers les énergies renouvelables.

Quels défis le marché du stockage d’énergie en Espagne doit-il surmonter ?

Le marché doit faire face à des défis liés à la financement des projets, à l’élaboration de mécanismes de capacité solide et à la nécessité d’un cadre réglementaire propice. L’adoption de technologies variées et la mise en place d’une « pile de revenus » peuvent aider à surmonter ces obstacles.

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