Ecuador renforce son réseau électrique avec l’ajout de 368 MW au système national

Équateur a récemment récupéré 368 MW de puissance électrique grâce à la réintégration des centrales hydroélectriques Agoyán et San Francisco. Cette initiative, coordonnée par le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie, vise à renforcer la fiabilité et la sécurité de l’approvisionnement électrique national.

Reincorporation de puissance au système électrique

Le système électrique équatorien a récupéré 368 mégawatts (MW) de puissance grâce à la réintégration progressive des unités de génération dans les centrales hydroélectriques Agoyán et San Francisco, situées dans la province de Tungurahua. Cette réintégration fait partie d’un processus de maintenance planifié qui a permis de renforcer la sécurité, la fiabilité et la durée de vie de ces installations jugées stratégiques pour l’approvisionnement national.

Les actions, coordonnées par le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie et réalisées par la Corporation Électrique de l’Équateur (CELEC EP), se sont déroulées durant le mois de janvier, avec une intensité particulière entre le 16 et le 28. Selon les autorités, le calendrier des travaux a été soigneusement choisi pour minimiser l’impact sur l’approvisionnement et éviter les coupures affectant la consommation domestique et les secteurs productifs du pays.

Maintenance dans des centrales en opération depuis des décennies

Dans le cadre de cette opération, les équipes techniques de CELEC EP ont réalisé des interventions préventives et correctives sur des composants clés des centrales Agoyán et San Francisco. Ces infrastructures, pour certaines, cumulent plus de 38 ans d’existence, nécessitant ainsi une révision approfondie pour maintenir leurs performances aux standards de sécurité et d’efficacité requis.

Les tâches ont principalement visé des éléments d’infrastructure stratégique, tant mécaniques qu’électriques et de génie civil, dans le but de prolonger la durée de vie des centrales et de réduire le risque de pannes imprévues. Des sources du secteur soulignent que ces maintenances, bien que souvent invisibles pour l’utilisateur final, sont essentielles pour garantir la qualité et la continuité du service à moyen et long terme.

L’opération a été soutenue par des équipes techniques spécialisées, qui ont travaillé selon un calendrier ajusté pour rétablir le plus rapidement possible la capacité de génération au Système National Interconnecté (SNI). Cet effort s’inscrit dans une planification plus large visant à renforcer le parc hydroélectrique du pays, soutenue par les autorités énergétiques.

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Le choix de la fenêtre temporelle, entre le 16 et le 26 janvier pour la majeure partie des manœuvres, et jusqu’au 28 pour la phase finale à San Francisco, découle de critères d’opération optimale du système. On a voulu sélectionner une période où la demande et les conditions hydrologiques permettaient de réaliser les arrêts techniques sans compromettre l’approvisionnement global.

Le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie a insisté sur le fait que ces travaux n’étaient pas improvisés, mais faisaient partie d’une planification technique précédemment définie par CELEC EP et validée en coordination avec les organismes responsables de l’exploitation du système électrique.

Centrales hydroélectriques en opération

Coordination avec l’opérateur du système électrique

Un des aspects fortement soulignés par les autorités est la coordination avec l’Opérateur National de l’Électricité (CENACE), chargé de la gestion en temps réel du Système National Interconnecté. Chaque étape de la maintenance a été analysée avec CENACE pour garantir que la sortie temporaire des unités de génération ne causa pas de déséquilibres dans le réseau.

Tout au long du processus, l’Opérateur National a supervisé l’opération et l’allocation de charge, ajustant les apports des autres centrales du système pour compenser l’arrêt des unités en maintenance. Cette coordination a permis de maintenir un approvisionnement stable pour les utilisateurs finals, malgré les interventions dans deux des principales hydroélectriques du pays.

Selon les informations diffusées par le Ministère, la programmation de la maintenance a été réalisée à une période considérée comme adéquate pour l’opération du système, tant en termes de demande interne que de disponibilité de génération. Cela a permis de réduire au minimum la probabilité que la population perçoive des altérations de la qualité du service.

Le Gouvernement a mis en avant que ces travaux s’inscrivent dans une stratégie structurée du secteur électrique, visant non seulement à résoudre des incidents ponctuels, mais aussi à anticiper des problèmes potentiels dus au vieillissement de l’infrastructure. La coordination institutionnelle se révèle ainsi comme un élément clé pour garantir que les décisions techniques répondent aux besoins du pays.

Le suivi intensif par CENACE durant les différentes phases de l’opération a également été utile pour vérifier le comportement du système au fur et à mesure que les unités de génération étaient réintégrées, assurant que la mise en service se fasse de manière progressive et sans perturbations majeures dans le réseau.

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Capacité récupérée à Agoyán et San Francisco

S’agissant de la capacité de génération, la centrale hydroélectrique Agoyán a remis en marche deux de ses unités, qui ensemble apportent 156 MW de puissance installée. Ces unités ont ainsi retrouvé leur contribution habituelle au SNI, après avoir complété les travaux de maintenance prévus dans le calendrier.

De son côté, à la centrale San Francisco, une unité a été mise en service initialement pendant que les travaux avançaient sur l’autre. Dans les communications officielles, une capacité totale installée de 212 MW est mentionnée pour cette centrale, dont une partie a été réintégrée immédiatement et le reste a été programmé pour le 28 janvier, afin de finaliser la disponibilité du complexe.

Une fois toutes les interventions terminées, la somme des capacités d’Agoyán et de San Francisco permet au complexe hydroélectrique de contribuer 368 MW au Système National Interconnecté. Ce chiffre est jugé significatif au sein de la matrice électrique équatorienne, fortement reposée sur la génération hydraulique.

Les autorités énergétiques ont indiqué que cette capacité récupérée renforce l’approvisionnement électrique sur l’ensemble du territoire, profitant tant aux foyers qu’aux activités industrielles et de services. Le retour de ces 368 MW contribue également à réduire la pression sur d’autres sources de génération, ce qui peut avoir des effets positifs en termes de coûts et de stabilité opérationnelle.

Du côté de CELEC EP, il est souligné que la réintégration de ces unités de génération non seulement augmente la puissance disponible, mais améliore également la fiabilité globale du système, en disposant d’installations révisées et mises à jour suite à un processus de maintenance intensif.

Impact sur la stabilité de l’approvisionnement électrique

Avec la remise en service des unités intervenues et la réintégration finale prévue à San Francisco, le complexe hydroélectrique atteint sa pleine disponibilité technique. Ce scénario se traduit par une plus grande capacité du système électrique à faire face à des variations de la demande et à d’éventuelles contingences dans d’autres centrales.

La récupération de ces 368 MW est perçue comme un soutien supplémentaire à la continuité du service électrique en Équateur, dans un contexte où la stabilité de l’approvisionnement est déterminante pour le développement économique et social. Disposer d’infrastructures critiques en bon état réduit le risque d’interruptions prolongées et de mesures d’urgence.

Les autorités indiquent que cet effort s’inscrit dans un plan intégré de renforcement énergétique, au-delà d’une simple action ponctuelle. L’objectif est que le réseau national interconnecté fonctionne avec des marges de sécurité adéquates, en s’appuyant sur la modernisation progressive des centrales existantes.

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Le fait que le SNI puisse de nouveau bénéficier de la contribution complète d’Agoyán et de San Francisco permet également d’optimiser l’utilisation des ressources hydriques, ajustant l’allocation d’énergie en fonction de la disponibilité de l’eau et de la demande à chaque instant. Cela facilite une opération plus flexible et efficace de l’ensemble du système.

Pour le citoyen, même si de nombreuses manœuvres se déroulent loin des projecteurs médiatiques, le résultat concret est que les utilisateurs bénéficient d’un s approvisionnement plus stable et prévisible, particulièrement apprécié dans un contexte d’électrification croissante de l’économie et des foyers.

Avec la finalisation des travaux à Agoyán et San Francisco et la réintégration complète de leurs unités, l’Équateur s’affirme sur la voie de renforcer son infrastructure hydroélectrique comme pilier de son système électrique. La somme de 368 MW de puissance révisée et de nouveau disponible agit comme un soutien important pour le réseau national, consolidant la stabilité du service et offrant une plus grande marge de manœuvre face à de futurs défis opérationnels.

Mon avis :

La réintégration de 368 MW au réseau électrique équatorien grâce à la maintenance des centrales hydroélectriques Agoyán et San Francisco illustre une initiative nécessaire pour renforcer la fiabilité du système. Néanmoins, les infrastructures vieillissantes posent des défis à long terme, soulignant l’importance d’investissements continus pour prévenir les ruptures de service.

Les questions fréquentes :

Quelle est la capacité récupérée du système électrique équatorien ?

Le système électrique équatorien a récupéré 368 mégawatts (MW) grâce à la réintégration progressive des unités de génération dans les centrales hydroélectriques Agoyán et San Francisco, situées dans la province de Tungurahua.

Pourquoi ces maintenances étaient-elles nécessaires ?

Ces maintenances étaient nécessaires en raison de l’ancienneté des infrastructures, certaines ayant plus de 38 ans de fonctionnement. Elles visaient à garantir la sécurité, la fiabilité et la durée de vie des installations, considérées comme stratégiques pour l’approvisionnement électrique national.

Comment les autorités ont-elles planifié ces interventions ?

Les interventions ont été planifiées soigneusement par le Ministère de l’Environnement et de l’Énergie, en coordination avec la Corporación Eléctrica del Ecuador (CELEC EP). Elles ont eu lieu principalement entre le 16 et le 28 janvier, afin de minimiser l’impact sur le service et d’éviter les coupures.

Quel est l’impact de ces travaux sur le réseau électrique ?

Ces travaux ont un impact positif sur la stabilité et la continuité du service électrique en Équateur, permettant de faire face aux variations de la demande et réduisant le risque d’interruptions prolongées. Le retour de cette capacité augmente également la fiabilité globale du système électrique.

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