Razas de perros propensas a problemas respiratorios: lo que revela la ciencia

Les chiens à face plate et museau court sont de plus en plus populaires, notamment en Espagne et en Europe. Cependant, un récent estudo de la Université de Cambridge révèle qu’ils présentent un risque accru de troubles respiratoires graves. Cette problématique soulève des inquiétudes croissantes parmi les vétérinaires.

Les races de chiens à haut risque de problèmes respiratoires : ce que dit la science

Les chiens à tête plate et nez court sont devenus très populaires dans les parcs et sur les réseaux sociaux en France et en Europe. Cependant, derrière cet aspect adorable se cache un problème de santé préoccupant : une forte probabilité de souffrir de troubles respiratoires graves.

Une étude approfondie menée par la Université de Cambridge et publiée dans la revue PLOS One a révélé l’ampleur de ce problème, en évaluant près de 900 chiens appartenant à quatorze races brachycéphales. L’étude démontre que douze de ces races présentent un certain degré de troubles respiratoires, souvent avec un impact négatif sur leur qualité de vie.

Qu’est-ce que le syndrome obstructif des voies aériennes brachycéphales et pourquoi est-il si préoccupant ?

Le syndrome obstructif des voies aériennes brachycéphales (BOAS, en anglais) est une maladie chronique touchant les chiens avec un crâne raccourci, un nez court et un visage plat. Pour ces races, diverses structures anatomiques entravent le passage de l’air vers les poumons, rendant une ventilation normale difficile, même lors d’activités quotidiennes.

La vétérinaire et chercheuse Francesca Tomlinson, principale auteure de l’étude de Cambridge, met en avant que la relation entre un squelette facial court et le rétrécissement des voies respiratoires supérieures est évidente, mais d’autres facteurs entrent également en jeu. Cela inclut des narines très étroites, un palais mou épaissi, une trachée de petit calibre, ainsi que des proportions particulières du cou et du corps.

Concrètement, ces chiens peuvent souffrir de respiration bruyante et difficile, d’incapacité à faire de l’exercice, d’intolérance à la chaleur, de troubles du sommeil, et même de collapsus. Les experts comparent cette difficulté à respirer à travers une paille, ce qui illustre l’effort demandé pour un acte aussi basique que l’inhalation.

Le syndrome est considéré comme héréditaire et est souvent associé à des pratiques d’élevage qui ont favorisé des têtes et des visages de plus en plus plats. Cela est souvent aggravé par le surpoids et d’autres caractéristiques physiques extrêmes.

Une étude sur près de 900 chiens de 14 races brachycéphales

Pour quantifier ce problème, l’équipe de l’Université de Cambridge a évalué environ 900 chiens de quatorze races brachycéphales. Ces animaux ont été examinés lors de journées de santé spécifiques au Hôpital vétérinaire Queen’s, suivant un protocole standardisé d’évaluation respiratoire.

Les chercheurs ont utilisé le Système de notation de la fonction respiratoire (RFGS), une méthode conçue pour classer le degré d’affection avant et après un test d’effort de trois minutes. Parmi les paramètres mesurés, il y avait la présence de bruits dans les voies respiratoires, la capacité d’exercer, et l’apparition de signes de fatigue ou de malaise.

Les chiens qui réussissaient le test sans douleurs ni sons anormaux étaient classés comme « non affectés », tandis que les ronflements, sifflements, ou autres bruits respiratoires étaient considérés comme des critères de diagnostic pour le syndrome. Les cas ont ensuite été classés sur une échelle de 0 à 3, allant de symptômes légers à des difficultés significatives à respirer et à exercer.

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En plus de ces évaluations fonctionnelles, l’équipe a mesuré les dimensions du crâne, la longueur et la largeur du nez, l’épaisseur du cou, et les proportions corporelles. L’objectif était d’identifier les traits anatomiques qui augmentent la probabilité de développer le BOAS et de comprendre comment le risque varie entre les races et au sein d’une même race.

Les résultats étaient frappants : 12 des 14 races étudiées ont montré des anomalies respiratoires détectables, confirmant que le problème ne se limite pas à quelques types de chiens, mais concerne un groupe plus large d’animaux brachycéphales.

Races les plus à risque de problèmes respiratoires graves

Les données de l’étude mettent en avant deux races comme étant les plus à risque de développer le BOAS. Le pequinês arrive en tête avec environ 89 % des chiens affectés, suivi de près par le chin japonais, où environ 82 % des chiens évalués présenteraient des signes de la maladie à divers degrés.

Ces chiffres sont comparables à ceux observés chez des races brachycéphales populaires en Europe telles que le carlin, le bulldog français, ou le bulldog anglais, traditionnellement associés à des problèmes respiratoires. Dans tous ces cas, la visage très plat, le collapsus des narines et une constitution robuste compliquent davantage le flux d’air.

Au niveau de risque modéré, on trouve des races telles que le King Charles Spaniel, le Shih Tzu, le griffon de Bruxelles, le Boston Terrier et le Dogo de Burdeos. Dans ces animaux, entre la moitié et les trois quarts des exemplaires évalués ont montré des symptômes compatibles avec le BOAS, souvent sous forme de respiration bruyante et de difficultés après des efforts relativement légers.

Un peu plus loin, avec un risque léger à moyen, se trouvent le Staffordshire Bull Terrier, le Cavalier King Charles Spaniel, le Chihuahua, le Boxer, et l’Affenpinscher. Dans ces groupes, environ la moitié des animaux présentent des anomalies respiratoires, bien que seule une minorité développe des cas cliniques graves qui compromettent leur bien-être quotidien.

En revanche, les échantillons analysés de Pomerania et de Bichon maltais n’ont pas montré de problèmes respiratoires cliniquement significatifs. Cela met en avant que toutes les races de petite taille ou tous les chiens avec certains traits physiques ne partagent pas le même niveau de susceptibilité, soulignant une variabilité notable entre les races.

La forme du crâne, du cou et de la queue : comment l’anatomie influence le risque

L’étude confirme que les chiens avec des têtes plus courtes et plus larges par rapport à leur longueur ont tendance à avoir un risque accru de syndrome brachycéphalique. Ce rapport, connu sous le nom de relation cranio-faciale, est devenu un des indicateurs morphologiques clés pour estimer la probabilité de développer le BOAS.

Cependant, les auteurs soulignent que la relation n’est pas aussi simple que « nez court équivaut à maladie ». Au sein d’une même race à visage très plat, comme le King Charles Spaniel, des différences notables ont été observées : environ 40 % des exemples examinés ne présentaient pas de symptômes, malgré une morphologie faciale extrêmement réduite.

Au-delà de la forme du crâne, l’étude a identifié d’autres traits anatomiques étroitement liés au risque respiratoire. Dans des races comme le Shih Tzu et le Staffordshire Bull Terrier, une association a été détectée entre des queues très courtes et une plus grande probabilité de souffrir de BOAS. De même, dans le Boston Terrier et d’autres races, un cou proportionnellement plus épais augmentait le risque, un modèle similaire à celui observé précédemment chez les bulldogs.

Les narines étroites ou collapsées (sténose nasale) se sont également révélées être des facteurs déterminants. Chez les races à plus haut risque, comme le pequinês et le chin japonais, peu de chiens avaient des narines complètement ouvertes. Cela indique que ce trait est devenu prédominant dans certaines populations canines de ces races.

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En somme, tous ces facteurs morphologiques créent un « goulot d’étranglement » dans les voies respiratoires supérieures, obligeant l’animal à redoubler d’efforts pour inspirer et expirer.

Le rôle du surpoids et de la distribution de la graisse corporelle

Un aspect alarmant pour les spécialistes est l’impact du surpoids et de l’obésité sur la santé respiratoire de ces chiens. L’étude de Cambridge montre qu’un indice de graisse corporelle plus élevé est associé à un risque plus grand de développer le BOAS, surtout dans des races comme le Cavalier King Charles Spaniel, le Shih Tzu, et l’Affenpinscher.

Tomlinson compare ce risque à l’apnée obstructive du sommeil chez les humains, où l’obésité est un facteur de risque connu pour le blocage des voies respiratoires. Chez les chiens, l’accumulation de graisse autour du cou et de la gorge aggrave le rétrécissement des voies supérieures, tandis que la graisse abdominale limite l’expansion pulmonaire lors de la respiration.

Un excès de poids, précisent les auteurs, augmente la demande en oxygène et oblige le système respiratoire à travailler plus intensément. Cet effet est particulièrement néfaste chez les chiens qui présentent déjà une anatomie désavantageuse, car les charges mécaniques et métaboliques supplémentaires peuvent aggraver considérablement les symptômes.

D’où l’importance de la perte de poids et du maintien d’une condition corporelle adéquate pour la gestion du syndrome brachycéphalique. Pour des races très populaires en Europe, comme le carlin ou le bulldog français, les vétérinaires insistent de plus en plus sur la nécessité de contrôler la diète et d’éviter les excès alimentaires qui favorisent l’obésité.

Comment le problème se manifeste-t-il au quotidien chez le chien ?

Au-delà des données scientifiques, le syndrome obstructif des voies aériennes brachycéphales se traduit par des signes cliniques visibles pour les propriétaires. Beaucoup de ces chiens ronflent intensément même éveillés, ont une respiration bruyante dès qu’ils s’agitent et se fatiguent rapidement lors de promenades relativement courtes, ce qui est souvent confondu avec une manque de résistance ou avec le fait d’être très calme.

La maladie complique également la capacité du chien à réguler sa température corporelle, rendant la chaleur et l’humidité dangereuses. Il n’est pas rare de voir ces animaux haleter de manière exagérée en été, s’effondrer après des efforts minimes ou montrer des signes de stress respiratoire en montant des escaliers.

Le repos peut également être perturbé. Certains chiens présentent des apnées durant le sommeil, se réveillant brusquement ou changeant constamment de position pour trouver une manière plus confortable de respirer. Dans les cas graves, ces chiens peuvent même avoir des collapsus ou des pertes de connaissance après un effort un peu trop intense ou dans des environnements chauds.

Les experts précisent que le BOAS ne se manifeste pas de la même manière chez tous les animaux. Il s’agit d’un trouble qui varie en intensité : allant de chiens avec des symptômes légers pouvant mener une vie relativement normale, à ceux pour qui la difficulté à respirer compromet sévèrement leur bien-être quotidien.

Stratégies de prévention et de gestion : Quelles actions pour les propriétaires et les éleveurs ?

Face à ce constat, les vétérinaires s’accordent à dire qu’il est possible d’améliorer la qualité de vie de nombreux chiens brachycéphales si des actions précoces et coordonnées sont mises en place. La première recommandation est d’effectuer un examen clinique approfondi chez les chiots et les jeunes adultes des races à risque, surtout s’ils montrent une respiration bruyante ou une intolérance à l’exercice.

Dans certains cas, la chirurgie peut permettre d’alléger les obstructions physiques les plus notables, comme en élargissant les narines ou en réduisant le palais mou lorsqu’il est trop long ou épais. Cependant, les spécialistes insistent sur le fait que cela ne constitue pas une solution miracle, mais doit être associé à un contrôle strict du poids et à des mesures de gestion quotidienne adaptées au chien.

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Parmi ces mesures, il est conseillé d’éviter les efforts intenses par temps chaud, de fournir de l’eau fraîche en permanence, d’offrir des promenades plus fréquentes mais moins éprouvantes, et de surveiller tout signe de difficulté respiratoire. Il est également recommandé d’informer le vétérinaire avant de soumettre ces chiens à des anesthésies générales, car leur anatomie augmente le risque lors de certaines procédures.

Pour les éleveurs et les participants à des expositions canines, l’étude de Cambridge fournit un outil précieux. Identifier les traits physiques associés à un risque accru de BOAS peut aider à ne pas récompenser dans les concours les chiens présentant des caractéristiques extrêmes et à orienter la sélection vers des animaux offrant une meilleure fonction respiratoire, même si cela implique de s’éloigner légèrement du standard de race le plus attrayant.

Un débat éthique sur l’élevage des races à tête plate

Les résultats de cette étude et d’autres recherches récentes ont ravivé le débat éthique portant sur la reproduction de races brachycéphales très extrêmes, en particulier dans des pays européens où leur popularité a explosé au cours de la dernière décennie. Différents spécialistes ont averti que la quête d’une apparence « mignonne » ou « infantilisée » a eu pour effet secondaire de fixer des caractéristiques nuisant à la santé respiratoire des animaux.

Des experts en bien-être animal ont même comparé l’élevage guidé uniquement par des critères esthétiques à « concevoir une voiture sans radiateur », signifiant que la forme prime sur la fonctionnalité essentielle. Selon eux, l’attrait visuel d’un nez excessivement plat ne compense pas la souffrance engendrée par une insuffisance respiratoire chronique.

Dans plusieurs pays européens, y compris certaines régions avec une législation avancée en matière de bien-être animal, on commence à discuter de la possibilité de limiter la reproduction d’animaux présentant des traits exagérés ou d’exiger des évaluations respiratoires objectives avant d’autoriser l’élevage. L’idée est d’utiliser la preuve scientifique pour reformuler les standards de race et empêcher la perpétuation de caractéristiques manifestement nuisibles.

Les auteurs de l’étude de Cambridge soulignent que des améliorations durables dans la santé de ces chiens dépendent de la combinaison des connaissances scientifiques disponibles avec un engagement réel des éleveurs, juges d’expositions et propriétaires. Choisir des animaux avec moins de traits extrêmes, surveiller le poids, et consulter le vétérinaire au moindre signe de difficulté respiratoire sont des étapes clés pour changer cette tendance.

Dans l’ensemble, la recherche laisse un message clair : de nombreuses races de chiens populaires avec un nez court font partie d’un groupe à haut risque de problèmes respiratoires, mais ce destin n’est pas inéluctable. Prendre des décisions d’élevage plus responsables, ajuster les attentes esthétiques et surveiller des facteurs comme le surpoids peuvent faire la différence entre un animal condamné à souffrir et un compagnon qui respire plus facilement malgré son apparence.

Mon avis :

Les races de chiens brachycéphales, bien que populaires pour leur apparence, présentent des risques significatifs de problèmes respiratoires graves, comme le syndrome brachycéphalique obstructif. Selon une étude de l’Université de Cambridge, environ 12 des 14 races étudiées montrent des anomalies respiratoires, soulignant un besoin urgent de pratiques d’élevage éthiques pour préserver leur bien-être.

Les questions fréquentes :

Qu’est-ce que le syndrome brachycéphalique obstructif ?

Le syndrome brachycéphalique obstructif (BOAS) est une maladie chronique affectant principalement les chiens avec un crâne court et un museau écrasé. Ce syndrome entraîne un rétrécissement des voies aériennes, rendant la respiration difficile, même lors d’activités quotidiennes.

Quelles races sont les plus à risque de souffrir de problèmes respiratoires ?

Les études indiquent que certaines races comme le pequinés et le chin japonais présentent un risque élevé, avec environ 89 % et 82 % respectivement des individus affectés par des troubles respiratoires. D’autres races comme le carlin et le bulldog français sont également préoccupantes.

Comment se manifeste le syndrome brachycéphalique chez les chiens ?

Les chiens atteints de BOAS peuvent présenter des symptômes visibles tels que des ronflements, une respiration bruyante, des difficultés à se déplacer, et une intolérance à la chaleur. Ces symptômes peuvent être confondus avec un manque d’énergie, mais ils reflètent en réalité des problèmes respiratoires sous-jacents.

Quelles sont les stratégies de prévention pour les propriétaires de chiens brachycéphales ?

Il est essentiel de faire une évaluation clinique régulière et de surveiller le poids des chiens brachycéphales. Éviter les exercices intenses, surtout par temps chaud, et consulter un vétérinaire sur les besoins alimentaires et les signes de détresse respiratoire peuvent améliorer la qualité de vie de ces animaux.

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