Enquête sur la supposée manipulation des énergies renouvelables en Aragón impliquant Forestalia et des entreprises écran

Une enquête en cours sur une présumée machination pour favoriser l’expansion des énergies renouvelables en Aragón met en lumière Forestalia, d’anciens responsables publics et un réseau complexe d’entreprises. Les soupçons portent sur des décisions administratives irrégulières ayant permis une implantation rapide de projets énergétiques dans la région.

Investigación sobre renovables en Aragón

La recherche sur une présumée machination pour faciliter l’expansion des énergies renouvelables en Aragon a mis en lumière le groupe Forestalia, d’anciens hauts responsables publics ainsi qu’un complexe entrelacement d’entreprises. Cette affaire, instruite dans un tribunal à Teruel, vise à déterminer si l’implantation rapide de parcs éoliens et photovoltaïques dans la communauté a été favorisée par des décisions administratives irrégulières.

Selon des rapports de la Guardia Civil, en particulier ceux de l’Unité Centrale Opérationnelle de l’Environnement (UCOMA), au cours des dernières années, un système parallèle de traitement et de présumées compensations économiques aurait été mis en place pour favoriser les projets du groupe Forestalia, tant dans l’administration autonome d’Aragon que dans le Ministère pour la Transition Écologique.

Le rôle de l’INAGA et de son ancien directeur dans le traitement des projets

Les rapports remis au tribunal désignent directement Jésus Lobera, l’ancien directeur de l’Institut Aragonais de Gestion Environnementale (INAGA), comme figure centrale de cette machination. Cet organisme est chargé d’évaluer l’impact environnemental des projets d’énergies renouvelables en Aragon, dont les décisions sont déterminantes pour autoriser ou bloquer de nouvelles installations.

Selon des témoins cités dans le rapport, l’action de Lobera se serait caractérisée par une « absence de rigueur et d’analyse individualisée » dans les dossiers, ce qui aurait permis à de nombreux parcs éoliens et photovoltaïques de recevoir des avis favorables dans des délais très courts. La Guardia Civil décrit l’ancien directeur comme le personnage clé des pressions présumées et des changements de procédures internes au sein de l’INAGA.

Les enquêteurs soutiennent qu’au cours de l’essor des renouvelables en Aragon, une réorganisation interne des compétences qualifiée d’« anormale » a eu lieu, concentrant dans une seule personne la supervision de la quasi-totalité des projets d’énergie renouvelable. Cette centralisation aurait permis de prendre des décisions avec moins de contrôles techniques et, dans certains cas, les critères d’évaluation habituels auraient été altérés.

Un des témoignages recueillis par la Guardia Civil rapporte une phrase de Lobera à propos d’un dossier controversé : « Laisse ça ici, ne fais rien de plus, je m’en occupe ». Cette manière de procéder est directement liée, selon le rapport, au traitement des projets soutenus par le groupe Forestalia, qui aurait bénéficié d’une voie particulièrement rapide.

L’enquête met également un accent particulier sur la gestion de certains grands projets, comme le cluster éolien du Maestrazgo, où les agents estiment qu’il y a eu des manœuvres administratives visant à contourner des contrôles plus stricts, tant au niveau autonome qu’étatique.

Le cluster du Maestrazgo et la possible fragmentation des parcs

Un chapitre clé de l’affaire concerne le Cluster du Maestrazgo, un mégaprojet éolien promu par Forestalia qui prévoit l’installation de 125 éoliennes dans les comarques turolenses du Maestrazgo et de Gúdar-Javalambre. L’impact environnemental et la manière dont ses dossiers ont été traités suscitent une préoccupation particulière au sein de l’UCOMA.

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Le rapport remis au juge indique que 22 parcs éoliens de 50 MW ont été traités comme des projets indépendants, bien qu’ils fassent partie d’une opération de grande envergure. Pour les enquêteurs, cette stratégie de fragmentation aurait été une « tactique conçue » pour éviter que l’ensemble du projet soit évalué directement par le Ministère pour la Transition Écologique, qui exige des contrôles plus rigoureux pour les grandes installations.

Le rapport environnemental élaboré par la Guardia Civil avertit que le cluster pourrait provoquer des dommages irréversibles sur l’environnement naturel s’il était exécuté tel que prévu. Par conséquent, l’UCOMA recommande au tribunal d’évaluer la nécessité de suspendre temporairement son développement pendant que les éventuelles irrégularités dans le traitement soient clarifiées.

Face à ces conclusions, le juge d’instruction numéro 1 de Teruel, Juan José Cortés Hidalgo, a convoqué une audience spécifique sur les mesures cautionales pour décider si l’exécution du projet doit être arrêtée. À la session, ont été convoqués le ministère public, les parties concernées et les entreprises qui pourraient être affectées par la décision judiciaire.

De plus, le magistrat a consulté le ministère public sur la possible inhibition de l’affaire en faveur d’un autre organe judiciaire, une option sur laquelle la procureur a émis un rapport favorable, ce qui pourrait modifier le parcours de la procédure dans les mois à venir.

Le focus sur le MITECO et sur l’ex-haut responsable Eugenio Domínguez

La présumée machination ne se limiterait pas au domaine autonome. Le rapport de la Guardia Civil cible également le Ministère pour la Transition Écologique et le Défi Démographique (MITECO), où Eugenio Jesús Domínguez, ancien sous-directeur général de l’Évaluation Environnementale puis conseiller du département, aurait joué un rôle crucial.

L’UCOMA soutient que Domínguez aurait agi comme « facilitateur » des projets de Forestalia depuis sa position au ministère, mettant en place un système de traitement parallèle qui concentrait la gestion des dossiers clés entre ses mains. Plusieurs témoignages soulignent qu’il prenait directement des décisions qui, dans des circonstances normales, auraient dû relever de différentes unités techniques.

Une fois à la retraite en tant que haut responsable, Domínguez a continué comme conseiller du ministère, ce qui, selon les enquêteurs, lui a permis de maintenir une influence sur l’évolution de certains projets énergétiques. Cette continuité professionnelle, associée à ses relations avec la société aragonaise, est un des éléments que la Guardia Civil considère les plus sensibles.

Les agents estiment que l’ancien responsable de l’Évaluation Environnementale a pu recevoir plus de cinq millions d’euros liés à sa relation avec Forestalia et avec des entreprises associées à ce groupe. L’argent, selon les rapports, n’aurait pas été perçu directement, mais par le biais d’un réseau d’entreprises servant de couverture.

L’enquête suggère que cette structure commerciale ad hoc avait pour fonction principale de canaliser des paiements illicites liés à des autorisations ou des rapports environnementaux favorables pour des parcs éoliens et photovoltaïques dans différentes régions d’Espagne, avec une incidence particulière en Aragon.

Entreprises écran et entrelacement sociétaire sous enquête

Pour démêler le flux d’argent et la possible existence de pots-de-vin, la Guardia Civil a suivi l’activité de plusieurs sociétés liées à Eugenio Domínguez et à son entourage familial. Une des pièces clés est Dherco S.L., un bureau de conseil où figurent comme associés l’épouse de Domínguez, Montserrat Heredero, et leurs quatre enfants.

L’UCOMA souligne que Dherco présente une activité commerciale pratiquement nulle et un objet social centré sur le design et la décoration de logements et de locaux commerciaux, un domaine qui n’a que peu à voir avec les études d’impact environnemental ou avec le conseil énergétique. Cette divergence mène les enquêteurs à considérer « techniquement et logiquement insoutenable » que l’entreprise se présente simultanément comme spécialiste dans des domaines si différents.

Le rapport avance que la véritable finalité de la société serait de servir de couverture pour canaliser les paiements liés au poste public de Domínguez, masquant ainsi l’origine et la destination des fonds. Cette hypothèse est renforcée par le lien entre Dherco et d’autres entreprises directement ou indirectement liées à Forestalia.

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Une autre entreprise signifiée est Caliope Innova, qui, selon la Guardia Civil, aurait été créée pour agir comme intermédiaire entre les relations sociétaires de Domínguez et le groupe Forestalia. Un des détenus dans l’opération, Roberto Pérez Águeda, figure parmi les participants à l’opération et est lié à cette société ainsi qu’à d’autres de son milieu.

Caliope a vu le jour, en principe, avec un objet social lié à la gestion de centres de psychologie, la sélection de personnel et les services de nettoyage, mais a progressivement modifié son activité pour se concentrer sur l’« intermédiation d’actifs énergétiques ». Ce virage commercial renforce les soupçons selon lesquels elle a été utilisée pour donner une couverture formelle à des opérations liées au secteur renouvelable.

Flux d’argent, Babieca et possibles augmentations patrimoniales

L’UCOMA a reconstruit une chaîne de compraventes de valeurs, de prêts et de changements de participations dans plusieurs entreprises interconnectées, où apparaissent Dherco, Caliope et différentes filiales. Parmi les sociétés citées se trouve Babieca Investment Renewable, jugée pièce essentielle pour comprendre le circuit présumé de fonds.

Selon le rapport, par le biais de filiales de Caliope, la famille Domínguez Heredero a acquis des participations dans Babieca. Par la suite, une autre entreprise nommée Cemsal a accordé un prêt de 5,2 millions d’euros à Babieca, une opération que les agents interprètent comme un possible mécanisme pour injecter des ressources dans l’entrelacement commercial.

La Guardia Civil met en avant que Caliope Energy Green et Caliope Smart Energy, des sociétés participées par la famille Domínguez Heredero, détiennent des participations dans Babieca Investment Renewable. Ainsi, toute augmentation patrimoniale de Babieca aurait également des répercussions sur les sociétés liées à la famille, renforçant la thèse selon laquelle le schéma aurait été conçu pour capitaliser des bénéfices issus des projets de Forestalia.

Le rapport détaille que, peu avant le prêt de Cemsal, Babieca avait acquis des participations dans 15 sociétés promotrices de parcs éoliens qui, selon l’enquête, étaient contrôlées par Eugenio Domínguez. Cela amène l’UCOMA à conclure que l’ancien haut responsable rédigeait des Déclarations d’Impact Environnemental (DIAs) pour des projets dont les promoteurs étaient, au moins en partie, détenus par des entreprises dont il était propriétaire.

Pour les enquêteurs, cette coïncidence entre le rôle public de Domínguez et ses intérêts commerciaux établit l’existence d’un grave conflit d’intérêts et d’une éventuelle exploitation de son poste pour obtenir des avantages économiques, tant durant sa phase en tant que sous-directeur général de l’Évaluation Environnementale que par la suite, en tant que conseiller du Secrétaire d’État à l’Environnement.

Forestalia et les principaux impliqués dans l’opération

Le centre d’intérêt de l’enquête est le groupe Forestalia, un acteur majeur dans le développement de parcs éoliens et photovoltaïques en Aragon et dans d’autres régions d’Espagne. La transaction nommée opération Perserte, menée par la Guardia Civil, a récemment abouti à six arrestations, parmi lesquelles celle du président de l’entreprise, Fernando Samper. D’autres affaires comme la machination éolienne à Valladolid offrent des éléments pour comprendre le macroprocès.

Samper figure dans l’ordonnance judiciaire comme le principal initiateur et présumé bénéficiaire de la corruption possible au sein de l’INAGA et du MITECO. Selon l’instruction, il aurait promu et reçu des traitements préférentiels administratifs qui ont facilité l’approbation de nombreux projets d’énergie renouvelable, en particulier ceux ayant un impact et un volume d’investissement plus importants.

L’enquête indique que l’homme d’affaires entretenait une relation particulièrement étroite avec certains responsables publics et fonctionnaires clés, qu’il aurait supposément récompensés par des moyens interposés et des intermédiaires. L’objectif aurait été de garantir des rapports environnementaux favorables et d’accélérer des procédures qui, en théorie, devraient faire l’objet d’un contrôle technique rigoureux.

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À côté de Samper, le cas met en lumière des personnalités comme Eugenio Jesús Domínguez, mentionné plus haut, et Jesús Lobera, ex-directeur de l’INAGA entre 2016 et 2023. À tous deux sont attribuées des fonctions essentielles dans la présumée organisation du circuit de décisions administratives en faveur de Forestalia.

La liste des personnes faisant l’objet d’une enquête inclut également d’autres noms tels que Eduardo et Roberto Pérez Águeda, considérés comme présumés prête-noms et pièces maîtresses dans la gestion de l’entrelacement sociétaire destiné à cacher des compensations économiques illicites. La notaire Javier de Lucas et Cadenas est également mentionnée pour son lien avec diverses opérations commerciales analysées par la Guardia Civil.

Délits investigués, enregistrements et situation procédurale

Sur le plan pénal, la cause à Teruel examen les possibles délits de prévarication, trafic d’influence, corruption administrative, pots-de-vin, appartenance à une organisation criminelle et blanchiment d’argent. La combinaison des accusations reflète la complexité de l’affaire et le niveau élevé de coordination qui, selon les enquêteurs, aurait été nécessaire pour maintenir la présumée machination.

L’Unité Centrale Opérationnelle de la Guardia Civil a mené des perquisitions dans les bureaux de Forestalia à Saragosse et Madrid, ainsi que dans plusieurs domiciles et bureaux présentés comme liés aux sociétés écran et aux responsables cités. Lors de ces opérations, une abondante documentation et du matériel informatique ont été saisis, et leur analyse est en cours de détail.

Après avoir été arrêtés et entendus, les six personnes arrêtées ont été mises en liberté, restant à la disposition de la justice pendant que l’instruction se poursuit. Le tribunal de Teruel dirige actuellement les diligences, bien que des changements de compétences ne soient pas à exclure si cela est décidé à des niveaux supérieurs.

L’affaire a suscité un intérêt public considérable en raison de l’importance du secteur des énergies renouvelables en Aragon et de la perception que, si les soupçons se confirment, la transition énergétique aurait été exploitée par certains acteurs pour se enrichir de manière irrégulière. Cependant, toutes les personnes enquêtées conservent, à ce jour, la présomption d’innocence.

Dans l’ensemble, cette affaire esquisse un scénario où l’expansion rapide des renouvelables en Aragon et dans d’autres parties de l’Espagne aurait pu s’accompagner de pratiques opaques et de décisions administratives controversées, avec la participation de responsables publics et privés qui, suppositionnellement, auraient tiré profit d’un environnement d’investissement important et de l’urgence de développer des projets verts.

Voici une version complète de l’article, remaniée et sans plagiat.

Mon avis :

L’enquête sur la présumée corruption autour de l’expansion des énergies renouvelables en Aragón soulève des questions cruciales sur l’intégrité administrative. Tandis que la transition énergétique présente des avantages environnementaux indéniables, des pratiques douteuses pourraient compromettre son développement, comme le montre le cas de Forestalia et l’implication d’agents publics, suggérant un besoin urgent de réformes et de transparence.

Les questions fréquentes :

Quel est l’objet de l’enquête concernant la présumée trame en Aragón ?

L’enquête porte sur une présumée organisation visant à faciliter l’expansion des énergies renouvelables en Aragón. Elle se concentre sur le groupe Forestalia, d’anciens hauts fonctionnaires et un complexe réseau de sociétés, dans le but de déterminer si la mise en place rapide de parcs éoliens et photovoltaïques a été encouragée par des décisions administratives irrégulières.

Qui est Jesús Lobera et quel rôle aurait-il joué dans cette affaire ?

Jesús Lobera, ex-directeur de l’Institut Aragonais de Gestion Environnementale (Inaga), est considéré comme une figure centrale dans l’enquête. Il aurait fait preuve d’une « absence de rigueur et d’analyse individualisée » dans les dossiers, facilitant ainsi l’approbation rapide de multiples projets d’énergie renouvelable au bénéfice du groupe Forestalia.

Que peut-on dire sur le cluster éolien du Maestrazgo ?

Le cluster éolien du Maestrazgo, un important projet promu par Forestalia, suscite des inquiétudes en raison de l’impact environnemental potentiellement irréversible. Les enquêteurs estiment que la fragmentation des projets en 22 parcs distincts a été une tactique pour éviter une évaluation rigoureuse par les autorités, ce qui renforcerait les soupçons d’irrégularités dans leur tramitographie.

Quelles sont les implications de l’enquête pour le groupe Forestalia et ses dirigeants ?

L’enquête met en lumière les relations rapprochées de Forestalia avec certains responsables publics, et les accusations portent sur des tracts de faveur administratifs. Des détentions, dont celle de Fernando Samper, président de la société, soulignent la gravité des accusations de prévarication et de corruption administrative, qui pourraient impliquer un réseau de fonctionnement entre les secteurs public et privé.

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