Razas de perros prohibidas en gran bretaña: normativa estricta y sus implicaciones

En Gran Bretagne, posséder certaines races de chiens est réglementé par le Dangerous Dogs Act de 1991, l’une des lois les plus strictes d’Europe. Depuis 2024, le XL Bully est également interdit, suscitant des controverses, des confiscations massives et un débat sur l’efficacité des interdictions pour réduire les attaques.

Perros prohibidos en Gran Bretaña

Au Royaume-Uni, posséder certaines races de chiens est un sujet délicat et strictement encadré par l’une des législations les plus rigoureuses d’Europe concernant les animaux. Si vous envisagez de déménager au Royaume-Uni avec votre chien, d’en adopter un sur place, ou simplement de comprendre les récentes controverses autour de l’American Bully XL, il est essentiel de comprendre les réglementations en vigueur.

Depuis le début des années 1990, le Dangerous Dogs Act de 1991 est appliqué. Ce texte de loi interdit non seulement quatre races spécifiques de chiens, mais également tout chien qui présente physiquement des caractéristiques similaires. Récemment, l’XL Bully a également été ajouté à cette liste, devenant illégal à compter de 2024. Ces restrictions ont provoqué des débats intenses, des milliers de saisies et une augmentation considérable des coûts pour la police, remettant en question l’efficacité de ces interdictions dans la réduction des attaques.

Races de chiens interdites au Royaume-Uni

La loi britannique est claire : il est illégal de posséder certains « types de chiens » considérés comme dangereux. Cela ne concerne pas seulement des races reconnues, mais également tout chien présentant un ensemble de caractéristiques physiques spécifiques.

Actuellement, il y a cinq types de chiens prohibés au Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles et Écosse) :

  • Pit Bull Terrier
  • Japanese Tosa (Tosa Inu)
  • Dogo Argentino
  • Fila Brasileiro (Fila Brésil)
  • American Bully XL (XL Bully)

La clé est que l’interdiction s’applique aux chiens de ces races et à tout animal jugé comme un “type” de Pit Bull, Tosa, Dogo Argentino, Fila ou XL Bully, même si son identification indique un nom totalement différent.

En d’autres termes, la réglementation britannique se concentre principalement sur l’apparence physique du chien plutôt que sur la race figurant dans les documents du propriétaire. Si un chien présente des caractéristiques telles que des mesures, proportions, musculature et forme de tête similaires à celles des types prohibés, il peut être classifié comme tel, indépendamment de l’absence de pedigree.

L’XL Bully est un cas particulier, car il n’est pas reconnu comme une race officielle par le Kennel Club britannique. Le gouvernement le définit comme un “type” canin : un chien de grande taille, très musclé, avec un corps compact et une tête large et carrée, qui transmet une puissance considérable compte tenu de sa taille.

Actions interdites avec ces races

La législation britannique ne se limite pas à interdire la possession de ces chiens ; elle impose également une série de comportements totalement illégaux associés aux types prohibés. Parmi ces comportements, on distingue :

  • Vendre un chien considéré comme un type prohibé.
  • Abandonner un chien de ces types.
  • Offrir ou transférer la propriété de l’animal à autrui.
  • Élever ou reproduire intentionnellement des chiens entrant dans ces catégories.

Dans le cas spécifique des XL Bully, les restrictions se sont accentuées en deux phases : d’abord, la reproduction et la vente ont été limitées, puis il est devenu un délit de posséder un de ces chiens s’il n’était pas correctement enregistré avant une date limite précisée.

Cela signifie que, même si votre chien est paisible et n’a jamais montré d’agressivité, s’il correspond aux caractéristiques physiques d’un type prohibé, vous ne pouvez pas le commercialiser ni le confier à quiconque. La responsabilité juridique incombe toujours au propriétaire enregistré.

Intervention des autorités et de la police

Ce qui surprend souvent ceux qui ne connaissent pas cette législation, c’est le large pouvoir d’action des autorités. La police ou les agents de contrôle canin des municipalités peuvent saisir un chien soupçonné d’être d’un type prohibé même en l’absence d’incidents antérieurs.

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En pratique, cela signifie que votre chien peut être retiré de votre garde si :

  • Il se trouve dans un espace public : la police peut l’emporter sans ordonnance judiciaire.
  • Il est dans une propriété privée : une ordonnance spécifique sera nécessaire.
  • La police entre chez vous pour un autre motif (par exemple, une enquête sur des drogues) et soupçonne que votre chien est d’un type prohibé : ils peuvent également le saisir.

Une fois retiré, le chien est évalué par un expert canin de la police ou de la municipalité, qui détermine s’il appartient ou non aux types prohibés et s’il constitue un danger potentiel pour la sécurité publique. Après cette évaluation, deux résultats sont possibles :

  • Le chien est rendu à son propriétaire s’il n’est pas considéré comme appartenant aux types prohibés.
  • Il est retenu dans des installations (chenils) pendant qu’un processus judiciaire est initié pour décider de son sort.

Durant cette période, le propriétaire ne peut pas visiter le chien ni avoir de contact avec lui, ce qui provoque un stress considérable tant pour l’animal que pour la famille. De plus, le propriétaire a la possibilité de renoncer volontairement au chien, mais dans ce cas, l’animal peut être euthanasié sans procès.

Rôle des tribunaux et Index des chiens exemptés (IED)

Si l’affaire est portée devant les tribunaux, la charge de la preuve s’inverse : c’est au propriétaire de prouver que son chien n’est pas un type prohibé. Il ne suffit pas d’indiquer qu’il est croisé ou de fournir des documents prouvant une autre race, il faut convaincre le juge avec des preuves tangibles, souvent à travers des rapports d’expertise spécialisés.

Si le tribunal conclut que le chien ne fait pas partie des catégories interdites, il ordonne la restitution de l’animal au propriétaire. En revanche, si le propriétaire est reconnu coupable ou ne parvient pas à prouver que le chien n’appartient pas aux types prohibés, une condamnation pénale est prononcée :

  • Amende illimitée (sans plafond légal).
  • Peine d’emprisonnement allant jusqu’à 6 mois, ou combo d’amende et d’emprisonnement.
  • Ordonnance d’euthanasie de l’animal dans le cadre du jugement.

Cependant, une voie intermédiaire existe. Si le chien est techniquement considéré comme prohibé mais que le juge estime qu’il ne constitue pas un risque pour la sécurité publique, il peut ordonner que l’animal soit inclus dans l’Index of Exempted Dogs (IED), l’Index des Chiens Exemptés.

Les chiens qui figurent sur ce registre spécial reçoivent un Certificat d’Exemption (Certificate of Exemption) et peuvent rester avec leurs propriétaires, sous condition de respecter des règles très strictes tout au long de la vie de l’animal.

Conditions pour garder un chien prohibé avec un Certificat d’Exemption

Détenir un Certificat d’Exemption n’est pas un passeport plein, mais plutôt un engagement à long terme. Ce document permet au propriétaire de garder un chien de type prohibé tant qu’il respecte des règles précises, supervisées par les autorités.

Parmi les obligations principales concernant l’animal, on trouve :

  • Stérilisation ou castration obligatoire pour éviter la reproduction.
  • Implantation d’un microchip pour identifier le chien à tout moment.
  • Utilisation permanente d’une laisse et d’un museau en public, indépendamment de son comportement habituel.
  • Maintien dans un endroit sûr à domicile afin d’éviter qu’il ne s’échappe.

Concernant le propriétaire, il existe également des conditions personnelles et administratives claires :

  • Être âgé de plus de 16 ans pour être légalement responsable du chien.
  • Contracter une assurance de responsabilité civile couvrant les dommages que le chien pourrait causer à des tiers.
  • Présenter le Certificat d’Exemption lorsqu’un agent de police ou un fonctionnaire local le demande, immédiatement ou dans un délai maximum de 5 jours.
  • Notifier l’Index des Chiens Exemptés de tout changement d’adresse ou du décès de l’animal.

Le certificat est valide toute la vie de l’animal, mais peut être annulé si le chien montre un comportement dangereux ou si le propriétaire ne respecte pas les obligations légales.

Le cas de l’American Bully XL : une interdiction récente et controversée

L’XL Bully est au centre du débat concernant les races de chiens interdites au Royaume-Uni. Son inclusion dans la liste des types prohibés est intervenue suite à plusieurs attaques très médiatisées, dont certaines ont entraîné la mort, suscitant une pression sociale et politique pour renforcer la loi.

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Les nouvelles règles ont été mises en place par étapes. Initialement, des mesures ont été introduites pour interdire la reproduction et la vente de l’XL Bully, dans le but d’arrêter l’expansion de ce type. Puis, à partir d’une date limite définie, il est devenu illégal de posséder un chien de ce type sauf s’il était enregistré et bénéficiant d’une exemption.

Lorsque le gouvernement a présenté cette modification législative, il a estimé qu’il pourrait y avoir environ 10 000 individus de l’American Bully XL en Angleterre et au Pays de Galles. Toutefois, les statistiques officielles ont rapidement dépassé cette prévision initiale.

Selon les données du Département de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra), plus de 57 000 XL Bully seraient déjà enregistrés dans le système, révélant combien ce type était répandu dans le pays avant l’interdiction.

Des experts interrogés par la BBC ont également noté qu’un tiers des chiens inscrits comme XL Bully pourraient ne pas correspondre exactement à ce type, portant ainsi un éclairage sur les difficultés d’identification de ces animaux et soulevant des questions sur la correction des erreurs dans l’enregistrement.

Éuthanasies massives et saturation des chenils

Depuis l’interdiction de l’XL Bully, l’impact sur les autorités britanniques a été considérable. Les forces policières d’Angleterre et du Pays de Galles ont signalé que, rien qu’au cours de la dernière année, plus de 100 XL Bully ont été euthanasiés chaque mois, souvent après des saisies et des évaluations qui s’étendent sur plusieurs mois.

Les chenils utilisés pour retenir ces chiens en attendant la résolution de leurs dossiers ont atteint leur capacité maximale. Environ la moitié des forces policières qui ont répondu aux demandes d’information ont admis que leurs installations étaient pratiquement saturées.

Sur le plan économique, la modification législative a entraîné une augmentation considérable des coûts. Les dépenses pour le logement dans les chenils et les factures vétérinaires, selon le Conseil national des chefs de police (NPCC), sont passées de près de 5 millions d’euros par an à plus de 31 millions.

Cela sans tenir compte d’autres frais tels que la formation spécifique des agents, l’achat de véhicules et d’équipements adaptés, le loyer supplémentaire de chenils à court terme ou le besoin croissant de surveiller et d’appliquer la réglementation sur les chiens dangereux.

Mark Hobrough, responsable de la lutte contre les chiens dangereux au NPCC, a reconnu publiquement que cette modification légale a exercé une pression énorme sur les forces de sécurité et a appelé à des modifications législatives pour permettre l’application efficace de l’interdiction.

Les attaques de chiens baissent-elles au Royaume-Uni ?

En dépit de la rigueur de la loi et de l’augmentation significative des euthanasies de chiens prohibés, les données semblent ne pas indiquer une baisse claire des attaques. Parmi les 25 forces policières qui ont répondu aux demandes d’information de la BBC, 22 ont indiqué s’attendre à une augmentation des incidents rapportés par rapport à des périodes antérieures.

Ce qui soulève un débat complexe : les interdictions de races permettent-elles réellement de réduire les agressions ? Tandis que le gouvernement soutient que cette mesure est nécessaire pour protéger le public, certains experts et associations affirment que le problème va au-delà de la race et concerne surtout la gestion, l’éducation visant à prévenir les morsures et la responsabilité du propriétaire.

Le NPCC a également appelé à des modifications législatives pour offrir aux agents des alternatives plus flexibles à la simple saisie et euthanasie. Une de leurs propositions consiste à pouvoir avertir officiellement les propriétaires responsables qui ont acquis, peut-être sans le savoir, un XL Bully ou un type prohibé, avant d’engager des poursuites pénales.

Simultanément, il est demandé d’avoir des moyens plus efficaces pour poursuivre les éleveurs illégaux qui utilisent ces types de chiens sans contrôle, souvent à des fins d’intimidation ou même liées à des activités criminelles.

Histoires réelles derrière la loi : le cas de Lisa Willis

Au-delà des chiffres, certaines situations personnelles ont fortement impacté le débat. L’un des cas les plus marquants dans les médias britanniques est celui de Lisa Willis, une femme de 55 ans originaire de Norfolk qui a été gravement attaquée par un chien de type American Bully XL.

Lisa se promenait tranquillement avec son terrier Duke lorsqu’un bull-dog français a attaqué son chien. Quelques instants plus tard, un XL Bully a surgi d’un jardin, traversé la rue et s’est jeté sur elle. La victime décrit la scène comme étant comme “un film d’horreur”.

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Elle raconte que le chien était si puissant qu’il est resté suspendu à son bras, et qu’il était impossible de le déloger, malgré tous ses efforts. Ses cris alertèrent plusieurs personnes qui accoururent à son aide et parvinrent à la séparer de l’animal, mais son bras était fracturé.

Lisa a même craint de perdre son sang sur le lieu de l’attaque et a demandé à ceux qui l’ont secourue de contacter son mari pour pouvoir lui dire adieu. Elle a ensuite été transportée à l’hôpital, où elle a dû entamer un long traitement et continue d’être suivie pour stress post-traumatique.

Le XL Bully qui l’a attaquée a été capturé par la police et euthanasié le jour même, une procédure habituelle lorsque des chiens classés dans ces types sont impliqués dans des incidents graves. Malgré cela, la victime juge que la législation actuelle est “inutilisable” et affirme que des propriétaires comme celui qui a remplacé son chien après quelques temps devraient se voir interdire de posséder des animaux.

Assurances obligatoires et changements prévus

Une autre obligation méconnue pour les propriétaires de chiens enregistrés comme prohibés concerne l’assurance de responsabilité civile. Pour maintenir la validité du Certificat d’Exemption, le propriétaire doit avoir une police d’assurance couvrant les dommages que son animal pourrait causer à autrui.

Jusqu’à présent, une des entités clés offrant ce type d’assurances était Dogs Trust, mais l’organisation a annoncé qu’elle ne couvrira plus les chiens interdits à partir du 30 juin 2026, tant pour les nouvelles polices que pour les renouvellements.

Les polices déjà souscrites resteront valables jusqu’à leur date d’expiration, mais les propriétaires devront être particulièrement attentifs aux informations fournies par le Defra afin de s’assurer de leur conformité après cette date.

En attendant, les propriétaires de chiens inscrits dans l’Index des Chiens Exemptés devront avoir une assurance en vigueur au moins jusqu’au 30 juin 2026. Le gouvernement s’est engagé à informer des nouvelles options ou changements avant cette date pour éviter que ces propriétaires ne se retrouvent dans une situation juridique ambiguë.

Ce contexte fait que, de nos jours, vivre avec un chien classé comme dangereux au Royaume-Uni implique un niveau de responsabilité, de contrôle et de coûts économiques très élevés, ce qui est perçu par beaucoup comme une pénalisation collective, même pour ceux qui prennent soin de leurs animaux avec la plus grande rigueur.

Le cadre législatif britannique concernant les races de chiens interdites allie interdictions strictes, contrôle rigoureux et un nombre élevé d’euthanasies pour protéger le public des attaques graves ; pourtant, la saturation des chenils, le coût énorme pour la police, les problèmes d’identification des types comme l’XL Bully, ainsi que les doutes sur la réelle diminution des agressions révèlent un tableau tendu et controversé dans lequel la responsabilité du propriétaire, l’éducation canine et le contrôle des éleveurs illégaux restent tout aussi cruciaux que la race ou l’apparence physique du chien.

Mon avis :

Le cadre légal britannique sur les chiens dangereux vise à protéger le public, interdisant certaines races comme le Pit Bull Terrier et le XL Bully. Bien que ces mesures aient contribué à une prise de conscience accrue des responsabilités des propriétaires, elles entraînent une surcharge des refuges et des coûts dépassant 28 millions d’euros pour les autorités. Les résultats en matière de réduction des attaques demeurent mitigés, soulevant des questions sur l’efficacité réelle des interdictions basées sur l’apparence physique.

Les questions fréquentes :

Quels types de chiens sont interdits en Grande-Bretagne ?

En Grande-Bretagne, il est illégal de posséder certains « types de chien » considérés comme dangereux selon la législation. Actuellement, cinq types de chiens sont interdits : Pit Bull Terrier, Japanese Tosa, Dogo Argentino, Fila Brasileiro et American Bully XL. La prohibition s’applique non seulement aux races spécifiques, mais aussi à tout chien qui ressemble physiquement à ces types, indépendamment de son pedigree.

Quelles actions sont illégales concernant ces races de chiens ?

La loi britannique interdit non seulement la possession de ces chiens, mais aussi diverses actions telles que la vente, l’abandon, le don ou la reproduction de chiens de ces types. Les propriétaires doivent respecter ces règles strictes, sous peine de poursuites judiciaires, même si leur animal n’a montré aucun comportement agressif.

Comment les autorités interviennent-elles avec des chiens interdits ?

La police et les autorités locales ont le pouvoir d’incarcérer un chien soupçonné d’être de type interdit, même sans incident préalable. Cela peut se produire dans des lieux publics ou privés, sous certaines conditions. Après saisie, un expert canin évalue le chien pour déterminer s’il entre dans les catégories interdites, ce qui peut entraîner sa restitution ou une détention prolongée jusqu’à une décision judiciaire.

Quelles sont les exigences pour garder un chien interdit avec un Certificat d’Exemption ?

Pour maintenir un chien de type interdit avec un Certificat d’Exemption, le propriétaire doit respecter plusieurs obligations, notamment la stérilisation du chien, l’implantation d’un microchip, et l’utilisation continue d’une laisse et d’une muselière en public. De plus, il est requis que le propriétaire soit âgé de plus de 16 ans et ait souscrit à une assurance de responsabilité civile couvrant les dommages que pourrait causer le chien.

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