Le Centre de Récupération de Faune Sauvage de El Saler, à València, a connu une année 2025 exceptionnelle en traitant plus de 9.310 animaux blessés, avec une augmentation de 21 % par rapport à 2024. Face aux phénomènes climatiques extrêmes, ce centre s’affirme comme un pilier de la protection de notre faune.

Le **Centre de Récupération de Faune Sauvage de El Saler**, situé à València, a atteint un **nombre record de 9 310 animaux blessés** traités en 2025. Ce chiffre représente une augmentation de près de 21 % par rapport à l’année précédente et positionne ce centre comme une ressource publique essentielle pour la protection de la faune sauvage dans la **Communauté Valencienne**.
Une augmentation de 20 % des animaux traités et une moyenne de 25 admissions par jour
En 2025, le Centre de El Saler a enregistré l’admission de **9 310 spécimens**, contre 7 611 l’année précédente, ce qui représente une augmentation de 20,7 % du nombre d’animaux pris en charge. En pratique, cela signifie que le personnel du centre a dû gérer une moyenne d’environ 25 animaux par jour, ce qui constitue une charge de travail significative pour un établissement spécialisé de ce type.
Ce pic est largement attribué à une **augmentation massive des jeunes oiseaux de type « vencejos »**, qui sont particulièrement vulnérables lors des vagues de chaleur. Lorsque les températures montent, de nombreux oisillons tombent de leurs nids ou subissent des coups de chaleur, entraînant une multiplication des alertes et des admissions dans les centres de réhabilitation.
Les températures élevées observées en 2025 dans une grande partie de l’Espagne et dans plusieurs pays européens ont mis à l’épreuve la capacité de réponse du réseau de centres de faune, obligeant à **intensifier les efforts vétérinaires et logistiques** pour gérer l’augmentation du nombre d’animaux tout en respectant des standards minimums de bien-être et de soins.
La **Conselleria de Mediuambiente** interprète également cette hausse comme un signe d’une **sensibilité sociale accrue à l’égard de la faune sauvage**. De plus en plus de citoyens sont conscients de l’existence de ces centres et y font appel lorsqu’ils trouvent des animaux blessés ou en détresse, plutôt que d’essayer de les manipuler eux-mêmes ou d’ignorer la situation.
Quels animaux arrivent au Centre de El Saler
Le profil des animaux qui arrivent à El Saler révèle une image assez claire de la faune qui cohabite avec la population et des problèmes auxquels elle est confrontée. **Plus de la moitié des spécimens traités sont des oiseaux indigènes**, principalement des vencejos et des moineaux.
Après les oiseaux, le deuxième groupe le plus nombreux regroupe des **reptiles, en particulier des tortues**. Parmi celles-ci, les espèces exotiques envahissantes représentent la majorité des tortues que le centre recueille. Beaucoup de ces animaux proviennent d’abandons de animaux de compagnie, posant un problème supplémentaire pour la biodiversité locale, car ils rivalisent avec les espèces indigènes pour la nourriture et l’espace.
Les admissions restantes comprennent des **mammifères de différentes tailles et espèces**, certains étant de grande taille. En effet, le centre de La Granja, situé dans **l’Albufera**, a même accueilli un loup, qui, après avoir reçu les premiers soins nécessaires, a été transféré vers un centre plus spécialisé dans ce type de faune.
Outre les animaux blessés provenant de leur environnement, les trois centres de récupération de faune sauvage de la Communauté Valencienne — **El Saler à València**, **Santa Faz à Alicante** et **Forn del Vidre à Castellón** — prennent également en charge des **espèces indigènes saisies lors de trafic illégal**. Beaucoup arrivent dans un état très précaire, souvent sales, mal nourries et blessées après avoir été enfermées pendant des jours dans des espaces trop petits.
Ce profil d’admission nécessite une **attention vétérinaire beaucoup plus intensive et prolongée**, car en plus des blessures physiques, il faut traiter le stress chronique et le déclin général causés par ce type de captivité, dans le but que ces animaux retrouvent un état aussi proche que possible de celui qu’ils auraient en liberté.
Centres ouverts toute l’année et renforcement des ressources
Pour faire face à cette augmentation des animaux pris en charge et pour améliorer les soins qu’ils reçoivent, la **Vice-présidence Troisième et la Conselleria de Mediuambiente** ont décidé de **renforcer les ressources matérielles et humaines** allouées à la collecte et à la gestion des mammifères, oiseaux et reptiles sauvages.
Parmi les mesures adoptées, il est notable que les **Centres de Récupération de Faune Sauvage** restent ouverts 365 jours par an, avec des heures d’ouverture au public étendues. Cette attention continue permet de répondre plus rapidement aux alertes, ce qui est crucial pour la survie de nombreux animaux arrivant dans un état critique.
Les installations sont gérées par l’entreprise publique **Vaersa**, responsable à la fois de la réhabilitation des animaux blessés et du développement de projets de reproduction d’espèces menacées. À cet égard, des programmes spécifiques sont en cours pour la **cerceta pardilla**, une espèce en danger nécessitant un effort constant de reproduction en captivité et de libérations contrôlées.
Les protocoles de reproduction et de réintroduction s’appuient sur des **équipes vétérinaires spécialisées et des directives très détaillées** pour préparer les animaux avant leur retour dans leur habitat. Leurs comportements, capacités de vol ou de nage, et leur adaptation à l’environnement sont évalués, afin de garantir que la libération se fasse dans les meilleures conditions possibles.
Le renforcement du personnel et l’amélioration des équipements ont également permis de **raccourcir les délais d’évaluation, de traitement et de suivi** des animaux admis, réduisant ainsi les temps d’attente et optimisant l’utilisation des espaces disponibles dans les centres.
Comment les animaux arrivent : la citoyenneté, les agents et le réseau municipal
Les animaux accèdent au Centre de Récupération de Faune de El Saler par **différentes voies complémentaires**. Dans de nombreux cas, ce sont les citoyens eux-mêmes qui se déplacent directement avec l’animal lorsqu’ils le trouvent blessé ou désorienté sur la voie publique, dans des parcs, sur des routes ou dans des zones agricoles.
Lorsque la personne qui découvre l’animal ne peut pas le transporter, il est possible de **contacter le centre par téléphone** pour demander qu’une équipe spécialisée se rende sur place. Cette intervention sur le terrain est particulièrement utile pour les animaux de taille plus grande, difficiles à manipuler sans matériel adapté, ou lorsque la découverte a lieu loin des installations.
Dans d’autres cas, le transport est pris en charge par les **autorités et services de sécurité**. Les agents écologiques dépendant de la **Conselleria de Mediuambiente**, la **Police Locale** de divers municipalités et la **Garde Civile** — généralement par le biais de **SEPRONA** — participent régulièrement au sauvetage et au transport de la faune sauvage.
Ce réseau de collaboration institutionnelle fonctionne à la fois lorsque les agents localisent directement les animaux et lorsque d’autres citoyens les leur remettent. L’objectif est que les spécimens arrivent **le plus rapidement possible entre les mains de personnel vétérinaire qualifié**, minimisant ainsi le temps d’attente et le stress auxquels ils sont soumis.
Dans les municipalités collaborant activement avec la **Generalitat**, un système de **centralisation des collectes via la Police Locale** a été mis en place. Les habitants peuvent y remettre les animaux trouvés, et à partir de ce point, le centre de récupération concerné est informé pour garantir que la collecte s’effectue dans les 24 heures.
Cliniques partenaires, lettres aux municipalités et travail en réseau
Dans la province d’Alicante, le réseau s’élargit grâce à la collaboration avec des **cliniques vétérinaires** qui agissent en tant que points de collecte. Ces établissements accueillent temporairement les animaux, leur fournissent les premiers soins si nécessaire et coordonnent leur transport vers le centre de récupération.
Pour renforcer l’implication locale, la **Conselleria** a adressé des **lettres aux municipalités générant un plus grand nombre d’admissions** dans les centres de récupération. Ces communications sollicitent la coopération et proposent d’établir des points de référence clairs pour les citoyens.
L’idée est que lorsqu’un voisin contacte le Centre de Récupération de Faune après avoir trouvé un animal, il puisse être **orienté vers un endroit prédéfini pour centraliser les collectes**. Cela simplifie le processus, évite la dispersion des alertes et accélère la réponse, ce qui est particulièrement important lors de pics de demande, comme les vagues de chaleur.
La **Communauté Valencienne** dispose actuellement de **trois centres de référence : La Granja de El Saler (València), Santa Faz (Alicante) et Forn del Vidre (Castellón)**. Ces trois centres forment un réseau couvrant l’ensemble du territoire autonome, permettant de redistribuer des ressources au besoin et d’offrir des soins spécialisés selon le type de faune et le lieu d’origine.
Cette structure coordonnée facilite non seulement le sauvetage et le traitement des animaux blessés, mais renforce également la lutte contre le **trafic illégal d’espèces**, en ayant des installations prêtes à accueillir des spécimens saisis, évaluer leur état et planifier, lorsque cela est possible, leur future libération ou leur transfert vers des centres appropriés.
Le bilan de 2025 souligne que le Centre de Faune Sauvage de El Saler et les autres installations du réseau autonome n’ont pas seulement géré une **augmentation significative du nombre d’animaux traités**, mais ont également établi un modèle fondé sur la collaboration entre les administrations, les forces de sécurité, les professionnels vétérinaires et la société civile. Tout cet ensemble, souvent invisible, contribue de manière significative à la conservation de la faune sauvage et permet à de plus en plus d’animaux de bénéficier d’une seconde chance dans leur environnement naturel.
Mon avis :
Le Centre de Récupération de Faune Sauvage d’El Saler a connu un record d’activité en 2025 avec 9,310 animaux soignés, un chiffre en hausse de 20,7% en raison de conditions climatiques extrêmes et d’une sensibilisation croissante du public. Bien que les ressources aient été renforcées pour faire face à cette augmentation, le défi persistant reste le bien-être des animaux, notamment en ce qui concerne le traitement des espèces exotiques envahissantes.
Les questions fréquentes :
Quel est le nombre d’animaux blessés pris en charge par le Centre de Recupération de Faune Sauvage de El Saler en 2025 ?
En 2025, le Centre de Recupération de Faune Sauvage de El Saler a pris en charge un total de 9.310 animaux blessés, ce qui représente une augmentation de près de 21 % par rapport à l’année précédente.
Quels types d’animaux arrivent au Centre de El Saler ?
La majorité des animaux accueillis au Centre de El Saler sont des oiseaux autochtones, notamment des vencejos et des gorriones. Les reptiles, en particulier les tortues, représentent également un groupe important des entrées, souvent en raison d’abandons de compagnons exotiques.
Quelles mesures ont été prises pour améliorer le traitement des animaux au Centre ?
Pour faire face à l’augmentation du nombre d’animaux, le Centre de Recupération de Faune Sauvage est désormais ouvert toute l’année, avec des horaires d’accueil élargis. Des ressources humaines et matérielles ont également été renforcées pour améliorer la prise en charge des animaux.
Comment les citoyens peuvent-ils aider au transport des animaux blessés ?
Les citoyens peuvent se rendre directement au Centre de Recupération de Faune Sauvage lorsqu’ils trouvent un animal blessé. S’ils ne peuvent pas le transporter eux-mêmes, ils peuvent appeler le centre pour demander l’intervention d’une équipe spécialisée afin de récupérer l’animal sur place.