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Empresas de Ourense en tête de la réduction des émissions de gaz pour freiner le changement climatique

Albert Inconnu by Albert Inconnu
25 juin 2026
in Energie
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Empresas de Ourense en tête de la réduction des émissions de gaz pour freiner le changement climatique
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Six entreprises d’Ourense ont déjà mesuré 1 556,87 tonnes de CO2e et visent une baisse de près de 30 % de leurs émissions. Porté par la Confederación Empresarial de Ourense, avec la Xunta de Galicia et l’IGAPE, ce programme accélère la décarbonation des PME galiciennes.

À Ourense, les PME passent enfin du discours climat aux chiffres

La vague de chaleur qui frappe le sud de l’Europe remet une réalité au centre du jeu : la décarbonation n’est plus un sujet de communication, c’est un sujet de gestion. En Espagne, l’AEMET a publié le 21 juin 2026 un avis spécial pour vague de chaleur, avec des risques sanitaires et un danger accru d’incendies, ce qui confirme que les épisodes extrêmes s’installent dans la durée, selon l’agence météorologique espagnole. Cette pression climatique donne un relief concret aux démarches locales engagées par les entreprises d’Ourense.

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Le point clé est ailleurs : dans cette province galicienne, des PME ont commencé à mesurer leur empreinte carbone avant même d’y être contraintes par le marché ou par la réglementation la plus exigeante. C’est la bonne méthode. Tant qu’une entreprise ne mesure pas ses émissions, elle ne pilote rien. Elle subit ses factures, ses carburants, ses consommations électriques et, demain, les demandes de ses donneurs d’ordre.

Le programme porté par la Confederación Empresarial de Ourense change d’échelle

La troisième édition du programme de mesure de l’empreinte carbone mené par la Confederación Empresarial de Ourense, avec l’appui de la Xunta de Galicia et de l’IGAPE, a duré trois mois. La source d’origine précise que les entreprises accompagnées ont appris à distinguer les émissions directes de celles liées à la consommation d’énergie, puis à intégrer ces données dans leur stratégie de gestion.

Le signal envoyé est solide, car il ne s’agit pas d’un atelier théorique de plus. On parle d’un dispositif qui pousse des structures locales à chiffrer leur impact, à identifier les postes les plus émetteurs et à formaliser un plan de réduction. C’est précisément la logique suivie aussi par le registre officiel espagnol de l’empreinte carbone : le MITECO rappelle que le registre, régi par le Real Decreto 214/2025, collecte les efforts de calcul et de réduction des émissions des organisations espagnoles, et qu’à partir de 2026 certaines entités devront inscrire chaque année leur empreinte avec un plan de réduction, selon le ministère espagnol de la Transition écologique.

Autrement dit, le programme d’Ourense anticipe un mouvement réglementaire et commercial déjà en cours. Mon avis est simple : les PME qui attendent l’obligation formelle arriveront en retard. Celles qui structurent leurs données maintenant auront une longueur d’avance sur les appels d’offres, le financement et les relations avec les grands comptes.

Six entreprises, 1 556,87 tonnes de CO2e et un objectif clair

Les six entreprises participantes, parmi lesquelles Gómez y Crespo, Maderas Rubén Galicia ou Bodegas Campante, ont calculé ensemble 1 556,87 tonnes de CO2 équivalent, d’après la source fournie. Ce total ne vaut pas seulement comme indicateur environnemental. Il sert surtout de base opérationnelle pour agir poste par poste.

Leur engagement est concret : réduire ces émissions d’environ 30 % sur les prochains exercices. La métrique dérivée est parlante. Un recul de 30 % représente 467,06 tonnes de CO2e évitées. Le volume résiduel tomberait alors à 1 089,81 tonnes de CO2e. Rapporté aux six structures participantes, cela correspond à une moyenne initiale d’environ 259,48 tonnes de CO2e par entreprise. Ces trois calculs découlent directement des chiffres de la source d’origine.

Ce type de lecture manque souvent dans les articles généralistes. Pourtant, c’est lui qui donne la vraie mesure de l’effort. Réduire de 30 % ne veut rien dire tant qu’on ne traduit pas cet objectif en tonnes évitées, en budget énergie potentiel, en kilomètres de transport optimisés ou en kWh économisés.

Le vrai chantier se joue sur l’énergie et la logistique

Le texte source identifie deux leviers prioritaires : l’efficacité énergétique et la transformation de la logistique et du transport. C’est logique. Dans l’industrie, les émissions les plus simples à traiter à court terme viennent souvent des combustibles, des déplacements, des flottes, du froid, du chauffage de process et des équipements mal suivis.

L’un des retours de terrain les plus intéressants concerne la difficulté à isoler la consommation réelle de chaque machine. C’est un point décisif. Beaucoup d’entreprises connaissent leur facture globale, mais très peu savent quel atelier, quelle ligne ou quel équipement concentre l’essentiel des dérives. Sans cette granularité, les plans climat restent vagues.

Mon opinion est nette : la mesure par poste est plus utile qu’un grand engagement corporate sans capteurs, sans relevés et sans suivi mensuel. Une PME ne réduit pas ses émissions avec une promesse. Elle les réduit avec des données d’exploitation.

Pourquoi ce programme arrive au bon moment pour les PME européennes

Le contexte européen rend cette initiative plus stratégique qu’elle n’en a l’air. La Commission européenne a adopté le 30 juillet 2025 une recommandation sur le standard volontaire de reporting de durabilité pour les PME, le VSME, afin d’alléger la charge administrative tout en donnant un cadre commun aux demandes d’information ESG, selon la direction générale des services financiers de la Commission. Ce standard a été développé par EFRAG.

EFRAG explique de son côté que le VSME vise les PME non cotées et doit leur permettre de répondre plus simplement aux demandes de données venant des grandes entreprises, des banques et des investisseurs. L’organisme souligne aussi que cet outil doit améliorer l’accès au financement et la gestion interne des enjeux de durabilité.

Voilà le premier apport nouveau absent du texte d’origine : l’initiative d’Ourense n’est pas isolée, elle colle à la normalisation européenne du reporting PME. Deuxième apport nouveau : le VSME a déjà basculé du concept à l’usage. En avril 2026, EFRAG a publié son premier rapport de durabilité fondé sur ce standard, avec un template numérique dédié. Cela montre que l’écosystème est déjà en phase de mise en œuvre, pas en simple expérimentation.

Troisième apport nouveau : la Commission européenne a indiqué le 6 mai 2026 que la révision de ses standards de reporting devait réduire les coûts de reporting de plus de 30 % par entreprise. Pour les PME sous pression sur les marges, cet élément compte. Si le cadre devient plus léger mais reste comparable, l’adhésion sera plus rapide.

Le poids des PME dans les émissions justifie ce virage

On sous-estime encore le rôle des petites et moyennes entreprises dans la transition climatique. Or la Platform on Sustainable Finance, organe consultatif de la Commission, rappelle dans un rapport publié le 21 mars 2025 que les PME représentent plus de 50 % du PIB de l’Union européenne et plus de 63 % des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre des entreprises. Ce chiffre change la lecture du sujet.

Quatrième apport nouveau : si les PME pèsent plus de 63 % des émissions d’entreprise à l’échelle européenne, alors une initiative territoriale comme celle d’Ourense n’est pas marginale. Elle cible précisément le segment où se trouve une grande partie du problème, et donc une grande partie de la solution.

C’est aussi pour cela que le sujet dépasse largement la conformité. Une PME qui apprend à calculer ses scopes de base, à documenter ses achats d’énergie et à suivre son transport se rend plus crédible face à un client industriel, à une enseigne de distribution ou à une banque.

Le registre carbone espagnol met la pression sur la structuration des données

Le cadre national espagnol se durcit. Le MITECO précise que depuis janvier 2026, seules les émissions attribuables au territoire national sont inscrivables dans le registre officiel. Le ministère indique aussi qu’une organisation peut inscrire son empreinte avec un plan de réduction, et qu’après plusieurs années consécutives d’inscription elle peut démontrer une baisse effective pour activer la partie « réduction » du label officiel.

Cinquième apport nouveau : la dynamique locale d’Ourense s’aligne donc avec un mécanisme public national de suivi dans la durée. Ce n’est pas anodin. Une fois que l’entreprise entre dans une logique d’inscription annuelle, elle doit fiabiliser sa collecte de données, conserver la cohérence méthodologique et prouver ses progrès.

En clair, la marche suivante n’est plus la sensibilisation. C’est l’industrialisation de la donnée carbone.

Le soutien public galicien donne du carburant au passage à l’échelle

Le programme ne vit pas en vase clos. En 2026, l’IGAPE dispose de plus de 282 millions d’euros d’instruments de soutien aux entreprises galiciennes, selon la Xunta de Galicia et l’Oficina Económica de Galicia. Ce budget couvre le financement, l’innovation, l’expansion internationale et la transition vers des modèles plus durables.

Ce chiffre ajoute un sixième élément nouveau utile au lecteur : les PME engagées dans la décarbonation n’avancent pas seules. Elles s’inscrivent dans un écosystème régional de financement plus large. L’idée n’est pas seulement de calculer une empreinte, mais de financer ensuite les actions correctives : renouvellement d’équipements, pilotage numérique des consommations, électrification partielle, optimisation logistique ou récupération de chaleur, quand cela est pertinent.

Le texte source évoque aussi les aides à la transformation digitale. C’est cohérent. Sans outils de suivi, les objectifs climat restent difficilement pilotables. Les meilleures réductions viennent souvent d’un croisement très terre à terre entre maintenance, automatisation, relevés énergétiques et planification des flux.

Ce qui manque encore dans le dispositif local

Le programme d’Ourense envoie le bon signal, mais plusieurs données restent non communiquées dans la source d’origine : la répartition précise des émissions entre scopes 1 et 2, le détail par entreprise, le calendrier exact de réduction, les investissements nécessaires, le coût estimé par tonne évitée et la liste exhaustive des six participants. Ces absences limitent l’évaluation comparative.

Autre manque : aucun indicateur sectoriel n’est donné pour comparer les 1 556,87 tonnes de CO2e à une moyenne régionale ou à un panel équivalent de PME industrielles. Sans ce benchmark, on sait que les entreprises se mettent en mouvement, mais pas encore si leur point de départ est élevé, moyen ou bas.

Mon avis est direct : l’étape suivante doit être la publication d’indicateurs homogènes. Sans transparence minimale, la reproductibilité du programme restera partielle.

Le prochain test sera le reporting de durabilité simplifié

La source annonce un futur programme pilote pour aider les PME à produire des rapports de durabilité conformes aux standards européens. C’est la suite logique. Et elle colle parfaitement au calendrier européen. EFRAG met déjà à disposition un écosystème VSME, des guides, un template numérique et un hub de connaissance sur les ESRS et les standards simplifiés, selon ses publications de 2025 et 2026.

La bonne nouvelle, c’est que les entreprises d’Ourense ne partent pas de zéro. Elles ont déjà franchi le verrou principal : mesurer. Le plus dur, dans une PME, n’est pas toujours de réduire. C’est de commencer à compter sérieusement.

Pour les entreprises industrielles régionales, le cas d’usage est concret : un fabricant peut isoler la consommation de ses lignes les plus énergivores, un acteur du bois peut revoir ses flux de transport et son séchage, une cave peut optimiser froid, éclairage et logistique saisonnière. Aucun de ces leviers n’a besoin d’un slogan. Ils ont besoin de relevés, d’objectifs et de suivi.

Une compétitivité plus sobre, pas une écologie d’affichage

Le message de fond est le bon : la décarbonation locale peut renforcer la compétitivité. Les banques, les grands clients et les chaînes de valeur demandent déjà davantage d’informations ESG. La recommandation VSME adoptée par la Commission européenne le 30 juillet 2025 vise justement à éviter que chaque grand groupe exige son propre questionnaire aux PME. Standardiser la demande est une bonne chose. Cela réduit la friction administrative et augmente la comparabilité.

Le cas d’Ourense montre donc quelque chose de plus intéressant qu’un simple programme institutionnel. Il montre qu’un tissu de PME peut entrer dans une logique de gestion carbone avant la contrainte dure, avec un cadre public, des outils européens en cours de diffusion et un objectif chiffré déjà posé.

Si cette trajectoire se confirme, les 1 556,87 tonnes de CO2e mesurées aujourd’hui auront une utilité bien plus large qu’un bilan annuel : elles serviront de base à une baisse documentée d’environ 467,06 tonnes. C’est là que commence la crédibilité.

Source de référence : Commission européenne – norme volontaire de reporting de durabilité pour les PME

Mon avis :

Initiative crédible: mesurer 1 556,87 tCO2e et viser -30 % force les PME à piloter enfin leurs émissions réelles, machine par machine. Ma réserve est nette: avec seulement six entreprises et trois mois d’accompagnement, l’impact reste encore démonstratif, pas structurel, tant que le suivi pluriannuel et l’exécution terrain ne sont pas prouvés.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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