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Home Habitat & Maison Energie

Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos

Albert Inconnu by Albert Inconnu
24 juillet 2026
in Energie
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Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos
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Avec 400 000 € de financement, 45 millions € investis en Galice et un projet sur 24 mois, une délégation de l’Université agraire de La Havane a visité l’usine de compostage de Sogama. Objectif : transposer en Cuba un modèle de gestion des biodéchets axé sur l’économie circulaire.

La délégation cubaine s’appuie sur un modèle galicien déjà industrialisé

Une délégation de la Universidad Agraria de La Habana a visité l’usine de compostage de Sogama à Vilanova de Arousa, en Galice, pour étudier un dispositif déjà structuré à l’échelle régionale. Le projet est coordonné par la Universidad de Vigo et financé à hauteur de 400 000 euros par l’AECID, avec un horizon de 24 mois selon le texte source. L’objectif est clair : transférer un savoir-faire opérationnel vers Cuba afin d’améliorer la fertilité des sols, augmenter la productivité agricole et soutenir la sécurité alimentaire.

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Le point fort de cette visite, ce n’est pas seulement la dimension institutionnelle. C’est surtout le choix d’un site déjà intégré dans une vraie chaîne publique de traitement des biodéchets. Selon Sogama, le réseau galicien de valorisation de la matière organique repose sur 4 usines de biodéchets et 13 stations de transfert. Selon la Xunta de Galicia, cet ensemble a mobilisé 45 millions d’euros, dont 30 millions issus de fonds européens. Autrement dit, la Galice ne teste plus un concept : elle exploite une infrastructure régionale qui sert déjà de base à un déploiement territorial concret.

Pourquoi la Galice intéresse Cuba

Le projet vise des problèmes agricoles très précis : faibles niveaux de matière organique, sols compactés et fertilité insuffisante. Sur ce point, l’approche retenue est cohérente. Le compostage ne traite pas seulement un flux de déchets ; il produit un amendement organique capable de refermer la boucle entre collecte des biodéchets et retour au sol.

Le dispositif prévu autour de la ferme-école universitaire El Guayabal, rattachée à l’Universidad Agraria de La Habana, doit servir de pilote reproductible. C’est un bon angle. Un démonstrateur local a plus de valeur qu’un plan national abstrait, surtout quand il faut former des équipes, fiabiliser le tri à la source et mesurer la qualité agronomique du compost obtenu.

L’autre intérêt du modèle galicien tient à sa logique de proximité. Selon Sogama et la Xunta de Galicia, les collectivités adhérentes disposent d’une installation de compostage ou de transfert à moins de 50 kilomètres. Cette contrainte logistique compte autant que la technologie elle-même : sans proximité, le coût du transport peut dégrader la viabilité d’un schéma de valorisation organique.

Ce que l’usine de Vilanova de Arousa apporte concrètement

L’usine visitée n’est pas un simple centre de prétraitement. Selon Sogama, le site de Vilanova de Arousa peut traiter 15 000 tonnes annuelles de fraction organique des déchets municipaux et 7 000 tonnes de structurant, c’est-à-dire des tailles et résidus ligneux nécessaires au bon déroulement du compostage. L’installation couvre l’ensemble de la séquence industrielle : prétraitement, fermentation, maturation et stockage.

Selon Sogama, l’investissement de Vilanova dépasse 15 millions d’euros ; le texte source précise 15,1 millions d’euros. Cela donne une première métrique utile : le coût d’investissement ressort à environ 1 007 €/tonne de capacité annuelle sur la base de 15 000 tonnes de biodéchets traités. Ce ratio ne dit pas tout, mais il permet de comparer plus sérieusement cette usine à d’autres infrastructures publiques de taille inférieure.

Deuxième indicateur dérivé : si l’on rapporte les 45 millions d’euros investis dans le réseau galicien aux 17 installations mentionnées par Sogama et la Xunta, on obtient une moyenne théorique d’environ 2,65 millions d’euros par site. Cette moyenne masque évidemment de gros écarts entre une usine complète et une station de transfert, mais elle illustre l’effort financier consenti pour densifier le maillage territorial.

Un réseau galicien plus complet que ne le laisse penser la source initiale

Le texte d’origine mentionne 4 usines et 13 stations de transfert. Les recherches permettent d’aller plus loin. Selon Sogama, la capacité combinée des 4 usines de biodéchets et des flux de structurant associés atteint 46 200 tonnes annuelles. Cette donnée donne enfin une lecture d’ensemble du réseau, absente du texte source.

Dans le détail, selon Sogama, Vilanova de Arousa dispose d’une capacité de 15 000 tonnes de matière organique et 7 000 tonnes de structurant. Les sites de Cervo et Verín sont plus compacts : chacun peut traiter 3 000 tonnes annuelles de biodéchets et 1 600 tonnes de structurant. Selon Sogama, ces deux usines peuvent aussi produire jusqu’à 1 500 tonnes de compost par an. La hiérarchie des sites apparaît donc clairement : Vilanova est un maillon majeur en Pontevedra, tandis que Cervo et Verín répondent à une logique de desserte locale.

Le cas de Cerceda mérite aussi d’être isolé. Selon Sogama, le complexe environnemental de Cerceda occupe 65 hectares et peut traiter jusqu’à 1 000 000 de tonnes de déchets par an toutes filières confondues. Il ne faut pas confondre cette capacité globale avec la seule ligne biodéchets. Mais ce chiffre montre la différence d’échelle entre une plateforme spécialisée comme Vilanova et un complexe multi-flux comme Cerceda.

Des chiffres récents qui changent la lecture du dossier

Le texte fourni décrit l’ambition du réseau, mais il ne dit rien sur son niveau réel d’utilisation. C’est un manque important. Selon le résumé exécutif 2024 de Sogama, les usines de compostage de Cerceda, Verín, Cervo et Vilanova de Arousa ont géré 3 103,98 tonnes de matière organique sur l’année 2024. Rapporté à la capacité réseau de 46 200 tonnes annuelles indiquée par Sogama, cela représente un taux d’usage théorique d’environ 6,7 %.

Ce ratio mérite d’être dit franchement : le réseau est là, mais la montée en charge reste incomplète. Cela n’invalide pas le modèle. Au contraire, cela montre que l’enjeu n’est plus seulement de construire des sites. Il faut aussi sécuriser la collecte séparée, améliorer le tri au conteneur brun et stabiliser les volumes entrants.

Un autre chiffre neuf éclaire la situation. Selon Sogama, la première livraison de matière organique du conseil municipal de Cervo affichait 98,21 % d’éléments propres et seulement 1,79 % d’indésirables. Cette qualité est décisive. Une filière compost ne tient pas avec un flux mal trié. Pour Cuba, c’est une leçon très pratique : le succès du compostage dépend autant de la discipline de collecte que de l’usine elle-même.

Le financement européen pèse lourd dans l’équation

Le texte source évoque 30 millions d’euros de financement européen sur un total de 45 millions. Le calcul fait apparaître une métrique simple mais parlante : la part européenne représente environ 66,7 % de l’investissement du réseau galicien. C’est massif.

Cette donnée a deux conséquences. D’abord, elle confirme que la réplication du modèle dépend aussi de l’accès à des financements publics solides. Ensuite, elle rappelle qu’un transfert de modèle vers Cuba ne pourra pas se limiter à copier une technologie. Il faudra adapter le schéma économique, les coûts d’exploitation et l’organisation de la collecte aux moyens réellement disponibles sur place.

Le projet appuyé par l’AECID va dans ce sens : construire des capacités techniques locales plutôt qu’exporter un système clé en main. C’est la bonne méthode. Le compostage communautaire n’a pas besoin du même niveau de capex qu’une grande usine régionale, mais il exige de la formation, un protocole de suivi et une gouvernance locale sérieuse.

La comparaison entre Vilanova, Cervo et Verín montre une vraie logique de segmentation

Le texte d’origine ne compare pas les sites entre eux. C’est pourtant utile pour comprendre l’architecture du réseau. Selon Sogama, Vilanova traite 15 000 tonnes annuelles de biodéchets, contre 3 000 tonnes pour Cervo et 3 000 tonnes pour Verín. Vilanova offre donc une capacité 5 fois supérieure à celle de chacun de ces deux sites.

Sur le plan financier, l’écart est tout aussi net. Selon Sogama, l’usine de Cervo a mobilisé 6,4 millions d’euros. Le texte source fixe celle de Vilanova à 15,1 millions d’euros. Cela signifie que Vilanova a coûté environ 136 % de plus que Cervo, tout en apportant une capacité de traitement des biodéchets 5 fois plus élevée. En lecture stricte, le coût d’investissement par tonne de capacité paraît donc plus favorable sur le grand site de Vilanova.

Cette comparaison est précieuse pour Cuba. Elle montre qu’il existe au moins deux échelles de déploiement : un site régional dimensionné pour absorber de gros volumes, et des unités plus modestes adaptées à des bassins plus réduits. Le bon choix dépendra de la densité de population, de l’organisation de la collecte et de la proximité des zones agricoles utilisatrices du compost.

Le levier logistique est aussi important que l’outil industriel

Selon Sogama, certaines stations de transfert ont été adaptées pour prendre en charge la fraction organique. Le cas de Vigo est parlant : la station peut transvaser 10 480 tonnes annuelles de matière organique vers Vilanova de Arousa. À A Lama, une autre station est annoncée avec une capacité de 8 675 tonnes annuelles pour plusieurs flux, dont la matière organique.

Mon avis est simple : ce sont souvent ces équipements intermédiaires qui font tenir la filière. Sans eux, une usine performante reste sous-alimentée ou trop dépendante de trajets routiers coûteux. Pour un territoire insulaire comme Cuba, cette question de la logistique intermédiaire sera probablement aussi critique que le compostage lui-même.

Le contexte réglementaire et opérationnel en Espagne renforce l’intérêt du cas galicien

La Galice n’agit pas hors sol. Selon le DOG et la Xunta de Galicia, la communauté continue de publier en 2026 des dispositifs liés au traitement de la fraction organique et à l’éco-efficience des déchets municipaux. Cela confirme que la filière biodéchets reste soutenue par des instruments publics récents, et pas seulement par des décisions passées.

Selon le DOG, un canon spécifique de traitement par tonne pour la fraction organique est publié pour 2026, même si le montant détaillé n’est pas communiqué dans les résultats consultés ici. On peut donc l’écrire tel quel : non communiqué. C’est un point à surveiller, car le coût de traitement à la tonne conditionne directement l’adhésion des collectivités.

Ce que Cuba peut réellement répliquer, et ce qu’il faudra adapter

Le projet entre la Universidad de Vigo, l’Universidad Agraria de La Habana, CRUSOE et l’entreprise Fabricados Electromecánicos Estévez Fábrez ne se limite pas à une visite de courtoisie. Il met sur la table une méthode transférable : organiser la collecte des biodéchets, garantir un intrant propre, produire un compost utilisable localement et créer un site pilote réplicable.

La partie réplicable est évidente : tri séparé, compostage de proximité, usage agricole du compost, montée en compétences des opérateurs locaux. En revanche, la copie exacte du modèle galicien serait une erreur. La Galice s’appuie sur un réseau public fortement financé, une base réglementaire européenne et un maillage d’installations déjà dense. Cuba devra probablement viser un schéma plus progressif, plus décentralisé et plus proche des besoins agricoles immédiats.

Le signal reste fort. La visite à Vilanova de Arousa ne montre pas seulement une usine. Elle expose une chaîne complète : investissement public, maillage territorial, process industriel, contrôle de la qualité du flux et débouché agronomique. C’est précisément ce qui manquait au texte de départ.

Données monétaires et conversion

Aucune donnée en dollars n’apparaît dans le texte source ni dans les sources consultées sur ce dossier, donc aucune conversion monétaire en euros n’était nécessaire. Pour référence, le taux consulté auprès de la Banque centrale européenne est de 1 euro = 1,1426 dollar américain, soit environ 1 dollar = 0,875 euro.

Source d’autorité

Source principale consultée : https://www.sogama.gal/index.php/es/red-de-infraestructuras-para-la-valorizacion-de-la-materia-organica

Mon avis :

Point fort : ce projet relie infrastructure publique, universités et agriculture avec des moyens concrets — 400 000 € d’AECID et 45 millions € investis par la Galice. Limite : la preuve d’impact manque encore ; une visite technique ne valide ni la qualité agronomique du compost ni la réplication réelle du modèle à Cuba.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

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