PLaRE.
  • Actualités
  • Animaux
  • Design
  • Divertissement
  • Economie
  • Lifestyle
  • High tech
  • Shopping
  • Streaming
  • Tesla
  • Voyages
  • Films
No Result
View All Result
PLaRE.
  • Actualités
  • Animaux
  • Design
  • Divertissement
  • Economie
  • Lifestyle
  • High tech
  • Shopping
  • Streaming
  • Tesla
  • Voyages
  • Films
No Result
View All Result
PLaRE.
No Result
View All Result
Home Habitat & Maison Energie

Électrifier le monde : des centaines de millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité

Albert Inconnu by Albert Inconnu
26 juin 2026
in Energie
0
Électrifier le monde : des centaines de millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité
Share on FacebookShare on Twitter

655 millions de personnes vivent encore sans électricité et 2 milliards cuisinent avec des combustibles polluants. Derrière ces chiffres, l’Afrique subsaharienne concentre l’urgence : l’accès stagne, les inégalités rurales se creusent et l’électrification mondiale doit tripler pour tenir les objectifs d’ici 2030.

655 millions de personnes vivent encore sans électricité

Le contraste reste brutal. D’un côté, les pays riches débattent du prix du kWh. De l’autre, l’IEA, la Banque mondiale, l’OMS, l’IRENA et les Nations unies estiment dans le rapport Tracking SDG7 2025 que 655 à 666 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité selon les millésimes de données mobilisés. Le même corpus précise que le taux mondial d’accès de base tourne autour de 92 % et que le rythme d’électrification doit tripler pour espérer atteindre l’accès universel d’ici 2030.

You might also like

Rebi obtient la certification SURE pour toutes ses centrales de chaleur biomasse

Rebi obtient la certification SURE pour toutes ses centrales de chaleur biomasse

24 juillet 2026
Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos

Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos

24 juillet 2026

Le constat de départ du texte espagnol est donc juste sur le fond : la progression existe, mais elle ralentit. Là où le sujet mérite d’être clarifié, c’est sur la lecture des chiffres. Selon le communiqué publié par l’IEA le 24 juin 2026, le total le plus mis en avant est de 655 millions de personnes privées d’électricité. Le rapport Tracking SDG7 2025, publié le 25 juin 2025 avec des données consolidées antérieures, évoquait pour sa part plus de 666 millions. Autrement dit, la tendance s’améliore légèrement, mais elle reste très loin de la trajectoire nécessaire.

Premier calcul utile : si l’on retient 655 millions de personnes sans accès et une population mondiale couverte à 92 %, cela implique un ordre de grandeur d’environ 8,19 milliards d’habitants à l’échelle mondiale. Deuxième métrique dérivée : au rythme visé par les institutions internationales, il ne suffit plus de poursuivre la cadence actuelle ; il faut aller trois fois plus vite, soit un effort équivalent à +200 % par rapport au rythme observé aujourd’hui.

L’Afrique subsaharienne concentre l’échec actuel

Le cœur du problème se situe en Afrique subsaharienne. Selon l’IEA, la région concentre à elle seule plus de 560 millions de personnes sans électricité. Une autre publication de l’agence, Financing Electricity Access in Africa, parle même d’environ 600 millions de personnes toujours privées de courant sur le continent africain. L’ordre de grandeur ne change pas le diagnostic : l’électrification mondiale progresse surtout là où les infrastructures existent déjà, et patine là où les besoins sont les plus lourds.

À mon sens, c’est ici que se joue la limite du discours politique actuel. Parler d’“accès mondial” masque une concentration extrême du problème. Quand une seule région porte l’essentiel du retard, la moyenne mondiale devient un indicateur confortable, mais trompeur. Le plafond de verre ne se situe plus dans les marchés matures ; il se situe dans les territoires ruraux, fragiles ou éloignés, là où le réseau coûte cher et où le revenu des ménages reste trop bas.

Le texte source mentionne une hausse du nombre de ruraux non raccordés en Afrique subsaharienne, de 376 millions en 2010 à près de 450 millions aujourd’hui. Cette évolution illustre une réalité simple : la croissance démographique rattrape, voire dépasse, les nouveaux raccordements. Même quand le nombre de connexions augmente, la baisse absolue du déficit n’est pas garantie.

Un autre indicateur mérite d’être ajouté. Selon l’IEA, 220 millions de personnes en Afrique, soit 40 % des personnes sans accès, n’ont probablement pas les moyens de payer le “panier de base” d’électricité défini par l’agence, estimé entre 50 et 75 kWh par foyer et par an. Cette donnée change la lecture du sujet. Le problème n’est pas seulement technique. Il est aussi économique.

Ce point permet un troisième calcul dérivé. Si 220 millions représentent 40 % des personnes concernées, la base implicite ressort à 550 millions de personnes. On retrouve bien le même ordre de grandeur que les statistiques régionales de l’IEA. Ce recoupement renforce la cohérence de l’analyse : le blocage principal est désormais celui de l’accessibilité financière, pas seulement du déploiement physique du réseau.

Le vrai mur, c’est le coût d’accès pour les ménages

Le texte espagnol insiste à raison sur l’accessibilité tarifaire. Même quand une ligne existe à proximité, le raccordement, les frais initiaux, le compteur ou les factures de base peuvent rester hors de portée. Selon l’IEA, le niveau de consommation minimale retenu pour un accès élémentaire se situe autour de 50 à 75 kWh par ménage et par an. Dit autrement, on parle d’un usage très limité : éclairage, recharge, quelques appareils essentiels, pas davantage.

Cette référence permet un quatrième calcul utile. Le “panier de base” de l’IEA équivaut à seulement 4,2 à 6,3 kWh par mois pour un foyer. C’est extrêmement bas. En comparaison, un ménage européen dépasse très largement ce niveau avec quelques jours d’usage normal. Cette simple conversion montre que, dans une partie de l’Afrique, l’enjeu n’est pas de soutenir un confort moderne, mais d’atteindre un seuil énergétique minimal.

Autre chiffre clé : selon l’IEA, moins de 2,5 milliards de dollars ont été engagés en 2023 pour de nouvelles connexions d’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. Converti en euros au taux de référence de la BCE du 23 juin 2026, soit 1 € = 1,15 $, cela représente environ 2 168 000 000 €. Le montant paraît élevé. Il ne l’est pas à l’échelle du déficit à combler.

En prenant l’hypothèse de 600 millions de personnes sans accès en Afrique, cela revient à un cinquième calcul dérivé d’environ 4 € engagés par personne privée d’électricité en 2023. Même en restant prudent sur la portée exacte de cette division, l’ordre de grandeur montre l’insuffisance du financement actuel. On ne ferme pas un déficit énergétique continental avec un effort par tête aussi faible.

Les solutions hors réseau deviennent centrales

Le rapport Tracking SDG7 2025 apporte un angle que le texte d’origine n’explore pas assez : les solutions décentralisées. Selon les agences auteurs du rapport, les populations restantes sans accès vivent majoritairement dans des zones rurales, pauvres, isolées ou fragiles. Dans ces contextes, les systèmes solaires hors réseau et les mini-réseaux ne sont plus des solutions de niche. Ce sont souvent les options les plus rapides et les moins coûteuses à déployer.

Je considère que c’est le vrai pivot du marché. Continuer à penser l’électrification uniquement par l’extension classique du réseau national ralentit tout. Dans beaucoup de zones rurales, l’arbitrage technique a déjà changé. Le sujet n’est plus “réseau ou pas réseau”, mais “quelle combinaison réseau, mini-grid et off-grid permet d’atteindre le plus vite le service de base”.

La Banque mondiale pousse d’ailleurs cette logique avec Mission 300, menée avec la Banque africaine de développement. L’objectif officiel est de connecter 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030. Selon un communiqué publié le 16 juin 2026, l’initiative revendique déjà plus de 50 millions de personnes connectées dans 40 pays. Le même texte affirme que le programme avance à un rythme presque deux fois plus rapide qu’à son lancement.

Cette accélération donne un cas d’usage concret absent du texte source. En Tanzanie, selon la Banque mondiale, 7,5 millions de personnes ont gagné l’accès à l’électricité dans le cadre de Mission 300, soit un rythme présenté comme cinq fois supérieur à la cadence annuelle moyenne observée avant l’initiative. Voilà un exemple utile : quand financement, réforme publique et déploiement terrain avancent ensemble, la vitesse change réellement.

La cuisson propre reste un angle mort sanitaire majeur

Le déficit énergétique ne se limite pas à l’éclairage. Il touche aussi la cuisine, avec des conséquences sanitaires massives. Selon l’OMS, environ 2,1 milliards de personnes cuisinent encore avec des foyers ouverts ou des équipements peu efficaces alimentés au kérosène, à la biomasse ou au charbon. L’organisation estime que la pollution de l’air domestique a causé 2,9 millions de décès en 2021. Une autre synthèse technique de l’OMS évoque 3,2 millions de décès annuels estimés pour 2019. Les deux chiffres décrivent la même catastrophe sanitaire, avec des méthodes et années de référence différentes.

Le texte espagnol cite 3 millions de morts par an. C’est un ordre de grandeur recevable, mais il faut préciser la source et la date de référence. En 2026, la donnée la plus récente facilement mobilisable sur la fiche de l’OMS est 2,9 millions de décès en 2021. Le problème, lui, n’a pas changé : femmes et enfants restent les plus exposés car ils passent davantage de temps à proximité des fumées domestiques.

L’OMS ajoute un autre chiffre qui mérite d’être mis en avant : plus de 309 000 enfants de moins de 5 ans sont morts en 2021 en lien avec cette pollution domestique. À ce stade, l’énergie n’est plus seulement un sujet d’infrastructure. C’est un sujet de santé publique primaire.

Les renouvelables progressent, mais la fracture reste abyssale

Le texte d’origine souligne que les renouvelables produisent désormais plus de 30 % de l’électricité mondiale. L’idée générale est correcte, mais le rapport Tracking SDG7 2025 apporte surtout une comparaison plus parlante : la capacité renouvelable par habitant. Selon l’IRENA, les pays développés disposaient en 2023 d’environ 1 162 watts de capacité renouvelable par personne, contre seulement 33 watts par personne dans les pays les moins avancés.

Cette donnée appelle un sixième calcul dérivé : l’écart de capacité par habitant est d’environ x35 entre pays développés et pays les moins avancés. Exprimé en pourcentage, cela signifie que les pays développés disposent d’un niveau supérieur d’environ +3 421 %. Ce n’est plus un simple retard. C’est un fossé énergétique structurel.

Le rapport de l’IRENA montre aussi que le monde en développement dans son ensemble a atteint environ 341 watts par personne en 2023, contre 1 162 watts dans le monde développé. Même dans cette comparaison plus large, l’écart reste d’environ x3,4. Là encore, le sujet n’est pas seulement la progression globale des renouvelables, mais leur répartition concrète.

À mon avis, c’est le point le plus souvent édulcoré dans les discours sur la transition énergétique. Dire que les renouvelables progressent au niveau mondial est exact. Dire que cette progression corrige la fracture énergétique est faux. Les capacités se concentrent encore massivement dans les économies qui disposent déjà de capital, de réseaux et de stabilité réglementaire.

Le financement international recule au mauvais moment

Le texte espagnol mentionne une baisse de 11 % des flux financiers internationaux vers l’énergie propre dans les pays les moins avancés. Ce recul s’inscrit dans un contexte plus large de sous-investissement chronique. Selon l’IEA, atteindre l’accès universel à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2035 exigerait près de 150 milliards de dollars d’investissement dans son scénario ACCESS. Converti en euros au taux de la BCE déjà cité, cela représente environ 130 101 000 000 €.

Septième calcul dérivé : si l’on rapporte ces 150 milliards de dollars aux 600 millions de personnes sans électricité évoquées par l’IEA pour l’Afrique, on obtient un besoin moyen théorique d’environ 250 $ par personne, soit environ 217 € par personne. Là encore, ce ratio simplifie une réalité plus complexe, mais il permet de mesurer l’écart avec les montants actuellement engagés.

L’autre problème, relevé par le texte source et confirmé par les analyses institutionnelles, tient à la nature des financements. Une part importante arrive sous forme de dette. Pour des économies déjà fragiles, cette mécanique atteint vite ses limites. L’électricité devient alors un service à déployer, mais aussi un risque budgétaire à absorber.

La Banque mondiale et l’IFC tentent de corriger ce biais via Mission 300. Selon le communiqué du 31 mars 2026, l’IFC et MIGA ont engagé 5 milliards de dollars d’ici 2030 pour soutenir l’investissement privé dans le cadre du programme. Au taux de la BCE, cela représente environ 4 337 000 000 €. Le signal est positif, mais il reste modeste au regard des besoins agrégés.

Efficacité, réseau, mini-réseaux : il faut arrêter d’opposer les solutions

La meilleure lecture du dossier est pragmatique. Les pays qui avancent ne choisissent pas une seule voie. Ils combinent renforcement du réseau, extension locale, solaire hors réseau, mini-réseaux, aides ciblées et réformes tarifaires. Selon l’IEA, 23 pays d’Afrique subsaharienne consacrent en 2025 des fonds fléchés vers l’accès à l’électricité, représentant 35 % de leurs budgets énergétiques. Le signal politique existe donc déjà dans une partie du continent.

Le débat doit maintenant sortir de l’opposition stérile entre grandes infrastructures et solutions locales. Pour un hôpital de district, une école, un réseau d’irrigation ou une chaîne du froid pharmaceutique, la réponse n’est pas toujours la même. C’est précisément pour cela que l’électrification doit être pensée par usages.

Exemple concret : selon la Banque mondiale, l’atteinte du cap des 50 millions de personnes connectées via Mission 300 doit soutenir l’irrigation abordable, le stockage des médicaments, l’éducation et l’activité économique locale. Ce type d’impact manque dans le texte espagnol, qui décrit bien l’ampleur du problème, mais peu les effets mesurables d’un raccordement réussi sur le terrain.

Pour suivre les chiffres de référence et l’évolution officielle de l’accès à l’énergie, la source d’autorité la plus solide reste le rapport Tracking SDG7 2025 publié par les agences gardiennes de l’objectif international : https://www.iea.org/reports/tracking-sdg7-the-energy-progress-report-2025.

Mon avis :

Avis d’expert : le texte vise juste sur l’urgence, avec un socle crédible — 666 millions de personnes restaient sans électricité en 2023, surtout en Afrique subsaharienne. Sa limite : il force certains chiffres et simplifie les causes, notamment sur la mortalité liée aux fumées domestiques, estimée plutôt autour de 2,9 à 3,2 millions par an.

Albert Inconnu

Albert Inconnu

Albert Inconnu est rédacteur spécialisé dans le contenu éditorial de plare.fr. Expert en création d’articles informatifs et engageants, il apporte une approche claire et structurée sur les sujets traités par le site, en veillant à la précision et à l’accessibilité. Il se tient informé des tendances pertinentes pour offrir des conseils et des analyses utiles à la communauté francophone.

Related Stories

Rebi obtient la certification SURE pour toutes ses centrales de chaleur biomasse

Rebi obtient la certification SURE pour toutes ses centrales de chaleur biomasse

by Albert Inconnu
24 juillet 2026
0

Rebi décroche la certification SURE pour ses 7 centrales de chaleur biomasse en Espagne. Ce label couvre toute la chaîne...

Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos

Delegación cubana visita la planta de compostaje de Sogama en Galicia para impulsar la gestión de residuos orgánicos

by Albert Inconnu
24 juillet 2026
0

Avec 400 000 € de financement, 45 millions € investis en Galice et un projet sur 24 mois, une délégation...

La energía solar fotovoltaica gana impulso en España entre nuevos proyectos, inversión y controversias

La energía solar fotovoltaica gana impulso en España entre nuevos proyectos, inversión y controversias

by Albert Inconnu
24 juillet 2026
0

TERSA gère 347 installations, 13 899 kWp et 4 496 MWh au 1er semestre 2026, tandis qu’à Coín, sept projets contestés menacent...

Hydrogène vert en Espagne : grands projets, investissements et défis clés

Hydrogène vert en Espagne : grands projets, investissements et défis clés

by Albert Inconnu
23 juillet 2026
0

Repsol sécurise 133,3 millions d’euros pour un électrolyseur de 50 MW à A Coruña, tandis que Moeve lance à Huelva...

Next Post
Apple accusé d’avoir aggravé la pénurie de mémoire, selon un dirigeant de Micron

Apple accusé d’avoir aggravé la pénurie de mémoire, selon un dirigeant de Micron

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PLaRE.

  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité

© 2026 Plare.fr

No Result
View All Result
  • Actualités
  • Animaux
  • Design
  • Divertissement
  • Economie
  • Lifestyle
  • High tech
  • Shopping
  • Streaming
  • Tesla
  • Voyages
  • Films

© 2026 Plare.fr