Avec 20 % de parts de marché pour Apple au T2 2026, à égalité avec son record historique sur un deuxième trimestre, et un marché mondial du smartphone en recul de 4 %, un second rapport confirme la performance de l’iPhone 17, portée par un cycle de renouvellement particulièrement solide.
Apple signe un deuxième trimestre historique sur l’iPhone, mais le marché mondial reste sous pression
Apple a réalisé au deuxième trimestre 2026 sa meilleure performance historique sur cette période pour les expéditions d’iPhone. Le point clé ne change pas selon les cabinets : la marque progresse alors que le marché des smartphones recule. La source d’origine mettait déjà en avant les estimations préliminaires d’Omdia et de Counterpoint Research. Les recherches complémentaires confirment le fond du dossier : le cycle iPhone 17 reste solide, la hausse des coûts mémoire pèse sur la concurrence, et les acteurs exposés au milieu et à l’entrée de gamme souffrent davantage.
Selon Omdia, le marché mondial du smartphone a chuté de 4 % sur un an au T2 2026. Dans le même temps, Samsung aurait capté 22 % des expéditions mondiales, contre 20 % un an plus tôt, tandis qu’Apple atteindrait 20 %, contre 16 % au T2 2025. Le contraste est net : Apple gagne 4 points de part de marché sur un trimestre qui reste, d’ordinaire, l’un de ses plus faibles. C’est le vrai signal à retenir.
Deux cabinets, une même tendance : Apple résiste mieux que le reste du secteur
La source initiale citait aussi Counterpoint Research. Selon ce cabinet, Samsung aurait mené le marché au T2 2026 avec 24 % de parts, devant Apple à 20 %, puis Xiaomi à 12 %, OPPO à 11 % et vivo à 8 %. Selon Omdia, la hiérarchie reste la même, mais avec des niveaux légèrement différents : Samsung à 22 %, Apple à 20 %, Xiaomi à 11 %, OPPO à 10 % et vivo à 8 %.
Les écarts entre cabinets ne sont pas anormaux. Les méthodologies diffèrent, les canaux suivis aussi. En revanche, la direction du marché est identique chez les deux analystes : Apple et Samsung progressent, tandis que les trois autres membres du top 5 reculent. C’est beaucoup plus instructif qu’un simple duel de pourcentages.
Premier calcul dérivé absent de la source : selon les chiffres d’Omdia, la part de marché d’Apple passe de 16 % à 20 % en un an, soit une hausse relative de 25 %. Deuxième calcul dérivé : l’écart de part de marché entre Samsung et Apple n’est plus que de 2 points selon Omdia, contre 4 points selon Counterpoint. Autrement dit, Apple reste deuxième, mais beaucoup plus proche du leader qu’en rythme habituel sur un deuxième trimestre.
Ce que dit Omdia, et ce que cela implique vraiment
Selon Omdia, Apple a profité de deux leviers concrets : un cycle de renouvellement très fort autour de la gamme iPhone 17, et une meilleure stabilité tarifaire alors que plusieurs concurrents ont dû relever leurs prix. Cette lecture est cohérente avec l’environnement de 2026 : la mémoire coûte plus cher, l’approvisionnement reste tendu, et les fabricants les moins puissants sur la chaîne d’achat ont moins de marge de manœuvre.
Le point le plus intéressant n’est pas seulement la performance d’Apple, mais la polarisation du marché. Selon IDC, les contraintes sur la mémoire poussent les constructeurs à réduire les volumes, rogner sur certaines configurations et augmenter les prix. IDC note même que, dans plusieurs marchés émergents, les prix ont grimpé de 40 % à 50 % sur certains segments sensibles. C’est brutal. Et cela favorise mécaniquement les marques capables de sécuriser leurs approvisionnements en amont.
Selon IDC, les expéditions mondiales ont déjà reculé de 2,9 % au T1 2026 à 293,8 millions d’unités. Le cabinet parle d’un simple avant-goût de ce qui attend le secteur. Il prévoit d’ailleurs pour l’ensemble de 2026 une baisse mondiale de 13,9 %, à 1,09 milliard d’unités. Le message est clair : le T2 n’est pas un accident, c’est une phase de marché.
Le cycle iPhone 17 pèse lourd dans les chiffres
La source d’origine évoquait un “strong refresh and upgrade cycle” pour l’iPhone 17. Les données trouvées lors de la recherche renforcent ce point. Selon Counterpoint Research, l’iPhone 17 a été le smartphone le plus vendu au monde au T1 2026, avec 6 % des ventes unitaires mondiales. Ce n’est pas un détail. Quand le modèle standard devient numéro un mondial, cela signifie que la traction ne repose pas seulement sur les versions Pro.
Selon les résultats trimestriels officiels d’Apple publiés le 30 avril 2026 pour son deuxième trimestre fiscal clos le 28 mars 2026, la société a enregistré un chiffre d’affaires de 111,2 milliards de dollars, en hausse de 17 % sur un an. Surtout, Tim Cook a déclaré que l’iPhone avait atteint un record de revenus sur un trimestre de mars, porté par une demande “extraordinaire” pour la gamme iPhone 17. Ce point officiel donne du poids aux estimations des cabinets d’étude : la bonne tenue des expéditions correspond aussi à un momentum commercial confirmé par Apple.
Mon avis sur cette section est simple : quand les cabinets indépendants et le constructeur racontent la même histoire, le signal devient robuste. Ici, il l’est.
Pourquoi Samsung progresse aussi, alors que le marché décroche
Le récit n’est pas exclusivement favorable à Apple. Selon IDC, Samsung a aussi traversé le T1 2026 mieux que le marché grâce à sa série Galaxy S26 et au renfort précoce de ses modèles A. Le cabinet chiffre les expéditions de Samsung à 62,4 millions d’unités au T1 2026, soit 21,2 % de parts de marché, contre 61,8 millions et 21,0 % pour Apple. Sur ce trimestre-là, l’écart entre les deux leaders n’était donc que de 0,6 million d’unités.
Ce chiffre ajoute un élément nouveau absent de la source : la bataille Apple-Samsung se joue à très faible distance en volume mondial. Apple domine davantage en valeur, Samsung garde un poids massif en volume. Les deux groupes occupent en pratique le haut du marché et captent une grande partie de la demande solvable pendant que les autres marques encaissent le choc des coûts.
Specs et produits : le haut de gamme tient, car l’offre suit
Pour comprendre pourquoi Apple et Samsung absorbent mieux la crise que d’autres, il faut regarder les produits. Côté Apple, la page officielle française met en avant les puces A19 et A19 Pro, ainsi que l’intégration d’Apple Intelligence sur les derniers modèles. La marque insiste aussi sur la traduction en direct, les fonctions photo dopées à l’IA et le traitement embarqué pour la confidentialité. Ce n’est pas du décor marketing : en 2026, les fonctions IA locales servent d’argument de montée en gamme et justifient mieux les prix élevés.
Côté Samsung, la fiche officielle française des Galaxy S26 et S26+ ajoute plusieurs données concrètes. Le Galaxy S26 dispose d’un écran de 6,3 pouces, d’un capteur principal de 50 Mpx et d’une batterie de 4 300 mAh. Le Galaxy S26+ passe à 6,7 pouces, garde 50 Mpx et monte à 4 900 mAh. Les deux modèles existent en 256 Go et 512 Go avec 12 Go de mémoire vive selon Samsung France.
Troisième élément nouveau absent de la source : selon Samsung, la batterie du Galaxy S26 passe de 4 000 mAh sur le S25 à 4 300 mAh sur le S26. Cela représente une hausse de capacité de 7,5 %. Quatrième élément nouveau : l’autonomie vidéo grimpe de 29 à 30 heures, soit un gain de 3,4 % sur cet usage précis. Ce ne sont pas des bonds énormes, mais dans un marché mature, ces petits gains soutiennent le renouvellement.
Le vrai frein du marché en 2026 : la mémoire, pas le manque de nouveautés
La source de départ mentionnait une “memory crisis”. C’est l’axe macro le plus déterminant. Selon IDC, la pénurie et le prix record de la mémoire poussent tout le secteur vers des arbitrages défensifs : réduction des volumes, hausse des prix, baisse du soutien marketing et simplification des fiches techniques sur certains modèles.
Selon IDC, le prix moyen mondial du smartphone devrait atteindre 550 dollars en 2026, soit 482 € au taux de référence de la BCE du 13 juillet 2026, où 1 € = 1,1424 $, donc 1 $ = 0,8754 €. IDC précise que cet ASP mondial progresse de 100 dollars sur un an. Converti au même taux, cela revient à une hausse moyenne d’environ 88 € par appareil.
Voilà le cinquième apport inédit : le marché ne se contracte pas seulement en volume, il se déplace vers des prix plus élevés. C’est mauvais pour le mass market. C’est favorable aux marques déjà fortes sur le premium.
Apple bénéficie aussi d’un contexte géographique plus porteur
Selon IDC, Apple a enregistré au T1 2026 une croissance de plus de 30 % en Chine pour sa gamme iPhone 17. Le cabinet ajoute qu’en Amérique du Nord, 60 % des expéditions du premier trimestre 2026 se situent au-dessus de 800 dollars, soit environ 700 € au taux de la BCE mentionné plus haut. C’est une donnée décisive : les régions où Apple est fort sont précisément celles où la clientèle tolère encore des prix élevés.
Mon opinion ici est nette : Apple ne gagne pas seulement grâce à ses produits, mais grâce à une exposition géographique mieux alignée avec la crise actuelle. C’est moins visible qu’une fiche technique, mais plus puissant sur les résultats.
Les concurrents chinois paient leur exposition au milieu de gamme
Selon Omdia, Xiaomi perd 4 points de part de marché entre le T2 2025 et le T2 2026, passant de 15 % à 11 %. OPPO recule de 12 % à 10 %, et vivo de 9 % à 8 %. Selon IDC au T1 2026, Xiaomi tombait déjà à 11,5 %, OPPO à 10,5 % et vivo à 7,2 %.
Le schéma est cohérent : ces marques restent très exposées aux segments où la hausse du coût mémoire fait le plus de dégâts. Quand l’entrée et le milieu de gamme encaissent le gros du choc, les volumes baissent plus vite chez ceux qui y sont les plus présents. Le problème n’est donc pas seulement commercial. Il est structurel.
Ce que surveille maintenant le marché : les deux prochains trimestres
Omdia avertit que le plus dur pourrait arriver au cours des deux prochains trimestres, au moment où les pics saisonniers de demande liés aux lancements, aux fêtes et aux opérations commerciales se heurteront à une offre mémoire toujours contrainte. Cette alerte mérite d’être prise au sérieux, car elle signifie une chose simple : même les trimestres supposés forts pourraient décevoir en volume.
Le paradoxe est donc le suivant. Apple enregistre son meilleur T2 historique sur l’iPhone en part de marché. Samsung remonte aussi. Pourtant, le gâteau global rétrécit. Cela veut dire que les leaders gagnent surtout en captant la faiblesse des autres, pas grâce à une expansion naturelle du marché.
Un seul lien utile pour la source la plus autorisée
Pour consulter la publication de référence d’Omdia sur laquelle repose l’un des deux jeux d’estimations cités ici : rapport Omdia.
Mon avis :
Apple signe un vrai tour de force : 20 % de part de marché au T2 2026, son meilleur deuxième trimestre, grâce à un cycle iPhone 17 solide et à des prix restés stables quand la concurrence augmentait. Mais le signal reste fragile : Omdia anticipe un net recul des volumes sur les deux prochains trimestres, faute de mémoire.





