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Home Elon Musk Tesla Vidéo

Starship Flight 13 avorté à T-0 : Elon Musk révèle la panne moteur chez SpaceX

Thomas Moreau by Thomas Moreau
17 juillet 2026
in Vidéo
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SpaceX Starship Flight 13 avorté à T-0 : Elon Musk révèle la panne qui a cloué le lancement
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SpaceX vise un 13e vol intégré de Starship après une tentative avortée à T-0 le 16 juillet à 18h30 ET depuis Starbase, avec un lanceur de 124 mètres, 33 moteurs et 20 satellites Starlink V3 à déployer, dont six équipés de caméras pour inspecter le bouclier thermique.

Le vol 13 de SpaceX s’est arrêté à T-0, mais l’essentiel se joue ailleurs

Le treizième vol d’essai intégré de Starship devait décoller le jeudi 16 juillet 2026 depuis Starbase, au Texas, avec une fenêtre d’ouverture à 18 h 30 heure de l’Est, soit 00 h 30 le 17 juillet en France. Le tir n’a finalement pas eu lieu à T-0. Le point clé n’est donc plus la date, mais la raison de cet arrêt automatique et ce qu’il dit du niveau de maturité du système.

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La source de départ décrivait un vol très ambitieux. Elle listait les correctifs apportés après le vol 12, l’arrivée des satellites Starlink V3 et plusieurs essais liés à la rentrée atmosphérique. Mais elle restait incomplète sur trois points : la place réelle de ce vol dans la stratégie industrielle de SpaceX, l’intérêt économique des V3, et le rapport de force face aux autres lanceurs lourds.

Selon la page officielle du vol 12 publiée par SpaceX, le précédent essai du 22 mai 2026 était le premier vol des véhicules Starship et Super Heavy V3, le premier vol des moteurs Raptor 3, le premier tir depuis le Pad 2, et le premier essai avec des satellites Starlink modifiés pour imager Starship en vol. Ce détail compte : le vol 13 ne prolonge pas une campagne stable, il poursuit une phase de transition technique lourde. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?utm_source=openai))

Ce que SpaceX a déjà admis après le vol 12

Le résumé d’origine évoque trois anomalies du vol 12 : une déviation du booster pendant la manœuvre de retournement après séparation, des difficultés de rallumage des moteurs du Super Heavy pendant le boostback burn, et une panne moteur côté étage supérieur. Ce tableau est cohérent avec le compte rendu officiel du vol 12.

Selon SpaceX, un moteur Raptor s’est arrêté durant l’ascension. Après la séparation, le booster n’a pas réussi à allumer tous les moteurs prévus pour le boostback burn, n’a effectué qu’un retour partiel, puis a fini par un amerrissage dur dans le golfe. La société confirme donc noir sur blanc que la priorité du vol suivant porte sur la robustesse de la séquence post-séparation et sur la fiabilité des rallumages moteurs. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?utm_source=openai))

Mon avis est simple : cet arrêt à T-0 est moins inquiétant qu’un décollage suivi d’un nouvel échec au même endroit du profil de mission. Sur un programme de ce type, un abort au sol montre souvent que les garde-fous logiciels et les contrôles de santé système jouent leur rôle avant d’exposer le véhicule à un scénario plus coûteux.

Pourquoi les satellites Starlink V3 changent la portée du vol 13

Le texte source parlait de 20 satellites V3 à déployer, avec liaisons laser, panneaux solaires déployables et nouvelles antennes. Il manquait le point le plus concret : la capacité réseau visée par satellite et par lancement.

Selon le prospectus 2026 de SpaceX, chaque satellite Starlink V3 est conçu pour offrir 1 térabit par seconde de capacité descendante. Le même document indique qu’un seul lancement Starship devrait pouvoir emporter jusqu’à 60 satellites V3 en orbite basse. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

À partir de ces chiffres, on peut calculer deux métriques absentes de la source :

  • Capacité théorique embarquée sur le vol 13 : 20 satellites V3 x 1 Tbps = 20 Tbps, selon les chiffres de SpaceX. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
  • Capacité théorique d’un lancement Starship complet en V3 : 60 satellites x 1 Tbps = 60 Tbps. Le lot de 20 satellites du vol 13 ne représente donc qu’un tiers de la capacité théorique par lancement, soit 3 fois moins que le plafond annoncé. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Autre donnée absente du texte initial : selon ce même prospectus, SpaceX comptait environ 9 600 satellites Starlink en orbite basse et 10,3 millions d’abonnés au 31 mars 2026, dans 164 marchés. Le groupe mentionne aussi une latence médiane d’environ 25 ms et des débits descendants médians résidentiels de 225 Mb/s aux heures de pointe. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

On peut en tirer une autre métrique utile : cela représente environ 1 073 abonnés par satellite actif, sur une moyenne brute calculée à partir des données déclarées par l’entreprise. Cette moyenne ne mesure pas la charge réelle par engin, mais elle donne un ordre de grandeur du besoin de capacité supplémentaire. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Le vrai enjeu du vol 13 : transformer Starship en camion de constellation

Le texte de départ disait que ce vol testait à la fois la fiabilité du véhicule et la technologie satellite. C’est juste, mais trop faible. Le vrai sujet est industriel.

Selon SpaceX, un lancement Starship avec 60 V3 représenterait une augmentation potentielle par 20 de la capacité descendante déployée par tir par rapport à un lancement Falcon 9. Autrement dit, l’objectif n’est pas seulement d’envoyer de plus gros satellites. L’objectif est de réduire brutalement le nombre de missions nécessaires pour faire croître le réseau. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Le lot de 20 satellites prévu pour ce vol 13 ressemble donc à un tir de qualification commerciale déguisé en test technique. C’est logique. SpaceX n’a pas besoin d’un plein chargement si l’enjeu immédiat est de valider l’ouverture des panneaux, le comportement des antennes, les liens optiques et la collecte d’images du bouclier thermique.

Le passage sur l’Afrique du Sud mérite aussi d’être retenu. La tentative de connexion avec des stations au sol sud-africaines et avec la constellation existante ne sert pas au storytelling. Elle sert à vérifier qu’un satellite V3 peut entrer vite dans la chaîne opérationnelle du réseau. Si ce test échoue, la démonstration de lancement perd une grande partie de sa valeur commerciale.

Bouclier thermique : le détail qui trahit la priorité réelle du programme

La source insistait sur les nouvelles tuiles, les systèmes de fixation, les tuiles instrumentées et les tuiles peintes en blanc pour simuler des manques. C’est le bon angle. Sur Starship, le goulot d’étranglement n’est pas seulement la poussée. C’est la répétabilité du retour.

Selon SpaceX, six des vingt satellites emportés sur ce vol doivent utiliser des caméras pour imager le bouclier thermique du véhicule et transmettre les données aux équipes au sol. L’entreprise veut ainsi améliorer ses méthodes d’évaluation de l’état du bouclier en vue d’un futur retour vers le site de lancement. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Mon avis est net : cette partie du vol est plus stratégique que le déploiement des satellites eux-mêmes. Les V3 peuvent repartir sur d’autres missions. La validation d’un bouclier thermique réutilisable, inspectable et tolérant aux défauts conditionne tout le modèle économique de Starship.

Starship face aux autres lanceurs lourds : l’écart reste théorique, mais il est massif

Le texte d’origine ne donnait aucun ordre de grandeur face à la concurrence. C’est un manque. Pour mesurer l’enjeu, il faut revenir aux capacités annoncées.

Selon la page officielle de SpaceX, Starship est conçu pour emporter plus de 100 tonnes métriques en orbite dans une configuration entièrement réutilisable. ([spacex.com](https://www.spacex.com/mars?embed=true&utm_source=openai))

En face, Blue Origin annonce pour New Glenn une capacité de 45 tonnes vers l’orbite basse et de plus de 13 tonnes vers l’orbite de transfert géostationnaire. ([blueorigin.com](https://www.blueorigin.com/new-glenn))

Selon la page officielle de SpaceX, Falcon Heavy peut placer 63,8 tonnes en orbite basse. ([spacex.com](https://www.spacex.com/vehicles/falcon-heavy/?wpmobileexternal=true&utm_source=openai))

Deux écarts dérivés éclairent la situation :

  • Starship vs New Glenn en LEO : en prenant comme base 100 t pour Starship et 45 t pour New Glenn, l’avantage théorique de Starship atteint environ 33,3 % si l’on compare l’excédent à la capacité de New Glenn, soit 55 t de plus. ([spacex.com](https://www.spacex.com/mars?embed=true&utm_source=openai))
  • Starship vs Falcon Heavy en LEO : avec 100 t contre 63,8 t, Starship affiche un écart théorique d’environ 56,7 % par rapport à Falcon Heavy. ([spacex.com](https://www.spacex.com/mars?embed=true&utm_source=openai))

Ces comparaisons restent théoriques tant que Starship n’enchaîne pas des vols complets et répétables. Mais elles expliquent pourquoi SpaceX pousse si fort : même imparfait aujourd’hui, le système promet un saut de productivité orbitale que les autres acteurs ne peuvent pas encore égaler sur le papier.

Le lien avec Artemis n’est pas marketing

Le texte source mentionnait les missions lunaires Artemis sans chiffrer l’enjeu. Là encore, il fallait compléter.

Selon la NASA, la modification de contrat accordée à SpaceX en novembre 2022 pour le Human Landing System d’Artemis IV vaut environ 1,15 milliard de dollars, soit 1 003 000 000 € au taux de change de la BCE du 17 juillet 2026, où 1 € = 1,1467 $. ([nasa.gov](https://www.nasa.gov/humans-in-space/nasa-awards-spacex-second-contract-option-for-artemis-moon-landing/?utm_source=openai))

Selon le rapport 2026 de l’Inspecteur général de la NASA, la valeur potentielle totale du contrat Appendix H de SpaceX atteint environ 4,3 milliards de dollars. ([oig.nasa.gov](https://oig.nasa.gov/wp-content/uploads/2026/03/final-report-ig-26-004-nasas-management-of-the-human-landing-system-contracts.pdf?emrc=69b034d6d5a22&utm_source=openai))

Le message est clair : Starship n’est pas seulement un banc d’essai interne pour Starlink. C’est aussi la brique centrale d’un programme lunaire financé par de l’argent public américain. Chaque vol interrompu retarde potentiellement plus qu’un simple calendrier de constellation.

Pourquoi l’abort à T-0 reste cohérent avec la méthode SpaceX

Le texte d’origine insistait sur la logique “fail fast, learn faster”. La formule est connue. Ce qui compte, ce sont les faits autour du rythme de campagne.

Le vol 12 a eu lieu le 22 mai 2026, et le vol 13 visait déjà le 16 juillet 2026. Cela représente moins de deux mois entre deux essais de la génération V3. En parallèle, un avis d’opérations de la FAA pour le 16 juillet 2026 mentionnait bien la préparation de la mission Starship Flight 13. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?utm_source=openai))

Autrement dit, le programme avance à cadence industrielle, même avec des essais incomplets. Mon avis est qu’un arrêt à la dernière seconde est le prix normal d’une montée en cadence sur un système aussi complexe, surtout quand il combine nouveau pad, nouvelle version de véhicules, nouveaux moteurs, nouvelles charges utiles et nouvelles cibles de rentrée.

Ce que la source ne disait pas sur le marché Starlink

La source parlait d’extension de capacité et de hausse des débits. Elle ne donnait aucun contexte marché. Or les chiffres disponibles montrent pourquoi SpaceX ne peut pas se contenter du rythme Falcon 9 sur le long terme.

Selon son prospectus 2026, SpaceX comptait 10,3 millions d’abonnés Starlink au 31 mars 2026, contre 5,0 millions un an plus tôt, soit une croissance d’environ 105 % sur douze mois. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Cette hausse explique presque tout. Si la base clients double en un an, la société doit augmenter la capacité orbitale plus vite encore pour éviter la dégradation de l’expérience aux heures de pointe. Les V3 ne servent donc pas seulement à élargir la couverture. Ils servent à protéger la qualité de service d’un parc déjà énorme.

Les cas d’usage mentionnés par SpaceX sont aussi plus larges que le grand public : hôpitaux ruraux, sites industriels isolés, navires, avions, trains, chantiers, agriculture et mobilité terrestre. Là encore, la logique est simple : plus l’entreprise vend à des clients professionnels, plus la stabilité réseau devient critique, et plus le besoin de satellites à forte capacité augmente. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))

Ce que l’on peut écrire factuellement sur “ce qui a cassé”

Avec les éléments vérifiés ici, on peut rester rigoureux. Le vol 13 a été préparé pour le 16 juillet 2026, puis interrompu à T-0. Le vol 12 avait révélé des fragilités sur la séquence de retournement du booster, les rallumages moteurs du boostback et la propulsion de l’étage supérieur. SpaceX avait prévu pour le vol 13 des correctifs matériels et logiciels sur ces points, ainsi qu’une campagne d’essais renforcée sur le bouclier thermique et les V3. ([spacex.com](https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12?utm_source=openai))

En revanche, la cause précise de l’abort à T-0 reste non communiquée dans les sources ouvertes consultées ici. Il faut donc l’écrire ainsi. Toute formulation plus précise sans publication officielle supplémentaire serait spéculative.

Le seul lien d’autorité à retenir

Pour suivre l’évolution du programme à la source, le lien le plus pertinent reste la page officielle de SpaceX dédiée aux vols Starship : https://www.spacex.com/launches/starship-flight-12

Mon avis :

Avis tranché : SpaceX montre une vraie discipline d’ingénierie en corrigeant des anomalies concrètes du vol 12 et en ajoutant un test utile de déploiement de 20 Starlink V3 ; mais la limite reste nette : le vol 13 a finalement avorté au sol le 16 juillet 2026, preuve que la fiabilité opérationnelle n’est pas encore maîtrisée.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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