Avec une participation de 82 486 000 000 € dans SpaceX, issue d’un pari initial estimé entre 438 000 000 € et 789 000 000 € en 2015, Alphabet dévoile l’ampleur d’un investissement devenu stratégique, alors que les vendeurs à découvert de Tesla profitent aussi de la volatilité post-résultats.
Alphabet dévoile une participation géante dans SpaceX, et le chiffre change d’échelle
Alphabet a officialisé dans son dépôt trimestriel une participation en actions de 94,1 milliards de dollars dans SpaceX, soit environ 82 486 000 000 € au taux de la BCE de 1 € = 1,1408 $ utilisé ici. Le montant frappe d’abord par sa taille, mais surtout par ce qu’il révèle : un investissement réalisé en 2015, alors valorisé entre 500 et 900 millions de dollars selon la source fournie, est devenu l’un des actifs les plus lourds du groupe. Selon la source d’origine, Google avait investi à une époque où SpaceX valait autour de 12 milliards de dollars. Le pari n’a plus rien d’anecdotique.
Le point le plus concret est ailleurs. Selon le communiqué IPO de SpaceX, l’entreprise a fixé son prix d’introduction à 135 $ par action pour 555 555 555 actions de classe A, avec un début de cotation annoncé au 12 juin 2026 sous le symbole SPCX. Cela représente un produit brut d’environ 75 milliards de dollars pour l’offre de base, hors option de surallocation. La valorisation désormais visible d’Alphabet s’inscrit donc dans un cadre de marché public, et non plus dans le flou habituel du non coté. Selon SpaceX, une option supplémentaire de 83 333 333 actions a aussi été accordée aux banques chefs de file. Cette IPO a donc immédiatement donné un prix de référence à un actif longtemps dormant dans les comptes d’Alphabet. ([ir.spacex.com](https://ir.spacex.com/updates/releases-details/2026/Space-Exploration-Technologies-Corp–Announces-Pricing-of-Initial-Public-Offering/default.aspx))
Pourquoi cette ligne vaut bien plus qu’un simple placement financier
Réduire ce dossier à une plus-value serait une erreur. La participation d’Alphabet donne une exposition directe à trois marchés que SpaceX cherche à relier : les lancements, la connectivité orbitale et l’infrastructure IA. Le prospectus 2026 de SpaceX confirme que le groupe ne se présente plus seulement comme un opérateur spatial. Il organise son activité autour de segments espace, connectivité et IA, avec une logique d’intégration verticale assumée. C’est ce qui rend l’actif aussi stratégique : Alphabet ne détient pas seulement un pari sur des fusées, mais un ticket sur un écosystème industriel complet. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
La source fournie mentionne aussi un autre levier : les liens plus étroits entre Alphabet et SpaceX sur la capacité de calcul IA. Même lorsque les détails financiers ne sont pas tous publics, le sens industriel est clair. D’un côté, Google maîtrise le cloud, les puces et les modèles. De l’autre, SpaceX contrôle les lancements, la constellation et une partie croissante des infrastructures de connectivité mondiale. Mon avis est simple : cette participation compte autant pour l’accès à des positions de marché que pour sa valeur comptable.
Des restrictions qui bloquent la vente, mais pas la création de valeur
La source de départ précise qu’environ 80 milliards de dollars de cette participation restent sous restrictions de cession à court terme, tandis que 14,1 milliards de dollars supplémentaires restent bloqués plus longtemps, jusqu’au troisième trimestre 2027. Converti au taux de la BCE, cela représente environ 70 126 000 000 € pour la première tranche et 12 360 000 000 € pour la seconde. En clair, la quasi-totalité de la position n’est pas librement monétisable aujourd’hui.
Cette contrainte n’a rien d’exceptionnel après une IPO, mais son ampleur mérite d’être chiffrée. Les 80 milliards de dollars soumis aux restrictions de court terme représentent environ 85,0 % de la participation totale d’Alphabet. Les 14,1 milliards de dollars encore bloqués plus longtemps pèsent environ 15,0 % du total. Le prospectus européen de SpaceX définit par ailleurs une période de lock-up de 180 jours après la date de l’accord de souscription, sous réserve d’exceptions usuelles. Mon avis est net : ces verrous limitent la liquidité, pas la portée stratégique de l’actif. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
SpaceX n’est plus une histoire de promesse, c’est déjà une machine à revenus
Un autre angle absent de la source d’origine mérite d’être ajouté : la taille opérationnelle de SpaceX. Selon le prospectus 2026, le groupe a généré 18,674 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025, après 14,015 milliards en 2024 et 10,387 milliards en 2023. La hausse entre 2024 et 2025 atteint donc environ 33,2 %. C’est une progression très rapide pour une entreprise aussi capitalistique. Elle explique pourquoi le marché accepte aujourd’hui des valorisations beaucoup plus élevées qu’au moment de l’entrée de Google. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
Cette croissance n’est pas abstraite. Selon le prospectus, SpaceX comptait environ 9 600 satellites Starlink haut débit et mobile au 31 mars 2026. Selon le document relayé par la SEC, la croissance des abonnés Starlink atteignait 104,7 % sur un an au premier trimestre 2026, tandis que l’ARPU reculait de 22,9 %, principalement à cause de l’expansion internationale et de forfaits moins chers. C’est un point clé : la société gagne en volume, mais accepte une pression sur le revenu moyen par client pour étendre son empreinte. Mon avis est tranché : c’est une stratégie logique, car la valeur du réseau vient d’abord de sa densité mondiale. ([sec.gov](https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1181412/000162828026039276/spaceexplorationtechnologi.htm?utm_source=openai))
Le moteur réel de la valorisation : réutilisation, cadence et constellation
La source fournie évoque le potentiel spatial au sens large, mais pas les chiffres industriels qui le soutiennent. Or ce sont eux qui justifient la valorisation. Selon le prospectus 2026 de SpaceX, les lancements de satellites Starlink sont passés de 63 en 2023 à 89 en 2024, puis à 122 en 2025. Entre 2024 et 2025, la hausse ressort à environ 37,1 %. Cette seule donnée montre la vitesse à laquelle le groupe augmente sa cadence orbitale. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
Le document ajoute que le coût des revenus a baissé en 2024 grâce à une réutilisation accrue des lanceurs Falcon, avec 80 millions de dollars de dépréciation en moins par rapport à 2023. En 2025, la baisse de certains coûts s’est encore appuyée sur une meilleure réutilisation, avec 240 millions de dollars de dépréciation en moins. Là est la vraie barrière à l’entrée. Beaucoup d’acteurs savent promettre une constellation. Très peu savent financer, lancer, remplacer et exploiter leurs propres satellites à ce rythme. Mon avis est clair : la prime de valorisation de SpaceX repose moins sur le storytelling que sur la maîtrise de ses coûts unitaires. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
Deux métriques qui aident à comprendre l’ampleur de la position d’Alphabet
Première métrique dérivée : la participation de 94,1 milliards de dollars d’Alphabet équivaut à environ 5,04 fois le chiffre d’affaires 2025 de SpaceX, calculé à partir des 18,674 milliards de dollars publiés dans le prospectus. Ce ratio ne dit pas tout sur la valorisation boursière totale de SpaceX, mais il donne une idée du poids spécifique de la ligne dans les comptes d’Alphabet. Une seule participation financière représente donc plus de cinq années de revenus 2025 de l’entreprise détenue. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
Deuxième métrique dérivée : si l’on rapporte les 94,1 milliards de dollars de participation aux 9 600 satellites Starlink mentionnés au 31 mars 2026, on obtient environ 9,80 millions de dollars par satellite, soit environ 8 590 000 € par satellite au taux de la BCE. Ce calcul ne reflète évidemment ni la valeur réelle unitaire d’un satellite ni la structure de capital de SpaceX. Il sert seulement d’indicateur de densité capitalistique. Mon avis est simple : la valeur captée par Alphabet se nourrit autant du réseau orbital déjà en place que des services qui tournent dessus. ([sec.gov](https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1181412/000162828026039276/spaceexplorationtechnologi.htm?utm_source=openai))
Face à la concurrence, Starlink garde une avance difficile à rattraper
Pour enrichir le sujet, il faut regarder la concurrence directe. Selon Amazon, son réseau Amazon Leo, anciennement Project Kuiper, vise une constellation de plus de 3 000 satellites en orbite basse. Le groupe indique avoir lancé le déploiement à grande échelle en avril 2025 avec plus de 80 lancements sécurisés auprès d’Arianespace, Blue Origin, ULA et même SpaceX. Amazon précise aussi qu’une prochaine mission doit emporter 36 satellites, soit son plus gros chargement à ce jour sur Ariane 6. ([aboutamazon.com](https://www.aboutamazon.com/what-we-do/devices-services/amazon-leo))
En face, Eutelsat explique que sa constellation OneWeb déploie déjà plus de 600 satellites sur 12 orbites synchronisées à 1 200 km d’altitude, et que 340 nouveaux satellites ont été commandés à Airbus Defence and Space, portant à 440 le total de satellites commandés dans cette nouvelle phase. Le groupe insiste sur une spécialisation B2B et gouvernementale, avec une croissance de 80 % de son chiffre d’affaires LEO en 2025. ([eutelsat.com](https://www.eutelsat.com/fr/media-presse/media-centre/actualites/eutelsat-commande-340-nouveaux-satellites-oneweb-en-orbite))
La comparaison chiffrée est parlante. Avec 9 600 satellites au 31 mars 2026 selon la documentation liée à SpaceX, Starlink opère déjà à une échelle très supérieure aux plus de 600 satellites de OneWeb. Même face à une cible de plus de 3 000 satellites chez Amazon Leo, l’avance reste massive. Mon avis est sans détour : la concurrence existe, mais elle court encore derrière une base orbitale que SpaceX a déjà industrialisée. ([sec.gov](https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1181412/000162828026039276/spaceexplorationtechnologi.htm?utm_source=openai))
Le contexte réglementaire et technique renforce encore la lecture haussière
Autre ajout utile : le cadre réglementaire évolue en faveur d’une montée en charge plus agressive. Selon la FCC, le 9 janvier 2026, SpaceX a obtenu l’autorisation de construire, déployer et exploiter 7 500 satellites Starlink Gen2 additionnels, pour un total de 15 000 satellites à l’échelle mondiale. L’autorité mentionne aussi de nouvelles couches orbitales entre 340 km et 485 km, ainsi qu’une ouverture renforcée pour la connectivité mobile directe. C’est un accélérateur concret, pas un simple signal politique. ([docs.fcc.gov](https://docs.fcc.gov/public/attachments/DOC-417881A1.pdf))
Le prospectus apporte aussi un détail technique utile sur les générations d’équipement. SpaceX distingue notamment les satellites V1 Broadband, V1 Mobile, V2 Mini et V2 Mobile. Les V2 Mini sont décrits comme les satellites haut débit actuels pour foyers, entreprises et véhicules. Les V2 Mobile visent une offre satellite-vers-mobile plus complète. Cette segmentation montre que la valeur de Starlink ne vient plus seulement de l’accès fixe classique. Elle s’étend au mobile, au gouvernemental, à l’entreprise et potentiellement à des charges de calcul ou de traitement en orbite. ([content.spacex.com](https://content.spacex.com/cms-assets/FINAL_Documents%20and%20Updates/SpaceX%20-%20EU%20Prospectus%20%28Approved%20by%20Bafin%29%20-%20June%205%2C%202026.pdf))
Pourquoi la participation d’Alphabet intéresse autant les marchés
La source de départ expliquait que cette ligne avait fortement soutenu les gains de portefeuille d’Alphabet au deuxième trimestre, avec l’appui d’autres participations comme Anthropic. Le fond du sujet est le suivant : Alphabet montre qu’un groupe Big Tech peut encore créer de la valeur hors de son cœur historique, à condition d’entrer tôt, de rester patient et de cibler une infrastructure critique. En 2015, le pari sur SpaceX concernait les lancements et l’internet par satellite. En 2026, il porte aussi sur la connectivité mondiale, l’orbite basse comme couche réseau et l’IA comme couche de monétisation.
Le marché surveillera maintenant deux choses. D’abord, la levée progressive des restrictions de cession, qui déterminera la liquidité réelle de la participation. Ensuite, la capacité de SpaceX à maintenir sa trajectoire de revenus tout en finançant ses ambitions techniques, notamment Starship, l’extension de Starlink et les services mobiles. Mon avis est ferme : la divulgation de 94,1 milliards de dollars n’est pas seulement un record comptable. C’est la preuve qu’une partie de la valeur future des télécoms et de l’IA peut désormais se jouer en orbite.
Le seul lien qui compte pour vérifier l’IPO
Pour consulter la source la plus autoritaire sur l’introduction en Bourse de SpaceX : communiqué officiel de SpaceX sur le prix de l’IPO.
Mon avis :
Le point fort est clair : Alphabet a monétisé très tôt une vision juste, avec une participation désormais valorisée autour de 82 602 000 000 €, soit un rendement exceptionnel. La limite est tout aussi nette : l’actif reste largement illiquide, car environ 70 225 000 000 € sont bloqués par le lock-up post-IPO.





