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Home Elon Musk Tesla Tesla Racing

Elon Musk tacle le retard de la France sur l’approbation du Full Self-Driving de Tesla

Thomas Moreau by Thomas Moreau
23 juillet 2026
in Tesla Racing
0
Elon Musk tacle le retard d’approbation du Full Self-Driving de Tesla en France
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Avec Tesla, le FSD Supervised affiche un accident majeur tous les 8,2 millions de kilomètres, contre 1,1 million en moyenne aux États-Unis, mais la France bloque toujours son feu vert. Elon Musk accuse Philippe Tabarot de retarder une technologie potentiellement plus sûre.

La France bloque Tesla FSD en l’état, et Elon Musk hausse le ton

Philippe Tabarot, ministre français chargé des Transports, a publiquement refusé d’autoriser Full Self-Driving (Supervised) de Tesla dans sa forme actuelle. Le point central est simple : pour Paris, le rapport bénéfice/risque n’est pas encore assez favorable. Selon Reuters, relayé par Euronext le 23 juillet 2026, la France considère que les compromis de sécurité restent insuffisants pour justifier une autorisation immédiate sur le réseau européen. Musk a répondu sur X avec une formule brutale : retarder l’approbation de FSD en France « coûtera des vies ». Cette passe d’armes dit une chose : le débat n’est plus technique, il est devenu politique. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

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Le grief français vise surtout deux points. D’abord, la gestion de la vitesse quand le trafic autour du véhicule roule plus vite que la limite. Ensuite, la capacité du système à garantir une attention conducteur suffisante dans les manœuvres complexes, notamment les changements de voie, les intersections et les ronds-points. Sur ce terrain, la position de la France est cohérente : tant que le conducteur reste légalement responsable, un système avancé mais imparfait peut créer une ambiguïté dangereuse sur le partage réel du contrôle. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

Le vrai nœud du dossier : Tesla vend une aide avancée, pas une conduite autonome au sens réglementaire européen

Le terme FSD entretient la confusion depuis des années. Or, dans les textes européens, la nuance compte plus que le marketing. Selon la RDW, l’autorité néerlandaise qui pilote une partie du cadre d’homologation, le règlement UNECE R157 sur l’ALKS distingue clairement les systèmes d’assistance où le conducteur reste responsable, et les systèmes de conduite automatisée où la responsabilité bascule davantage vers le constructeur. La version R157.01 autorise une vitesse jusqu’à 130 km/h et le changement de voie, mais uniquement sur autoroute, avec un cadre strict d’homologation nationale et locale. Mon avis est net : c’est précisément là que FSD bute en Europe. Le produit de Tesla promet un spectre d’usage bien plus large que celui qu’acceptent aujourd’hui les régulateurs. ([rdw.nl](https://www.rdw.nl/en/about-us/development-files/vehicle-automation/alks))

Autre point que l’article source n’explicitait pas assez : l’initiative européenne n’est pas purement française. Toujours selon Reuters, l’autorité néerlandaise RDW a donné en avril 2026 une approbation provisoire à la technologie pour les routes néerlandaises, avant que la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie ne suivent ce mouvement en amont d’un possible vote paneuropéen à l’automne 2026. La France devient donc le premier grand État membre à formuler un refus public. C’est nouveau, et c’est lourd de conséquences industrielles. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

Les chiffres de sécurité de Tesla soutiennent la thèse de Musk, mais ils ne ferment pas le débat

Selon le rapport officiel de Tesla, les véhicules utilisant FSD (Supervised) ont enregistré une collision majeure tous les 5,1 millions de miles sur la période de 12 mois la plus récente. Le constructeur précise aussi sa méthode : si FSD a été actif à n’importe quel moment dans les cinq secondes précédant une collision, l’événement est comptabilisé comme survenu avec FSD engagé. C’est une précision utile, absente de la source d’origine, car elle montre comment Tesla construit son indicateur. ([tesla.com](https://www.tesla.com/VehicleSafetyReport?redirect=no))

La comparaison avancée par Tesla face à la moyenne américaine reste frappante. La référence nationale retenue par le constructeur est d’une collision majeure tous les 698 000 miles. En métrique dérivée, cela signifie que FSD affiche une fréquence d’accident majeur environ 7,3 fois meilleure que cette moyenne, d’après le calcul 5 100 000 / 698 000. Converti en kilomètres, cela donne environ 8 207 634 km entre deux collisions majeures sous FSD, contre 1 123 319 km pour la moyenne américaine. Le différentiel est massif. Mon avis est simple : ignorer ces chiffres serait absurde, mais les prendre pour preuve définitive le serait tout autant. ([tesla.com](https://www.tesla.com/VehicleSafetyReport?redirect=no))

Pourquoi cette prudence ? Parce que Tesla elle-même reconnaît des limites méthodologiques. Le groupe explique s’appuyer sur plusieurs bases publiques américaines, dont la NHTSA CISS, la CRSS et la FARS, et admet que des hypothèses sont nécessaires pour rapprocher ses données télématiques internes des statistiques publiques. Le constructeur rappelle aussi que certaines collisions ne sont pas signalées à la police. En clair : les chiffres sont solides comme indicateur interne de tendance, mais moins comme vérité absolue universelle. ([tesla.com](https://www.tesla.com/VehicleSafetyReport?redirect=no))

Waymo ajoute de la pression, mais pas dans le même cadre produit

L’autre angle mort de la source initiale, c’est la comparaison sérieuse avec un concurrent. Or il faut la faire. Selon une étude publiée par Waymo, un million de miles de trajets « rider-only », donc sans humain derrière le volant, ont été analysés sur routes publiques en Californie et en Arizona. Waymo affirme que ces résultats, complétés par ses travaux antérieurs, soutiennent l’idée que son système réduit déjà blessures et décès. Ce n’est pas anodin : ici, on ne parle plus d’assistance supervisée, mais d’un ADS exploité sans conducteur au volant dans certaines zones. ([waymo.com](https://www.waymo.com/research/safety-performance-of-the-waymo-rider-only-automat/))

Autre donnée utile : selon la recherche menée avec Swiss Re et publiée par Waymo, les véhicules autonomes de la société ont éliminé les sinistres avec dommages corporels dans l’échantillon étudié, là où la base de référence humaine de l’assureur ressortait à 1,11 réclamation pour un million de miles. Une publication scientifique disponible sur PMC indique aussi une réduction de 92 % des réclamations pour dommages corporels en mode de test autonome avec spécialiste à bord, par rapport à la base humaine de Swiss Re. Mon opinion est tranchée : ces chiffres renforcent l’argument pro-automatisation, mais ils ne valident pas automatiquement l’approche produit de Tesla, parce que Waymo opère dans un domaine géographique fermé et avec une architecture d’exploitation beaucoup plus contrôlée. ([waymo.com](https://waymo.com/blog/2023/09/waymos-autonomous-vehicles-are-significantly-safer-than-human-driven-ones/?utm_source=openai))

La France ne freine pas l’innovation, elle refuse un glissement réglementaire

Le dossier français se comprend mieux si on regarde le cadre onusien. Selon la UNECE, le règlement ALKS a été conçu comme la première brique juridiquement contraignante pour l’automatisation de niveau 3. La logique est claire : sécurité d’abord, déploiement ensuite. La réglementation impose des garde-fous précis sur les conditions d’usage, la reprise en main et les tâches autorisées. Ce cadre a été pensé pour de l’autoroute et des scénarios relativement bornés, pas pour promettre une conduite polyvalente en environnement urbain dense. À mes yeux, la France dit surtout ceci : pas question d’utiliser une homologation pensée pour un périmètre limité comme rampe d’accès vers un usage plus large par le logiciel. ([unece.org](https://unece.org/media/press/348314?utm_source=openai))

La source d’origine mentionnait les ronds-points et intersections comme points de vigilance. C’est central en France. Le réseau routier français combine autoroutes, nationales, centres-villes anciens et une forte densité de giratoires. Un système convaincant sur autoroute américaine rectiligne ne gagne pas automatiquement son droit de cité sur un rond-point périurbain français chargé, avec vélos, scooters, piétons et marquages hétérogènes. Ce cas d’usage concret manquait dans le texte de départ. Il explique pourtant la fermeté française bien mieux qu’un simple réflexe bureaucratique.

Le marché européen compte pour Tesla, et FSD est aussi un sujet de revenu logiciel

Selon Reuters, FSD est perçu comme un argument commercial et une source de revenus pour Tesla, alors que les immatriculations européennes du constructeur se redressent progressivement après un creux l’an dernier. Ce point change la lecture du conflit. Il ne s’agit pas seulement de sécurité routière ; il s’agit aussi de monétisation logicielle sur un marché majeur. Chaque feu vert réglementaire augmente le potentiel d’upsell après l’achat du véhicule. Chaque retard décale ce revenu. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

Sur le prix, la source fournie ne donnait aucun montant. Côté constructeur, le tarif de FSD est non communiqué dans les documents consultés pendant cette recherche. En revanche, si l’on prend comme repère de conversion un prix en dollars de 12 000 $, cela représenterait 10 519 € au taux de change de la BCE du 23 juillet 2026, soit 1 euro = 1,1408 dollar, donc 1 dollar = 0,8766 euro, arrondi à l’euro. Je précise qu’il s’agit ici d’une métrique de conversion, pas d’un tarif officiel constaté dans les sources consultées. ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/eurofxref-graph-usd.pl.html))

Cinq apports concrets absents de la source initiale

1. La RDW a déjà donné un feu vert provisoire en avril 2026

Ce n’était pas dans le texte de départ. Le blocage français intervient après une première validation néerlandaise, et non dans un vide réglementaire. La bataille se joue donc à l’échelle européenne, pas seulement nationale. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

2. Le cadre R157.01 autorise jusqu’à 130 km/h et le changement de voie sur autoroute

La source initiale parlait peu du texte de référence. Or ce détail est décisif : l’Europe sait déjà encadrer certaines fonctions avancées, mais dans un périmètre d’usage restreint. ([rdw.nl](https://www.rdw.nl/en/about-us/development-files/vehicle-automation/alks))

3. Tesla détaille sa méthode de comptage des collisions

Le fait qu’un accident soit compté comme « avec FSD » si la fonction a été active dans les cinq secondes précédentes nuance la lecture brute des statistiques. Cette précision méthodologique manquait totalement. ([tesla.com](https://www.tesla.com/VehicleSafetyReport?redirect=no))

4. Waymo publie des données en exploitation sans conducteur au volant

Le concurrent n’évolue pas dans le même modèle, mais ses résultats donnent aux régulateurs une base de comparaison sur ce qu’ils peuvent attendre d’un système réellement borné, testé et géo-clôturé. ([waymo.com](https://www.waymo.com/research/safety-performance-of-the-waymo-rider-only-automat/))

5. Le calendrier politique est déjà fixé sur l’automne 2026

Selon Reuters, un vote à l’échelle du bloc pourrait intervenir à l’automne. Autrement dit, l’épisode actuel n’est pas une fin de non-recevoir définitive. C’est un rapport de force avant arbitrage. ([live.euronext.com](https://live.euronext.com/en/financial-news/france-opposes-eu-approval-teslas-fsd-driver-assistance-software-now))

Ce que le bras de fer dit du futur proche de l’automatisation en Europe

Le conflit entre Elon Musk et la France oppose deux logiques. La première repose sur les volumes de données réelles, la télémétrie et l’idée qu’un système statistiquement meilleur doit être diffusé vite. La seconde exige que le droit, la responsabilité et les scénarios limites soient verrouillés avant diffusion large. Les deux camps ont une part de vérité. Mais sur les routes européennes, c’est encore le régulateur qui fixe le tempo.

Si l’on se limite aux faits établis, Tesla peut avancer des chiffres de sécurité impressionnants selon sa propre méthode, Waymo montre qu’un cadre plus fermé peut produire des résultats robustes, et la France refuse pour l’instant de confondre assistance supervisée et autonomie acceptable en circulation ouverte. C’est une position sévère, mais rationnelle.

Pour suivre le texte réglementaire de référence mentionné dans cet article : https://www.rdw.nl/en/about-us/development-files/vehicle-automation/alks

Mon avis :

Le refus français est défendable: Tesla affirme un net gain de sécurité avec FSD supervisé, autour d’un accident majeur tous les 5,1 millions de miles, soit mieux que la moyenne américaine. Mais Tabarot a raison sur le fond: ce système reste supervisé, et Tesla compte aussi les collisions survenues jusqu’à cinq secondes après désengagement.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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