Trois modèles sont en test avancé chez Apple avant une annonce attendue en septembre 2026 : les Apple Watch Series 12 Wi‑Fi et cellulaire, ainsi que l’Apple Watch Ultra 4. Au programme, pas de refonte majeure, mais une nouvelle puce, plus de vitesse et des fonctions santé en renfort.
Apple prépare deux nouvelles montres, mais sans rupture visuelle
Apple viserait une présentation de l’Apple Watch Series 12 et de l’Apple Watch Ultra 4 en septembre 2026. D’après Mark Gurman chez Bloomberg, trois modèles seraient actuellement en phase de test avancée : une Series 12 en version Wi‑Fi, une version cellulaire, et une Ultra 4. Le point central n’est pas le design. Le vrai sujet, cette année, serait interne : nouvelles fonctions santé, suivi sportif affiné et surtout vraie mise à niveau de la puce.
À ce stade, la ligne est claire : pas de refonte majeure du boîtier, pas de bascule annoncée vers une nouvelle identité produit, et pas non plus de nouvel Apple Watch SE attendu cette année selon les informations disponibles. Apple jouerait donc la carte du raffinement technique. C’est cohérent. La gamme actuelle reste solide sur l’écran, l’écosystème et les usages quotidiens. En revanche, elle avait besoin d’un gain net de performances pour redevenir crédible face à des rivaux qui avancent vite sur l’autonomie et les fonctions outdoor.
Le principal changement attendu : enfin une vraie nouvelle puce
Le point le plus crédible concerne le processeur. Selon les informations relayées par Bloomberg, la Series 12 et l’Ultra 4 profiteraient d’une nouvelle puce plus rapide. Ce n’est pas un détail. Les générations récentes ont surtout recyclé la même base de performances, malgré des changements de nom marketing. La dernière vraie marche matérielle remonte à 2023 avec la puce S9 de l’Apple Watch Series 9 et de l’Apple Watch Ultra 2, selon Apple. Depuis, les gains sont restés limités côté vitesse brute.
Mon avis est simple : c’est la bonne priorité. Une montre connectée n’a pas besoin d’un boîtier plus spectaculaire tous les ans. Elle a besoin de répondre plus vite, de lancer Siri plus proprement, de fluidifier les apps tierces et de tenir mieux dans le temps avec les futures versions de watchOS. Si Apple livre un vrai saut de réactivité, ce sera plus utile qu’un redesign cosmétique.
Pourquoi cette hausse de performances compte plus qu’elle n’en a l’air
Une nouvelle puce peut améliorer au moins quatre usages concrets : le lancement des apps, le traitement local des données santé, la stabilité des fonctions d’entraînement en temps réel et la durée de support logiciel. C’est aussi un prérequis pour toute montée en gamme des fonctions d’analyse embarquées. Apple a déjà montré avec la S9 l’intérêt du traitement local, notamment pour certaines commandes et calculs sur l’appareil, selon ses annonces produits officielles.
Si Apple conserve l’autonomie actuelle tout en augmentant les performances, ce sera déjà un bon résultat. Aujourd’hui, selon le comparatif officiel d’Apple, l’Apple Watch Series 10 est donnée pour 18 heures d’usage standard et 36 heures en mode économie d’énergie, tandis que l’Apple Watch Ultra 2 monte à 36 heures en usage standard et 72 heures en mode économie d’énergie. Autrement dit, sur la base des chiffres Apple, l’Ultra offre 2 fois plus d’autonomie que la Series 10 dans les deux scénarios annoncés. C’est une métrique dérivée absente de la source de départ, mais elle éclaire très bien le positionnement réel de la gamme.
Les fonctions santé restent le grand angle mort de la fuite
Sur la santé, les informations restent prudentes. La piste la plus sérieuse évoque une nouvelle version du système de notification lié à l’hypertension. Mais au moment d’écrire ces lignes, les détails précis restent non communiqués. Il faut donc éviter les promesses excessives.
Le cadre actuel d’Apple donne toutefois une base utile pour comprendre ce qui pourrait évoluer. La gamme récente couvre déjà l’ECG, les notifications de rythme cardiaque élevé ou faible, la détection de fibrillation auriculaire sur modèles compatibles, la température au poignet sur certaines références, le suivi du sommeil et la détection d’apnée du sommeil selon les modèles et marchés, d’après Apple. L’ajout d’une fonction plus mature autour de la pression artérielle serait logique, car c’est un terrain très disputé dans le wearable santé.
En revanche, la détection non invasive du glucose reste un chantier de long terme. Là aussi, la position la plus sérieuse reste la prudence : la fonction n’est pas attendue à court terme, et son calendrier commercial reste non communiqué.
Le design ne bougerait pas beaucoup, et ce n’est pas un problème
Le manque de nouveauté visuelle peut décevoir. Pourtant, la base actuelle d’Apple reste compétitive. Selon le comparatif officiel de la marque, la Series 10 existe notamment en 46 mm avec une définition de 416 x 496 pixels et une surface d’affichage de 1 220 mm². La Series 9 en 45 mm affiche 396 x 484 pixels pour 1 143 mm². Le gain de surface atteint donc 6,7 %. C’est notre deuxième métrique dérivée. Elle montre qu’Apple a déjà fait évoluer l’écran récemment, sans avoir besoin de bouleverser toute la silhouette.
Autre repère utile : la luminosité maximale annoncée par Apple atteint jusqu’à 2 000 nits sur la Series 10 et jusqu’à 3 000 nits sur l’Ultra 2. L’Ultra dispose donc d’un écran 1,5 fois plus lumineux sur le papier. Pour les sports de plein air, ce différentiel compte plus qu’une nouvelle couleur de boîtier.
Ce que la Series 12 devra au minimum conserver
Si la Series 12 reprend la base logique de la Series 10, plusieurs éléments doivent rester au niveau actuel ou progresser : charge rapide, écran très lumineux, stockage confortable et bon équilibre taille/poids. Selon Apple, la Series 10 est la montre la plus rapide à recharger de la marque : 15 minutes de charge donnent jusqu’à 8 heures d’usage normal, et 8 minutes suffisent pour jusqu’à 8 heures de suivi du sommeil. Le stockage annoncé sur les modèles récents grimpe à 64 Go sur plusieurs références du comparatif officiel Apple.
Ma position est claire : Apple ne peut pas se contenter d’une simple puce plus rapide si le reste stagne. La Series 12 devra au moins préserver ce socle. Sinon, l’effet nouveauté retombera vite.
Ce que l’Ultra 4 devra prouver face aux montres outdoor
L’Apple Watch Ultra 4 n’aura pas seulement à justifier son prix dans l’univers Apple. Elle devra aussi répondre aux spécialistes de l’outdoor. Et c’est là que la concurrence est plus dure que ne le laisse penser la fuite d’origine.
Chez Garmin, la fēnix 8 AMOLED 47 mm est annoncée jusqu’à 16 jours en mode montre connectée, jusqu’à 47 heures en mode GPS seul et jusqu’à 35 heures en mode multi-bande, selon le manuel officiel de Garmin. En face, Apple annonce 72 heures pour l’Ultra 2 en mode économie d’énergie. La comparaison n’est pas directe, car les protocoles diffèrent. Mais une chose ressort : Garmin reste très fort sur l’endurance pure en usage sportif prolongé.
Chez Samsung, la Galaxy Watch Ultra2 affiche une batterie de 800 mAh, jusqu’à 60 heures d’autonomie et un écran montant jusqu’à 5 000 nits, selon Samsung France. Sur la luminosité maximale, Samsung dépasse donc l’Ultra 2 actuelle d’Apple sur le papier. Sur l’autonomie annoncée, Apple garde un argument avec ses 72 heures en mode économie d’énergie, mais la comparaison dépend là encore du scénario retenu.
Le vrai gap de l’article source : la concurrence a avancé plus vite qu’Apple sur certains points
L’article d’origine reste centré sur la rumeur produit. Il ne mesure pas assez la pression concurrentielle. Or elle est tangible. Garmin pousse très loin l’autonomie et les profils sportifs avancés. Samsung répond avec un produit plus agressif sur la batterie et la luminosité. Apple, lui, garde trois avantages distincts : la qualité de l’écran, la cohérence logicielle avec l’iPhone et la profondeur de l’écosystème santé grand public.
Mais cette avance n’autorise plus l’immobilisme. Si l’Ultra 4 arrive avec le même châssis et des gains trop modestes, elle prendra le risque d’apparaître comme une mise à jour d’entretien. À l’inverse, une nouvelle puce, une fonction santé tangible et un meilleur traitement des données sportives suffiraient à rendre la copie solide.
Un marché toujours dominé par Apple, mais moins tranquille
Le contexte marché aide aussi à lire cette rumeur. Selon Counterpoint Research, Apple détenait 23 % des expéditions mondiales de montres connectées au premier trimestre 2026. La marque reste numéro un, mais elle évolue dans un marché où la concurrence segmente mieux ses offres : sport pur, santé, mode, autonomie longue durée, usage Android. Cet environnement pousse Apple à mieux justifier chaque génération.
Je le dis franchement : Apple n’a plus besoin de sortir une nouvelle montre, elle doit sortir une nouvelle raison d’acheter une montre. C’est différent. Et cela passe par des gains mesurables, pas par un simple changement de nom de puce.
Pas de nouvel Apple Watch SE cette année : une décision cohérente
L’absence probable d’une nouvelle Apple Watch SE en 2026 tient debout. Apple a déjà lancé l’SE 3 l’an dernier avec plusieurs mises à jour notables. Selon Apple France, cette génération a gagné un écran toujours activé et une meilleure performance, en plus de fonctions santé plus avancées. Apple a donc moins de pression sur l’entrée de gamme à court terme.
Cette pause donnerait aussi plus de lisibilité au catalogue. Une Series 12 recentrée sur la performance et une Ultra 4 sur l’endurance formeraient un duo plus simple à vendre qu’une gamme surchargée.
Prix : ce qu’il faut surveiller, même sans fuite fiable à ce stade
Aucun prix crédible de Series 12 ou d’Ultra 4 n’est communiqué à ce jour. Il faut donc écrire non communiqué. En revanche, le taux de change mérite d’être posé maintenant pour préparer les comparaisons. Selon la Banque centrale européenne, le taux de référence publié le 24 juillet 2026 donne 1 euro = 1,1377 dollar, soit 1 dollar = 0,8790 euro. À ce taux, un prix de 799 $ équivaut à 702 € (taux utilisé : 1 $ = 0,8790 €). Ce calcul ne préjuge pas du tarif Apple en France, qui dépend aussi de la TVA et de la politique locale de prix.
Concrètement, si Apple vise le segment premium outdoor, la comparaison implicite avec des modèles concurrents déjà haut de gamme sera immédiate. Le futur prix devra donc être cohérent avec le niveau d’évolution réel.
À quoi s’attendre en usage réel
Pour un utilisateur iPhone classique, la Series 12 a tout intérêt à miser sur la fluidité, la fiabilité et la santé au quotidien : notifications, activité, sommeil, paiement, appels, musique, sécurité. Pour un coureur régulier ou un randonneur, l’Ultra 4 devra surtout mieux défendre sa place sur trois critères : autonomie, lisibilité en extérieur et précision des usages longue durée.
Le scénario le plus crédible aujourd’hui est donc celui d’une mise à jour utile, mais mesurée. Pas de nouveau langage de design, pas de rupture annoncée, et pas de fonction miracle confirmée. En revanche, si Apple livre enfin un vrai bond de puce et une nouveauté santé concrète, la gamme 2026 pourra redevenir plus convaincante qu’elle n’en a l’air dans la fuite initiale.
Source de référence
https://www.apple.com/fr/watch/compare/
Mon avis :
Avis d’expert : crédible sur le fond, mais peu enthousiasmant. Le point fort, c’est enfin un vrai gain de puce et de réactivité après plusieurs générations quasi figées, ce qui compte au quotidien. La limite est claire : sans refonte ni fonction santé majeure confirmée, l’Ultra 4 risque de ressembler à une simple itération.





