En bêta avant un lancement cet automne, iOS 27 pourrait encore gagner 5 fonctions absentes des versions de test : nouveaux chatbots dans Siri, IA renforcée dans Apple Health, génération via des services tiers, app Caméra personnalisable et vrai multitâche côte à côte sur l’iPhone Ultra.
Chatbots tiers dans Siri : la promesse existe, mais pas pour l’Europe au lancement
Apple a déjà officialisé une partie du socle d’iOS 27, avec Siri AI, l’intégration de ChatGPT et une nouvelle couche Apple Intelligence. Selon Mark Gurman, cinq fonctions repérées avant la WWDC 2026 n’ont pourtant toujours pas émergé dans la bêta actuelle. La plus crédible concerne l’ouverture de Siri à d’autres modèles, notamment Claude et Gemini, en plus de ChatGPT.
Le point clé, absent de l’article d’origine, est simple : cette ouverture a un intérêt concret uniquement si les services concurrents sont déjà disponibles sur iPhone. C’est le cas. Selon Google, l’app Gemini est accessible sur iPhone et iPad à partir d’iOS 16. Selon Anthropic, l’app Claude existe bien sur iOS via l’App Store. Autrement dit, l’écosystème logiciel est prêt. Le verrou n’est plus côté éditeurs tiers, mais côté intégration système.
Il faut aussi regarder la réalité du marché français et européen. Selon Apple, annoncé le 9 juin 2026, les utilisateurs de l’Union européenne n’auront pas accès à Siri AI sur iPhone et iPad lors du lancement d’iOS 27 en raison du DMA. Cela change tout : même si Apple active plus tard un sélecteur entre ChatGPT, Claude et Gemini dans Siri, cette nouveauté ne profiterait pas immédiatement aux utilisateurs d’iPhone en France. C’est le plus gros angle mort de la rumeur initiale.
Mon avis est net : cette future bascule vers plusieurs chatbots a du sens, mais elle perd une grande partie de sa portée commerciale en Europe tant que Siri AI reste bloqué sur iPhone et iPad. Pour un lecteur français, la question n’est pas “Claude ou Gemini arriveront-ils ?”, mais “quand l’architecture Siri AI sera-t-elle autorisée sur iPhone dans l’UE ?”. À ce stade, selon Apple, la date est non communiquée.
Génération de texte et d’images : Apple prépare une IA à plusieurs moteurs
Deuxième fonction attendue : l’ouverture des outils de génération d’images et de texte à des fournisseurs tiers. Aujourd’hui, selon Apple, certaines fonctions d’Apple Intelligence, dont la génération d’images, reposent sur des modèles serveur puissants et sont soumises à des limites d’usage quotidiennes. Ce détail officiel ajoute une information absente de la source initiale : Apple ne traite pas tout localement, et le modèle économique de ces outils compte déjà.
Si Apple autorise demain l’installation de fournisseurs tiers via leurs apps, comme l’anticipe Gurman, l’enjeu ne sera pas seulement le choix du “meilleur modèle”. Il sera aussi opérationnel. Un moteur peut être plus fort en rédaction longue, un autre en image, un autre en raisonnement ou en multimodal. Cette approche ferait glisser l’iPhone d’une IA intégrée à une couche d’orchestration. C’est plus ambitieux que le simple ajout d’une option dans un menu.
Le détail le plus utile pour l’utilisateur avancé tient dans les cas d’usage. Avec Image Playground et les outils d’écriture, Apple pourrait à terme laisser un journaliste, un créatif ou un commercial choisir le moteur le plus adapté à la tâche. Claude pour restructurer une note complexe, Gemini pour exploiter des fonctions multimodales déjà poussées sur mobile, ChatGPT pour des workflows déjà familiers à une large base d’utilisateurs. L’intérêt ne tient pas à l’effet d’annonce. Il tient au routage des tâches.
Autre point concret : selon Apple, la compatibilité d’Apple Intelligence et de Siri AI sur iPhone démarre à partir des modèles iPhone 16, avec prise en charge aussi des iPhone 15 Pro et 15 Pro Max. Cela permet une première métrique dérivée : si l’on prend la gamme iPhone prise en charge sur smartphone, trois familles seulement sont explicitement citées côté Apple au moment de l’annonce publique sur iPhone : iPhone 15 Pro, iPhone 15 Pro Max et les modèles iPhone 16 ou ultérieurs. Le périmètre matériel reste donc sélectif, loin d’un déploiement massif sur l’ensemble du parc actif.
Je tranche : l’ouverture des modèles tiers serait plus utile que spectaculaire. Apple a besoin de compenser son retard perçu en IA conversationnelle par une logique de plate-forme. C’est pragmatique. Et c’est probablement la bonne direction.
Santé : la vraie nouveauté pourrait être plus concrète que l’IA générative
La mise à jour de l’app Santé est l’une des évolutions les plus sous-estimées de ce lot de rumeurs. Gurman évoque des fonctions issues d’un projet interne de coach santé, avec un meilleur suivi lié à la glycémie et l’usage de la caméra pour observer l’exécution d’un entraînement. Ce n’est pas anecdotique. C’est précisément le type de fonction qui peut créer une valeur quotidienne, bien au-delà d’un chatbot.
La nuance importante vient des sources officielles Apple. Dans sa communication WWDC 2026, Apple rappelle que certaines fonctions santé gardent un cadre d’usage strict. L’app Suivi du cycle, par exemple, ne doit pas servir de contraception ni de diagnostic médical. Cette prudence indique que toute extension “intelligente” de l’app Santé restera probablement cadrée, progressive et juridiquement balisée. Il ne faut donc pas attendre un “médecin IA” dans iOS 27. Il faut plutôt s’attendre à des aides contextuelles, limitées et orientées suivi.
Le cas d’usage concret est limpide. Une analyse vidéo de posture pendant un exercice, si elle arrive, peut corriger un squat mal exécuté ou signaler une amplitude incohérente. Un meilleur suivi des marqueurs liés au glucose peut aussi aider à lire des tendances, sans promettre un diagnostic. Là encore, la vraie valeur est dans la routine, pas dans la démonstration technologique.
Mon avis est clair : parmi les cinq fonctions évoquées, c’est possiblement la plus utile au grand public. Mais c’est aussi celle qui a le plus de chances d’arriver tard, précisément parce qu’elle touche à la santé, au traitement des données sensibles et à la responsabilité produit.
Appareil photo : la personnalisation manque encore, et c’est dommage
Selon Gurman, Apple travaillerait sur une interface de l’app Appareil photo totalement personnalisable, avec des contrôles placés en haut de l’interface. À ce jour, ce point n’apparaît pas dans la bêta sous la forme décrite. Pourtant, c’est une piste crédible, car elle colle à l’évolution générale d’iOS vers davantage de contrôle contextuel.
Il faut replacer cette rumeur dans le contexte officiel. Apple a déjà annoncé un mode Siri dans l’app Appareil photo, mais en Europe, selon Apple, ce mode fera partie des fonctions absentes au lancement d’iOS 27 sur iPhone et iPad. Pour un utilisateur français, la personnalisation de l’interface photo et les fonctions Siri liées à la prise de vue risquent donc d’être doublement frustrantes : non visibles dans la bêta, et potentiellement indisponibles au lancement sur le marché local.
Le manque actuel est simple à résumer : l’app photo d’Apple reste rapide, mais elle impose encore sa logique de navigation. Un photographe mobile veut pouvoir prioriser ses commandes. RAW, ratio, exposition, styles, minuteur, qualité vidéo, audio, mode macro ou raccourcis IA ne devraient pas tous demander le même nombre de gestes. Une interface configurable réglerait un problème réel de productivité.
Mon avis ici est plus tranché : Apple a pris du retard sur l’ergonomie photo avancée. La marque compense souvent par la simplicité. Mais sur les usages experts, la simplicité devient parfois de la rigidité.
iPhone pliant : le multitâche côte à côte est presque obligatoire
La cinquième nouveauté évoquée est liée au futur iPhone pliant souvent surnommé iPhone Ultra. Gurman estime qu’Apple activera un vrai multitâche côte à côte. C’est cohérent. Un smartphone pliant sans split-screen natif ambitieux n’aurait aucun sens face à ce que propose déjà Samsung.
Selon Samsung, le Galaxy Z Fold7 dispose d’un écran interne de 8,0 pouces en 2184 x 1968 pixels, d’un écran externe de 6,5 pouces en 2520 x 1080, d’une épaisseur de 8,9 mm fermé et 4,2 mm ouvert. Samsung met aussi en avant des résultats IA en vue scindée ou flottante, le glisser-déposer de contenus générés par IA dans des fenêtres multiples, et une approche large écran pensée pour la productivité. Apple ne part donc pas d’une feuille blanche. Apple part avec un concurrent déjà structuré.
On peut tirer ici deux métriques dérivées utiles. Premièrement, la définition de l’écran interne du Galaxy Z Fold7 représente environ 4,30 millions de pixels, contre environ 2,72 millions de pixels pour l’écran externe. L’écran interne affiche donc environ 58 % de pixels en plus que l’écran de couverture. Deuxièmement, l’épaisseur passe de 8,9 mm fermé à 4,2 mm ouvert, soit une réduction de 4,7 mm, l’équivalent d’environ 53 % d’épaisseur en moins une fois l’appareil déplié. Cela illustre pourquoi le multitâche côte à côte devient central sur ce format : l’espace utile change radicalement.
Le cas d’usage est évident. Sur un iPhone pliant, afficher Mail à gauche et Notes à droite, ou Safari à côté de Messages, serait le minimum attendu. Si Apple va plus loin avec des interactions IA contextuelles sur deux apps ouvertes, la marque pourra alors se distinguer. Sinon, elle ne fera que rattraper le niveau de base du segment.
Je le dis sans détour : si l’iPhone Ultra arrive sans multitâche mature, Apple passera à côté de la promesse du format.
Le contexte marché rend ces fonctions plus stratégiques qu’il n’y paraît
L’article d’origine reste focalisé sur la liste des cinq fonctions. Il manque le contexte business. Selon IDC, les livraisons mondiales de smartphones devraient baisser de 13,9 % en 2026 pour tomber à 1,09 milliard d’unités. Dans le même temps, IDC indique que la prévision iOS a été relevée d’un recul attendu de 8,1 % à un recul de 5,2 % en 2026. Cela donne une troisième métrique dérivée utile : l’amélioration de prévision pour iOS est de 2,9 points. Rapportée à la prévision initiale de baisse de 8,1 %, cela représente une amélioration relative d’environ 36 %.
Dit autrement, Apple résiste mieux que le marché, mais dans un marché qui recule. Cela explique pourquoi iOS 27 ne peut pas se contenter d’ajouts décoratifs. Les fonctions encore absentes de la bêta répondent à des enjeux précis : retenir les utilisateurs premium, préparer le pliant, donner une vraie raison d’utiliser l’IA sur iPhone et créer des usages difficiles à copier sans intégration système.
Il y a aussi un détail officiel souvent oublié : Apple a testé certaines améliorations d’iOS 27 sur une photothèque de 50 000 éléments dans l’app Photos, sur des transferts AirDrop totalisant 30 MB, et sur des copies de 10 000 JPG via l’app Fichiers sur iPad. Ces chiffres ne concernent pas directement les cinq fonctions de Gurman, mais ils montrent une chose : Apple communique déjà sur des scénarios de charge concrets. La logique produit actuelle vise moins la démo que la montée en charge.
Ce qui manque vraiment à la rumeur initiale
Le vrai angle éditorial n’est pas “cinq fonctions en retard”. C’est “cinq fonctions dont l’intérêt dépend du contexte de déploiement”. En France, l’obstacle principal reste réglementaire sur Siri AI pour iPhone et iPad. Côté matériel, Apple limite déjà la compatibilité de ses briques IA à une partie récente du parc. Côté concurrence, Samsung occupe déjà le terrain du grand écran productif et du multitâche avancé. Côté services, Claude et Gemini sont déjà présents sur iOS, donc la balle est dans le camp d’Apple.
En clair, les cinq nouveautés attribuées à Gurman sont crédibles. Mais elles n’ont pas toutes la même valeur. Les plus visibles seront les chatbots tiers et le multitâche sur pliant. Les plus utiles pourraient être la santé et la personnalisation de l’app photo. Les plus contraintes, en Europe, restent tout ce qui dépend directement de Siri AI sur iPhone.
Pour suivre la disponibilité officielle des fonctions d’Apple, la référence la plus utile reste la page newsroom du constructeur : https://www.apple.com/fr/newsroom/2026/06/apple-unveils-next-generation-of-apple-intelligence-siri-ai-and-more/
Mon avis :
Prometteur mais encore spéculatif : l’ouverture de Siri et des outils d’écriture à Claude ou Gemini répondrait enfin à un vrai besoin de choix, tandis que la personnalisation de l’app Appareil photo aurait un bénéfice concret à l’usage. Limite nette : à ce stade, ces fonctions restent absentes de la bêta, donc sans validation produit réelle.





