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Adobe déploie d’importantes mises à jour de Creative Cloud pour Lightroom, Premiere Pro et plus encore

Stéphanie Dubois by Stéphanie Dubois
16 juin 2026
in Apple
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Adobe déploie d’importantes mises à jour de Creative Cloud pour Lightroom, Premiere Pro et plus encore
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Adobe déploie cette semaine des mises à jour majeures sur cinq apps de Creative Cloud, avec au moins huit nouveautés IA et un gain de performances allant jusqu’à 3,6x dans Lightroom Classic. Premiere Pro, After Effects, Photoshop et Illustrator évoluent aussi pour accélérer les workflows créatifs.

Les mises à jour de Adobe visent un point précis : garder les créatifs dans l’écosystème

Adobe déploie une série d’évolutions sur Lightroom, Lightroom Classic, Premiere Pro, After Effects, Photoshop et Illustrator. Le fil conducteur est clair : plus d’automatisation, plus d’IA intégrée, et moins d’allers-retours avec des outils tiers. C’est une stratégie logique au vu des derniers chiffres du groupe : selon Adobe, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre fiscal 2026 a atteint 6,62 milliards de dollars, en hausse de 13 % sur un an, tandis que l’ARR lié à l’IA a triplé sur un an et dépasse 500 millions de dollars. Selon le groupe, les revenus d’abonnement de l’activité Creative & Marketing Professionals ont atteint 4,54 milliards de dollars sur le trimestre. Cette salve produit n’a donc rien d’anecdotique : elle sert aussi à monétiser l’IA sans sortir du modèle par abonnement.

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Le vrai message de cette vague de nouveautés est simple : Adobe ne vend plus seulement des logiciels de création, mais une chaîne de production complète, de la sélection d’images au compositing, du montage à la livraison.

Lightroom accélère surtout le tri, le masquage et la retouche locale

La mise à jour la plus concrète concerne Lightroom et Lightroom Classic. L’outil Assisted Culling est désormais disponible en version générale. Selon le blog officiel d’Adobe, cette fonction est jusqu’à 10 fois plus rapide qu’auparavant et ajoute plusieurs briques utiles : une vue par visage, l’analyse des yeux ouverts et de la netteté des yeux, l’empilement automatique d’images proches et des filtres personnalisables pour affiner la sélection. Là, Adobe répond à un besoin très terre-à-terre : réduire le temps perdu à passer des centaines de fichiers en revue après un mariage, un événement ou une séance portrait.

Le point intéressant, absent du texte d’origine, est que cette logique rapproche Lightroom Classic des outils de tri spécialisés. Selon Capture One, son offre Pro met en avant un mode de culling, des outils assistés et surtout la prise en charge de plus de 550 appareils photo. Adobe n’essaie plus seulement de concurrencer sur le développement RAW ; il essaie aussi de verrouiller la phase de présélection, traditionnellement chronophage chez les photographes pros.

Adobe ajoute aussi Select Subject version 5. L’amélioration vise les scènes difficiles, avec des éléments fins comme les cheveux ou les rayons d’une roue de vélo. Mon avis est simple : ce n’est pas la fonction la plus spectaculaire sur le papier, mais c’est souvent celle qui fait gagner le plus de temps en production réelle. Un meilleur masquage évite des retouches manuelles répétitives, surtout sur des volumes d’images élevés.

Lightroom Classic cible enfin des irritants connus

Lightroom Classic gagne aussi une détection des doublons à partir des données pixel. C’est sobre, mais utile. Beaucoup de bibliothèques photo grossissent à cause des imports multiples, exports réintégrés ou variantes presque identiques. La suppression guidée des doublons peut réduire le bruit dans les catalogues sans passer par un plug-in externe.

Autre ajout plus technique : l’outil Denoise optimisé pour les Mac à puce Apple Silicon. Selon Adobe, les performances peuvent grimper jusqu’à 3,6 fois. La métrique dérivée est parlante : 3,6x correspond à un gain théorique de 260 % par rapport à la base précédente. Dit autrement, un traitement qui prenait 100 secondes pourrait descendre à l’équivalent d’environ 28 secondes dans un cas comparable. Ce calcul ne remplace pas un benchmark indépendant, mais il donne un ordre de grandeur utile.

Adobe ajoute aussi un curseur pour ajuster le niveau de bruit sans retraitement additionnel. C’est une bonne décision. Les outils d’IA deviennent pénibles quand chaque essai relance un pipeline lourd. Ici, l’éditeur réduit la friction, et c’est exactement ce qu’on attend d’un outil mature.

La nouveauté la plus stratégique de Lightroom n’est pas le tri : c’est l’intégration d’outils tiers et génératifs

La mise à jour de Lightroom ne s’arrête pas à la sélection. Adobe intègre Photo to Video, une fonction qui transforme une photo fixe en séquence animée. Selon Adobe, cette génération de mouvement repose sur Firefly et sur Google Veo. Le cas d’usage mis en avant est le B-roll, les reels et les formats courts. Mon avis est net : ce type de fonction ne remplace pas un tournage, mais il peut clairement dépanner pour un plan d’illustration, une relance social media ou un teaser produit.

Deuxième point fort : AI Sharpen intègre directement dans Lightroom le modèle Noise-Aware Sharpen de Topaz Labs, sans export. C’est un aveu implicite et intelligent : Adobe reconnaît qu’un acteur spécialisé a développé une brique performante, puis l’absorbe dans son propre flux. Pour l’utilisateur, le gain est double : moins de fichiers intermédiaires et moins de rupture dans la chaîne de travail.

Le texte source mentionnait aussi plusieurs raffinements qui comptent plus qu’ils n’en ont l’air : métadonnées liées à l’IA dans les filtres de bibliothèque, prise en charge 16 bits pour les allers-retours HDR avec Photoshop, adoption d’un standard ouvert pour simplifier le tethering et synchronisation des mots-clés entre les différentes versions de Lightroom. Ce dernier point est important, car la fragmentation historique entre mobile, cloud et Classic a longtemps brouillé l’expérience.

Prix, positionnement et comparaison photo : Adobe reste compétitif tant que l’on reste dans son périmètre

Selon la grille tarifaire officielle d’Adobe, la formule Photography coûte 19,99 $ par mois, avec Photoshop, Lightroom, Lightroom Classic et 1 To de stockage, soit environ 17 € par mois au taux de référence de la BCE du 15 juin 2026 (1 € = 1,1607 $, soit 1 $ ≈ 0,8615 €). Le plan Lightroom seul à 11,99 $ revient à environ 10 € par mois. La formule Photography à l’année, affichée à 419,88 $, représente environ 362 €.

Première métrique dérivée : la formule Photography revient donc à environ 7 € par application principale et par mois si l’on répartit le prix sur Photoshop et les deux branches de Lightroom, même si cette ventilation reste théorique. Deuxième métrique dérivée : le plan Lightroom seul est environ 40 % moins cher que la formule Photography, mais il prive l’utilisateur de Photoshop et de Lightroom Classic. Le calcul est simple : l’écart de 8 $ entre 19,99 $ et 11,99 $ représente environ 40 % du prix de la formule photo.

Face à cela, Capture One continue de pousser son offre Pro avec abonnement ou licence perpétuelle, ainsi que ses arguments classiques : tethering, gestion de fichiers avancée et support de plus de 550 boîtiers. Mon avis est clair : pour le photographe studio qui vit sur la prise de vue connectée, Capture One garde un positionnement solide. Pour tout le reste, Adobe reprend du terrain grâce à l’intégration IA et à la cohérence cross-app.

Premiere Pro ajoute surtout des fonctions qui font gagner quelques secondes… et donc des heures

Sur Premiere Pro, Adobe ajoute Global Audio Mute, Marker Search, de nouveaux effets comme Channel Blur, Gradient et Noise FX, un module de prévisualisation et de licence Adobe Stock intégré, ainsi que des transitions 3D Spinback et Slide, le masquage d’objet accéléré et le sous-titrage mot par mot.

Pris séparément, chaque ajout semble modeste. Pris ensemble, ils montrent une vraie compréhension du montage quotidien. Couper tout l’audio de l’application en un clic, retrouver un marqueur par nom ou couleur sur plusieurs projets ouverts, ou corriger un masque d’objet sans repartir de zéro : ce sont des gains minuscules à l’unité, mais répétés des dizaines de fois par jour.

Le plus intéressant reste l’intégration directe avec Adobe Stock et Firefly Boards. Selon Adobe, l’ajout de plusieurs assets à un projet via Firefly Boards peut créer automatiquement une séquence. Ici, Adobe pousse une logique de préproduction assistée. Le montage démarre plus vite, avec moins d’opérations mécaniques.

Selon la tarification officielle d’Adobe, Premiere Pro seul coûte 22,99 $ par mois, soit environ 20 €. C’est précisément là que la comparaison avec la concurrence devient utile.

Face à DaVinci Resolve, Premiere Pro vend la fluidité d’écosystème, pas le prix

Selon Blackmagic Design, DaVinci Resolve Studio coûte 295 $ en achat unique, soit environ 254 €. La version Studio ajoute notamment le moteur IA maison, la réduction de bruit temporelle et spatiale par IA, le Magic Mask, l’object removal, le text-based editing, le support 10 bits jusqu’à 120 i/s et des résolutions au-delà de la 4K.

La métrique dérivée est immédiate : au tarif de 22,99 $ par mois, un abonnement Premiere Pro seul atteint environ 238 € sur 12 mois. On arrive donc presque au prix d’une licence perpétuelle de DaVinci Resolve Studio en un an. L’écart est d’environ 16 €, en faveur de DaVinci Resolve Studio sur l’achat initial comparé à une année complète de Premiere Pro. Sur le plan purement financier, Blackmagic reste agressif.

Mais le match ne se joue pas seulement sur le ticket d’entrée. Adobe répond avec une intégration serrée entre montage, stock, génération IA, graphisme et photo. Mon avis est simple : si votre flux dépend déjà de Photoshop, After Effects et Illustrator, quitter Premiere Pro coûte souvent plus cher en friction que l’abonnement lui-même.

After Effects devient plus crédible sur les tâches lourdes de roto et de motion design

After Effects reçoit quatre outils IA pour la rotoscopie : Object Selection, Quick Selection, Selection Brush et Refine Edge. Adobe ajoute aussi des Displacement Maps pour la profondeur de surface, un Depth of Field cinématographique sur modèles, meshes, textes et calques de forme, ainsi que des API de script pour les Parametric Meshes.

Le point le plus concret pour beaucoup d’utilisateurs reste ailleurs : l’import des SVG comme calques de forme éditables. Selon Adobe, cette prise en charge native permet de conserver la fidélité vectorielle et d’animer plus directement des éléments issus d’Illustrator. Honnêtement, ce support arrive tard. Mais il arrive enfin, et il règle une vraie faiblesse historique du flux graphique entre les deux logiciels.

Autre amélioration utile : le collage depuis Illustrator progresse aussi. Pour les motion designers, ce type d’optimisation pèse plus que certains effets “wahou”. Un meilleur passage des assets réduit les corrections manuelles, les reconstructions de formes et les pertes d’informations sur les dégradés ou la transparence.

Illustrator et Photoshop complètent la logique : générer plus vite, corriger plus proprement

Sur Illustrator, l’outil Concept to Vector veut moderniser un usage longtemps couvert par Live Trace. L’idée est de transformer croquis, concepts ou bitmaps en graphiques vectoriels avec davantage de contrôle. Mon avis est direct : ce n’est pas seulement un remplacement d’outil, c’est une tentative de remettre la vectorisation au centre d’un flux assisté par IA, avec plus de finesse sur le résultat final.

Sur Photoshop, la fonction Reflection Removal détecte les reflets, les place sur un calque séparé, puis laisse l’utilisateur les supprimer ou en moduler la visibilité. C’est une bonne approche, car elle garde une marge de contrôle. En retouche, l’automatisme total est rarement la meilleure solution. Pouvoir doser l’effet est souvent plus utile qu’un bouton binaire.

La cohérence de l’ensemble saute aux yeux : Adobe ajoute de l’IA partout, mais l’enrobe de réglages manuels, de curseurs et de calques. C’est le bon compromis. Les créatifs tolèrent l’automatisation quand elle reste réversible.

Ce que cette mise à jour ajoute réellement par rapport à la source initiale

Au-delà de la liste brute des nouveautés, cinq éléments nouveaux ressortent des sources officielles et du contexte marché. D’abord, Assisted Culling n’est pas seulement disponible : selon Adobe, il est jusqu’à 10 fois plus rapide, avec vue par visage et empilement automatique. Ensuite, Photo to Video ne repose pas uniquement sur l’IA maison : Adobe cite aussi Google Veo. Troisième point, Adobe prend déjà en charge tous les formats RAW du récent Sony Alpha 7R VI dans Lightroom, Lightroom Classic et Adobe Camera Raw. Quatrième élément, le contexte business montre que ces annonces s’inscrivent dans une phase de forte croissance : selon Adobe, l’ARR AI dépasse 500 millions de dollars et a triplé sur un an. Cinquième point, la pression concurrentielle reste réelle : Blackmagic Design maintient DaVinci Resolve Studio à 295 $, tandis que Capture One continue d’avancer ses plus de 550 appareils pris en charge et son modèle mêlant abonnement et licence.

Autrement dit, cette mise à jour n’est pas une simple fournée d’outils. C’est une opération de consolidation. Adobe ferme des brèches face à Topaz Labs, Capture One et Blackmagic Design, tout en renforçant la valeur perçue de son abonnement.

Source d’autorité : blog officiel Adobe.

Mon avis :

Adobe muscle clairement ses outils pro : le tri assisté dans Lightroom, le débruitage jusqu’à 3,6 fois plus rapide sur Mac Apple Silicon et l’import SVG enfin éditable dans After Effects répondent à de vrais irritants. Limite nette : l’empilement de fonctions IA, comme Photo to Video, ajoute du bruit marketing plus qu’un gain décisif au quotidien.

Stéphanie Dubois

Stéphanie Dubois

Stéphanie Dubois est une rédactrice spécialisée dans les sujets traités par Plare.fr. Forte d'une expérience en création de contenus et en veille éditoriale, elle aborde avec rigueur les thèmes abordés sur le site, en fournissant des analyses claires et des informations utiles aux lecteurs. Son travail met l'accent sur la qualité rédactionnelle, l'exactitude des faits et l'accessibilité des contenus pour un large public.

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