À partir de 270 $ (236 €) pour le ASUS Chromebook CM15 et 579 $ (507 €) pour le Chromebook CM32 Detachable, ASUS muscle l’entrée de gamme avec puce MediaTek Kompanio 540, jusqu’à 8 Go de RAM, résistance MIL-STD-810H et écran 120 Hz sur le modèle détachable.
À 237 € convertis, le ASUS Chromebook CM15 coche beaucoup plus de cases que prévu
À ce niveau de prix, le réflexe reste le même : écran moyen, connectique réduite, finition basique et fiche technique pensée au strict minimum. Le ASUS Chromebook CM15 prend le contrepied de cette logique. Son tarif de départ annoncé à 269,99 $ correspond à 237 € au cours de référence de la BCE du 16 juillet 2026 (1 € = 1,1406 $), soit environ 0,877 € pour 1 $. Selon ASUS, ce modèle mise sur une dalle 15,6 pouces Full HD antireflet, une charnière à 180°, un châssis certifié MIL-STD-810H et une connectique complète avec HDMI, deux ports USB-C 3.2 Gen 1 et un USB-A. Pour un Chromebook sous les 300 $, c’est plus qu’un simple minimum vital.
Le point le plus convaincant reste ailleurs : ASUS ne vend pas ici un produit “pas cher”, mais une machine qui cherche à rester utilisable plusieurs années. Selon Google, le Chromebook CM15 (CM1505) recevra des mises à jour automatiques jusqu’en juin 2036. Pour un appareil lancé en 2026, c’est un argument concret, bien plus utile qu’un slogan sur la productivité.
Une base technique sérieuse, sans promesse absurde
Le duo ASUS Chromebook CM15 et ASUS Chromebook CM32 Detachable repose sur la plateforme MediaTek Kompanio 540. La source d’origine mentionne jusqu’à 8 Go de LPDDR5X pour les deux machines, mais les fiches ASUS précisent un point utile : le CM32 peut monter jusqu’à 12 Go de LPDDR5X et jusqu’à 256 Go de stockage sur certaines configurations commercialisées, quand le communiqué de lancement global évoque jusqu’à 8 Go et 128 Go selon versions. Quand l’information varie selon les marchés, il faut le dire : la configuration dépend du SKU, et tout n’est pas systématiquement disponible partout.
Le vrai intérêt de cette base ARM est simple : ChromeOS sait très bien tirer parti d’une plateforme sobre, surtout pour du web, de la visioconférence, du streaming, de la bureautique et des applications Android. ASUS annonce un démarrage en moins de dix secondes, des mises à jour en arrière-plan et la compatibilité avec les apps du Google Play Store, dont Netflix, Adobe Lightroom, Zoom et Microsoft 365. Ce n’est pas nouveau dans l’absolu, mais à ce prix, le fait que l’expérience soit pensée comme un ensemble cohérent change la donne.
Le CM15 joue la carte du grand format utile, pas du 15 pouces au rabais
Le CM15 assume un positionnement très lisible : grand écran, clavier pleine taille, usage domestique ou scolaire, sans complication. Selon ASUS, sa dalle 15,6 pouces en 16:9 affiche une définition Full HD et un ratio écran/châssis de 87 %. Ce chiffre compte davantage qu’il n’y paraît : sur l’entrée de gamme, les bordures épaisses restent fréquentes. Ici, le produit essaie au moins d’éviter l’effet “vieux portable d’administration”.
ASUS ajoute aussi un point rarement mis en avant dans cette gamme : la connectivité sans fil. Le CM15 embarque du Wi‑Fi 6E double bande et du Bluetooth 5.4, avec la couche maison WiFi Master pour ChromeOS selon la page produit officielle. C’est un détail technique qui devient concret si la machine sert en foyer multi-appareils ou en cours à distance. Beaucoup d’ordinateurs bon marché misent encore sur des modules réseau plus datés.
Autre élément absent du papier d’origine : la durée de support logiciel. Selon Google, le CM15 est couvert jusqu’en juin 2036. Si l’on rapporte le prix de départ de 269,99 $ à cette échéance de support, on obtient un coût théorique d’environ 27 $ par an sur dix ans, hors promotions et hors variation de configuration. Dit autrement, ASUS place ici un Chromebook d’appel qui peut rester pertinent bien après l’achat, à condition d’accepter les limites natives de ChromeOS.
Le CM32 Detachable est nettement plus ambitieux que ne le laisse penser son format
Le ASUS Chromebook CM32 Detachable ne joue pas dans la même catégorie de prix, ni dans le même usage. ASUS l’a officialisé le 7 janvier 2026 comme un 2-en-1 orienté mobilité, étude et productivité légère. Il embarque un écran tactile 12,1 pouces en 2560 x 1600, avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz, une luminosité annoncée à 600 nits, une couverture NTSC de 94,5 %, une protection Gorilla Glass 3 et un revêtement anti-traces selon le communiqué global ASUS. Sur le papier, c’est très au-dessus de ce qu’on voit d’ordinaire sur un Chromebook détachable.
ASUS y ajoute un clavier amovible à connecteur pogo, une course de touche de 1,35 mm, un socle magnétique, un stylet USI magnétique à recharge sans fil, deux caméras 5 MP et du Wi‑Fi 7, avec LTE en option selon les marchés. La marque annonce aussi jusqu’à 13 heures d’autonomie sur son communiqué de lancement, tandis que la page française produit évoque jusqu’à 12 heures. Là encore, il faut rester factuel : l’autonomie varie selon la méthode de mesure et le marché, mais ASUS positionne clairement ce modèle sur une journée complète loin d’une prise.
Mon avis est net sur ce point : le CM32 est intéressant non pas parce qu’il est “polyvalent”, mais parce qu’il apporte enfin un vrai niveau d’écran et d’accessoires dans un format ChromeOS détachable qui se contente souvent du strict minimum.
Deux produits, deux logiques tarifaires très différentes
Le CM15 démarre à 269,99 $, soit 237 € convertis. Le CM32 est annoncé à 579 $, soit 508 € convertis selon le même taux BCE. L’écart est massif : le CM32 coûte 2,14 fois plus cher que le CM15. Il ne faut donc pas les opposer comme deux variantes proches. L’un cherche le meilleur rapport équipement/prix sur un format 15,6 pouces classique. L’autre vend une expérience hybride avec écran haut de gamme, stylet et mobilité poussée.
Cette différence se voit aussi dans une métrique simple : le prix par pouce d’écran. Le CM15 revient à environ 17,31 $ par pouce, contre 47,85 $ par pouce pour le CM32. Cette mesure ne résume pas la valeur réelle d’un produit, mais elle montre une chose : le CM32 facture surtout sa flexibilité, sa dalle et ses accessoires, pas uniquement sa diagonale.
Face aux concurrents, le CM15 frappe juste sur le prix, le CM32 sur l’équipement
Pour situer ces deux machines, il faut sortir du seul discours constructeur. Côté clamshell, l’Acer Chromebook Plus 514 vendu sur l’Acer Store US est affiché à 499,99 $, soit environ 438 € convertis. Selon Acer, il pèse 3,09 lb, dispose d’un écran WUXGA 1920 x 1200 et d’une alimentation 65 W. Ce n’est pas un concurrent direct du CM15 sur la cible budgétaire stricte, mais l’écart de prix montre où ASUS serre vraiment les coûts : le CM15 reste très loin sous le palier Chromebook Plus.
Côté détachable, le Lenovo Chromebook Duet Gen 9 a été lancé en Amérique du Nord à partir de 339,99 $, soit environ 298 € convertis, selon le communiqué Lenovo d’octobre 2024. Lenovo parlait alors d’un écran 10,95 pouces 2K et d’un positionnement mobile plus accessible. Vu sous cet angle, le CM32 d’ASUS est nettement plus cher, mais il répond aussi avec une dalle plus lumineuse, plus rapide, plus grande, un Wi‑Fi 7 et un ensemble d’accessoires plus complet. ASUS ne cherche pas à casser le prix du détachable ; la marque essaie de monter en gamme.
Cinq apports concrets que la source d’origine ne donnait pas
1. Un horizon logiciel jusqu’en 2036
Selon Google, le Chromebook CM15 (CM1505) et le Chromebook CL32 Detachable apparaissent avec une expiration des mises à jour automatiques en juin 2036. Pour un achat école, étudiant ou usage familial, cette donnée pèse plus lourd que beaucoup de micro-spécifications.
2. Le CM32 peut aller au-delà de 8 Go selon les versions
La source reprise au départ parlait de 8 Go maximum pour les deux appareils. La page ASUS France du CM32 mentionne jusqu’à 12 Go de LPDDR5X et jusqu’à 256 Go de stockage. C’est une nuance importante pour les acheteurs pro ou éducation.
3. L’écran du CM32 vise clairement le haut du panier Chromebook
ASUS annonce pour le CM32 un écran 600 nits, 120 Hz et 94,5 % NTSC. Sur le marché ChromeOS, ces chiffres restent rares sur un format détachable grand public.
4. Le CM15 soigne aussi son réseau
Le CM15 ne se contente pas d’un grand écran. ASUS lui ajoute du Wi‑Fi 6E et du Bluetooth 5.4. Pour de la visioconférence, du streaming et du travail cloud, c’est un vrai plus à ce niveau de prix.
5. Le CM32 cible la mobilité intensive, pas juste la prise de notes
ASUS parle de Wi‑Fi 7, de LTE optionnelle, de deux caméras 5 MP et d’un poids inférieur à un kilo avec clavier sur la page française. Le produit vise donc autant l’enseignement que les usages terrain légers, comme l’inventaire, la consultation, le formulaire ou la signature.
Des cas d’usage plus clairs que le marketing
Le CM15 a du sens pour trois profils précis : l’élève ou l’étudiant qui veut un grand écran peu cher, le foyer qui cherche une machine secondaire fiable pour navigation, streaming et démarches, et l’utilisateur bureautique léger qui travaille essentiellement dans le navigateur. Dans ce cadre, le HDMI natif, le 15,6 pouces et le support jusqu’en 2036 font plus de différence qu’un processeur plus musclé sur le papier.
Le CM32 vise un autre public : prise de notes manuscrites, consultation debout, usage mixte clavier/tablette, formation, vente mobile, ou cours en déplacement. Son coût est plus élevé, mais son écran 120 Hz à 600 nits et son stylet magnétique le distinguent franchement d’un détachable ChromeOS d’entrée de gamme. À 508 € convertis, il ne s’adresse plus à l’achat impulsif. Il faut un besoin réel de mobilité tactile.
Le vrai angle à retenir : ASUS a mieux segmenté sa gamme que la concurrence
La plupart des fabricants brouillent encore la lecture du marché Chromebook entre modèles très bon marché, gammes Plus et hybrides mal définis. ASUS fait ici quelque chose de plus propre. Le CM15 concentre l’effort sur le prix, la diagonale, la connectique et la durabilité logicielle. Le CM32 concentre l’effort sur l’écran, le stylet, le détachable et la mobilité. Les deux partagent la même base Kompanio 540, mais ils ne racontent pas la même histoire.
Si l’on cherche le meilleur levier prix/équipement, le CM15 est le modèle le plus agressif du lot. Si l’on cherche un Chromebook tactile qui ne donne pas l’impression d’être un compromis permanent, le CM32 est de loin le plus intéressant. Le seul vrai risque, comme souvent chez ASUS, sera la lisibilité des configurations selon les pays et les canaux de vente. Certaines données restent donc non communiquées pour l’Europe au moment de la rédaction, notamment les déclinaisons exactes de mémoire et de stockage disponibles en France.
Source de référence
Fiche officielle ASUS France du produit : https://www.asus.com/fr/laptops/for-home/chromebook/asus-chromebook-cm32-detachable-cm3206/
Mon avis :
L’ASUS Chromebook CM15 surprend par son rapport équipement/prix à 236 € : écran FHD antireflet, HDMI et châssis certifié MIL-STD-810H, c’est sérieux pour l’entrée de gamme. Mais le CM32, à 506 €, devient nettement moins convaincant face à des hybrides Windows plus polyvalents malgré son bel écran 120 Hz. (ecb.europa.eu)





