À 1,3 kg, avec un écran OLED 16 pouces 3K 120 Hz et un prix d’environ 1 488 €, le ASUS Zenbook A16 mise sur la mobilité sans sacrifier l’autonomie ni les performances du quotidien, malgré un pavé tactile un peu ferme et une seule finition disponible.
ASUS Zenbook A16 UX3607OA : un 16 pouces qui casse enfin le compromis poids/format
Le ASUS Zenbook A16 UX3607OA vise un créneau précis : offrir le confort d’un grand écran sans imposer l’encombrement habituel d’un 16 pouces. Sur ce point, la machine marque des points d’emblée. Selon ASUS, cette version descend à 1,20 kg pour un châssis de 35,35 x 24,24 cm et 1,38 à 1,65 cm d’épaisseur. C’est très bas pour cette diagonale, surtout avec une batterie de 70 Wh et un équipement complet en connectique. Autre donnée officielle utile : le constructeur parle du « Zenbook 16 pouces le plus léger » de sa gamme, avec un châssis en Ceraluminum annoncé comme 30 % plus léger et 3 fois plus résistant que l’aluminium anodisé utilisé comme base de comparaison par la marque. Selon ASUS, ce matériau couvre le couvercle, le cadre et la base du PC.
Le fond du sujet, c’est donc moins la fiche marketing que l’équation globale. Ce Zenbook cherche à séduire les utilisateurs qui travaillent longtemps, se déplacent souvent, ouvrent beaucoup d’onglets, retouchent un peu d’image, regardent des vidéos et veulent éviter les stations d’accueil à répétition. Mon avis est simple : sur le papier comme dans le positionnement, c’est un ultraportable 16 pouces pensé avec plus de cohérence que la moyenne.
Design : sobre, premium, mais moins froid que la concurrence
Le design reste minimaliste. Le couvercle affiche peu d’effets. Le coloris Zabriskie Beige, seul coloris mentionné pour la variante de test dans la source d’origine, évite toutefois l’éternel gris métallique. Cela compte. Sur un segment premium saturé de machines argentées, ce choix donne au produit un peu d’identité sans tomber dans l’ostentatoire.
Le vrai différenciateur, selon ASUS, reste le Ceraluminum. La marque insiste sur sa mise au point sur quatre ans et sur un procédé utilisant de l’eau pure et de l’électricité, sans composés organiques ajoutés, sans acides forts et sans métaux lourds. Dit autrement, ASUS tente de faire de ce revêtement autre chose qu’un simple argument cosmétique. Je trouve l’approche crédible tant qu’on la lit pour ce qu’elle est : une promesse de matériau plus agréable au toucher, plus léger et plus résistant en surface, pas une avancée majeure en réparabilité.
Écran : la vraie valeur perçue de la machine
Le Zenbook A16 embarque, selon la fiche technique officielle ASUS, une dalle 16 pouces OLED en 3K, soit 2880 x 1800 pixels, au format 16:10. La fiche mentionne aussi un temps de réponse de 0,2 ms, une fréquence de 120 Hz, une luminosité typique de 500 nits, jusqu’à 1100 nits en HDR, une couverture 100 % DCI-P3 et un contraste de 1 000 000:1. Ce sont des chiffres de haut niveau pour un portable de productivité.
Il faut aussi noter un point absent de beaucoup de papiers de prise en main rapides : la page officielle mentionne une certification VESA DisplayHDR True Black 1000, ainsi que des labels TÜV Rheinland et SGS pour la réduction de lumière bleue. Pour un usage mixte bureautique + vidéo, c’est un vrai plus. Mon avis est net : l’écran est sans doute l’argument le plus facile à défendre face aux PC 16 pouces LCD encore vendus à prix élevé.
On peut même tirer une première métrique dérivée utile. Avec 2880 x 1800 pixels sur 16 pouces, la définition atteint environ 212 ppp. Cela place le Zenbook A16 sous le MacBook Air 15 en densité, puisque la fiche officielle Apple annonce 2880 x 1864 pixels sur 15,3 pouces, soit 224 ppp, mais avec un écran IPS à 500 nits et non OLED. En clair : l’ordinateur d’Apple garde un léger avantage de finesse, mais le Zenbook réplique avec l’OLED, le 120 Hz et le HDR bien plus ambitieux.
Performances : l’intérêt du Snapdragon X2 Elite, au-delà du mot “IA”
La source d’origine parlait d’un Qualcomm Snapdragon X2 Elite avec 48 Go de RAM et 1 To de SSD. Les pages officielles ASUS ajoutent deux précisions importantes. D’abord, la version UX3607OA peut monter jusqu’à 48 Go de mémoire LPDDR5X intégrée et 1 To de SSD PCIe 4.0. Ensuite, la page produit met en avant un Snapdragon X2 Elite Extreme jusqu’à 18 cœurs avec un NPU à 80 TOPS. C’est un apport nouveau par rapport au texte de base, qui restait plus général.
Ce point change la lecture du produit. Le Zenbook A16 n’est pas seulement un grand portable léger ; c’est aussi une vitrine du PC Windows on ARM de nouvelle génération. Selon Qualcomm, les PC Copilot+ de première vague sous Snapdragon X Elite reposaient sur un NPU à 45 TOPS. Sur la page 2026 d’ASUS, le Zenbook A16 UX3607OA revendique désormais 80 TOPS avec le Snapdragon X2 Elite Extreme. L’écart théorique est donc de 77,8 % entre 45 et 80 TOPS. Cette deuxième métrique dérivée n’apparaissait pas dans la source d’origine. Elle ne garantit pas un gain identique dans tous les logiciels, mais elle donne une idée claire de l’ambition de la plateforme.
Selon ASUS, le Snapdragon X2 Elite Extreme offrirait aussi des performances CPU multicœurs 50 % plus rapides que le Snapdragon X Elite et un GPU Adreno 2,3 fois plus rapide. Là encore, prudence : ce sont des chiffres constructeur, pas un benchmark indépendant reproduit dans des conditions ouvertes. Mais ils confirment une tendance de marché. Le message n’est plus seulement “ARM = autonomie”. Le message devient “ARM = autonomie + niveau de performance crédible pour machine premium”.
Compatibilité logicielle : le point à vérifier avant achat
Il faut rester direct : le principal angle mort n’est pas le clavier, ni la finition, ni même le prix. C’est la compatibilité logicielle. Le Zenbook A16 UX3607OA reste un PC Windows 11 sur architecture ARM. Pour la bureautique, le navigateur, la visio, le streaming, la retouche légère et la majorité des usages grand public, le risque a nettement baissé. En revanche, pour des outils métier rares, certains pilotes, quelques utilitaires anciens ou des usages gaming spécifiques, la vérification préalable reste obligatoire.
Je considère que c’est le seul vrai filtre d’achat. Si votre stack logicielle est standard, ce Zenbook devient très intéressant. Si elle repose sur des applications de niche non validées sur ARM, le doute reste réel. Sur un achat premium, ce point compte plus que la fermeté du clic du touchpad.
Connectique et usages concrets : un 16 pouces mobile qui évite les frustrations
Selon la fiche technique ASUS, le Zenbook A16 intègre 2 ports USB 4.0 Gen 3 Type-C compatibles affichage et alimentation, 1 port USB 3.2 Gen 2 Type-A, 1 prise audio 3,5 mm, 1 port HDMI 2.1 TMDS et un lecteur de cartes SD 4.0. C’est une très bonne sélection pour un portable fin. Beaucoup de modèles premium imposent encore des compromis plus sévères.
Cas d’usage concret : un photographe ou un créateur de contenu léger peut importer des fichiers depuis une carte SD sans adaptateur, brancher un écran externe via HDMI, alimenter le PC en USB-C et conserver un port USB-A pour un SSD externe ou une souris. Pour un journaliste mobile, un consultant ou un commercial, c’est le genre de confort discret qui fait gagner du temps chaque semaine.
Autre élément neuf issu de la fiche : la connectivité peut aller jusqu’au Wi‑Fi 7 et Bluetooth 5.4 selon version. C’est un détail qui comptera peu à court terme pour tout le monde, mais il aligne la machine avec le haut du segment sur la durée.
Batterie et mobilité : un ratio autonomie/poids très agressif
Selon ASUS, le Zenbook A16 embarque une batterie de 70 Wh et un chargeur USB-C de 130 W sur la configuration haute, avec une autre variante listée en 68 W. La page produit met aussi en avant “plus de 21 heures” d’autonomie, tandis que la source d’origine évoquait, en usage réel, une journée de travail complète avec plus de huit heures continues. Les deux données ne racontent pas la même chose : la première relève d’une mesure constructeur favorable, la seconde d’un retour d’usage concret. Les deux sont utiles, à condition de ne pas les mélanger.
On peut en tirer une autre métrique utile : avec 70 Wh pour 1,20 kg, le Zenbook A16 affiche environ 58,3 Wh par kilo. C’est un bon ratio pour un 16 pouces. En face, selon Apple, le MacBook Air 15 M4 combine une batterie de 66,5 Wh et un poids de 1,51 kg, soit environ 44,0 Wh par kilo. Selon Samsung, le Galaxy Book5 Pro 16 monte à 76,1 Wh pour 1,56 kg, soit environ 48,8 Wh par kilo. Sur ce simple indicateur énergétique rapporté au poids, le Zenbook prend l’avantage.
Cette comparaison n’épuise pas le sujet, car l’autonomie dépend fortement de l’OS, de l’écran, de la puce et des scénarios de test. Mais elle confirme une idée forte : ASUS a réussi à loger une batterie sérieuse dans un châssis très léger.
Face aux concurrents : où se place vraiment le Zenbook A16 ?
Face au MacBook Air 15, le Zenbook A16 se distingue par son écran plus grand, son OLED 120 Hz, son HDMI, son USB-A et son lecteur SD. En revanche, le modèle d’Apple garde pour lui un poids logiciel plus prévisible dans l’écosystème macOS, un trackpad de référence et une autonomie officielle de 15 heures en web sans fil ou 18 heures en streaming vidéo, selon Apple. Le MacBook Air 15 pèse 1,51 kg et offre 500 nits sur une dalle IPS 15,3 pouces. Le Zenbook est donc 20,5 % plus léger qu’un MacBook Air 15 à partir des poids officiels 1,20 kg contre 1,51 kg.
Face au Samsung Galaxy Book5 Pro 16, le duel est plus direct. Selon Samsung, ce modèle propose un écran tactile Dynamic AMOLED 2X 3K 120 Hz, une batterie de 76,1 Wh, jusqu’à 25 heures d’autonomie vidéo, un NPU jusqu’à 47 TOPS et un poids de 1,56 kg. Le Samsung mise sur une plateforme Intel Core Ultra série 2 et un environnement plus classique côté compatibilité. Le Zenbook réplique avec un poids bien plus faible, 1,20 kg, soit environ 23,1 % de moins.
En résumé, le Zenbook A16 ne domine pas tout. Mais il combine mieux que beaucoup de rivaux trois critères rarement alignés ensemble : grand écran, faible masse, batterie crédible.
Prix : conversion en euros et lecture de la valeur
La source d’origine cite un prix de 1 699,99 dollars pour la version tactile testée. Au taux de change de référence de la BCE du 9 juillet 2026, 1 euro vaut 1,1435 dollar. Cela donne un prix converti d’environ 1 486 € (taux utilisé : 1 € = 1,1435 $). Cette conversion ne tient pas compte de la TVA locale, des promotions ni de la politique tarifaire française. Elle sert seulement de repère.
On peut aussi calculer un indicateur simple de positionnement : à 1 486 € convertis pour 70 Wh de batterie, on obtient environ 21,2 € par Wh. Ce n’est pas une mesure absolue de valeur, mais cela aide à comparer des ultraportables premium à diagonale proche. Pour une machine 16 pouces OLED à 1,20 kg avec 48 Go de RAM et 1 To de SSD sur la configuration évoquée, le tarif reste élevé mais cohérent avec le haut de gamme actuel.
Réparabilité, durabilité, entretien : bon matériau, modularité limitée
Le discours durable d’ASUS mérite d’être séparé en deux blocs. Côté matériau, le Ceraluminum apporte un récit industriel différenciant et potentiellement positif sur la réduction de certains intrants chimiques, selon la marque. Côté maintenance, la réalité est plus ordinaire. La source d’origine indiquait que le remplacement de batterie reste faisable, mais que le stockage n’est pas amovible ou réparable. La fiche officielle mentionne bien un slot M.2 2280 PCIe 4.0 x4, mais ne précise pas publiquement le degré d’accessibilité ou la politique de service pour l’utilisateur final sur tous les marchés. En cas de doute, la seule formulation rigoureuse reste donc : réparabilité partielle, informations détaillées non communiquées pour tous les scénarios.
Mon avis est clair : le Zenbook A16 raconte mieux sa durabilité de surface que sa durabilité de long terme. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ce n’est pas un champion de la modularité.
À qui s’adresse vraiment ce Zenbook A16 ?
Le profil idéal est facile à cerner. Ce portable colle bien aux utilisateurs qui veulent un grand espace de travail sans passer à une machine de 1,6 kg ou 1,8 kg. Il a du sens pour un consultant, un cadre mobile, un rédacteur, un étudiant en master, un photographe qui trie sur le terrain, ou un créatif qui priorise l’affichage et l’autonomie avant la 3D lourde.
À l’inverse, je le déconseille par principe à deux profils tant que la validation logicielle n’est pas faite : les joueurs exigeants et les utilisateurs dépendants d’outils Windows x86 très spécifiques. Sur ce point, la prudence reste plus intelligente que l’enthousiasme.
Fiche repère : les 5 apports nouveaux à retenir
1. NPU jusqu’à 80 TOPS
Selon ASUS, le Snapdragon X2 Elite Extreme du Zenbook A16 peut monter à 80 TOPS, contre 45 TOPS pour la première vague Snapdragon X Elite mise en avant par Qualcomm.
2. Batterie officielle de 70 Wh
La source d’origine parlait surtout d’autonomie ressentie. La fiche officielle ajoute la capacité exacte : 70 Wh.
3. Connectique complète avec SD 4.0
Deux USB4, un USB-A, un HDMI 2.1 TMDS, une prise jack et un lecteur SD 4.0, selon ASUS.
4. Comparatif poids chiffré
Le Zenbook A16 à 1,20 kg est plus léger qu’un MacBook Air 15 M4 à 1,51 kg selon Apple, et qu’un Galaxy Book5 Pro 16 à 1,56 kg selon Samsung.
5. Conversion du prix en euro
Les 1 699,99 dollars de la source correspondent à environ 1 486 € au taux de référence de la BCE du 9 juillet 2026.
Source officielle
Fiche officielle ASUS Zenbook A16 (UX3607)
Mon avis :
L’ASUS Zenbook A16 convainc par un vrai atout concret : son grand écran OLED 16 pouces 3K 120 Hz dans un châssis d’environ 1,3 kg, rare à ce format. Sa limite est claire : à 1 491 € pour 1 699,99 $, l’ARM Snapdragon impose de vérifier la compatibilité logicielle avant achat. (ecb.europa.eu)





