Un murciélago infectado par le virus de la rage a été détecté à Frutillar Bajo>, suscitant l’alerte des autorités sanitaires de la Chili. Cette situation a entraîné un plan d’action rapide pour renforcer la vigilance et garantir la sécurité des résidents et de leurs animaux de compagnie.
Confirmation d’un cas de rage chez un chauve-souris à Frutillar Bajo
Un chauve-souris infecté par le virus de la rage a été découvert dans le secteur de Frutillar Bajo, entraînant une véritable alerte sanitaire au sein de la commune. Ce cas, confirmé par l’Institut de Santé Publique du Chili (ISP), a suscité une mobilisation des autorités pour renforcer la vigilance et la prévention auprès des habitants et des propriétaires d’animaux de compagnie.
Le spécimen a été localisé sur l’Avenue Bernardo Philippi, à hauteur du numéro 563, au cœur d’un quartier résidentiel. Suite à cette découverte, des organismes municipaux et régionaux ont activé le protocole habituel contre la rage, axé sur la vaccination antirabique des chiens et des chats, ainsi que sur l’éducation de la communauté pour minimiser les risques d’exposition.
Détection du cas et confirmation par l’ISP
Selon les informations fournies par l’autorité sanitaire, le chauve-souris a été capturé sur l’Avenue Bernardo Philippi, à Frutillar Bajo, après avoir été vu en plein jour, ce qui est inhabituel pour cette espèce. L’échantillon a été envoyé à l’Institut de Santé Publique dans le cadre du programme national de surveillance de la rage.
Les analyses en laboratoire ont révélé la présence du virus rabique dans l’échantillon, provoquant immédiatement l’activation des protocoles de réponse. La Seremi de Santé des Los Lagos a informé la municipalité et coordonné une intervention spécifique dans la zone où l’animal a été trouvé.
Sofía Torres, directrice du département d’Action Sanitaire de la Seremi de Santé, a souligné que ce résultat positif exige un renforcement de la vigilance. L’objectif est de localiser d’éventuels contacts à risque, d’examiner l’état de vaccination des animaux de compagnie et d’offrir une immunisation à ceux qui ne sont pas protégés. Tout cela se fait conformément aux directives du programme national de contrôle de la rage.
Les représentants de la municipalité ont insisté sur le fait que de tels découvertes, bien que rares, sont considérées comme une alerte suffisante pour mener des opérations de porte à porte, garantissant que tous les animaux de compagnie de la zone soient examinés et reçoivent la vaccination nécessaire.

Opération porte à porte à Frutillar Bajo
Le Centre de Stérilisation Municipal de Frutillar sera responsable de la mise en œuvre de la plupart des actions immédiates sur le terrain. Son vétérinaire, Jorge Mella, a indiqué qu’un opération intensif sera réalisé le 27 février 2026 dans le quartier touché, axé sur les enquêtes et la vaccination.
Les visites se concentreront dans le secteur compris entre les rues Arturo Prat et Balmaceda, proche du lieu où le chauve-souris positif a été détecté. Des équipes municipales iront de maison en maison pour recueillir des informations, interrogeant les résidents sur les observations de chauves-souris, leurs éventuels contacts avec des animaux et des comportements suspects chez leurs animaux de compagnie.
Profiter de ce déploiement permettra aux professionnels de réaliser une vaccination antirabique préventive pour les chiens et les chats qui n’ont pas leur vaccination à jour. La campagne, menée sous un format porte à porte, vise à augmenter la couverture vaccinale sans que les propriétaires aient à se déplacer eux-mêmes vers les centres vétérinaires.
Les autorités locales insistent pour que toutes les familles de la zone permettent l’accès au personnel accrédité pour examiner l’état de vaccination de leurs animaux. L’objectif est de simplifier les démarches et de combler d’éventuelles lacunes de protection, notamment pour les animaux qui n’ont jamais été vaccinés ou qui n’ont pas reçu de renforcement depuis plusieurs années.
Outre l’aspect sanitaire, le municipal prévoit d’utiliser la présence des équipes sur le terrain pour diffuser des messages éducatifs essentiels, comme que faire en cas de rencontre avec un chauve-souris, pourquoi ne pas le manipuler et à qui signaler toute suspicion de rage.
Recommandations face à la présence de chauves-souris
La Seremi de Santé des Los Lagos a réitéré un point clé : il ne faut pas toucher ou capturer un chauve-souris sans protection, même si cet animal semble inoffensif. Ceux qui sont infectés peuvent transmettre le virus de la rage par leurs morsures ou égratignures, et parfois même par contact de leur salive avec les muqueuses ou des plaies ouvertes.
Sofía Torres a précisé que l’un des signes d’alerte est de voir un chauve-souris volant ou se déplaçant pendant la journée, ou se comportant de manière atypique. Les observer à ras de sol, désorientés, en train de mourir ou avec des mouvements erratiques doit être interprété comme un signe que quelque chose ne va pas et qu’il faut immédiatement alerter les autorités.
En cas de découverte d’un spécimen suspect, il est conseillé de contacter la Seremi de Santé, la municipalité ou les services d’urgence locaux, tout en évitant tout contact direct. Si, pour une raison quelconque, il est nécessaire d’isoler ou de contenir l’animal, il est recommandé de le faire avec une extrême précaution, en utilisant des gants épais, des sacs résistants ou des contenants rigides qui empêchent tout contact avec la peau.
Jorge Mella, vétérinaire, a clairement indiqué aux résidents que, si quelqu’un voit un chauve-souris tombé, blessé ou présentant un aspect malade, il est préférable de ne pas le toucher, de tenir les enfants et les animaux domestiques éloignés, et de demander de l’aide professionnelle. Manipuler ces animaux sans protection adéquate augmente le risque d’exposition au virus rabique.
En outre, les autorités rappellent qu’il est important de surveiller les animaux de compagnie qui circulent librement dans les jardins, parcs ou autres espaces où ils peuvent entrer en contact avec la faune sauvage. Toute blessure inexpliquée ou changement brusque dans le comportement d’un chien ou d’un chat doit être consulté avec un vétérinaire.
Un second chauve-souris en analyse
La préoccupation ne s’arrête pas au cas déjà confirmé sur l’Avenue Bernardo Philippi. Dans les jours récents, les autorités locales ont signalé la découverte d’un second chauve-souris dans le Parc Mozart, en direction du secteur de Punta Larga, également dans la commune de Frutillar.
Ce nouvel exemplaire a également été envoyé à l’Institut de Santé Publique pour analyse, suivant le même protocole de surveillance. Pour l’instant, les résultats de laboratoire ne sont pas encore disponibles, la situation reste donc sous observation.
En attendant le diagnostic de l’ISP, le municipal a élargi ses messages de précaution aux résidents qui se déplacent régulièrement autour du Parc Mozart et sur la route vers Punta Larga. Il leur est demandé d’accroître leur vigilance, d’éviter la manipulation de la faune sauvage et d’alerter sur toute observation de chauves-souris dans des conditions inhabituelles.
Les équipes techniques avertissent que la détection de plusieurs spécimens suspects dans un court laps de temps rend impératif le maintien d’une surveillance accrue, même si, pour l’instant, aucune restriction de mobilité ni mesures plus strictes n’ont été communiquées au public.
D’un point de vue épidémiologique, chaque cas suspect ou confirmé chez les chauves-souris est considéré comme un indicateur important, mais les décisions concernant de nouvelles interventions seront basées sur les résultats des analyses et l’éventuelle identification d’autres animaux affectés dans la même zone ou ailleurs dans la région.
Qu’est-ce que la rage et pourquoi sa présence est-elle préoccupante ?
La rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central et peut être transmise des animaux aux humains, ce qui en fait une zoonose d’impact élevé. Selon les informations diffusées par l’Institut de Santé Publique, il s’agit d’une encéphalite aiguë, progressive et presque toujours mortelle une fois les premiers symptômes cliniques apparus.
Le virus de la rage se transmet principalement par la salive d’un animal infecté, généralement par le biais de morsures ou d’éraflures qui rompent la peau. En milieu urbain, les chiens et les chats non vaccinés peuvent être des ponts entre la faune sauvage et les humains, d’où l’importance de maintenir à jour la vaccination.
Cependant, il existe des mesures efficaces pour prévenir la maladie. La vaccination antirabique chez les animaux de compagnie est un outil fondamental pour empêcher la circulation du virus, et dans des cas d’exposition chez des humains, des protocoles de prophylaxie post-exposition peuvent être appliqués, incluant des vaccins et, dans certains cas, des immunoglobulines spécifiques.
Au Chili et dans d’autres pays de la région, un programme permanent de surveillance de la rage chez les chauves-souris est en place, précisément parce que ces espèces agissent en tant que réservoirs naturels du virus. Chaque spécimen suspect détecté et analysé contribue à une meilleure compréhension du risque et à l’anticipation de possibles foyers.
Bien que l’épidémie actuelle se concentre à Frutillar Bajo, les leçons tirées de cet épisode peuvent être appliquées à d’autres territoires, y compris dans certains pays européens : la combinaison d’une surveillance active, d’une éducation citoyenne et d’une vaccination systématique est la clé pour maîtriser une maladie qui, sans contrôle, pourrait conduire à des situations nettement plus graves.
L’efficacité avec laquelle les autorités locales ont réagi à ce cas à Frutillar, depuis la confirmation de l’ISP jusqu’à l’organisation de l’opération sur le terrain, témoigne de l’importance d’agir rapidement face à toute emergence de rage dans la faune sauvage, en renforçant les défenses communautaires avant que des conséquences plus graves ne se manifestent.
Mon avis :
La détection d’un murciélago contaminé par le virus de la rabia à Frutillar souligne la nécessité d’une vigilance accrue face à cette zoonose. Bien que les mesures de vaccination et de sensibilisation soient positives, la situation rappelle les risques persistants liés à la faune sauvage. Une vigilance activa s’impose pour éviter la propagation d’une maladie mortelle.
Les questions fréquentes :
Quel est le risque associé à la présence de chauves-souris infectées par la rage ?
La présence de chauves-souris infectées par la rage est préoccupante car cette maladie virale peut être transmise aux humains par les morsures ou les égratignures. Les animaux domestiques non vaccinés, comme les chiens et les chats, peuvent également jouer le rôle de pont entre la faune sauvage porteuse du virus et les personnes.
Que faire si je trouve une chauve-souris suspecte ?
En cas de découverte d’une chauve-souris suspecte, il est crucial de ne pas la toucher et de maintenir une distance de sécurité avec les enfants et les animaux domestiques. Il est recommandé de contacter la Seremi de Santé ou les services d’urgence locaux pour signaler l’incident sans tenter de manipuler l’animal.
Quelles mesures préventives sont recommandées pour les animaux de compagnie ?
Les propriétaires d’animaux de compagnie sont encouragés à s’assurer que leurs animaux, en particulier les chiens et les chats, reçoivent leur vaccination antirabique à jour. De plus, il est conseillé de surveiller leur comportement et de consulter un vétérinaire en cas de blessure inexplicable ou de changement de comportement.
Quelle est la réponse des autorités face à ces cas de rage ?
Les autorités locales ont mis en place des opérations de surveillance renforcée et de vaccination sur le terrain. Elles organisent des visites à domicile pour vérifier l’état de vaccination des animaux de compagnie et sensibiliser les habitants aux risques associés. Ces actions visent à réduire le potentiel d’exposition au virus et à garantir un suivi approprié des animaux de la communauté.