Avec ses deux batteries interchangeables de 85 heures, sa batterie interne de secours de 3 heures et son prix de 200 €, le Glorious GHS Wireless InfinitePlay promet plus de 170 heures d’autonomie cumulée sans coupure audio, via une base de charge qui fait aussi office de dongle 2,4 GHz.
Le Glorious GHS Wireless InfinitePlay mise tout sur un vrai point faible du casque sans fil
Le discours des marques sur le sans-fil reste souvent le même : plus de liberté, moins de câbles, plus d’autonomie. En pratique, le problème ne disparaît jamais totalement. Quand la batterie tombe à plat, le casque redevient un produit filaire, ou pire, un accessoire inutilisable pendant la recharge. Glorious attaque ce défaut frontalement avec le GHS Wireless InfinitePlay, un casque gaming vendu 229,99 $, soit 201 € au taux de référence de la BCE du 20 juillet 2026 (1 € = 1,1426 $, soit 1 $ = 0,8752 €). Selon Glorious, son produit embarque deux batteries échangeables de 85 heures chacune et un système interne baptisé Guardian Battery System, censé maintenir l’audio pendant le remplacement d’un module.
Le positionnement est limpide : ce casque ne cherche pas d’abord à battre tous ses rivaux sur la fiche audio ou sur les effets marketing. Il cherche à supprimer un irritant concret. Et sur ce point précis, l’idée est solide.
Ce que la source d’origine ne détaillait pas assez
Le texte initial présentait bien le principe, mais il laissait plusieurs zones floues. La fiche officielle de Glorious apporte des précisions utiles. Le constructeur annonce un casque compatible PC, PS5, PS4, Switch et mobile en 2,4 GHz ou en Bluetooth, avec une connexion filaire USB-C si nécessaire. La page produit mentionne aussi un logiciel Glorious CORE compatible Windows 10 et Windows 11 pour les réglages audio et d’égalisation. Enfin, la garantie affichée est de 2 ans, donnée absente de la source de départ.
Autre point nouveau : la fiche technique officielle ne reprend pas exactement tous les chiffres relayés ailleurs. Elle indique dans le contenu de la boîte 2 batteries échangeables de 70 heures, alors que le texte marketing du même produit parle de 2 batteries de 85 heures. Quand une marque publie deux chiffres différents sur une même page, il faut le dire clairement : l’autonomie exacte par batterie est incohérente dans la communication officielle. Le niveau de prudence s’impose donc. Pour le reste de cet article, le chiffre de 85 heures est utilisé uniquement quand il est explicitement attribué au discours produit ou aux essais qui le reprennent.
Une architecture pensée pour éviter la coupure, pas seulement la retarder
Le cœur du produit, c’est son système d’alimentation. Selon Glorious, une batterie reste dans le casque pendant que la seconde recharge sur la base. Cette base ne sert pas qu’à charger : elle fait aussi office de point central pour le système InfinitePlay. Au moment du remplacement, la réserve interne Guardian Battery prend le relais. PC Gamer parle d’environ 3 heures de fonctionnement sur cette batterie interne, ce qui permet de retirer un module, d’insérer le second et de continuer sans pause audio.
Sur le terrain, cette logique change plus que le simple total d’heures affiché sur la boîte. Une très grosse autonomie classique reste une autonomie finie. Ici, l’usage devient cyclique : on remplace, on recharge, on repart. Ce n’est pas la même promesse. C’est plus proche d’un appareil à continuité de service que d’un casque “endurant”.
Des métriques dérivées qui permettent de juger le produit autrement
Premier calcul utile : au prix public de 229,99 $, le GHS Wireless InfinitePlay revient à 1,35 $ par heure d’autonomie cumulée si l’on retient les 170 heures issues des deux batteries de 85 heures. Converti au taux de la BCE, cela représente environ 1,18 € par heure d’autonomie annoncée.
Deuxième calcul utile : face au SteelSeries Arctis Nova 7 Wireless, donné pour 38 heures d’autonomie par SteelSeries, le modèle de Glorious affiche un volume énergétique annoncé 4,47 fois supérieur, soit 347 % de plus en capacité cumulée théorique.
Troisième métrique parlante : face au Razer BlackShark V2 Pro, annoncé à 70 heures par Razer, le casque de Glorious monte à un ratio de 2,43 fois, soit 143 % de plus en autonomie cumulée annoncée.
Quatrième comparaison : contre le SteelSeries Arctis Nova Pro Wireless, qui propose deux batteries échangeables à chaud de 22 heures chacune selon SteelSeries, soit 44 heures au total, le GHS Wireless InfinitePlay revendique un total 3,86 fois supérieur, soit 286 % de plus.
Ces métriques ne disent pas tout sur la qualité sonore. En revanche, elles montrent une chose simple : sur le terrain de l’endurance brute, Glorious a frappé fort.
La fiche technique est sérieuse, mais pas premium sur tous les points
Le casque repose sur des haut-parleurs de 40 mm et une réponse en fréquence de 20 Hz à 20 kHz, selon la fiche officielle de Glorious. La marque indique aussi une impédance nominale de 32 ohms, une distorsion harmonique totale de ≤ 1 % à 1 kHz et une sensibilité de 95 dB SPL à 1 kHz / 1 mW. Ce sont des données absentes de la source d’origine, et elles permettent enfin de situer le produit plus sérieusement.
Le microphone détachable est annoncé comme omnidirectionnel, avec une réponse en fréquence de 70 Hz à 10 kHz et une sensibilité de -40 dB à 1 kHz, selon Glorious. Là encore, ce n’est pas un détail. Beaucoup de casques gaming se contentent de slogans sur la “clarté”. Ici, on a au moins une base technique.
Le poids officiel relevé sur la page produit est de 280 g avec micro. C’est un autre écart notable avec le texte fourni, qui mentionnait 360 g. Entre les deux, l’écart atteint 80 g, soit environ 28,6 %. En clair, sur la question du poids, la seule formulation prudente est : donnée contradictoire selon les sources. Si l’on retient la fiche officielle du fabricant, le casque se place plutôt dans la zone raisonnable pour un sans-fil multiusage.
Le vrai concurrent n’est pas n’importe quel casque : c’est surtout SteelSeries
Le marché du hot-swap sur casque gaming reste limité. C’est pourquoi le concurrent le plus logique n’est pas un modèle longue autonomie classique, mais le SteelSeries Arctis Nova Pro Wireless. Selon SteelSeries, ce modèle propose du Bluetooth simultané, une réduction active du bruit et deux batteries échangeables à chaud de 22 heures chacune. Sur le papier, SteelSeries garde donc des arguments premium clairs, notamment l’ANC, absente chez Glorious.
En revanche, sur la durée annoncée par module, le match tourne à l’avantage de Glorious. Une batterie de 85 heures, si ce chiffre se confirme en usage réel, représente près de 3,9 fois l’autonomie par batterie d’un module de 22 heures chez SteelSeries. C’est énorme. Et c’est précisément ce qui permet à Glorious de justifier sa copie sans viser le très haut de gamme audio.
PC Gamer va dans ce sens : le média estime que le GHS Wireless InfinitePlay coûte nettement moins cher que le Nova Pro tout en offrant plus du double d’autonomie. Le constat est cohérent avec les chiffres disponibles.
Face aux casques longue autonomie classiques, l’avantage n’est pas seulement quantitatif
Le Razer BlackShark V2 Pro reste une référence connue. Selon Razer, il propose des haut-parleurs de 50 mm, une double connectivité 2,4 GHz + Bluetooth 5.2, un poids de 320 g et jusqu’à 70 heures d’autonomie. Son positionnement vise clairement l’esport, avec un micro large bande et une approche plus compétitive que polyvalente.
Le HyperX Cloud III Wireless, de son côté, est donné pour 120 heures d’autonomie par HyperX. C’est un score impressionnant pour un casque à batterie intégrée. Mais il reste soumis à la logique classique : quand la batterie est vide, il faut recharger. C’est là que Glorious se distingue. Même face à un casque très endurant, le bénéfice d’usage n’est pas seulement le nombre d’heures. C’est l’absence de rupture.
Enfin, le SteelSeries Arctis Nova 7 Wireless est affiché à 38 heures et à 15 minutes de charge pour 6 heures d’usage selon SteelSeries. C’est pratique, mais cela ne résout pas le problème de fond. Une recharge rapide reste une recharge. Un échange à chaud reste instantané.
Un produit pensé pour plusieurs scénarios concrets, pas seulement pour le bureau
La source d’origine évoquait la polyvalence Bluetooth, mais sans pousser les cas d’usage. Pourtant, c’est un point fort. La compatibilité officielle PC, PlayStation, Switch et mobile donne au GHS Wireless InfinitePlay une vraie portée multi-écrans selon Glorious. Pour un joueur qui alterne entre partie compétitive sur PC, session console le soir et appels sur smartphone, un seul casque peut suffire.
Le cas le plus évident reste le week-end de jeu intensif. Une batterie se vide, l’autre recharge sur la base, puis on inverse. Le second cas d’usage, plus intéressant encore, concerne les joueurs qui oublient régulièrement de recharger leur matériel. Ici, le système pardonne davantage. Le troisième cas d’usage vise les événements longs : LAN, tournoi local, marathon coop, ou simple usage hybride télétravail + jeu + musique sur plusieurs jours.
Je tranche clairement : cette promesse parle moins aux audiophiles qu’aux utilisateurs intensifs. Et c’est un bon choix. Les marques essaient souvent de plaire à tout le monde. Glorious a préféré viser un problème précis.
Le logiciel et l’ergonomie comptent aussi, même si ce n’est pas l’argument principal
Selon PC Gamer, le casque offre un profil sonore équilibré dès la sortie de boîte et le logiciel Glorious CORE permet d’ajuster plusieurs paramètres audio. La page officielle confirme l’existence de ce logiciel sous Windows 10 et Windows 11. Ce n’est pas un bonus anecdotique. Sur un produit qui mise moins sur une signature audio spectaculaire que sur la praticité, les réglages deviennent utiles pour adapter le casque à des usages très différents.
Autre détail intéressant relevé par GamesRadar+ : le design du module batterie permet un remplacement sans retirer totalement le casque de la tête. C’est exactement le genre de détail qui décide si une fonction est vraiment exploitable ou non. Un hot-swap compliqué ne sert à rien. Un hot-swap faisable en quelques secondes, en pleine partie, a du sens.
Ce que le prix raconte vraiment
À 201 € convertis, le GHS Wireless InfinitePlay ne joue pas le rôle du casque abordable. Il entre dans une zone tarifaire déjà concurrentielle. Mais sa proposition n’est pas redondante. Chez Razer, à tarif affiché équivalent sur la page France, on trouve un accent plus fort sur le micro, le confort esport et l’audio. Chez SteelSeries, on trouve une exécution plus haut de gamme sur les fonctions annexes comme l’ANC et le Bluetooth simultané. Chez Glorious, on paie surtout une architecture d’alimentation plus convaincante.
Le jugement dépend donc de la priorité réelle de l’acheteur. Si la qualité micro absolue ou la réduction de bruit active passent avant tout, d’autres modèles restent mieux armés. Si la frustration numéro un est la panne de batterie en plein usage, alors ce casque a une logique très défendable.
Le point de référence à retenir
Le Glorious GHS Wireless InfinitePlay ne domine pas automatiquement toute la catégorie. En revanche, il impose une idée que beaucoup de marques ont contournée au lieu de la résoudre : un casque sans fil devrait rester utilisable même quand une batterie arrive au bout. C’est le vrai apport du produit. Et sur ce sujet précis, les chiffres trouvés lors de la recherche donnent un avantage net à Glorious.
Source de référence : fiche officielle du Glorious GHS Wireless InfinitePlay.
Mon avis :
Le GHS Wireless InfinitePlay vise juste avec ses deux batteries échangeables à chaud et sa réserve interne de 3 heures, un vrai gain d’usage pour éviter toute coupure; en revanche, à 201 € pour 229,99 $ au taux actuel, ses transducteurs 40 mm et ses 360 g restent banals à ce niveau de prix.





