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Des chercheurs ont découvert un virus "zombies" vieux de 48 500 ans dans le pergélisol

Des chercheurs ont découvert des virus « zombies » vieux de 48 500 ans dans le pergélisol en sibérie

13 virus anciens ont été découverts par des chercheurs de l’Université d’Aix-Marseille dans le permafrost.
– Malgré leur hibernation prolongée, ces virus ont encore la capacité de se propager.
– Si ces virus vivants sont rejetés, cela peut poser des problèmes pour l’environnement et la santé des personnes, mettent en garde les chercheurs.
– Grâce à la découverte de ces anciens virus dans le pergélisol, nous en savons désormais plus sur la durée de vie des virus et leur capacité à supporter des environnements difficiles.
– Pour éviter les effets potentiellement mortels de la libération de microbes anciens, le permafrost doit être protégé.

 

Imaginez un monde dans lequel des virus anciens, figés dans la glace éternelle depuis des millénaires, sont soudainement libérés. Des virus qui, malgré leur hibernation prolongée, possèdent néanmoins la pleine capacité d’infection. Des virus que l’humanité n’a jamais vus auparavant et qui ont le potentiel de déclencher des pandémies désastreuses. Il ne s’agit pas de science-fiction, mais d’une réalité imminente. Des recherches récentes ont révélé que 13 de ces virus « zombies » ont encore la capacité d’infecter lorsqu’ils sont réveillés du permafrost. De grandes parties de cet environnement sont en train de dégeler en raison du réchauffement climatique, ce qui permet la libération d’anciens microbes potentiellement dangereux. Avant qu’il ne soit trop tard, il est impératif de sauvegarder le permafrost et de comprendre les dangers que peuvent représenter ces virus réveillés.

 

La résurrection de virus « zombies » qui était dans le pergélisol en Sibérie

 

L’identification de ces 13 nouveaux virus dans le pergélisol s’ajoute aux deux études antérieures qui, respectivement en 2014 et 2015, ont décrit des virus « pithovirus » et « mollivirus ». Cette recherche démontre que les virus « zombies » sont plus fréquemment réanimés dans le pergélisol qu’on ne le pensait auparavant. Les virus isolés, qui proviennent de cinq clades distincts et infectent des espèces d’Acanthamoeba, n’avaient encore jamais été ramenés du pergélisol. Ces résultats soulignent combien il est crucial de continuer à étudier les virus dans le pergélisol et de comprendre les risques qu’ils peuvent représenter pour la santé humaine. Sachant que ces virus sont le résultat du dégel du pergélisol accéléré par le réchauffement climatique, il est essentiel de sauvegarder cet écosystème pour éviter les effets potentiellement désastreux de la libération de micro-organismes anciens.

 

Une nouvelle étude sur les virus dormants dans le permafrost

 

Une étude sur les dangers des virus dormants dans le permafrost vient d’être publiée par des chercheurs de l’Université d’Aix-Institut de Marseille en microbiologie, bioénergie et biotechnologie. En utilisant des méthodes de datation au carbone 14 et de séquençage de l’ADN, ils ont pu réveiller 13 virus anciens, dormants depuis environ 48 500 ans, mais toujours capables de propager des maladies.

 

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Risques potentiels pour l’environnement et la santé humaine

 

Bien que ces virus ne puissent pas infecter l’homme, les chercheurs pensent qu’il existe dans le pergélisol d’autres virus qui peuvent le faire. Ils lancent un avertissement sur les risques potentiels pour l’environnement et la santé publique si de tels virus viables sont libérés à la suite du dégel du pergélisol, accéléré par le réchauffement climatique.

 

La durée de vie des virus et leur capacité à survivre dans des conditions extrêmes

 

La découverte de ces anciens virus dans le permafrost est importante car elle fournit des informations supplémentaires sur la durée de vie des virus et leur capacité à supporter des environnements difficiles. Elle pourrait permettre de comprendre l’évolution des virus et la manière dont ils développent une résistance aux interventions médicales actuelles.

 

Protéger le pergélisol des changements climatiques

 

En outre, il est important de noter que cette découverte souligne la nécessité de sauvegarder le permafrost et de limiter les activités humaines qui provoquent son dégel. Afin d’éviter les effets potentiellement catastrophiques de la libération de micro-organismes anciens, il est impératif de protéger l’écosystème du pergélisol, qui est un écosystème crucial jouant un rôle important dans le climat et la biodiversité.

 

Conclusion

 

En conclusion, la découverte de ces anciens virus dans le permafrost est un rappel crucial des dangers que représente le dégel accéléré de cet écosystème et de la nécessité de protéger le permafrost. Les chercheurs conseillent de poursuivre les études afin de mieux comprendre les risques potentiels et de créer des stratégies pour les gérer avec succès. Cela nous aidera à préserver à la fois notre santé et l’environnement.

 

FAQ – Foire aux questions

 

Quelles sont les principales conclusions de la recherche sur les virus dormants dans le permafrost ?

13 virus anciens, dormants depuis très longtemps mais conservant leur potentiel infectieux, ont pu être réveillés par les chercheurs dans le permafrost. Si ces virus vivants sont libérés, il peut y avoir des risques pour l’environnement et la santé humaine.

 

Pourquoi le pergélisol est-il crucial pour l’étude des virus ?

Des micro-organismes anciens préservés depuis des millénaires se trouvent dans le pergélisol, qui est un écosystème essentiel. En étudiant les virus dans le permafrost, nous pouvons en savoir plus sur leur durée de vie, leur propension à survivre dans des environnements difficiles et les dangers potentiels pour la santé humaine.

 

Quels effets le dégel rapide du pergélisol a-t-il sur les virus ?

Le dégel accéléré du permafrost induit par le réchauffement climatique libère des micro-organismes anciens qui peuvent être contagieux et dangereux pour l’environnement et la santé humaine. En outre, après des millénaires de dormance, les virus peuvent se réveiller et devenir contagieux.

 

Comment réduire les risques de virus pour le pergélisol ?

Il faut protéger le pergélisol en limitant les activités humaines qui provoquent le dégel du pergélisol et en promouvant des comportements durables. La recherche sur les virus du pergélisol doit également se poursuivre pour mieux comprendre les dangers potentiels et créer des stratégies pour y faire face.

 

Est-il possible que ces virus réveillés d’un passé lointain puissent infecter l’homme ?

Les chercheurs affirment que les virus réveillés n’ont pas la capacité biologique d’infecter les humains. Ils s’attaquent plutôt aux amibes, un organisme unicellulaire qui a joué un rôle crucial dans le développement de la vie. Pour bien comprendre les risques potentiels pour la santé humaine, des études supplémentaires sont nécessaires.