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Home Tendances

DJI lance ses nouveaux drones agricoles Agras de nouvelle génération à l’échelle mondiale

Jean Caron by Jean Caron
2 juillet 2026
in Tendances
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DJI lance ses nouveaux drones agricoles Agras de nouvelle génération à l’échelle mondiale
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DJI lance les Agras T55 et T100 : 50 L et 55 kg pour le premier, jusqu’à 90 L, 150 L d’épandage et 80 kg de charge pour le second. Avec plus de 600 000 drones agricoles déployés dans 100 pays, DJI Agriculture accélère sur l’agriculture de précision.

DJI muscle sa gamme agricole avec les Agras T55 et T100

DJI ajoute deux nouveaux drones à son catalogue agricole mondial : l’Agras T55 et l’Agras T100 en configuration de pulvérisation à double batterie. Le positionnement est clair. Le T55 vise la polyvalence sur des exploitations variées, des vergers aux parcelles de taille moyenne. Le T100, lui, cible les grandes surfaces et les opérateurs qui cherchent avant tout à maximiser le débit de chantier.

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La base technique reprise de la source d’origine reste solide : pulvérisation, épandage et levage sont au programme sur les deux machines, avec un accent mis sur la sécurité et l’automatisation. Mais les fiches officielles de DJI Agriculture ajoutent plusieurs détails absents du premier article, et ils changent la lecture du lancement.

Premier point concret : selon la page support officielle du T55, le drone embarque un réservoir de 50 litres, une charge utile de pulvérisation de 50 kg, un débit maximal de 40 L/min en configuration standard à deux buses et de 50 L/min avec le kit quatre buses orienté verger. Sa largeur de pulvérisation annoncée varie de 4 à 11 mètres, avec des gouttelettes de 50 à 500 µm. Le système d’épandage DS80L affiche pour sa part un volume de 80 litres, une charge utile de 55 kg et un débit maximal de 400 kg/min. Le système de levage DL100 monte à 40 kg, avec un câble de 10 mètres recommandé entre 10 et 15 mètres selon DJI.

T55 : un drone pensé pour les exploitations mixtes

Le T55 est le plus intéressant des deux si l’on regarde la réalité du terrain. Beaucoup d’exploitations n’ont pas besoin d’un monstre logistique. Elles ont besoin d’un appareil capable d’alterner les missions sans complexifier toute la chaîne de travail. C’est exactement la carte jouée ici.

Sur la partie pulvérisation, le T55 reste dans une catégorie déjà sérieuse. Avec 50 litres de cuve et jusqu’à 50 L/min en configuration brumisation, il se place pour des traitements où la cadence compte, sans aller jusqu’au gabarit extrême du T100. En épandage, ses 55 kg et ses 400 kg/min le rendent exploitable pour l’engrais granulé, le blé, l’aliment ou encore certains granulés phytosanitaires, toujours selon la compatibilité matière listée par DJI. La marque cite notamment des granulés de 0,5 à 10 mm selon la vis sans fin utilisée.

Deux métriques dérivées permettent de mieux situer la machine. D’abord, le rapport charge d’épandage / volume de trémie atteint 0,69 kg par litre sur le T55, calculé à partir des 55 kg de charge utile et des 80 litres du DS80L. Ensuite, le ratio débit de pulvérisation / volume de cuve atteint 1 fois la cuve par minute avec le kit verger à 50 L/min, contre 0,8 fois la cuve par minute en configuration standard à 40 L/min. Dit autrement, le système est dimensionné pour vider très vite la charge embarquée si l’application l’exige.

Le châssis apporte aussi des données utiles. Selon la fiche support officielle, le T55 affiche 3 190 x 3 570 x 934 mm bras et hélices déployés, et seulement 1 120 x 896 x 934 mm une fois replié. L’écart est massif. En volume apparent, l’encombrement passe d’environ 10,64 m³ déployé à 0,94 m³ replié, soit une baisse théorique proche de 91 %. C’est un calcul géométrique simple, pas une promesse constructeur, mais il illustre bien l’intérêt logistique du format pliable pour le transport entre parcelles.

Un vrai saut sur la détection d’obstacles

Sur le T55, la partie sécurité est sans doute plus importante que la charge utile elle-même. La source d’origine évoquait un radar millimétrique capable de générer jusqu’à 250 000 points par seconde. La fiche officielle du T55 complète ce tableau avec plusieurs chiffres concrets : champ de vision radar avant à 360° en horizontal et ±45° en vertical, radar supérieur avec ±45° latéralement et longitudinalement, consommation de pointe de 36 W pour le radar avant, et précision de vol RTK de ±10 cm en horizontal comme en vertical selon DJI.

Mon avis est simple : sur un drone agricole, la sécurité active vaut plus qu’un gain marginal de débit. Entre arbres, fils, piquets, relief et humidité, un appareil qui voit mieux travaille plus régulièrement. C’est encore plus vrai en verger, où la trajectoire doit rester propre et répétable.

Le système visuel à quatre caméras mentionné dans l’article d’origine s’inscrit dans cette logique. Il couvre l’avant, l’arrière, les côtés et le dessous via un ensemble de caméras et une FPV couleur basse lumière. Là encore, DJI cherche moins l’effet d’annonce que la robustesse opérationnelle.

T100 : la logique du gros débit

Le T100 joue dans une autre cour. D’après la page produit officielle de DJI Agriculture, il monte à 100 litres en pulvérisation, 150 litres en épandage, 400 kg/min de débit d’épandage, 20 m/s de vitesse maximale d’opération et 100 kg de charge de levage. La marque met aussi en avant un LiDAR, un radar millimétrique et un système Penta-Vision pour la perception de l’environnement.

Ce point mérite d’être souligné car il y a un écart avec la source fournie, qui parlait d’un réservoir de 90 litres en mode double batterie et d’une capacité de levage de 80 kg. La page officielle actuellement accessible de DJI affiche, elle, 100 litres de pulvérisation et 100 kg de levage pour le T100. Quand les sources divergent, il faut rester strict : la configuration exacte selon pays, kit ou homologation locale n’est pas entièrement détaillée dans les documents publics consultés. Sur ces variantes, mieux vaut écrire « non communiqué » plutôt que surinterpréter.

Deux autres métriques dérivées éclairent le produit. Le rapport débit de pulvérisation / volume de cuve atteint 0,40 cuve par minute sur le T100 avec 40 L/min pour 100 litres. Le T55 équipé du kit quatre buses monte à 1 cuve par minute. Le T100 ne cherche donc pas à vider plus vite sa cuve ; il cherche à emporter beaucoup plus et à couvrir plus large, plus vite, avec moins de retours à la base. C’est une autre philosophie.

Autre calcul utile : le T100 offre 50 % de volume de pulvérisation supplémentaire par rapport au T55 si l’on retient les chiffres officiels actuellement publiés par DJI, soit 100 litres contre 50 litres. En épandage, l’écart grimpe à 87,5 % entre 150 litres pour le T100 et 80 litres pour le T55. Sur de grandes parcelles, ces écarts pèsent directement sur le nombre de rotations et donc sur le coût de main-d’œuvre par hectare, même si DJI ne communique pas de coût d’usage détaillé.

Le contexte marché devient plus concret

Le lancement ne sort pas de nulle part. Selon le rapport 2025/2026 présenté par DJI Agriculture en avril 2026, plus de 600 000 drones agricoles de la marque étaient déjà en service dans plus de 100 pays et régions à fin 2025, opérés par plus de 600 000 utilisateurs formés. Le même rapport avance aussi des gains agrégés de 51 mégatonnes d’émissions carbone évitées et 410 mégatonnes d’eau économisées à l’échelle mondiale grâce à l’adoption des drones agricoles.

Ces chiffres restent des données de marque, donc à lire avec la prudence nécessaire. Mais ils donnent l’ampleur du parc installé et expliquent la stratégie produit. DJI n’est plus en phase de test de marché. Le constructeur structure une gamme complète, du T25P au T100, avec un réseau mondial de 3 500 centres de service et réparation selon le même rapport. C’est un avantage industriel très concret face à des concurrents parfois bien placés techniquement mais moins denses en support.

Face à la concurrence, le T55 tape juste

Pour juger ces nouveautés, il faut regarder ailleurs que chez DJI. Le concurrent le plus crédible sur le segment multirotor agricole reste XAG. Sur sa page officielle, le XAG P100 Pro annonce une charge utile de 50 kg, une cuve de 50 litres, un débit maximal de 22 L/min, un épandage jusqu’à 150 kg/min et une efficacité de pulvérisation en grande culture jusqu’à 19 ha/h dans certaines conditions d’usage.

Le match devient alors plus lisible. Face au P100 Pro, le T55 fait jeu égal sur la cuve de 50 litres et la charge utile de 50 kg en pulvérisation, mais il affiche un débit de 40 L/min en standard, soit environ 82 % de plus que les 22 L/min du modèle XAG. En épandage, l’écart est encore plus net : 400 kg/min pour le T55 contre 150 kg/min pour le P100 Pro, soit un avantage théorique d’environ 167 % pour DJI. Ces chiffres ne disent pas tout, car la qualité d’application dépend aussi de la vitesse, du type de buses, du dosage hectare et de la stabilité de vol. Mais sur le papier, le T55 est très agressif.

Un autre concurrent historique existe : Yamaha. Son hélicoptère sans pilote FAZER R G2 annonce sur la page officielle japonaise une charge maximale de 38 kg et un réservoir carburant de 12 litres. La comparaison n’est pas totalement directe, car on oppose ici un hélicoptère thermique et des multirotors électriques conçus pour des logiques d’usage différentes. Reste que le simple écart de charge utile montre à quel point le segment a changé. Les multirotors agricoles haut de gamme ont gagné en emport, en automatisation et en modularité.

Ce que le premier article ne disait pas

Plusieurs éléments nouveaux ressortent clairement des recherches.

Le premier, c’est la précision des largeurs de travail : 4 à 11 mètres en pulvérisation et 3 à 10 mètres en épandage pour le T55 selon DJI. Sans cette donnée, impossible d’estimer sérieusement la productivité terrain.

Le deuxième, c’est la compatibilité matière détaillée du système d’épandage du T55. Le drone n’est pas limité à un seul type de granulé. Il accepte plusieurs plages de diamètres via différentes vis, ce qui élargit les cas d’usage au-delà de l’engrais classique.

Le troisième, c’est la précision RTK à ±10 cm sur le T55. Pour les traitements répétés, les bordures irrégulières ou les passages près d’obstacles, cette information compte plus que le marketing autour de l’IA.

Le quatrième, c’est la montée en puissance du T100 sur le papier officiel : 100 litres, 150 litres, 20 m/s, 100 kg de levage. Le gabarit dépasse désormais les références multirotors les plus répandues sur le marché mondial.

Le cinquième, c’est le rapport de force avec XAG, chiffré et pas simplement narratif. Le T55 ne sort pas pour combler un trou de gamme ; il sort pour verrouiller le milieu de marché avec une fiche technique plus musclée que plusieurs rivaux directs.

Prix, disponibilité et point de vigilance

Le prix des DJI Agras T55 et T100 n’est pas communiqué dans les sources officielles consultées. Même chose pour les tarifs selon régions, packs batteries, stations de recharge ou accessoires. Rien de fiable n’a été trouvé dans les sources primaires retenues, donc la seule formulation correcte reste : non communiqué.

Le taux de change a bien été vérifié, comme demandé. Selon la Banque centrale européenne, le taux de référence du 30 juin 2026 est de 1 € = 1,1394 USD. Cela revient à environ 0,878 € pour 1 dollar. Faute de prix officiels publics trouvés pour ces deux modèles, aucune conversion en euros ne peut être produite sans extrapolation.

Pour la disponibilité, DJI indique un déploiement mondial, mais avec des ventes limitées à certains pays et régions via revendeurs agréés. C’est le seul point sur lequel il faut rester prudent. En agricole, l’existence du produit ne suffit pas. Il faut aussi l’homologation locale, le support, la disponibilité des batteries et la formation opérateur.

Un lancement qui confirme la stratégie de DJI Agriculture

Ces deux modèles montrent une stratégie lisible. Le T55 cherche l’équilibre entre compacité relative, polyvalence et sécurité. Le T100 pousse le curseur sur le rendement et la masse embarquée. Entre les deux, DJI couvre l’essentiel des besoins professionnels sans se limiter à la pulvérisation pure.

Le plus marquant, au fond, n’est pas la taille des réservoirs. C’est la combinaison entre capteurs, modularité et cadence. Les drones agricoles ne sont plus de simples porteurs de liquide. Ce sont des plateformes de travail spécialisées, avec des compromis désormais assumés : le T55 pour la souplesse, le T100 pour l’industrialisation du chantier.

Pour consulter la disponibilité locale et les documents officiels, la source d’autorité reste le site DJI Agriculture.

Mon avis :

DJI vise juste : l’Agras T55 se distingue par sa polyvalence concrète — pulvérisation, épandage et levage jusqu’à 40 kg — avec un vrai gain de sécurité via radar millimétrique et vision quadri-caméra. Limite nette : sans prix ni disponibilité locale précis, l’intérêt économique du T55/T100 reste impossible à juger sérieusement.

Jean Caron

Jean Caron

Jean Caron est rédacteur web et auteur dédié aux sujets traités sur plaire.fr. Il apporte son expertise en recherche approfondie, rédaction claire et vérification des faits pour proposer des contenus informatifs et accessibles sur les thématiques prisées par la communauté du site. Ses articles visent à guider les lecteurs dans leurs choix grâce à des analyses pratiques et à une présentation conviviale.

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