Avec DJI Mimo 2.10.9, DJI ajoute la compatibilité Osmo Pocket 4P, 3 nouveaux filtres, le support du D-Log 2 et de nouveaux outils de partage. Une mise à jour logicielle qui renforce l’écosystème Pocket, alors que le modèle 4P arrive progressivement sur plusieurs marchés asiatiques.
DJI muscle son application Mimo pour accompagner l’arrivée des nouveaux Osmo Pocket
DJI déploie une mise à jour importante de DJI Mimo, son application mobile de pilotage, d’activation et de montage, avec un objectif clair : rendre l’écosystème Osmo Pocket plus cohérent autour du récent Osmo Pocket 4P. La version 2.10.9 apporte d’abord la compatibilité avec ce nouveau modèle, mais elle ne se limite pas à un simple support technique. Elle ajoute aussi des outils de création concrets pour les utilisateurs qui montent directement sur smartphone.
Le cœur de la mise à jour tient en quelques fonctions très ciblées : trois nouveaux filtres “Master Filters”, une meilleure prise en charge du profil colorimétrique D-Log 2, le partage de préréglages de montage par code, une nouvelle gestion du split-screen en trois volets et l’import de données sportives via l’application Xingzhe. Sur le papier, ce ne sont pas des annonces spectaculaires. En pratique, ce sont exactement les briques logicielles qui manquaient pour accélérer un workflow mobile.
Mon avis est simple : DJI traite enfin son application comme un produit à part entière, et pas seulement comme un utilitaire annexe livré avec une caméra.
Ce que change vraiment la version 2.10.9 de DJI Mimo
La nouvelle version de DJI Mimo ajoute la compatibilité avec l’Osmo Pocket 4P, un point obligatoire pour l’activation et l’exploitation complète de la caméra. Elle intègre aussi trois nouveaux filtres créatifs baptisés Vista Pro, Grace Pro et Radiant Pro, pensés pour appliquer un rendu plus cinématographique directement dans l’application. À cela s’ajoute la compatibilité des presets couleur avec le D-Log 2, ce qui simplifie le travail des créateurs qui tournent dans un profil plus plat pour conserver davantage d’informations en postproduction.
L’autre apport utile concerne le partage de presets. Un utilisateur peut désormais générer un code pour exporter son style de montage, puis un second utilisateur peut l’importer sans reconstruire les réglages à la main. Pour les équipes, les agences ou les créateurs qui publient sur plusieurs comptes, le gain est immédiat : même rendu, moins de manipulations, moins d’erreurs.
La fonction Custom Live 3-Split va dans le même sens. L’utilisateur peut réorganiser, repositionner et zoomer chaque panneau d’une composition en écran partagé. C’est une fonction taillée pour les formats courts, notamment sur les réseaux sociaux, où l’on cherche à juxtaposer face caméra, plan d’ambiance et insert produit sans passer par un logiciel desktop.
Enfin, le Sports Dashboard s’ouvre à l’import de données de l’application Xingzhe. Pour les séquences vélo, fitness ou outdoor, cela facilite l’ajout d’overlay de performance sur la vidéo.
L’article d’origine reste en surface : voici ce qu’il ne disait pas
Le point faible du texte source est clair : il parle de la mise à jour, mais très peu du matériel qu’elle sert. Or, la logique de DJI n’a de sens que si l’on regarde ce que l’Osmo Pocket 4 apporte au niveau technique. Selon le communiqué officiel de DJI publié le 16 avril 2026, l’Osmo Pocket 4 repose sur un capteur CMOS 1 pouce, filme en 4K jusqu’à 240 i/s, promet 14 stops de plage dynamique et prend en charge le D-Log 10 bits. La marque met aussi en avant un suivi intelligent capable de fonctionner jusqu’à un zoom 4x. Ce n’est pas anecdotique : les nouveaux outils de Mimo sont précisément conçus pour exploiter cette montée en gamme image et suivi.
Selon la boutique officielle de DJI, l’Osmo Pocket 4 standard est affiché à 499 €, tandis que le bundle créateur monte à 619 €. La fiche précise aussi 107 Go de stockage intégré et une vitesse de transfert annoncée à 800 Mo/s. Cette donnée change l’usage : la caméra n’est plus seulement un capteur mobile compact, elle devient un appareil pensé pour une circulation rapide des rushes vers le smartphone ou l’ordinateur.
Autre élément absent du texte d’origine : l’autonomie. Selon DJI, l’Osmo Pocket 4 peut enregistrer jusqu’à 240 minutes en 1080p/24 i/s, dans des conditions de test précises, avec Wi-Fi coupé et écran éteint. Avec la lumière d’appoint, l’autonomie tombe à 210 minutes en luminosité moyenne et à 186 minutes en luminosité élevée. Là encore, l’information compte, parce qu’elle conditionne le type de tournage mobile que l’application peut accompagner.
Cinq apports nouveaux qui changent la lecture du produit
1. Une vraie montée en gamme matérielle
Selon DJI, l’Osmo Pocket 4 embarque un nouveau capteur CMOS 1 pouce “stacked”, distinct de celui de la génération précédente. La marque annonce aussi une ouverture f/2.0, de la 4K/240 i/s, 14 stops de dynamique et du D-Log 10 bits. Le texte source évoquait des “améliorations matérielles”, sans détail. En réalité, la fiche officielle montre une caméra bien plus ambitieuse sur la captation et l’étalonnage.
2. Une capacité d’enregistrement intégrée inhabituelle
Selon la boutique officielle de DJI, les 107 Go internes permettent d’enregistrer environ 600 minutes en 1080p/24 i/s ou 220 minutes en 4K/60 i/s. Peu de caméras de ce format misent autant sur le stockage intégré. Cela réduit la dépendance à la carte mémoire pour une partie des usages quotidiens.
3. Un suivi sujet plus crédible pour le vlog et le solo shooting
DJI indique que l’ActiveTrack mis à jour fonctionne même avec un zoom 4x et que la portée de suivi peut aller jusqu’à 10 mètres en zoom 1x. La marque ajoute aussi une gestion de sujets enregistrés, avec jusqu’à trois personnes mémorisables dans l’interface. Ce point n’apparaissait pas dans l’article d’origine, alors qu’il éclaire directement l’intérêt de la nouvelle compatibilité Mimo.
4. Un positionnement tarifaire précis face à la concurrence
Selon DJI, le pack standard de l’Osmo Pocket 4 coûte 499 €. En face, la Insta360 X5 démarre à 459 € selon la boutique officielle Insta360, tandis que la GoPro HERO13 Black a été lancée à 399 dollars, soit environ 350 € au taux de référence de la Banque centrale européenne du 30 juin 2026, où 1 € = 1,1394 $ ; cela donne 1 $ ≈ 0,878 € et 399 $ ≈ 350 € après arrondi. L’Osmo Pocket 4 n’est donc pas le moins cher. Il se place au-dessus d’une action cam classique et légèrement au-dessus d’une caméra 360 d’entrée de gamme premium, mais il vend autre chose : stabilisation mécanique, format de poche et workflow orienté vlog.
5. Une logique d’écosystème, pas seulement de caméra
Selon DJI, le bundle créateur à 619 € inclut notamment un émetteur DJI Mic 3, un objectif grand-angle, une lumière d’appoint et un mini trépied. La marque prend aussi en charge une sortie audio OsmoAudio sur 4 canaux. Le produit n’est donc pas seulement vendu comme une caméra compacte, mais comme une mini-station de production verticale et mobile.
Deux métriques dérivées pour mesurer l’intérêt du produit
Première métrique utile : le surcoût entre l’Osmo Pocket 4 et l’Osmo Pocket 3. Selon la boutique officielle de DJI, l’Osmo Pocket 4 démarre à 499 € contre 319 € pour l’Osmo Pocket 3. L’écart est donc de 180 €, soit une hausse d’environ 56,4 %. Ce n’est pas marginal. DJI demande un vrai effort budgétaire pour passer à la nouvelle génération.
Deuxième métrique : le coût par minute d’autonomie théorique en 1080p/24 i/s. Avec 499 € pour 240 minutes annoncées par DJI, on obtient environ 2,08 € par minute d’endurance maximale. Avec la lumière d’appoint en luminosité élevée, on passe à 499 € pour 186 minutes, soit environ 2,68 € par minute. Cette simple différence montre que les accessoires créatifs ont un prix énergétique concret.
On peut ajouter une troisième lecture utile : le coût par gigaoctet de stockage intégré. À 499 € pour 107 Go, l’Osmo Pocket 4 revient à environ 4,66 € par Go embarqué. Ce calcul ne résume pas la valeur du produit, mais il aide à comprendre la place donnée par DJI au stockage interne dans son argumentaire.
Face à GoPro et Insta360, DJI choisit une autre bataille
Comparer des produits très différents n’a de sens que si l’on regarde les usages. La GoPro HERO13 Black, selon GoPro, tient 1,5 heure en enregistrement continu en 4K30 ou 5.3K30, soit environ 90 minutes. L’Insta360 X5, selon Insta360, mise d’abord sur la vidéo 360 en 8K à 30 i/s avec doubles capteurs 1/1,28″. L’Osmo Pocket 4, lui, ne cherche ni la robustesse extrême d’une action cam pure, ni la souplesse de recadrage total d’une 360. Il mise sur un cadrage direct, propre, stabilisé, prêt à monter vite.
Mon avis est net : DJI est le plus cohérent pour le créateur solo qui parle à la caméra, marche, suit un sujet et veut publier vite. GoPro reste plus logique pour le sport exposé. Insta360 garde l’avantage pour les plans immersifs et le recadrage a posteriori.
Pourquoi la mise à jour Mimo compte davantage que son changelog
Le vrai sujet n’est pas la liste de fonctions. Le vrai sujet, c’est la stratégie. DJI ne lance pas seulement une caméra puis corrige des bugs. La marque aligne firmware, application, accessoires, audio et partage de presets dans une même chaîne de production. Le firmware récent de la gamme Osmo Pocket 4 avait déjà ajouté, selon le texte source, le transfert direct vers des appareils Huawei ainsi que diverses améliorations de stabilité. La mise à jour Mimo 2.10.9 complète cet effort du côté de l’édition et de la diffusion.
Pour un créateur mobile, cela répond à une réalité simple : la qualité d’image brute ne suffit plus. Il faut aussi réduire le temps entre la prise de vue, le tri, l’étalonnage léger, le formatage vertical et la publication. C’est précisément ce que cherchent les fonctions de presets partagés, de split-screen personnalisable et de gestion améliorée des profils couleur.
Cas d’usage concrets : qui profite vraiment de cette mise à jour ?
Premier cas évident : le vlogger voyage. Avec une caméra de 499 €, un stockage interne de 107 Go selon DJI, jusqu’à 240 minutes d’autonomie théorique en Full HD et une application qui gère le montage rapide, il peut tourner, dérusher et publier sans sortir un ordinateur sur chaque étape.
Deuxième cas : le créateur sport soft, vélo urbain ou sortie running. L’ajout des données Xingzhe dans le Sports Dashboard rend la fonction plus exploitable pour habiller les vidéos avec des métriques de trajet. Ce n’est pas une solution universelle, mais c’est un signe clair : DJI veut que la vidéo mobile soit aussi un support de données.
Troisième cas : les petites équipes social media. Le partage de preset par code évite de reconstruire un rendu de marque d’un smartphone à l’autre. Pour une production répétitive, c’est un gain de temps plus utile qu’un énième filtre marketing.
Le point qui reste flou : le lancement global du Pocket 4P
Le texte de départ insistait sur l’expansion du Osmo Pocket 4P en Chine, au Japon, en Indonésie et au Vietnam, tout en évoquant l’absence de lancement mondial. Ce flou reste en partie entier. En revanche, les sources officielles consultées montrent qu’au 1er juillet 2026, l’Osmo Pocket 4 est bien référencé sur des boutiques DJI européennes avec des prix publics en euros, ce qui confirme une disponibilité commerciale plus large pour la gamme. En clair, la mise à jour Mimo prépare autant le support d’un modèle précis que l’extension de tout l’écosystème Pocket.
Ce qu’il faut retenir pour un acheteur potentiel
La version 2.10.9 de DJI Mimo ne transforme pas à elle seule l’Osmo Pocket 4P. Elle révèle surtout la direction prise par DJI : faire de son application un centre de contrôle créatif cohérent avec une caméra plus haut de gamme, plus chère et plus orientée production rapide. À 499 € pour le pack standard et 619 € pour le pack créateur selon DJI, la marque ne joue plus le simple accessoire vidéo. Elle vend une chaîne complète, du capteur au montage mobile.
Pour qui filme surtout en solo, en mouvement, avec une exigence de rendu propre sans passer par une postproduction lourde, l’approche tient debout. Pour qui cherche la polyvalence sportive extrême ou le 360 natif, il existe plus adapté ailleurs.
Source de référence : DJI
Mon avis :
Mise à jour utile et bien ciblée : DJI ajoute la compatibilité Osmo Pocket 4P à Mimo 2.10.9, plus des filtres Pro, le partage de presets et le support D-Log 2, ce qui améliore vite le flux mobile. Limite claire : sans lancement mondial confirmé du 4P, l’intérêt reste partiel pour beaucoup d’utilisateurs.





