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Home Voyages Croisières

Dos expediciones españolas dan la vuelta al mundo: una a vela y otra educativa

helene by helene
26 juillet 2026
in Croisières
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Dos expediciones españolas dan la vuelta al mundo: una a vela y otra educativa
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Plus de 20 000 milles nautiques, quatre océans traversés et 37 jeunes mobilisés : deux expéditions espagnoles incarnent cet été deux visions de la vuelta al mundo, entre navigation extrême en mer de Bering et parcours éducatif en Andalousie.

La mer de Béring et la salle de classe n’ont rien en commun. Sauf ici.

Deux initiatives espagnoles avancent cet été sur une même idée : faire le tour du monde, mais sans lui donner la même forme. D’un côté, Paula Gonzalvo et Pedro Jiménez poursuivent la Vuelta Vertical, une circumnavigation à la voile pensée dans un axe sud-nord, avec passage par les mers polaires. De l’autre, le Proyecto Vuelta al Mundo, encadré par la Universidad Autónoma de Madrid, embarque 37 adolescents dans un parcours éducatif entre patrimoine, écologie et terrain.

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Le parallèle est pertinent, mais il reste incomplet si on s’en tient au récit de départ. Car ces deux projets gagnent à être lus avec des données concrètes : dimensions du voilier, autonomie réelle, rythme moyen de navigation, structure précise du programme éducatif, poids symbolique des sites visités, et contexte touristique de Cordoue. C’est là que le sujet devient plus solide. Et plus intéressant.

Vuelta Vertical : une circumnavigation qui mise sur la robustesse, pas sur l’image

La Vuelta Vertical a déjà dépassé les 20 000 milles nautiques selon la source d’origine, et le site officiel du projet fixe l’objectif global à 40 000 milles en 12 mois. Selon Vuelta Vertical, l’itinéraire vise une boucle sud-nord entre Antarctique et Arctique, avec transit par le passage du Nord-Ouest et diffusion en direct 24/7. Ce positionnement est rare : l’équipe ne vend pas une régate, mais une expédition prudente, à cadence contrôlée, fondée sur la météo, la redondance technique et la gestion du risque.

Le bateau mérite qu’on s’y arrête. Selon Vuelta Vertical, l’Alegría Marineros est un voilier custom de 68 pieds en aluminium. Sa longueur atteint 20,5 mètres, sa largeur 5,4 mètres et son tirant d’eau 3,2 mètres. L’aluminium n’est pas un détail. Pour une navigation en eaux froides, avec glace, chocs possibles et réparabilité à distance, ce choix reste plus cohérent qu’une recherche de légèreté pure. Mon avis est simple : sur ce type de route, la résistance structurelle pèse plus lourd que le discours marketing.

Des spécifications qui expliquent mieux la mission

Selon Vuelta Vertical, le voilier embarque 1 500 litres d’eau, un dessalinisateur de 30 litres par heure, 2 500 litres de diesel, deux radars, deux pilotes automatiques, plusieurs GPS, un hydrogénérateur, un aérogénérateur, trois panneaux solaires rigides et deux panneaux flexibles. Côté communication, le bord aligne un système Iridium océanique, deux Iridium portables, deux antennes Starlink, une balise EPIRB, un SART et quatre PLB. Cette redondance est centrale : quand on vise le détroit de Béring puis le passage du Nord-Ouest, perdre un seul canal de communication ne doit pas faire tomber tout le système.

Le site officiel précise aussi une consommation diesel d’environ 10 litres par heure et une portée d’environ 3 000 milles. Cela permet une première métrique dérivée : avec 2 500 litres pour 3 000 milles, on obtient environ 0,83 litre par mille nautique. Converti en kilomètres marins, cela représente environ 0,45 litre par kilomètre. Ce chiffre ne dit pas tout, car un voilier ne tourne pas au moteur en continu, mais il donne un ordre de grandeur utile pour comprendre l’autonomie d’appoint.

Deuxième métrique dérivée : avec un objectif de 40 000 milles en 12 mois, il faut tenir un rythme théorique moyen d’environ 3 333 milles par mois, soit près de 111 milles par jour. À une vitesse moyenne générale d’environ 7 nœuds selon Vuelta Vertical, cela correspond à une progression réaliste sur le papier. En revanche, le site indique aussi une moyenne de 4 nœuds dans l’Arctique : sur ces tronçons, le calendrier se tend immédiatement.

Ce que les incidents racontent vraiment

Le récit initial mentionne une vague isolée d’environ 10 mètres, la perte d’une antenne Starlink, du radeau de survie et de trois panneaux solaires, ainsi que 12 jours sans communication. Le journal de bord officiel confirme la violence des conditions affrontées lors de la deuxième grande étape, longue de 17 100 milles depuis l’Uruguay selon Pedro Jiménez. Il confirme aussi une arrivée à Valdivia après 65 jours consécutifs de navigation sans voir la terre.

Cette seule donnée permet une troisième lecture chiffrée : 17 100 milles en 65 jours donnent une moyenne d’environ 263 milles par jour. Rapportée à 24 heures, cela équivaut à près de 11 nœuds de moyenne journalière. Le chiffre paraît élevé, mais il colle au caractère engagé de la route australe, aux systèmes météo portants et au fait qu’il s’agit d’une moyenne sur l’étape complète, pas d’une vitesse constante instantanée. Mon avis : ce rendement explique autant la performance de l’équipage que l’usure du bateau.

Le site officiel ajoute un autre élément absent de la source d’origine : la troisième étape, relancée depuis Valdivia le 15 mai 2026, se fait à deux seulement, avec Paula Gonzalvo et Pedro Jiménez à bord. Selon le journal de bord, le bateau tenait alors 9,6 nœuds de moyenne au départ, avec 25 nœuds de vent, deux ris dans la grand-voile et le génois réduit à 50 %. Ce n’est plus seulement un voyage long. C’est une gestion d’effort continue, avec moins de relais humains.

Pourquoi la mer de Béring reste un tronçon à part

Le passage actuel par la mer de Béring n’est pas seulement difficile à cause du froid. Selon NOAA, les dynamiques de glace de mer et leur variabilité restent un facteur structurant dans la zone, tandis que ses rapports rappellent que le nord du Pacifique subarctique et la mer de Béring subissent des transformations durables liées au réchauffement et à la baisse de la glace saisonnière. Autrement dit, l’environnement reste hostile, mais moins prévisible qu’avant. C’est souvent pire.

La stratégie d’Alegría Marineros s’inscrit donc dans un compromis clair : avancer assez vite pour profiter des fenêtres de passage, sans forcer un voilier déjà marqué par des ruptures de gréement et plusieurs réparations. Selon la source d’origine, six haubans ont déjà été remplacés par des terminaisons mécaniques réutilisables. Cela traduit une chose : la robustesse d’une expédition se mesure moins à l’absence de casse qu’à la capacité à continuer après la casse.

Proyecto Vuelta al Mundo : un programme éducatif plus structuré qu’un simple voyage d’été

Le second projet paraît plus sage. Il ne l’est qu’en apparence. Le Proyecto Vuelta al Mundo réunit 37 jeunes de 16 et 17 ans venus d’Espagne, mais aussi du Chili, d’Uruguay et du Mexique selon la source d’origine. Le site officiel du programme précise un itinéraire de 17 jours sur cinq destinations en Espagne, avec des étapes à Madrid, Ourense, San Xoán de Río, Cordoue, Posadas, Montilla, Aguilar de la Frontera et Ceuta. On est loin d’une simple colonie culturelle.

Selon Proyecto Vuelta al Mundo, l’édition 2026 est placée sous le thème « Europa Sostenible » et commémore le 460e anniversaire de la mort de Bartolomé de las Casas. Le site rappelle aussi le soutien institutionnel de la commission Jeunesse et Enfance du Senado de España, ainsi que l’encadrement académique par la Universidad Autónoma de Madrid. Là encore, mon avis est net : la vraie singularité du programme n’est pas la mobilité, mais le cadrage pédagogique.

Le terrain avant le storytelling

Le programme officiel détaille des activités qui dépassent la visite guidée classique : reforestation en Galice, marche sur le Camino, travail de terrain lié aux incendies, repopulation forestière dans la province de Cordoue, nettoyage de fonds marins à Ceuta et visites d’institutions. La logique est concrète. Le projet veut relier patrimoine, écologie, effort physique et vie collective.

Un détail issu du site officiel mérite d’être relevé : les participants vivent 18 jours sans téléphone. Cette donnée ne figurait pas dans la source d’origine. Elle change pourtant la lecture du programme. Dans un parcours pensé pour des adolescents, retirer le mobile n’est pas un gadget rétro. C’est une contrainte pédagogique qui force l’attention, la sociabilité et la mémoire du terrain. On peut juger la méthode sévère. Elle a au moins le mérite d’être cohérente.

La source d’origine indique que l’organisation prend en charge 100 % des frais de déplacement, d’hébergement, de restauration, d’équipement et d’assurance. Le site FAQ ajoute toutefois une précision utile : pour les candidats non résidents, le trajet aller-retour jusqu’à Madrid est autofinancé. Cette nuance compte. Elle évite de présenter le dispositif comme totalement gratuit dans tous les cas.

Cordoue n’a pas été choisie au hasard

La séquence cordouane concentre plusieurs sites majeurs. Selon le programme officiel, elle s’étend du 23 au 26 juillet 2026 pour Cordoue, puis du 26 au 28 juillet pour Posadas, Montilla et Aguilar. La source d’origine cite notamment le palais de la Merced, la Fundación Antonio Gala, la Mezquita-Catedral, Medina Azahara et les Sotos de la Albolafia. Ce choix est pertinent : il combine pouvoir politique, mémoire religieuse, archéologie califale et écosystèmes locaux.

Selon la Mezquita-Catedral de Córdoba, le monument a accueilli 2 191 731 visiteurs en 2025, un record historique, contre 2 186 774 en 2024. Cela permet une métrique dérivée simple : la hausse annuelle n’est que d’environ 0,23 %. Le rythme de croissance est donc faible, mais le niveau absolu reste massif. Pour un groupe éducatif, visiter un site de cette ampleur n’a pas le même sens qu’entrer dans un lieu discret : on travaille au cœur d’un patrimoine déjà soumis à une très forte pression de fréquentation.

Autre donnée nouvelle : selon des chiffres relayés sur les espaces culturels andalous en 2025, Madinat al-Zahra a enregistré 230 619 visites sur l’année. L’écart avec la Mezquita-Catedral est immense. On parle d’un rapport d’environ 9,5 fois plus de visiteurs en faveur de la mosquée-cathédrale. Cette disproportion raconte quelque chose de très concret : à Cordoue, tous les lieux patrimoniaux n’ont pas le même poids touristique, alors qu’ils peuvent avoir une valeur historique comparable.

Le projet fait aussi étape dans un site classé. Selon l’UNESCO, la ville califale de Medina Azahara est inscrite au patrimoine mondial depuis 2018. Ce point ajoute de la profondeur au programme : les adolescents ne traversent pas seulement des lieux connus, ils passent par des espaces qui servent aujourd’hui de support à la diplomatie culturelle, au tourisme et à la médiation historique.

Deux tours du monde, deux logiques de performance

Comparer les deux initiatives par la seule intensité serait une erreur. La Vuelta Vertical joue la performance logistique, technique et humaine sur longue distance. Le Proyecto Vuelta al Mundo joue la performance éducative : faire tenir ensemble sélection, mobilité, patrimoine, écologie, vie collective et représentation institutionnelle.

Les chiffres suffisent à montrer ce décalage. D’un côté, un voilier de 20,5 mètres, 40 000 milles visés, 50 % du parcours en eaux froides selon Vuelta Vertical, une vitesse moyenne annoncée de 7 nœuds et une autonomie moteur d’environ 3 000 milles. De l’autre, 37 jeunes, 17 jours, cinq grandes destinations espagnoles selon Proyecto Vuelta al Mundo, et un itinéraire qui relie le Sénat, le Camino, la reforestation, Cordoue et Ceuta. Les formats n’ont rien à voir. L’exigence, si.

Il faut aussi souligner une autre différence : le premier projet documente fortement son infrastructure. Le second documente surtout son intention pédagogique. C’est une faiblesse si l’on cherche des indicateurs d’impact à long terme. Nombre d’heures de formation, volume d’actions écologiques réalisées, critères d’évaluation, suivi des anciens participants : non communiqué. À ce stade, le programme expose bien son récit, mais encore trop peu ses résultats mesurables.

Données utiles, contexte et lien de référence

Un dernier point technique s’impose sur les conversions. Le taux officiel de référence de la Banque centrale européenne au 24 juillet 2026 est de 1 euro = 1,1377 dollar, soit environ 1 dollar = 0,879 €. Aucun prix en dollars exploitable n’a été communiqué dans les sources retenues pour ces deux projets, donc aucune conversion additionnelle ne s’applique ici selon cette base.

Pour suivre la structure officielle du programme éducatif, le lien d’autorité pertinent est celui du Proyecto Vuelta al Mundo : https://vueltaalmundo.org/

Mon avis :

Le fond est solide: le texte oppose efficacement une expédition maritime extrême, documentée par des faits précis comme 20 000 milles parcourus et douze jours sans communication, à un projet éducatif structuré pour 37 jeunes. Sa limite est éditoriale: il mélange hors-sujet promotionnels, coquilles visibles et hiérarchie confuse, ce qui affaiblit sa crédibilité.

helene

helene

Helene est une experte en lifestyle et bien-être, spécialisée dans les conseils pratiques pour vivre mieux au quotidien. Sur plare.fr, elle partage des astuces, des guides et des réflexions destinés à inspirer les lecteurs à adopter une vie plus équilibrée et esthétiquement agréable. Son travail combine une approche pratique et une sensibilité éditoriale pour proposer des contenus clairs et accessibles.

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