Dans la nuit de samedi, une balsa ancienne de la mine de Monte Neme a chuté, déclenchant des inondations dévastatrices sur la Costa da Morte. Ce désastre a causé des dégâts matériels importants, mais, miraculeusement, n’a entraîné aucune victime. Les autorités mènent actuellement une enquête sur les causes de l’effondrement.
Collapsus d’une galerie minière à Monte Neme
Dans la matinée de ce samedi, une ancienne balsa de l’exploitation minière de Monte Neme, en Côte de la Mort, s’est effondrée de manière inattendue, libérant une avalanche d’eau et de sédiments en bas de la colline. Cet incident, survenu entre les municipalités de Malpica et Carballo, a causé des dégâts matériels importants dans le paysage et les infrastructures. Cependant, par chance, aucune victime ni dommage direct aux habitations n’a été signalé, un fait que les résidents et les autorités considèrent presque comme un miracle, compte tenu de l’ampleur du glissement.
Le collapsus s’est produit dans une galerie intérieure liée à l’une des trois balsas de l’ancienne mine de Monte Neme, une structure dont l’état précis était jusqu’alors inconnu. La rupture a agi comme une vanne ouverte de manière soudaine : le niveau d’eau de la balsa affectée a chuté d’environ trois mètres, et le torrent qui en a résulté a entraîné des milliers de litres d’eau mêlés à de grandes pierres, de la terre, du boue, des buissons et des débris forestiers, laissant derrière lui un paysage dévasté et une route complètement effacée sur un de ses segments.
Comment le collapsus de la galerie minière s’est produit
Les premières enquêtes suggèrent que l’incident est principalement dû aux pluies intenses et persistantes de cet hiver sur la Côte de la Mort, qui auraient surchargé la structure de la balsa, provoquant la rupture de la galerie. Les responsables de la Xunta et du gouvernement central s’accordent à dire que les précipitations élevées de la saison ont été le principal déclencheur de cette défaillance structurelle. À ce jour, il n’existe aucun indice indiquant que les travaux de régénération récemment débutés dans la zone soient liés à cet événement.
Cette galerie faisait partie des infrastructures de l’exploitation minière historique, et jusqu’à cet incident, on ne connaissait pas précisément son état et sa capacité réelle. Lors de l’effondrement, la pression interne a libéré brusquement l’eau stockée, générant une crue qui s’est déversée en bas de la colline avec une formidable force destructrice. Les techniciens estiment que le vidage partiel de la balsa a été suffisamment brutal pour déraciner des arbres, éroder des pistes forestières et provoquer de grands effondrements.
D’après les explications des maires de Malpica et Carballo lors de leur visite sur les lieux, la balsa touchée serait la plus petite des deux qui demeurent dans l’ancien complexe minier de Monte Neme. La balsa de plus grande taille est actuellement sous contrôle, et à ce jour, aucun risque immédiat de débordement similaire n’est envisagé, même si une surveillance renforcée sera maintenue tant que les pluies persistent.
La Xunta de Galice avait lancé, à la fin de l’année précédente, des travaux de réhabilitation et de restauration environnementale au sein de l’exploitation minière de Monte Neme, visant à corriger les impacts historiques et réduire les risques liés aux balsas. Cependant, les conditions météorologiques difficiles des dernières semaines avaient contraint à ralentir ou suspendre certaines de ces actions. De plus, la rupture s’est produite précisément dans une zone distincte de celle où se déroulaient les travaux principaux de régénération, selon des sources régionales.
Dégâts dans le paysage, sur la route et dans les zones récréatives
Le constat des dégâts matériels est considérable. La crue provoquée par la balsa a ravagé le paysage environnant, déracinant la végétation et créant une vaste zone de terrain dévasté. Les travailleurs sur site décrivent un sillon de boue et de pierres de grande taille s’étendant sur la colline jusqu’aux niveaux les plus bas, entraînant des dépôts de matière au fur et à mesure que la force du torrent diminuait.
L’une des conséquences les plus visibles a été l’impact sur la route reliant Leiloio (Malpica) à Razo (Carballo). Le torrent d’eau et de débris a emporté un tronçon complet de la voie, rendant la chaussée impraticable toute la journée de samedi. Les habitants d’Aviño, dans la municipalité de Malpica, ont été les premiers à donner l’alerte en constatant que la route avait littéralement disparu à quelques mètres des premières maisons du village. La langue de boue et de pierres s’est arrêtée à environ cent mètres des habitations, qui, finalement, n’ont subi aucun dommage structurel.
Des équipes de machines lourdes ont été déployées immédiatement et ont travaillé contre la montre pour dégager la zone. En fin de journée, elles avaient réussi à retirer une grande partie de la masse de terre, de pierres et de boue accumulée sur la route, tout en canalisant à nouveau l’eau pour éviter qu’elle ne traverse la voie et pour continuer à stabiliser le terrain. Les autorités locales ont cependant averti qu’il restait encore un volume important d’actions à réaliser avant de retrouver la pleine normalité des accès.
Outre la route principale, des dégâts ont été constatés sur les pistes forestières et les chemins secondaires autour de Monte Neme, en particulier dans la zone d’Aviño et sur certains accès du côté de Carballo. La forte érosion causée par la crue a rendu certains tronçons impraticables et a laissé des talus instables nécessitant des interventions spécifiques de consolidation et de drainage.
L’impact a également touché la zone récréative de O Riás, dans la municipalité de Malpica, où d’importants dommages ont été enregistrés sur les infrastructures de loisirs et sur une partie du sentier de randonnée connu sous le nom de sentier des Pins, près du ruisseau de O Riás. À un point plus bas du parcours, un réservoir d’eau utilisé pour la lutte contre les incendies forestiers a également été affecté par l’avalanche de sédiments, soulevant des préoccupations pour la campagne incendie et nécessitant une évaluation pour une réparation prioritaire.
Réponse des services d’urgence et déploiement institutionnel
La gravité de l’incident a entraîné une mobilisation rapide des services d’urgence et des autorités locales, régionales et nationales. Dès le matin, le maire de Malpica, Eduardo Parga, ainsi que les conseillers Miguel Ángel Fernández et Noelia Freijeiro se sont rendus sur place, accompagnés de la police locale, de bénévoles de la protection civile et d’unités de la garde civile. Parallèlement, le Concello de Carballo a activé son propre dispositif et a dépêché la police locale ainsi que ses équipes de protection civile, qui ont accédé à Monte Neme par le côté de Cances.
En représentation de Carballo, le maire Daniel Pérez et les conseillers responsables des travaux, de la police et de la protection civile, dont Luis Lamas, Juan Seoane et Miguel Vales, se sont également rendus sur place. Le maire de Carballo s’est immédiatement mis à la disposition de son homologue de Malpica pour coordonner les ressources et soutenir toute action nécessaire, sachant que bien que la zone la plus touchée soit sur le territoire de Malpica, l’impact se ressent dans un environnement partagé par les deux municipalités.
La dimension de l’événement a également nécessité la présence sur le terrain de la conselleira de l’Économie et de l’Industrie, María Jesús Lorenzana, et du sous-délégué du gouvernement à La Corogne, Julio Abalde. Tous deux ont exprimé leur intérêt pour la situation des balsas et l’ampleur de la décharge générée par le collapsus de la galerie. Ils ont attribué la rupture aux fortes pluies des semaines précédentes en soulignant la nécessité d’une surveillance continue de la stabilité de la grande balsa et de l’évolution des sédiments déplacés.
Le sous-délégué a souligné que sur place, les services d’urgence de la Xunta de Galice, compétents en matière de mines et de protection civile dans cette région, étaient actifs. Selon ses déclarations, tous les dispositifs autonmiques et étatiques de prévention sont coordonnés et attentifs pour suivre l’évolution de la décharge et agir immédiatement si une anomalie ou un risque supplémentaire pour la population ou l’environnement naturel est détecté.
En plus des équipes municipales, l’opération comprend également du personnel de la Xunta, de Salvamento Marítimo, du Service de Gardacostas de Galice, de la police autonome, des pompiers de Carballo, du GES de Ponteceso et des groupes de protection civile de Malpica et Carballo. L’Axencia Galega de Emerxencias (AXEGA-112) demeure en alerte au cas où une mobilisation de ressources supplémentaires serait nécessaire, que ce soit terrestres, aériens ou maritimes.
Impact environnemental et qualité de l’eau après la décharge
L’un des aspects les plus préoccupants depuis le début est la possible effet environnemental des boues et des eaux provenant de l’ancienne balsa minière, car ces réservoirs contiennent souvent des minéraux et des substances potentiellement contaminantes liées à l’activité d’extraction passée. Selon les autorités, la crue a dirigé l’eau, la boue et les pierres vers le ruisseau de O Riás, puis jusqu’à la plage de Riás à Malpica et la plage de Razo à Carballo, où le matériel a été observé au fil des heures.
Pour évaluer le risque réel, un protocole de contrôle de la qualité de l’eau a été déclenché. Des techniciens de la Consellería de l’Environnement, via Augas de Galice, et des éléments de l’environnement et du Seprona ont effectué des prélèvements d’échantillons dans la rivière O Riás et à divers points du lit affecté. Les analyses rapides réalisées sur le terrain indiquent, pour l’instant, des valeurs normales de pH, d’oxygène dissous et de conductivité électrique, des paramètres de base permettant de détecter des altérations significatives dans la composition de l’eau.
La Xunta a signalé qu’avec les données disponibles jusqu’à présent, aucune contamination notable des écosystèmes aquatiques ou marins n’a pu être constatée en lien avec cet événement, même si le suivi se poursuivra dans les jours à venir. Malgré ce message de calme relatif, les administrations ont choisi d’appliquer le principe de prudence et ont recommandé aux résidents de la zone de consommer uniquement de l’eau provenant du réseau de distribution, évitant d’utiliser des sources privées ou des ruisseaux proches de la zone affectée.
Les organismes autonmiques et étatiques maintiendront une surveillance continue dans les jours à venir, avec de nouvelles analyses et contrôles à des points stratégiques de la rivière et de la côte. L’objectif est de vérifier si, avec le temps, les sédiments déposés libèrent des substances susceptibles de modifier la qualité de l’eau, la faune fluviale ou les écosystèmes marins proches des embouchures.
Parallèlement, des mesures additionnelles pour retenir ou stabiliser les boues accumulées dans des zones sensibles sont à l’étude, afin d’éviter que de futures pluies intenses ne réactivent les déplacements et élargissent la zone touchée. Ces décisions seront ajustées en fonction des résultats des analyses et de l’évolution des conditions météorologiques.
Antécédents à Monte Neme et plans de régénération
L’accident survenu cette fois n’est pas un fait isolé dans l’histoire récente de Monte Neme. Il y a un peu plus d’une décennie, une autre balsa du complexe minier antique avait déjà subi un effondrement pour des raisons similaires, également liées à une période de pluies intenses et prolongées. Cet incident avait libéré des dizaines de milliers de mètres cubes d’eau et de sédiments, causant des dommages matériels à certaines habitations dans les environs d’Aviño, mais sans provoquer non plus de victimes.
Ces antécédents ont conduit la Xunta de Galice à concevoir un plan spécifique de restauration de l’ancienne mine et carrière de Monte Neme, avec un budget d’environ un million d’euros. Parmi les objectifs prioritaires de ce plan figuraient la réhabilitation du paysage dégradé, l’amélioration de la sécurité des infrastructures minières abandonnées et la minimisation du risque de nouvelles ruptures des balsas, tant dues aux conditions météorologiques qu’au détérioration naturelle d’installations qui avaient été laissées à l’abandon pendant des décennies.
Le début de ces travaux de restauration était prévu pour le début de cette année, mais les suites de dépressions qui ont affecté la Côte de la Mort ces dernières semaines ont retardé une partie des actions prévues. Selon des sources régionales, dans les jours précédant le collapsus, les conditions météorologiques ne permettaient pas d’intervenir dans la zone des balsas de manière normale, ce qui a contribué à ce que la rupture se produise sans que des mesures de renforcement ou de drainage ne puissent être mises en œuvre à temps.
Bien que les autorités insistent sur le fait que la rupture détectée n’est pas directement liée aux travaux de régénération déjà commencés, cet incident renforce la nécessité d’accélérer et d’élargir les mesures de sécurité dans le complexe minier. Concernant la grande balsa, qui reste en partie couverte et de plus grande capacité, la priorité sera d’assurer qu’aucun épisode similaire ne se reproduise, surtout si des pluies intenses persistent ou si de nouvelles situations d’instabilité se présentent sur la colline.
Les administrations concernées devront maintenant réviser les délais et l’étendue des travaux prévus, incorporant les leçons apprises lors de ce récent collapsus. L’expérience accumulée après plusieurs incidents à Monte Neme souligne que la combinaison d’infrastructures minières vieillissantes et d’épisodes météorologiques extrêmes crée un scénario de risque qui exige une intervention coordonnée et déterminée à tous les niveaux de gouvernement.
Recommandations pour la population et perspectives à court terme
Dans l’attente de la poursuite des travaux de nettoyage, de surveillance et d’évaluation des dommages, les municipalités de Malpica et Carballo ont lancé des appels à la prudence à l’attention des riverains et de ceux qui se rendent régulièrement à Monte Neme pour des activités de loisirs, de randonnée ou par curiosité. Les autorités demandent expressément d’éviter d’accéder à la zone affectée, que ce soit depuis le côté de Malpica ou de Carballo, jusqu’à ce que la stabilité du terrain et la sécurité des accès puissent être garanties.
L’état du sol, très saturé d’eau et perturbé par les glissements, fait que tout déplacement dans les pentes pourrait représenter des risques supplémentaires, tant à cause des petites chutes de terrain que de la présence de trous cachés sous la boue. De plus, certaines pistes forestières sont devenues impraticables, compliquant l’entrée et la sortie des véhicules en cas d’urgence.
Les services de protection civile insistent également sur l’importance pour les résidents de suivre les recommandations concernant la consommation d’eau et d’éviter de capter de l’eau de sources ou de ruisseaux proches de la zone touchée tant que les analyses se poursuivent. Ils conseillent également de rester attentifs aux canaux officiels d’information, où des mises à jour sur l’état des balsas, la qualité de l’eau et la situation des infrastructures routières seront fournies.
À court terme, les efforts se concentreront sur la restauration de la communication routière entre Leiloio et Razo, l’assurance des talus les plus instables et la consolidation des zones traversées par la crue. En parallèle, les équipes techniques travailleront à une évaluation détaillée de la stabilité de la grande balsa et des structures internes de l’ancienne mine, afin d’identifier d’éventuels points faibles et de définir des mesures de renforcement.
Globalement, le collapsus de la galerie minière à Monte Neme a mis en lumière la nécessité d’une gestion intégrale des anciennes exploitations minières dispersées à travers différentes régions de la Galice et de l’ensemble de l’Espagne. L’incident laisse derrière lui des dommages notables dans le paysage et sur plusieurs équipements, mais il souligne également que l’intervention rapide des services d’urgence et la coordination institutionnelle ont joué un rôle clé pour éviter des dégâts plus importants, tant pour la population que pour l’environnement.
Mon avis :
L’effondrement de la galerie minière de Monte Neme souligne les risques associés aux infrastructures vieillissantes dans des conditions météorologiques extrêmes. Bien que les efforts de réhabilitation aient été initiés, l’impréparation face aux pluies prolongées a entraîné des dégâts considérables. La réactivité des services d’urgence a cependant permis d’éviter des blessures humaines, un aspect positif notable.
Les questions fréquentes :
Quels sont les causes du colapso de la galerie minière à Monte Neme ?
Le colapso s’est produit principalement à cause des fortes pluies persistantes durant l’hiver sur la Costa da Morte, qui ont surchargé la structure de la balsa minière, provoquant la rupture de la galerie intérieure. Les autorités locales attribuent ces fortes précipitations comme la cause principale du sinistre.
Quelles sont les conséquences de cet incident sur l’environnement ?
Les dégâts environnementaux sont significatifs, avec une érosion profonde du terrain, l’arrachement de végétation et des dommages aux infrastructures récréatives et routières alentour. Les loutes et les eaux provenant de la balsa ont atteint des rivières et des plages, suscitant des inquiétudes quant à la contamination potentielle de l’eau et de la faune aquatique.
Y a-t-il eu des blessés parmi les habitants suite à cet incident ?
Heureusement, il n’y a eu aucun blessé ni impact direct sur les habitations, ce qui a été qualifié de miracle par les voisins et les autorités, compte tenu de l’ampleur de l’événement.
Que prévoient les autorités pour les prochaines étapes après le colapso ?
Les autorités prévoient de renforcer la surveillance de la balsa encore intacte, de restaurer les routes et de stabiliser les zones touchées. Des analyses d’eau continueront d’être effectuées pour surveiller les éventuelles contaminations et garantir la sécurité de la population locale.







