Le Plan España Auto 2030 représente l’initiative phare du Gouvernement espagnol pour transformer l’industrie automobile en pleine transition électrique. En collaboration avec ANFAC et SERNAUTO, ce projet ambitieux vise à doter l’Espagne d’une position forte sur le marché mondial, avec un investissement estimé à 39 milliards d’euros.
Plan Espagne Auto 2030
Le Plan Espagne Auto 2030 est devenu la grande ambition du gouvernement espagnol et de l’ensemble de l’industrie automobile pour préserver la position de l’Espagne en tant que puissance mondiale dans la révolution de l’automobile électrique. Il s’agit d’une feuille de route complète, élaborée grâce à un travail collaboratif entre le gouvernement, ANFAC, SERNAUTO et d’autres acteurs du secteur, combinant subventions directes, changements réglementaires, investissements dans les usines et une réelle accélération des infrastructures de recharge.
Ce plan ne se limite pas à un simple programme de subventions pour l’achat de véhicules électriques : son objectif est de réorganiser le marché, renforcer l’industrie et accélérer la décarbonisation des transports d’ici 2030-2035. Il inclut 25 mesures prioritaires, plusieurs "plans dans le plan", tels que Auto+ ou Innovemos, ainsi qu’une injection importante de fonds publics et privés qui pourrait atteindre entre 36 et 39 milliards d’euros, visant à augmenter la valeur ajoutée du secteur de 85 à environ 120 milliards d’euros.
Que représente exactement le Plan Espagne Auto 2030
Au cœur du programme se trouve une stratégie nationale pour transformer l’automobile vers le véhicule électrifié, reliant les aides à la demande, la réindustrialisation, la R&D, la digitalisation, l’économie circulaire et la nouvelle mobilité. Ce plan est envisagé comme un “plan national” pour que l’Espagne arrive à la fin de la décennie avec des progrès significatifs dans la transition écologique et les exigences européennes de réduction des émissions.
Le président Pedro Sánchez a officiellement présenté le Plan Espagne Auto 2030 le 3 décembre 2025, après une année de négociations avec le secteur. L’idée est que de nombreuses mesures commencent à être mises en œuvre dès 2026, avec une intensité particulière entre 2026 et 2030, mais avec un objectif à l’horizon 2035, date à laquelle il sera interdit de vendre des voitures neuves à combustion et hybrides classiques dans l’UE.
Ce plan intervient dans un contexte où l’automobile représente en Espagne environ 10 % du PIB et environ 2 millions d’emplois directs et indirects. Le pays est le deuxième fabricant de véhicules en Europe et se classe chaque année parmi les huit ou neuf premières puissances mondiales, avec environ 2,4 millions d’unités produites, dont environ 80 % sont exportées. Le défi consiste à progresser vers l’électrification sans compromettre le tissu productif ni les emplois.
En termes d’objectifs quantitatifs, le document vise à maintenir ces 1,9 million d’emplois liés à la chaîne de valeur, à augmenter la production à environ 2,7 millions de véhicules – dont 2,4 millions destinés à l’exportation – et à faire en sorte qu’environ 95 % des modèles fabriqués soient purement électriques ou hybrides rechargeables d’ici 2030-2035.
De plus, le plan souhaite faire de l’Espagne non seulement une grande plateforme d’assemblage, mais un véritable hub de conception, de production et de recyclage de batteries et de composants de haute valeur, avec une plus grande importance accordée au logiciel, à l’électronique et aux technologies avancées de mobilité.
Structure en trois axes et 25 mesures prioritaires
Le Plan Espagne Auto 2030 organise ses 25 mesures clés en plusieurs blocs qui couvrent l’offre industrielle, la demande de véhicules, l’infrastructure de recharge, la nouvelle mobilité connectée et la compétitivité structurelle de l’économie espagnole.
Dans la partie offre (mesures A1 à A7), l’accent est mis sur la chaîne de valeur : exploitation minière et raffinage de matériaux critiques tels que le lithium, la création de gigafactories de cellules, la transformation des fournisseurs vers des composants électriques, la diversification technologique, l’attraction de nouveaux modèles électrifiés vers des usines espagnoles, le renforcement de la R&D et la création d’un label "investissements bien faits en Espagne".
Le bloc de demande (en particulier les mesures B1 et B2) cherche à bâtir un marché intérieur solide de véhicules électrisés, avec un nouveau programme d’aides qui remplace le Moves III et une grande campagne de communication pour combattre les fausses idées sur la voiture électrique et améliorer sa perception auprès des consommateurs.
Les mesures B3 à B7 se concentrent sur le déploiement massif de points de recharge, des réformes fiscales pour inciter l’installation de chargeurs, une simplification des normes, une planification énergétique avancée et un véritable plan d’action pour faciliter la signalisation sur les routes afin que trouver un point de recharge soit aussi simple que de localiser une station-service.
Les mesures B8 à B12 préparent la transition vers un écosystème de mobilité plus numérique, coopératif et automatisé, avec des cadres juridiques pour les véhicules autonomes connectés, des investissements dans le CCAM (mobilité coopérative, connectée et automatisée), l’homogénéisation des critères de Zones de Basses Émissions, et la promotion du recyclage et de la seconde vie des batteries et composants.
Grands programmes tracteurs : Auto+, Innovemos et plan d’autonomie stratégique
Au sein du vaste cadre du Plan Espagne Auto 2030, plusieurs programmes majeurs structurent l’effort d’investissement et se distinguent du précédent schéma Moves.
Le premier est le Programme de Croissance et d’Autonomie Stratégique de l’Automobile, visant à renforcer la chaîne d’approvisionnement depuis l’accès aux matières premières critiques (A1) jusqu’à la consolidation d’un réseau solide de fournisseurs de composants électriques et électroniques (A3, A4, A5). L’objectif est d’atteindre d’ici 2035 des volumes significatifs d’exploitation minière et de raffinage de lithium -de l’ordre de dizaines de kilotonnes annuelles- et d’établir une capacité de production de cellules de batteries pouvant atteindre 200 GWh par an dans le scénario le plus ambitieux.
Parallèlement, le plan introduit le Plan Innovemos, un cadre d’appui à la R&D collaboratif entre fabricants, fournisseurs, centres technologiques et universités. Ce programme priorise les technologies à viabilité industrielle claire : batteries avancées, composants électroniques de puissance, logiciels et connectivité pour véhicules connectés, ainsi que des systèmes de conduite autonome et de nouveaux services de mobilité.
Un autre élément distinctif est la création du label "bien investi en Espagne" ou "Fabriqué en Espagne", visant à certifier les projets qui contribuent à créer des emplois de qualité, à faciliter le transfert de technologie, à augmenter le contenu local et à limiter les émissions tout au long du cycle de vie des véhicules. L’objectif est d’attirer des investissements tels que des gigafactories de batteries (Sagunto, Figueruelas, Navalmoral de la Mata) et d’autres nouvelles usines de fabrication de véhicules ou implantations de groupes internationaux comme BYD.
Pour financer ces efforts, le gouvernement prolonge le PERTE du Véhicule Électrique et Connecté (PERTE VEC), qui a déjà canalisé plus de 3 milliards d’euros en prêts et subventions lors de ses premières éditions, et qui recevra au moins 580 millions d’euros supplémentaires. Ce PERTE a permis de dynamiser aussi bien la reconversion de grandes usines que des projets de PME et de startups dans l’écosystème de la mobilité.
Plan Auto+ : nouveau système d’aides directes à l’achat
Un des changements les plus attendus du Plan Espagne Auto 2030 est la création du Plan Auto+, le nouveau programme d’aides directes à l’achat de véhicules électrisés qui remplacera le Moves III à partir de 2026.
Le Plan Auto+ est doté d’un budget initial de 400 millions d’euros en 2026 et continue d’encourager l’achat de véhicules électriques à batteries (BEV) et hybrides rechargeables (PHEV), ainsi que certains véhicules utilitaires légers à zéro ou faibles émissions. La grande nouveauté réside dans sa gestion : les subventions passeront des mains des communautés autonomes à une gestion centralisée par l’Administration Générale de l’État.
Cette centralisation vise à mettre fin à la "loterie territoriale" du Moves III, où un citoyen pouvait ne pas obtenir d’aide parce que sa communauté avait déjà épuisé les fonds ou en raison de retards dans les formalités. Avec le nouveau modèle, un fonds national unique sera mis en place, avec des conditions homogènes de montants, de critères et de délais pour tous les demandeurs, peu importe leur lieu de résidence.
De plus, le Plan Auto+ s’inspire de l’expérience du Plan Reinicia Auto+ de la Communauté Valencienne, qui a permis de traiter les aides en environ un mois et a fait bondir les immatriculations de véhicules électriques dans la région, avec des augmentations proches de 45 % contre 15 % en moyenne nationale. L’idée est de répliquer ce succès à l’échelle nationale, réduisant considérablement la bureaucratie.
Le montant des aides pourrait atteindre jusqu’à 7 000 euros pour certains véhicules électrisés, en particulier lorsqu’un ancien véhicule est remis à la casse, similaire à ce qui se passait dans le Moves. Ce montant vise à réduire significativement l’écart de prix entre un véhicule électrique et un modèle à combustion, un enjeu crucial pour les familles qui perçoivent le coût initial comme principal obstacle.
Changement de modèle dans la gestion : paiement chez le concessionnaire et contrôle numérique
L’un des aspects les plus innovants du Plan Auto+ est que les aides seront appliquées principalement directement au point de vente, ou seront versées dans un délai très court – de trois à quatre semaines – selon les différentes communications du gouvernement et du secteur, en attente d’une concrétisation définitive.
En pratique, le processus sera simplifié : l’acheteur choisit au concessionnaire un véhicule respectant les critères, le concessionnaire procède à la demande d’aide comme intermédiaire auprès de l’administration, et la subvention est déduite du prix final sur la facture ou arrive au client en un temps très court. L’utilisateur n’aura plus à avancer l’intégralité du montant et à attendre entre 6 et 18 mois sans savoir quand il recevra l’aide, comme cela était le cas avec de nombreux dossiers du Moves III.
Tout ce processus sera soutenu par un système numérique de gestion et de suivi visant à garantir la traçabilité, la transparence et l’agilité. La gestion dématérialisée via des plateformes centralisées permettra de mieux contrôler l’utilisation des fonds, d’éviter les duplications et de réduire au minimum les goulets d’étranglement administratifs.
Parallèlement, le Plan Espagne Auto 2030 prévoit une campagne nationale de promotion du véhicule électrisé, destinée à contrer les fausses informations sur l’autonomie, la dégradation des batteries ou les impacts supposés négatifs, tout en expliquant les avantages réels en termes de coût total d’utilisation, de maintenance et de qualité de l’air.
Avec ce mélange d’aides directes et de communication, l’objectif est que l’Espagne passe d’un rythme de ventes de véhicules électriques très inférieur à la moyenne européenne – à peine autour de 10‑12 % de part de marché en 2023 – à un scénario où entre 95 et 100 % des nouvelles immatriculations en 2035 seront des véhicules électrisés, respectant les objectifs climatiques de l’UE.
Plan Moves Corredores et Plan National de Recharge
Un autre pilier du Plan Espagne Auto 2030 est le renforcement de l’infrastructure de recharge publique et privée, considéré par le gouvernement lui-même comme un goulet d’étranglement clé : "il manque d’infrastructure et il y a trop de bureaucratie."
Dans ce domaine, est lancé le Moves Corredores, une nouvelle ligne de subventions dotée de 300 millions d’euros pour déployer des points de recharge dans les "zones ombres" du réseau routier : sections des autoroutes, routes et nœuds logistiques encore mal desservis en chargeurs, notamment de haute et ultrarapide puissance.
Le Moves Corredores s’ajoute aux programmes Moves III, Moves Flottes et Moves Singuliers, à travers lesquels plus de 600 millions d’euros ont déjà été mobilisés pour l’infrastructure et ont permis de financer des centaines de milliers de points de recharge publics et privés. Seul Moves III a incité plus de 140 000 points, et la carte de recharge publique de plus de 43 kW a crû de plus de 50 %, dépassant les 40 000 points en service.
Mais le Plan Auto va encore plus loin avec l’annonce d’un véritable Plan National de déploiement d’infrastructures de recharge, coordonné entre le gouvernement central, les communautés autonomes et les agents de l’écosystème. Ce plan fixera des objectifs annuels au niveau national, régional et provincial, renforcera le rôle du Groupe de Travail sur l’Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques (GTIRVE) et cherchera à garantir une répartition équilibrée entre les zones urbaines, périurbaines et rurales.
Pour faciliter la vie aux utilisateurs et aux installateurs, une réduction drastique des licences et permis nécessaires pour mettre en place de nouveaux chargeurs est promise, avec des initiatives telles que des déclarations responsables, des délais de traitement fixés et des modèles d’ordonnances types pour les municipalités. De plus, une plateforme unique indiquant les points de recharge sera créée pour fournir des informations à jour et une unification des données.
Fiscalité, énergie et compétitivité industrielle
Au-delà des subventions directes et des points de recharge, le Plan Espagne Auto 2030 intègre un ensemble de mesures (C1 à C6) visant à améliorer l’environnement compétitif de l’industrie, allant de la fiscalité aux coûts énergétiques et logistiques.
Dans le domaine fiscal (C1), il est prévu de renforcer les déductions pour la R&D et l’Innovation Technologique, d’assurer une plus grande stabilité réglementaire dans le cadre fiscal et d’explorer des ajustements favorisant les investissements industriels liés à l’électrification. Des réformes fiscales spécifiques sont également envisagées pour encourager le renouvellement des flottes professionnelles, ainsi que le passage aux technologies à zéro et faibles émissions pour les véhicules lourds et les transports publics.
Concernant l’énergie (C4), l’objectif est de réduire la facture électrique pour l’industrie automobile, sachant que la transition vers le véhicule électrique implique une augmentation de 30-40 % du consommation énergétique dans de nombreuses usines. À cet effet, il est prévu d’inclure l’automobile dans des régimes d’aides d’État, de renforcer les réseaux de transport et de distribution électrique, et de faciliter l’accès à des combustibles renouvelables comme le biogaz ou l’hydrogène vert dans les processus industriels et logistiques. De plus, des mesures comme des tarifs nocturnes pour réduire le coût de la recharge et de la demande industrielle sont envisagées.
Les mesures logistiques (C6) se concentrent sur l’amélioration de la connectivité ferro-portuaire et de l’efficacité du transport terrestre, permettant des masses et dimensions plus importantes pour les véhicules de transport lorsque cela est sûrs, dans le but de réduire les délais et coûts d’exportation et d’importation de véhicules et de composants.
Enfin, une plus grande intégration du contenu local (C5) ainsi qu’une mesure officielle de l’empreinte carbone des véhicules fabriqués en Espagne sont également encouragées, renforçant ainsi les arguments en faveur de la durabilité et de la proximité dans un marché mondial de plus en plus exigeant en matière d’émissions tout au long de la chaîne de valeur.
Talent, emploi et transformation du tissu productif
Le Plan Espagne Auto 2030 part d’un diagnostic clair : l’électrification change le type d’emploi et de qualification requis par le secteur, et il est essentiel d’anticiper pour ne laisser personne de côté.
C’est pourquoi un Plan National de Talent (C2) est mis en place, renforçant la Formation Professionnelle, l’Université Dual, les programmes de requalification et d’élévation des compétences, ainsi que l’attractivité de profils internationaux. L’objectif est que les travailleurs actuels de l’industrie automobile, depuis les opérateurs jusqu’aux ingénieurs, puissent s’adapter aux nouveaux processus de fabrication liés aux batteries, à l’électronique de puissance, au logiciel et à l’entretien des véhicules électriques.
En parallèle, des initiatives visant à améliorer la productivité du travail (C3) sont introduites, avec une coordination accrue entre les services publics de santé, les mutuelles et l’INSS pour gérer efficacement les arrêts de travail, et avec des outils de collaboration sociale qui permettent une meilleure organisation des équipes dans un secteur soumis à des cycles de demande fluctuants.
Le gouvernement et le secteur ont la ferme intention non seulement de maintenir les 1,9 million d’emplois actuels, mais aussi de tirer profit de la transition pour générer entre 3 000 et 6 000 nouveaux postes directs de qualité, liés à des projets à forte valeur ajoutée dans les domaines des batteries, du logiciel, de la mobilité connectée et de l’économie circulaire.
Tout cela s’inscrit dans une vision de voitures Fabriquées en Espagne, selon les mots de Pedro Sánchez : pas seulement produire des véhicules en Espagne, mais les concevoir, développer les technologies clés et exporter savoir-faire et innovation.
Économie circulaire, recyclage et Zones de Basses Émissions
La durabilité du Plan Espagne Auto 2030 ne se limite pas aux émissions des pots d’échappement : elle couvre également le cycle de vie complet des véhicules et des batteries, ainsi que la qualité de l’air dans les villes.
Concernant l’économie circulaire, des aides sont envisagées pour les usines de recyclage, de réutilisation et de seconde vie des batteries (B11 et B12), ainsi que pour la récupération de composants et matériaux de haute valeur. L’objectif est de capitaliser sur l’avantage concurrentiel que représente la production et, à l’avenir, le recyclage des batteries et composants en Espagne, réduisant la dépendance externe et créant alors une nouvelle industrie de la "valeur circulaire".
Un cadre réglementaire spécifique pour les installations de recyclage sera élaboré, avec des normes claires en matière de sécurité, de responsabilité et d’exploitation, afin d’encourager les entreprises à investir en toute certitude en respectant les normes européennes les plus strictes.
Sur le plan urbain, le plan vise à homogénéiser la réglementation des Zones de Basses Émissions (ZBE), qui varie actuellement entre les villes. Il s’agit de rendre les critères d’accès, les catégories environnementales et les exigences pour les véhicules aussi cohérents que possible, pour réduire les confusions pour les citoyens et les entreprises se déplaçant d’une municipalité à l’autre.
Dans les années à venir, un renforcement des restrictions sur les véhicules les plus anciens et polluants en milieu urbain est envisagé, commençant par ceux qui n’ont pas de vignette environnementale et touchant progressivement les véhicules avec la lettre B durant certaines plages horaires, puis à partir de 2028, impliquant un spectre beaucoup plus large de ZBE. Tout cela, combiné avec les aides du Plan Auto+, vise à accélérer la transition vers des véhicules plus propres sans laisser les utilisateurs sans alternatives.
Avec toutes ces mesures – des aides directes du Plan Auto+, au déploiement du Moves Corredores et au Plan National de Recharge, en passant par les PERTE VEC, le Plan Innovemos, le programme d’autonomie stratégique, et les améliorations fiscales et énergétiques, ainsi que les efforts en matière de talent et d’économie circulaire – le Plan Espagne Auto 2030 représente l’une des transformations industrielles les plus ambitieuses de l’histoire récente du pays.
Mon avis :
Le Plan España Auto 2030, avec un budget de 36 à 39 milliards d’euros, vise à transformer l’industrie automobile espagnole vers l’électrification, soutenue par des mesures comme le Plan Auto+ et des infrastructures de recharge. Bien qu’ambitieux et capable de générer des emplois, des défis de mise en œuvre et de coordination subsistent.
Les questions fréquentes :
Qu’est-ce que le Plan Espagne Auto 2030 ?
Le Plan Espagne Auto 2030 est une initiative ambitieuse du gouvernement espagnol visant à transformer l’industrie automobile du pays vers une plus grande électrification. Il englobe des mesures telles que des aides financières, des changements réglementaires, et des investissements dans des infrastructures de recharge, avec pour objectif d’accélérer la décarbonisation du transport et de maintenir la position de l’Espagne en tant que puissance mondiale dans la production automobile.
Quels sont les principaux objectifs du plan ?
Le plan vise à maintenir 1,9 million d’emplois liés à la chaîne de valeur automobile, à augmenter la production à environ 2,7 millions de véhicules d’ici 2030, et à ce que 95 % des modèles fabriqués soient des véhicules électriques ou hybrides. Il a également pour objectif d’établir l’Espagne comme un centre de conception, de production et de recyclage de batteries.
Comment fonctionnent les aides directes à l’achat de véhicules ?
Le Plan Auto+ introduit un système de subventions directes qui sera géré de manière centralisée par l’État, remplaçant le programme Moves III. Cela vise à rendre le processus d’obtention d’aides plus efficace, en permettant aux acheteurs de recevoir des remises directement au point de vente ou dans un délai très réduit.
Quelle est l’importance de l’infrastructure de recharge dans le plan ?
L’infrastructure de recharge est un élément clé du Plan Espagne Auto 2030. Le programme Moves Corredores alloue 300 millions d’euros pour déployer des points de recharge, notamment dans les zones mal desservies. Un Plan National de déploiement d’infrastructure de recharge sera également mis en place, avec des objectifs clairs pour assurer une distribution équitable des points de recharge à travers le pays.

