La société de tunneling The Boring Company, fondée par Elon Musk, a signé un accord décisif avec l’Autorité des Routes et des Transports de Dubaï pour lancer le projet Dubai Loop, son premier projet en dehors des États-Unis. Cette initiative vise à transformer la mobilité urbaine à Dubaï avec des tunnels innovants.
L’accord de la Boring Company pour le projet Dubai Loop
La Boring Company d’Elon Musk a récemment signé un accord définitif avec l’Autorité des Routes et des Transports de Dubaï pour débuter la mise en œuvre du Dubai Loop. Ce projet marque la première initiative de creusement de la Boring Company en dehors des États-Unis.
L’accord de partenariat a été signé lors du Sommet mondial des gouvernements de 2026. Mattar Al Tayer, directeur général et président du Conseil des directeurs exécutifs de l’Autorité des Routes et des Transports de Dubaï, a représenté cette institution, tandis que James Fitzgerald, vice-président mondial du développement commercial à la Boring Company, a signé au nom de son entreprise. Des officiels de haut rang des deux organisations étaient présents lors de la cérémonie de signature.
Le projet Dubai Loop a pour but d’améliorer la mobilité des passagers dans les zones urbaines à forte densité. Il sera réalisé par la construction de tunnels souterrains pour véhicules, conçus pour un temps de construction plus rapide et moins de perturbations à la surface que les systèmes de transport conventionnels.
Itinéraire pilote et portée du projet
La première phase du Dubai Loop se composera d’un itinéraire pilote de 6,4 km (4 miles) avec quatre stations reliant le Dubai International Financial Centre et le Dubai Mall. La phase pilote est censée préparer le terrain pour un réseau complet s’étendant jusqu’à 22,5 km (14 miles), avec 19 stations reliant le Dubai World Trade Centre, le quartier financier et Business Bay.
Les tunnels auront un diamètre de 3,6 mètres (12 pieds) et seront exclusivement dédiés au transport de véhicules. La construction s’appuiera sur des méthodes de creusement conçues pour réduire les coûts et minimiser les perturbations à l’infrastructure existante.
Le coût estimé de la phase pilote est d’environ 140 millions d’euros, avec une livraison prévue environ un an après l’achèvement des travaux de conception et des activités préparatoires. Le réseau complet du Dubai Loop est projeté pour coûter environ 500 millions d’euros et devrait être mis en œuvre en environ trois ans.
Objectifs de capacité et prochaines étapes
Mattar Al Tayer a exprimé son enthousiasme pour ce projet, affirmant que le système Loop sera un ajout qualitatif au réseau de transport de la ville. « Le projet représente un ajout qualitatif à l’écosystème des transports de Dubaï, car il améliore l’intégration entre différents modes de mobilité et offre des solutions flexibles et efficaces pour les trajets de première et dernière mile », a-t-il déclaré.
« Les études ont montré que ce projet est efficace en termes de capacité et de coûts d’exploitation, avec l’itinéraire pilote prévu pour desservir environ 13 000 passagers par jour, tandis que l’itinéraire complet devrait avoir une capacité totale d’environ 30 000 passagers par jour », a-t-il ajouté.
Steve Davis, président de la Boring Company, a souligné que ce partenariat vise à offrir des solutions de tunneling sûres et efficaces, en accord avec la stratégie de mobilité à long terme de Dubaï.
« Nous sommes fiers de nous associer à l’Autorité des Routes et des Transports, l’une des entités les plus avancées au monde en matière d’adoption de solutions innovantes dans le secteur des transports. Grâce à ce partenariat, nous avons hâte de livrer des solutions de tunneling avancées, sûres et hautement efficaces qui soutiennent la vision de Dubaï pour une mobilité durable et future », a déclaré Davis.
Mon avis :
L’accord entre The Boring Company et l’autorité des transports de Dubaï pour le projet Dubai Loop, représentant une avancée significative pour la mobilité urbaine, soulève des attentes élevées grâce à son potentiel de réduction des embouteillages. Cependant, la complexité de sa mise en œuvre et les coûts estimés à environ 140 millions d’euros pour la phase pilote et 500 millions d’euros pour le réseau complet posent des questions sur la faisabilité à long terme.








