Enfermedades víricas en perros: síntomas, contagio y cómo prevenirlos eficazmente

Les chiens, bien que joyeux, joueurs et gourmands, peuvent souffrir de graves maladies virales. Ces infections, similaires à celles chez les humains, nécessitent une détection et un traitement rapides pour préserver la vie de votre compagnon. Cet article explore les principales maladies virales, leurs symptômes, et surtout, comment les prévenir.

Maladies virales chez les chiens : symptômes, contagion et prévention

Qu’est-ce que les virus et comment affectent-ils le chien ?

Les virus sont des agents infectieux bien plus petits que les bactéries et les champignons, invisibles à l’œil nu et visibles uniquement au microscope électronique. Ne pouvant ni vivre ni se reproduire de manière autonome, ils nécessitent d’envahir une cellule vivante pour y implanter leur matériel génétique, le forçant ainsi à produire de nouvelles copies du virus. Ce processus engendre souvent la mort de la cellule infectée, qui cesse d’accomplir ses fonctions normales.

Une fois qu’un virus pénètre dans une cellule canine, il insère son ADN ou ARN à l’intérieur. Ce matériel génétique dirige les activités de la cellule pour produire de nouvelles particules virales qui, après leur libération, vont infester d’autres cellules. Certains virus provoquent d’importants dégâts dans des organes vitaux comme l’intestin, le système nerveux, le foie ou les voies respiratoires.

D’autres virus n’entraînent pas une destruction immédiate des cellules, mais modifient leur fonctionnement normal, parfois induisant des processus tumoraux. Certains d’entre eux peuvent rester « endormis » dans une infection latente, intégrant leur matériel génétique dans la cellule hôte et demeurant inactifs pendant des mois ou des années jusqu’à ce qu’un facteur déclencheur, comme le stress ou une baisse des défenses immunitaires, provoque leur réactivation et la maladie.

Les virus se transmettent par diverses voies en fonction de la cible corporelle. Ceux affectant le système respiratoire se propagent par inhalation, tandis que ceux qui touchent le tractus digestif se transmettent généralement par la voie orale via des aliments ou de l’eau contaminés. D’autres se diffusent par les piqûres d’insectes ou par contact avec la salive, l’urine ou les excréments d’animaux infectés.

La plupart des virus ont une préférence pour une ou quelques espèces spécifiques. Par exemple, le parvovirus canin et le virus de la distemper sont particuliers aux chiens. À l’inverse, la rage est une exception majeure car elle peut affecter pratiquement tous les mammifères, y compris l’homme, en tant que zoonose d’une grande importance en santé publique.

Principales maladies virales chez les chiens

Les maladies virales les plus courantes chez les chiens comprennent : la parvovirose, le moquillo (distemper canin), l’hépatite infectieuse canine, la laringotrachéite ou trachéobronchite infectieuse, la gastro-entérite par coronavirus et la rage. Toutes ces maladies, à l’exception de la rage, affectent exclusivement les chiens, mais peuvent avoir un impact très sérieux sur leur santé.

Parvovirose canine

La parvovirose est considérée comme la maladie virale digestive la plus redoutée chez les chiots, bien qu’elle puisse survenir à tout âge. Elle est particulièrement fréquente chez les jeunes chiens, surtout entre 5 semaines et 2,5 ans s’ils ne sont pas correctement vaccinés. Ce virus est extrêmement résistant dans l’environnement, capable de survivre pendant des mois, voire des années, sur les sols, dans les chenils et sur des objets contaminés.

Ce virus privilégie les tissus à forte division cellulaire, attaquant ainsi l’épithélium intestinal, la moelle osseuse, le tissu lymphoïde et, chez les très jeunes chiots de mères non immunisées, le myocarde. Chez les chiots de quelques jours, il peut provoquer une myocardite fulminante, entraînant des décès soudains sans signes préalables.

La contagion se produit par l’ingestion de matières fécales ou d’autres sécrétions infectées, ou par contact avec des sols, des cages, des gamelles, des jouets ou même la semelle de chaussures contaminées. Il n’est pas nécessaire d’avoir un contact direct entre chiens : le grand nombre de particules virales présentes dans les excréments rend tout environnement contaminé dangereux pour les chiots sans immunité.

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Une fois dans l’organisme, le virus endommage la muqueuse intestinale, provoquant une diarrhée aqueuse malodorante, souvent sanguinolente, des vomissements, une intense apathie et de la fièvre. En touchant également la moelle osseuse, il entraîne une chute marquée des défenses immunitaires, facilitant ainsi des infections bactériennes secondaires qui aggravent le pronostic.

Le traitement de la parvovirose repose sur une approche agressive de soutien : fluidothérapie intraveineuse, correction des électrolytes, contrôle des vomissements, analgésiques et antibiotiques pour prévenir ou traiter les infections secondaires. Aucun antiviral à effet direct sur le parvovirus n’est couramment utilisé, et même avec un traitement intensif, la mortalité peut atteindre jusqu’à 90 % dans des cas graves.

La meilleure façon de protéger votre chien reste de respecter un calendrier de vaccination approprié, recommandé dès l’âge de 6 semaines et avec des rappels multiples jusqu’à 4-6 mois, notamment pour les races plus susceptibles.

Moquillo canin (distemper)

Le moquillo canin est l’une des maladies virales systémiques les plus dangereuses pour les chiens. Bien que la parvovirose ait la vedette, le distemper demeure un problème sérieux, avec une forte mortalité et de sévères séquelles chez les animaux qui survivent. Ce virus touche principalement les chiots mais peut aussi affecter les adultes non revaccinés.

Le virus du moquillo est moins résistant en dehors du corps que le parvovirus, mais se transmet facilement par voie respiratoire et contact direct. Les sécrétions nasales, oculaires, la salive, l’urine et même les excréments d’un animal malade contiennent le virus, qui peut continuer à être excrété pendant des semaines après l’infection.

Après inhalation, le virus entre rapidement dans la circulation sanguine et se propage à plusieurs organes : système respiratoire, tractus digestif, peau, yeux, articulations et système nerveux central. En 8-10 jours, il peut même être détecté dans le cerveau, ce qui explique pourquoi cette maladie est surnommée « la maladie aux mille symptômes ».

Les symptômes sont très variables. Certains chiens peuvent présenter des signes minimes tels qu’une légère fièvre et une apathie, se rétablissant sans que l’on soupçonne un moquillo. D’autres développent une infection généralisée avec écoulements nasaux et oculaires, toux, vomissements, diarrhée (parfois avec des selles sanguinolentes) et fièvre. La maladie peut aussi s’aggraver en pneumonie.

Un aspect particulièrement grave est l’apparition de signes neurologiques tels que tremblements, tics, convulsions, changements de comportement, problèmes de coordination ou paralysie partielle. Ces symptômes peuvent survenir pendant la phase aiguë ou plus tard, laissant souvent des séquelles permanentes.

Le traitement du moquillo est généralement symptomatique : fluides, anti-inflammatoires, antibiotiques pour traiter les infections secondaires et médicaments anticonvulsivants. Aucun traitement spécifique n’existe pour détruire le virus dans la pratique clinique, rendant la vaccination cruciale.

La vaccination contre le moquillo commence lors de la première série vaccinale, vers 6-8 semaines, avec des rappels réguliers dans la vie adulte, en particulier pour les environnements où le risque de contagion est élevé.

Hépatite infectieuse canine

L’hépatite infectieuse canine est causée par un adénovirus canin de type 1. Bien que sa fréquence ait diminué grâce à la vaccination, elle reste un risque chez les chiens jeunes non vaccinés ou avec des vaccinations incomplètes. Cette maladie touche principalement les chiots de moins d’un an, mais aucun chien non immunisé n’est totalement à l’abri.

Le virus se transmet par contact avec l’urine, les excréments ou la salive d’un chien infecté. L’urine est une source particulièrement importante, le virus pouvant être excrété durant plusieurs mois après infection, permettant à la maladie de persister dans des environnements où se côtoient plusieurs chiens.

Les premiers signes sont souvent vagues : fièvre, apathie, vomissements, diarrhée et douleur abdominale. À mesure que la maladie progresse, le virus endommage le foie et les vaisseaux sanguins, provoquant une inflammation hépatique et des troubles de la coagulation. Les complications peuvent inclure une ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen), une jaunisse et des problèmes neurologiques.

Un signe classique est la présence de l’« œil bleu », causée par une inflammation de la cornée. Dans des cas très aigus, cette hépatite peut entraîner la mort d’un chiot en quelques heures ou jours.

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Le traitement basé sur un soutien intensif : fluides intraveineux, contrôle de la douleur, gestion des troubles de coagulation et médicaments pour aider à protéger le foie. Comme pour les autres maladies virales, aucun antiviral spécifique n’est utilisé régulièrement contre l’adénovirus de type 1.

La prévention par vaccination est essentielle. La vaccination de chiots et des rappels annuels ou réguliers chez les adultes doivent être menés dans le cadre du programme vaccinal habituel.

Laringotrachéite infectieuse et trachéobronchite canine

Regroupées sous des appellations telles que laringotrachéite infectieuse ou toux des chenils, ces infections respiratoires très contagieuses touchent surtout les voies respiratoires supérieures. Bien qu’elles ne soient généralement pas mortelles chez les chiens adultes en bonne santé, elles peuvent s’avérer très gênantes et, chez les animaux faibles ou très jeunes, conduire à des complications.

La transmission se produit par l’air et les gouttelettes respiratoires expulsées par le chien lors de la toux, des éternuements ou simplement en respirant à courte distance. C’est typiquement une maladie collective : résidences canines, refuges, élevages, parcs avec beaucoup de chiens, etc.

Les symptômes fréquents incluent une toux sèche, forte et persistante, parfois accompagnée d’un bruit caractéristique comme si quelque chose était bloqué dans la gorge. Il peut également y avoir des éternuements, un léger écoulement nasal ou de la conjonctivite. Le chien conserve généralement un bon état général et son appétit.

Cependant, chez les chiots, les animaux immunodéprimés ou âgés, cette infection peut évoluer vers une bronchite grave voire une pneumonie, avec l’apparition de signes tels que fièvre, apathie et difficulté respiratoire. Le traitement se concentre sur le soulagement de la toux et de l’inflammation, ainsi que le contrôle des infections bactériennes secondaires.

Les vaccins qui incluent les principaux agents viraux et bactériens peuvent réduire la probabilité de maladie ou, au moins, la gravité des symptômes dans ces cas.

Gastroentérite par coronavirus canin

Le coronavirus canin responsable de ces gastro-entérites appartient au groupe Alphacoronavirus 1. Ce virus n’a pas de lien direct avec le coronavirus humain. Il s’agit d’une infection digestive qui provoque généralement des symptômes modérés, bien qu’elle puisse être plus sérieuse chez les chiots ou les animaux affaiblis.

La transmission se produit principalement par voie féco-orale, par ingestion de matières fécales ou de matériaux contaminés. Une fois dans le corps, le coronavirus se reproduit dans les cellules de l’intestin grêle, entraînant une inflammation de la muqueuse qui se traduit par une diarrhée, de la fièvre variable, des vomissements et une anorexie.

Dans de nombreux cas, les symptômes passent inaperçus chez les chiens adultes en bonne santé, mais pour les chiots, notamment s’ils coïncident avec d’autres infections, il y a un important risque de déshydratation et d’électrolytes déséquilibrés.

Le traitement se concentre sur l’hydratation de l’animal et la gestion des symptômes. Aucun antiviral spécifique n’est couramment disponible. Ainsi, la prévention par l’hygiène et la vaccination reste essentielle.

Rage chez les chiens

La rage est une maladie virale d’une importance sanitaire majeure, car elle est quasiment mortelle une fois les symptômes apparus. De plus, elle est zoonotique, se transmettant à l’homme et aux autres mammifères. Bien que l’incidence soit faible dans certaines régions, elle reste un problème sérieux, et la mobilité des animaux et des personnes montre l’importance de la prévention.

Le virus de la rage se trouve surtout dans la salive des animaux infectés. Le mode de transmission le plus courant est la morsure, bien qu’il puisse également se propager par contact de la salive avec des muqueuses ou des plaies ouvertes. Après inoculation, le virus migre le long des nerfs périphériques vers le système nerveux central, provoquant une encéphalite et d’importants changements de comportement.

Trois phases évolutives sont généralement décrites. Au début, le chien montre des changements comportementaux subtils, devenant agité ou apathique. Ensuite, il se montre irritable, agressif et hypersensible aux stimuli. Enfin, des paralysies progressives, une difficulté à déglutir et un coma entraînent la mort.

Étant donné qu’aucun traitement efficace n’existe une fois les signes cliniques manifestés, la vaccination anti-rabique est primordiale. Dans de nombreux territoires, elle est obligatoire par loi et constitue la meilleure barrière empêchant la circulation du virus entre animaux et son passage à l’humain.

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Autres maladies infectieuses connexes

Bien que cet article se concentre sur les virales, il existe d’autres maladies infectieuses significatives pour la santé canine et la santé publique. Par exemple, la leptospirose se transmet par l’urine contaminée et les eaux stagnantes. C’est une zoonose car les mêmes souches infectent l’homme.

La toux de chenil peut être causée par plusieurs virus et bactéries à la fois, rendant la prévention complète difficile mais possible avec des vaccins principaux qui diminuent la fréquence de la maladie.

D’autres agents comme des champignons et parasites, tels que Leishmania, transmise par des moustiques, peuvent également provoquer des maladies graves. Le contrôle intégral de ces parasites est essentiel.

Dans le cadre des maladies parasitaires comme la leishmaniose, le recours à des répulsifs contre les moustiques et à des traitements préventifs réguliers est également nécessaire pour prévenir des infections.

Protocoles de sécurité et gestion des patients infectés

Lorsqu’un chien souffre d’une maladie virale contagieuse, les cliniques vétérinaires appliquent des protocoles d’isolement et de bio-sécurité stricts pour protéger les autres animaux et le personnel. Les patients présentant des infections comme la parvovirose ou le moquillo sont généralement placés dans des zones séparées.

Le personnel portant des équipements de protection (blouses, gants, masques, surchaussures) suit des procédures précises pour minimiser le risque de transport du virus hors de ces zones. Toutes les surfaces sont désinfectées avec des produits efficaces contre chaque type de virus.

À la maison, en cas d’infection contagieuse, il est conseillé de limiter les contacts avec d’autres chiens, de nettoyer rapidement les excréments et d’utiliser des désinfectants appropriés. Il est crucial de suivre les recommandations du vétérinaire concernant la médication, l’alimentation et le repos.

Importance de la vaccination et de la prévention intégrale

Dans la médecine vétérinaire, il est souvent dit que la meilleure façon de « guérir » une maladie infectieuse est d’en empêcher l’apparition. Pour les maladies virales canines, la vaccination s’avère être l’outil principal, alliée à une bonne nutrition, une déparasitage régulier et un environnement sain.

Les plans de vaccination incluent souvent, dans les premiers mois de vie, des vaccins combinés contre des maladies telles que la parvovirose, le moquillo, l’hépatite infectieuse et la leptospirose. La rabie est administrée selon la législation en vigueur.

Il est indispensable de respecter les calendriers de vaccination, sans avancer ni retarder les rappels, et surtout d’éviter d’exposer le chiot à des environnements à haut risque jusqu’à ce qu’il ait complété son programme vaccinal initial.

Pour conclure, il est essentiel d’être vigilant sur l’origine des chiots. Ceux provenant de lieux de mauvais hygiène sont à risque plus élevé d’exposition aux virus. Opter pour des éleveurs responsables et des refuges garantissant de bons soins est toujours préférable.

Mon avis :

Les maladies virales chez les chiens, telles que la parvovirose et le moquillo, représentent un réel danger tant pour la santé canine que pour la santé publique. Bien que la prévention par la vaccination soit efficace, des épidémies peuvent survenir, notamment dans des environnements mal contrôlés. La vigilance des propriétaires et un suivi vétérinaire régulier sont essentiels pour réduire les risques.

Les questions fréquentes :

Quelles sont les principales maladies virales chez les chiens ?

Les maladies virales canines les plus courantes comprennent la parvovirose, le moquillo (distemper canin), l’hépatite infectieuse canine, la laryngotrachéite ou trachéobronchite infectieuse, la gastro-entérite causée par le coronavirus et la rage. Chacune de ces maladies peut gravement affecter la santé des chiens, surtout s’ils ne sont pas correctement vaccinés.

Comment les virus affectent-ils le chien ?

Les virus sont des agents infectieux minuscules qui, pour se multiplier, doivent pénétrer dans une cellule vivante. Une fois à l’intérieur, ils utilisent la machinerie de la cellule pour produire de nouvelles particules virales, ce qui peut endommager ou tuer la cellule. Les chiens peuvent montrer divers symptômes selon la nature et l’emplacement du virus dans leur corps.

Comment prévenir les maladies virales chez les chiens ?

Une grande partie des maladies infectieuses peut être prévenue par un calendrier de vaccination approprié. Il est également essentiel de fournir une alimentation équilibrée et de maintenir des conditions d’hygiène idéales. Les vétérinaires recommandent de commencer la vaccination des chiots dès l’âge de 6 semaines et de les revacciner régulièrement.

Quels sont les symptômes de la parvovirose chez les chiens ?

Les signes de la parvovirose incluent une diarrhée aqueuse et malodorante, souvent avec du sang, des vomissements, une intense apathie et de la fièvre. Cette maladie est particulièrement dangereuse chez les chiots, car elle peut entraîner une baisse des défenses immunitaires, rendant l’animal vulnérable aux infections bactériennes secondaires.

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