Galicia renforce le partenariat sur la biomasse pour lutter contre les incendies dans les zones sensibles

Le nouveau convenio pour la gestion de la biomasa en Galice marque une avancée significative dans la prévention des incendies. Avec le soutien de la Consellería de Medio Rural et de l’entreprise publique Seaga, 131 communes participent désormais à un système renforcé, crucial pour la sécurité des zones urbaines.

convenio de la biomasa en Galicia

Un cadre renforcé pour la gestion de la biomasse en Galice

Le nouveau protocole pour la gestion de la biomasse dans les zones secondaires en Galice a franchi une étape importante avec la création et le renforcement de sa commission de suivi, ainsi que l’adhésion progressive des communes de tout le territoire. À la suite des incendies dévastateurs de ces dernières années, le gouvernement régional, connu sous le nom de Xunta, a opté pour un système public plus robuste de nettoyage de la végétation dans les zones proches des noyaux de population.

Ce cadre de collaboration, signé entre la Consellería de Medio Rural et l’entreprise publique Seaga, vise à aider les municipalités et les propriétaires de terrains à respecter leurs obligations légales de débroussaillage et d’entretien de la biomasse, en particulier dans les zones déclarées à risque d’incendie. L’accord introduit davantage de ressources, un soutien accru aux petites communes et une structure de gouvernance où les municipalités jouent un rôle plus direct.

La commission de suivi avec représentation municipale

La commission de suivi du nouveau protocole, présidée par le directeur général de la protection des forêts, Manuel Francisco, a récemment inclus quatre municipalités galiciennes qui agiront comme représentants provinciaux. Il s’agit de Carballo, Friol, O Pereiro de Aguiar et A Estrada, sélectionnées parmi les premières demandes d’adhésion reçues.

Ces municipalités ont été choisies car elles possèdent la plus grande superficie couverte dans la zone secondaire de chaque province, c’est-à-dire dans les régions les plus proches des zones habitées où le nettoyage de la biomasse est particulièrement critique. Ainsi, les communes ayant une charge de gestion plus importante dans ce domaine auront une voix directe dans les délibérations et la prise de décisions concernant l’application pratique du protocole.

Cette présence vise à intégrer et impliquer encore davantage les entités locales dans la planification des actions et le suivi des résultats. À partir de maintenant, elles feront partie intégrante de cet organe, apportant leur expérience et signalant les besoins détectés sur le terrain.

Parallèlement, la Xunta maintient ouvert le processus d’adhésion au protocole pour toutes les autres communes galiciennes. Selon les dernières données, 131 municipalités sont déjà membres de l’accord, ce qui représente plus d’un tiers du total des communes de Galice, malgré le fait que la Fegamp (Fédération Galicienne des Municipalités et Provinces) a décidé de ne pas le signer de manière collective. Ces chiffres s’alignent avec la tendance actuelle de la biomasse en Espagne et son expansion au niveau local.

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Un système public de gestion de la biomasse avec des ressources accrues

L’objectif central du protocole est de consolider un système public de gestion de la biomasse dans les zones secondaires, permettant de soutenir de manière efficace les municipalités et les propriétaires terriens dans le nettoyage de la végétation autour des habitations et des noyaux de population. Ces zones de sécurité agissent comme des coupe-feux et jouent un rôle clé dans la prévention des incendies forestiers d’ampleur.

Une des principales nouveautés de ce cadre est le doublement du budget annuel alloué à ces tâches, atteignant désormais 25 millions d’euros par an, dont un fonds spécifique de 10 millions d’euros par an pour le nettoyage de ces zones. Grâce à cette injection de ressources, la Consellería de Medio Rural cherche à garantir que les travaux de nettoyage puissent être effectués de manière plus large et plus fréquente.

Le protocole prévoit également un soutien accru aux petites municipalités, en particulier celles de moins de 10 000 habitants. Dans ces cas, la Xunta peut assumer la responsabilité d’ordonner l’exécution subsidiaire des travaux de gestion de la biomasse lorsque les propriétaires ne respectent pas leurs obligations, allégeant ainsi la charge administrative et opérationnelle des municipalités rurales. De telles mesures complètent les expériences de réseaux locaux, comme la création de réseaux de chauffage à biomasse dans les municipalités galiciennes.

Un autre aspect pertinent est l’accélération des exécutions subsidiaires dans les zones à haut risque d’incendie. La réglementation budgétaire de 2026 prévoit des mécanismes permettant à l’Administration d’intervenir plus rapidement et efficacement si les propriétaires des parcelles ne réalisent pas les débroussaillages obligatoires, évitant ainsi que l’accumulation de végétation ne devienne un facteur de danger pendant la saison des incendies. Ces mesures soulèvent également des débats sur les avantages et inconvénients de la gestion publique de la biomasse et son application pratique.

Plus de paroisses priorisées et services de Seaga à moindre coût

L’accord entre le Ministère de l’Agriculture et Seaga élargit de manière significative la liste des paroisses prioritaires, celles où le risque est le plus élevé et où des conditions avantageuses pour la gestion de la biomasse sont offertes. Dans ces zones, les propriétaires terriens peuvent faire appel aux services de Seaga à un coût réduit. L’élargissement des paroisses est lié à la consolidation d’infrastructures et de centres liés à la biomasse, notamment le développement de centres de biomasse dans les zones rurales.

Avec le nouveau protocole, le nombre de paroisses prioritaires passe de 157 en 2025 à 276 en 2026, ce qui représente presque un doublement des zones d’application de ces mesures renforcées. Cette augmentation vise à couvrir davantage d’aires particulièrement sensibles, où la combinaison de végétation, d’orographie et de présence de logements exige une action continue.

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Grâce au protocole, les entités locales reçoivent également un soutien pour réviser, modifier ou élaborer leurs plans municipaux de prévention des incendies. De plus, Medio Rural et Seaga collaborent pour effectuer des inspections et gérer les notifications aux propriétaires devant effectuer des débroussaillages ou des travaux de nettoyage sur leurs parcelles. Ces tâches s’inscrivent dans un cadre plus large de défis et de projets sur la biomasse en Espagne, comme l’illustre l’analyse sectorielle en cours.

Le texte mentionne également la possibilité pour Seaga d’effectuer des travaux subsidiaires de gestion de la biomasse en dehors des paroisses prioritaires, avec une limite de 10 hectares par commune et par an. À cela s’ajoute le nettoyage de jusqu’à 12 kilomètres de voies municipales appartenant aux localités, agissant sur le domaine public et réduisant la végétation combustible en cas d’incendie.

Adhésion des communes et position de la Fegamp

La mise en œuvre du protocole a été marquée par un débat institutionnel entre la Xunta et la Fegamp. Suite à la mise à jour de l’accord et à l’augmentation de l’investissement à 25 millions d’euros par an, la fédération des municipalités a décidé de ne pas signer le texte, estimant que certaines de ses principales demandes n’étaient pas prises en compte. Ce contexte de désaccords s’inscrit dans les défis et conflits que pose la biomasse dans différentes régions.

Parmi les demandes de la Fegamp figurait l’élargissement de l’exécution subsidiaire par la Xunta aux communes de jusqu’à 15 000 habitants, au lieu de se limiter à celles de moins de 10 000, ainsi que la prise en charge intégrale par l’Administration autonome de la procédure de sanction liée aux manquements des propriétaires.

Malgré l’absence d’accord cadre avec la Fegamp, le protocole a été adopté et se formalise individuellement avec chaque commune. Pour l’instant, 131 communes ont choisi d’adhérer, attirées par le package de soutien technique, économique et opérationnel offert par Medio Rural, ainsi que par la couverture que garantit un système public de gestion de la biomasse sur leur territoire. Des exemples de dynamisation économique et opérationnelle peuvent être observés grâce à des initiatives municipales et des entreprises du secteur.

Les municipalités souhaitant s’associer doivent simplement exprimer leur volonté d’adhésion, sans avoir besoin de négocier des conditions supplémentaires. À partir de là, elles font partie du réseau de communes bénéficiant du protocole et peuvent demander les actions prévues selon leurs besoins et priorités.

Le cas de Laracha : collaboration continue avec Medio Rural et Seaga

Parmi les communes ayant d’ores et déjà formalisé leur participation, le municipalité de Laracha a renouvelé le protocole de collaboration avec la Consellería de Medio Rural et Seaga pour faciliter la gestion de la biomasse dans les zones secondaires de son territoire. L’objectif principal est de prévenir les incendies forestiers près des noyaux de population, où l’accumulation de broussailles et de déchets végétaux peut représenter un risque élevé.

En vertu de cet accord, la Xunta et Seaga offrent à Laracha un soutien technique, économique et opérationnel pour exécuter les travaux de débroussaillage lorsque l’intervention subsidiaire est nécessaire en raison de la non-conformité des propriétaires. Des actions renforcées sont également prévues dans les paroisses prioritaires, ainsi que le nettoyage annuel de jusqu’à 12 kilomètres de voies municipales, axé sur le domaine public local. Ces actions s’accompagnent de la mise en place et du fonctionnement de centrales et de centres de biomasse facilitant la gestion territoriale.

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Pour sa part, la commune de Laracha s’engage à identifier les responsables des parcelles situées dans les zones secondaires, ainsi qu’à gérer les communications et notifications nécessaires pour que les propriétaires remplissent leurs devoirs concernant la gestion de la biomasse. Cette coordination entre l’administration locale et l’administration autonome vise à accélérer les procédures et éviter les retards dans les interventions.

Le protocole à Laracha est valide jusqu’au 31 décembre 2029, avec possibilité de prolongation si les parties le jugent opportun. Cela permet à la commune d’assurer une planification à moyen terme des actions de nettoyage, ce qui est particulièrement important dans un contexte de plus en plus marqué par des étés secs et un risque accru d’incendies.

Des cas comme celui de Laracha montrent comment les communes peuvent tirer parti de la structure du protocole pour renforcer leurs politiques locales de prévention, multipliant leur capacité d’action grâce aux ressources techniques et économiques fournies par la Xunta par l’intermédiaire de Seaga.

Dans l’ensemble, le nouveau protocole sur la biomasse en Galice se présente comme un outil clé pour la gestion du territoire et la réduction du risque d’incendies dans les zones habitées. Avec un budget accru, plus de paroisses priorisées et une plus grande implication des municipalités dans la commission de suivi, l’accord vise à faire en sorte que le nettoyage des zones de sécurité ne soit plus un maillon faible dans la chaîne de prévention, mais devienne une politique structurelle, soutenue dans le temps et soutenue par un système public de soutien au niveau régional et local.

Mon avis :

Le nouveau convenio sur la gestion de la biomasse en Galice représente une avancée significative dans la prévention des incendies, avec un budget annuel doublé à 25 millions d’euros et une implication accrue des communes. Cependant, l’absence d’accord avec la Fegamp souligne des préoccupations quant à la répartition des ressources et des responsabilités.

Les questions fréquentes :

Qu’est-ce que le nouveau convention pour la gestion de la biomasse en Galice ?

Le nouveau convention pour la gestion de la biomasse en Galice vise à établir un système public solide pour le nettoyage de la végétation dans les zones à risque d’incendie. Il inclut la création d’une commission de suivi, la consolidation de la collaboration avec les municipalités et une augmentation significative du budget annuel pour ces initiatives.

Quels sont les objectifs principaux de ce convention ?

Les objectifs principaux de ce convention comprennent le soutien aux municipalités dans la gestion de la biomasse, la prévention des incendies forestiers, et la mise en place de mécanismes pour le nettoyage des fajas ou franjas secondaires entourant les zones habitées, grâce à un budget annuel doublé de 25 millions d’euros.

Comment les municipalités peuvent-elles participer à ce convention ?

Les municipalités peuvent participer à ce convention en manifestant leur volonté d’adhérer, sans avoir à négocier des conditions supplémentaires. Une fois adhérentes, elles bénéficient des ressources techniques et financières disponibles pour la gestion de la biomasse sur leur territoire.

Quelle est la réponse de la Fegamp par rapport à ce convention ?

La Fegamp a décidé de ne pas signer le convention de manière conjointe, estimant que certaines de ses demandes essentielles n’étaient pas prises en compte, notamment l’élargissement de l’exécution subsidiaire à des municipalités de jusqu’à 15 000 habitants. Malgré cela, le convention a été mis en œuvre individuellement avec chaque municipalité intéressée.

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