Moins de 250 g, 19 minutes d’autonomie chez le DJI Neo 2 et un prix visé sous 176 € : le brevet CN223865117U apparu en juillet 2026 montre qu’Insta360 prépare un drone pliable pensé pour concurrencer frontalement le segment le plus accessible du marché.
Le brevet d’un drone pliable place Insta360 face au DJI Neo 2
Le document de brevet CN223865117U remet une pièce dans le dossier drone chez Insta360. La base reste celle décrite par la source initiale : bras repliables, protection d’hélices en anneau et mécanisme de verrouillage dédié. Ce trio n’a rien d’anecdotique. Il dessine un produit pensé pour le transport rapide, avec un format qui vise clairement la poche ou le petit sac plutôt qu’une housse rigide.
Le point clé, ici, n’est pas seulement l’existence d’un brevet. C’est le positionnement implicite. Le segment visé semble être celui des drones ultra-légers de moins de 250 g, aujourd’hui dominé par DJI et bousculé à la marge par HOVERAir, marque de Zero Zero Robotics. Selon la boutique officielle de DJI, le Neo 2 pèse 151 g, filme en 4K/60 i/s, intègre une nacelle 2 axes, 49 Go de stockage interne et annonce jusqu’à 19 minutes de vol pour un prix de 239 €. C’est précisément le type de fiche technique qu’un nouveau venu doit attaquer sur au moins un point fort net : compacité, créativité vidéo ou prix. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Le vrai angle d’attaque n’est pas la fiche technique, c’est le format
La source d’origine insiste sur les bras pliables. Elle a raison. C’est probablement l’argument le plus concret contre le Neo 2. Le drone de DJI repose sur un châssis monobloc avec protections intégrales. Cette architecture rassure, mais elle occupe un volume fixe. En face, le brevet d’Insta360 suggère une logique différente : réduire l’encombrement hors vol sans abandonner les protections d’hélices.
Cette nuance compte davantage qu’elle n’en a l’air. Chez HOVERAir, le pliage est déjà devenu un argument produit. Selon la page officielle de comparaison de la marque, les HOVERAir X1 PRO et X1 PROMAX adoptent un design pliable, affichent 192 g, jusqu’à 16 minutes de vol, une nacelle 2 axes avec stabilisation électronique et une vitesse horizontale maximale de 11,7 m/s. Le HOVERAir AQUA, lui, monte à 249 g, reste non pliable et pousse l’autonomie à 23 minutes. Autrement dit, le marché a déjà validé l’idée qu’un mini-drone “grand public” peut miser sur la facilité de transport comme argument principal. ([hoverair.com](https://hoverair.com/pages/specs-comparison?utm_source=openai))
Mon avis est simple : si Insta360 veut exister dans cette catégorie, le pliage ne peut pas être un simple détail mécanique. Il doit devenir l’avantage produit numéro un.
Le précédent Antigravity A1 montre que Insta360 sait déjà voler
Le brevet n’arrive pas dans le vide. Selon le rapport annuel 2025 d’Arashi Vision, maison mère d’Insta360, l’Antigravity A1 est présenté comme un drone panoramique de 249 g capable d’intégrer capture 360°, vol immersif et contrôle gestuel dans un même système. Le document évoque aussi la vidéo 8K en 360°. De son côté, un communiqué produit publié sur le site news d’Insta360 précise un système double objectif basé sur des capteurs 1/1,28 pouce, avec sortie 8K à 30 i/s, 5,2K à 60 i/s ou 4K à 100 i/s en 360°. ([wassets.insta360.com](https://wassets.insta360.com/common/0732d364afeb43539ae7ba89cd76911d/2025%E5%B9%B4%E5%B9%B4%E5%BA%A6%E6%8A%A5%E5%91%8A.pdf?utm_source=openai))
C’est un ajout majeur par rapport à la source initiale. On ne parle plus d’une simple hypothèse de diversification. On parle d’un constructeur qui a déjà mis sur le marché un drone 360 sous une autre marque, avec un poids contenu à 249 g. Le savoir-faire aérien n’est donc plus théorique.
Ce point change la lecture du brevet. Au lieu d’y voir un test isolé, on peut y voir une deuxième phase : après un produit vitrine à forte différenciation, un produit potentiellement plus accessible, plus simple et plus mass-market.
L’absence de capteur 360 visible dans le brevet n’est pas un détail
La source initiale soulève la bonne question : aucun fisheye n’apparaît clairement sur les visuels du brevet. Pour une marque qui a bâti son identité autour de la capture 360°, c’est presque une anomalie. Deux scénarios restent crédibles.
Scénario 1 : Insta360 retire la 360 pour baisser le prix
Si la rumeur d’un tarif inférieur à 200 $ se confirme, la logique industrielle devient plus lisible. Au taux de référence publié par la Banque centrale européenne le 27 juillet 2026, 1 € vaut 1,1389 $, soit environ 176 € pour 200 $ après conversion et arrondi (taux utilisé : 1 € = 1,1389 $). ([ecb.europa.eu](https://www.ecb.europa.eu/stats/policy_and_exchange_rates/euro_reference_exchange_rates/html/index.ga.html?utm_source=openai))
À ce niveau, un drone signé Insta360 se placerait environ 63 € sous le prix public du DJI Neo 2, soit un écart d’environ 26 % par rapport aux 239 € affichés par DJI. Cette marge tarifaire serait assez forte pour compenser l’absence d’une vraie caméra 360 embarquée. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Scénario 2 : la 360 existe, mais le brevet ne la montre pas clairement
C’est possible, mais ce n’est pas le scénario que je retiens en priorité. Un brevet de design met souvent en avant les traits distinctifs du produit. Or ici, ce qui ressort d’abord, c’est le mécanisme pliable et la protection annulaire. Si Insta360 avait voulu faire de la capture 360 le cœur visible du concept, on s’attendrait à une signature optique plus évidente.
Ma lecture est donc factuelle : aujourd’hui, la présence d’une caméra 360 sur ce futur modèle est non communiquée.
Le DJI Neo 2 reste la référence chiffrée à battre
Pour mesurer la cible, il faut regarder les chiffres officiels. Selon DJI, le Neo 2 propose :
- 151 g,
- vidéo 4K/60 i/s et ralenti 4K/100 i/s,
- nacelle 2 axes,
- détection d’obstacles omnidirectionnelle,
- stockage interne de 49 Go,
- portée vidéo jusqu’à 10 km via O4,
- temps de vol maximal de 19 minutes,
- prix public de 239 €.
Sa batterie officielle ajoute d’autres repères utiles : 1606 mAh, 11,5 Wh, 46 g et 39 €. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Deux métriques dérivées permettent de mieux situer ce produit. Premièrement, le coût théorique par minute de vol ressort à 12,58 €/min sur la base du prix drone seul de 239 € et des 19 minutes annoncées par DJI. Deuxièmement, la batterie officielle revient à 3,39 €/Wh, d’après son prix de 39 € et sa capacité énergétique de 11,5 Wh. Ces ratios ne disent pas tout, mais ils fixent un plancher de comparaison utile pour tout nouvel entrant. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Autre indicateur intéressant : si le futur drone d’Insta360 restait sous la limite réglementaire de 249 g, il pourrait afficher jusqu’à 98 g de plus que le Neo 2 tout en restant dans la même classe de masse. Cela représente un écart potentiel de 64,9 %. Dit autrement, Insta360 dispose d’une marge de poids importante pour intégrer un système de pliage, des protections d’hélices plus complexes ou une batterie plus généreuse, sans sortir de la catégorie visée. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
HOVERAir prouve qu’il existe une autre voie que celle de DJI
La source initiale cite Zero Zero Robotics comme seule alternative crédible. Les chiffres officiels donnent du relief à cette idée. Selon HOVERAir, le X1 PROMAX pèse 192 g, filme jusqu’en 8K à 30 i/s, repose sur un capteur 1/1,3 pouce, propose 16 minutes de vol, une vitesse max de 11,7 m/s, un design pliable et une classification C0 en Europe. Le X1 PRO, lui aussi à 192 g, descend au capteur 1/2 pouce et à 4K/60 i/s. ([hoverair.com](https://hoverair.com/pages/specs-comparison?utm_source=openai))
Cette comparaison ajoute au moins trois éléments absents de la source initiale :
- un concurrent direct pliable existe déjà sur le marché,
- ce concurrent reste sous les 200 g,
- il a déjà imposé l’idée d’une “flying camera” plus simple qu’un drone classique.
En clair, Insta360 n’aurait pas besoin de copier DJI point par point. Il pourrait aussi reprendre une logique plus proche de HOVERAir : moins de pilotage expert, plus d’automatisation, plus de capture autonome.
Le contexte juridique confirme que la rivalité ne se limite plus aux caméras
La source d’origine mentionne des actions en justice entre les deux groupes en Chine. Ce contexte trouve un écho dans les dossiers publics américains. Selon la base judiciaire relayée par Justia, une affaire Arashi Vision Inc. (d/b/a Insta360) v. SZ DJI Technology Co., Ltd. et al a été déposée le 12 juin 2026 devant le tribunal fédéral du district est du Texas. ([dockets.justia.com](https://dockets.justia.com/docket/texas/txedce/2%3A2026cv00466/246557?utm_source=openai))
Je reste prudent sur la portée exacte de chaque procédure, mais le signal est clair : la concurrence entre Insta360 et DJI a changé d’échelle. Elle ne concerne plus seulement les caméras d’action ou les stabilisateurs. Elle touche désormais le contrôle de segments matériels voisins, là où les briques technologiques se recoupent : imagerie, stabilisation, suivi sujet, transmission vidéo et propriété intellectuelle.
Ce que ce brevet apporte de neuf par rapport à la source initiale
Les recherches ajoutent plusieurs informations concrètes qui manquaient au texte de départ :
- le DJI Neo 2 est officiellement vendu 239 € en France, avec 151 g, 49 Go de stockage, 4K/60 i/s et 19 minutes d’autonomie selon DJI ;
- sa batterie officielle grimpe à 1606 mAh et 11,5 Wh pour 39 € selon DJI ;
- les HOVERAir X1 PRO et X1 PROMAX sont pliables, pèsent 192 g et plafonnent à 16 minutes selon HOVERAir ;
- l’Antigravity A1 d’Insta360 a bien existé commercialement avec 249 g et capture 8K 360 selon le rapport annuel 2025 d’Arashi Vision et le site news d’Insta360 ;
- le taux de change de référence récent publié par la BCE fixe 1 € à 1,1389 $ au 27 juillet 2026, soit environ 176 € pour 200 $ ;
- la rivalité juridique entre Insta360 et DJI est documentée au moins sur le terrain judiciaire américain en date du 12 juin 2026.
À cela s’ajoutent deux métriques dérivées utiles : 12,58 €/minute de vol pour le Neo 2, et 3,39 €/Wh pour sa batterie officielle. Ce sont des repères simples, mais concrets, pour évaluer la pression qu’un futur modèle Insta360 devra exercer. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Le cas d’usage le plus crédible n’est pas le pilotage, c’est l’auto-capture
Si ce drone arrive bien entre fin 2026 et début 2027, son succès dépendra moins de ses performances brutes que de son usage réel. Le terrain le plus logique reste celui du créateur solo : vlog extérieur, sport léger, randonnée, vélo loisir, vacances, scènes courtes en suivi automatique. Sur ce créneau, le Neo 2 met déjà en avant le décollage depuis la paume, le contrôle gestuel, l’ActiveTrack, le retour à la paume et plusieurs fonctions de prise de vue automatisées, selon DJI. ([store.dji.com](https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2?utm_source=openai))
Autrement dit, Insta360 ne gagnera pas avec un simple “drone de plus”. Il lui faudra un usage plus simple à comprendre que la fiche technique elle-même. Le pliage peut servir cet usage. La 360 peut aussi le servir, mais seulement si elle reste compatible avec une promesse de prix serré et un poids inférieur à 250 g. Pour l’instant, sur ce dernier point, la seule réponse honnête reste : non communiqué.
Source de référence
https://store.dji.com/mc/product/dji-neo-2
Mon avis :
Le concept est crédible: le brevet CN223865117U montre un vrai travail sur la compacité, avec bras repliables, protections annulaires et verrou dédié, un avantage concret face au châssis rigide du DJI Neo 2. Ma réserve est simple: sans capteur 360 confirmé, et à un tarif visé d’environ 174 €, l’intérêt différenciant reste spéculatif.





