Avec ses 7 ports, 240 W au total, 140 W en USB-C et un prix d’environ 112 €, la MFish E-Tank veut remplacer multiprise et chargeurs dispersés par une seule station compacte, plus propre sur le bureau et mieux pensée pour un usage quotidien.
La MFish E-Tank ne vend pas juste de la puissance, elle vend de l’ordre
La promesse de la MFish E-Tank est simple : remplacer le duo multiprise plate + chargeurs éparpillés par un seul bloc pensé pour rester visible sur un bureau. Sur ce point, le produit se distingue clairement de la source d’origine, qui insiste surtout sur le style. En réalité, la fiche officielle de MFish apporte des données plus concrètes : la station réunit 4 ports USB-C, 3 prises AC, une puissance USB-C cumulée de 240 W et une puissance cumulée de 1 250 W côté prises secteur, selon MFish. Le fabricant annonce aussi une entrée 100–240 V, 50/60 Hz, 3,0 A max, ce qui confirme un positionnement international, pas seulement américain.
Le prix affiché est de 129,99 $, soit 111 € au taux de la BCE relevé à 1 EUR = 1,1669 USD, donc 1 USD ≈ 0,857 € selon la Banque centrale européenne. Ce n’est pas une station premier prix. En revanche, le tarif devient plus lisible dès qu’on le rapporte à l’équipement embarqué. À 111 € pour 7 sorties, on obtient un coût théorique d’environ 16 € par sortie. Rapporté à la puissance USB-C totale, cela représente environ 0,46 € par watt USB-C. Ces deux métriques n’apparaissent ni dans l’article source ni sur la fiche marketing, mais elles aident à situer le produit dans son segment.
Une fiche technique plus détaillée que l’article d’origine
L’article initial cite 240 W au total et 140 W sur un port dédié. La fiche officielle va plus loin. Selon MFish, le port C1 monte à 140 W max avec les profils 5V/3A, 9V/3A, 12V/3A, 15V/3A, 20V/5A et 28V/5A. Le port C2 grimpe à 100 W max. Les ports C3 et C4 plafonnent chacun à 30 W max. En usage simultané, la répartition officielle est précisée : C1 + C2 peut fournir 140 W + 100 W, tandis qu’avec quatre ports occupés, la distribution tombe à 100 W + 100 W + 20 W + 20 W selon MFish. C’est un vrai plus, car beaucoup de marques affichent une puissance totale flatteuse sans documenter clairement le partage réel.
Autre donnée absente de la source : les dimensions et le poids. Selon MFish, la station mesure 196 x 70 x 60 mm pour 907 g. Mon avis est net : ce poids élevé est une bonne nouvelle. Sur un accessoire de bureau, la légèreté n’est pas un avantage si elle nuit à la stabilité. La base à ventouse antidérapante citée par le constructeur va dans le même sens. L’objet n’est pas pensé pour voyager souvent. Il est pensé pour rester en place.
Le 140 W n’est pas un argument décoratif, c’est du vrai USB-IF
Le chiffre de 140 W mérite d’être remis dans son cadre technique. Selon l’USB Implementers Forum, la révision USB Power Delivery 3.1 permet de monter jusqu’à 240 W et introduit de nouveaux paliers fixes à 28 V, 36 V et 48 V, ce qui autorise respectivement 140 W, 180 W et 240 W. Autrement dit, le 140 W annoncé sur la MFish E-Tank correspond bien à un niveau cohérent avec l’écosystème USB-C moderne, à condition d’utiliser un câble 5 A adapté.
Cette précision compte, car un chargeur qui affiche 140 W n’offre pas automatiquement 140 W dans tous les scénarios. La station de MFish réserve ce niveau au port C1 en solo. Dès que plusieurs appareils se branchent, la logique de répartition prend le relais. C’est normal. Mon avis est simple : mieux vaut une hiérarchie claire des ports qu’un discours flou sur une “charge intelligente” impossible à vérifier.
Ce que la source ne disait pas sur la sécurité
La source mentionne une “dual-zone protection” sans détail. La fiche officielle est plus précise. Selon MFish, la station intègre des protections OCP contre la surintensité, OVP contre la surtension, SCP contre les courts-circuits et TCP pour la gestion thermique. Le constructeur ajoute une certification de sécurité UL et FCC. Là encore, le produit gagne en crédibilité quand on quitte le terrain du design pour celui de la conformité.
Je nuance toutefois un point : MFish ne communique pas, sur la page produit consultée, une valeur de protection surtension en joules comparable à certaines stations concurrentes. Il faut donc écrire non communiqué sur cet indicateur précis. C’est un manque pour qui compare au-delà du look.
Face à Anker, la copie chinoise facile n’existe pas vraiment ici
Le concurrent le plus proche trouvé pendant la recherche est l’Anker Prime Charging Station (8-in-1, 240W). Selon Anker, son modèle coûte aussi 129,99 $, propose 240 W au total, jusqu’à 140 W sur un port USB-C, 2 prises AC, 4 ports USB-C et 2 ports USB-A. La station Anker annonce en plus une protection surtension de 300 J et la technologie ActiveShield 3.0 avec plus de 6 millions de contrôles de température par jour.
La comparaison chiffrée est utile. À prix catalogue égal, la MFish E-Tank offre 3 prises AC contre 2 chez Anker, mais 4 ports USB-C contre 4 USB-C + 2 USB-A chez Anker. Cela donne 7 sorties chez MFish contre 8 chez Anker. En valeur relative, la MFish E-Tank propose donc 50 % de prises secteur en plus, tandis que la station Anker offre 14,3 % de sorties totales en plus. Mon avis : si votre bureau repose sur des blocs secteur encombrants, l’avantage pratique penche vers MFish. Si vous avez encore des accessoires en USB-A, Anker reste plus universel.
Face à UGREEN, la vraie différence n’est pas la puissance brute
Autre référence pertinente : le UGREEN Nexode 300W. Selon UGREEN, ce chargeur de bureau vaut 119,99 € en prix remisé sur la boutique française consultée, embarque 5 ports, dont 4 USB-C et 1 USB-A, et peut délivrer 300 W au total, avec une combinaison 140 W + 100 W + 60 W. Le fabricant annonce aussi une mesure thermique 800 fois par seconde.
Sur le papier, UGREEN écrase la MFish E-Tank en puissance USB-C totale : 300 W contre 240 W, soit un écart de 25 %. Mais la lecture brute des watts peut induire en erreur. Le modèle UGREEN ne remplace pas une mini-multiprise, car il ne propose pas de prises AC sur la page officielle consultée. À l’inverse, la MFish E-Tank combine distribution USB-C et secteur classique dans un seul socle. Mon avis est tranché : comparer seulement la puissance totale serait mal poser le problème. Ces produits répondent à deux usages proches, mais pas identiques.
Le design vertical sert aussi la gestion des blocs secteur
L’article source insiste beaucoup sur l’esthétique, avec raison, mais il passe vite sur un point pratique : la disposition verticale règle partiellement le vieux problème des chargeurs qui se masquent entre eux. Selon MFish, les 3 prises AC totalisent 1 250 W et sont intégrées dans un format de 196 mm de long pour 70 mm de large. Ce gabarit étroit occupe peu de surface au sol tout en gardant les prises accessibles. En clair, le produit traite l’encombrement en hauteur plutôt qu’en largeur.
Le fabricant met aussi en avant une coque PC à revêtement “liquid-metal”, une bague RGB tactile, un arrêt total par pression longue et deux coloris, CyberSilver et CyberPink, selon MFish. Mon avis ici est simple : le RGB reste secondaire, mais le choix d’un coloris rose n’est pas anecdotique. Il marque une rupture avec le code visuel pseudo-industriel qui domine encore les accessoires d’alimentation.
Cas d’usage concret : qui a intérêt à choisir cette station
Premier cas d’usage : le bureau hybride avec un ordinateur portable principal, un smartphone, des écouteurs, une lampe de bureau et un chargeur propriétaire qui réclame encore du secteur. La MFish E-Tank peut alors alimenter un portable via C1 à forte puissance, un second appareil via C2 jusqu’à 100 W, deux petits appareils sur C3 et C4, tout en laissant trois prises AC disponibles pour les accessoires non migrés vers l’USB-C, selon MFish. C’est exactement le terrain où une simple brique multiports montre ses limites.
Deuxième cas d’usage : un poste créatif avec un MacBook Pro 16 pouces. La source d’origine évoque une recharge à 50 % en environ 30 minutes. UGREEN annonce, pour son propre chargeur 140 W PD 3.1, une charge du MacBook Pro 16 pouces 2021 de 0 % à 56 % en 30 minutes. Cette proximité de promesse renforce la crédibilité d’un niveau de performance élevé sur ce type de machine, même si les mesures exactes dépendent du câble, du mode de charge et de l’état de la batterie.
Le marché valide le fond : le GaN sort du gadget premium
Pour comprendre pourquoi ce produit arrive maintenant, il faut regarder le marché. Selon BCC Research, le marché mondial des chargeurs alimentés au nitrure de gallium devrait passer de 1,4 milliard de dollars en 2025 à 3,7 milliards de dollars en 2030, soit un taux de croissance annuel moyen de 20,8 %. Mon avis est clair : cette croissance explique la multiplication des formats “desktop charger” puissants. Le GaN n’est plus un argument de niche. Il devient la base technique des chargeurs haut de gamme compacts.
Dans ce contexte, la MFish E-Tank ne se contente pas d’ajouter des watts. Elle rejoint une phase de maturité du marché où les marques travaillent enfin la forme, la répartition de puissance et l’intégration des prises AC. C’est là que le produit devient intéressant : non par sa fiche seule, mais par le fait qu’il combine plusieurs briques d’usage en un seul objet.
Ce qui manque encore pour en faire une référence sans réserve
La station coche beaucoup de cases, mais tout n’est pas documenté. La longueur du câble d’alimentation est non communiquée sur la page MFish consultée. La valeur de protection surtension en joules est non communiquée. La compatibilité détaillée avec des profils PPS ou des scénarios précis par marque de smartphone est aussi non communiquée. Enfin, la mention “GaN 6.0” relève davantage du vocabulaire marketing que d’un standard public clairement défini par un organisme de référence ; il faut donc la reprendre avec prudence.
Malgré ces angles morts, la base factuelle reste solide : 240 W en USB-C, 140 W max sur C1, 100 W sur C2, 30 W sur C3/C4, 3 prises AC jusqu’à 1 250 W combinés, format 196 x 70 x 60 mm et poids de 907 g selon MFish. Pour consulter la fiche officielle du produit, voir : https://www.imfish.com/products/mfish-e-tank-gan-240w-power-station.
Mon avis :
Bonne idée sur le fond : 4 USB-C, 3 prises AC et jusqu’à 140 W sur un port couvrent vraiment un poste de travail moderne. Limite nette : les 240 W sont partagés, donc les performances chutent en charge multiple. À 112 €, c’est cohérent, mais pas si vous n’alimentez qu’un laptop.





