Dans le domaine innovant de la biotechnologie, LambdaVision révolutionne le traitement des maladies dégénératives de la rétine. Récemment, l’entreprise a sécurisé un tour de financement de 7 millions de dollars (environ 6,5 millions d’euros) pour développer des implants rétiniens basés sur des protéines, fabriqués dans l’orbite terrestre.

LambdaVision et la frontière de la bioproduction spatiale

LambdaVision, à l’intersection de la biotechnologie et de la fabrication spatiale, a récemment clôturé une levée de fonds de 7 millions de dollars (environ 6,5 millions d’euros) pour accélérer le développement et la fabrication spatiale de sa rétine artificielle à base de protéines. Cette injection de capital, menée par Seven Seven Six et Aurelia Foundry Fund, avec la participation de Seraphim Space, prolonge le temps opérationnel de l’entreprise jusqu’en 2027 et soutient les projets d’augmentation de la production d’implants destinés à restaurer la vue, en orbite basse.

L’approche novatrice de LambdaVision

LambdaVision adopte une approche non conventionnelle pour traiter les maladies dégénératives de la rétine, comme la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge, des conditions qui touchent des millions de personnes dans le monde et mènent souvent à une perte de vision irréversible. Les thérapies traditionnelles se concentrent sur le ralentissement de la progression de la maladie ou sur l’utilisation d’implants basés sur des électrodes, qui peuvent être encombrants et limités en termes de résolution. À l’inverse, la solution de LambdaVision consiste en une rétine artificielle à base de protéines, conçue pour imiter la fonction de détection de la lumière des cellules réceptrices naturelles.

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Le cœur de la technologie

Au centre de cette technologie se trouve la bactériorhodopsine, une protéine activée par la lumière, initialement dérivée de micro-organismes. Lorsqu’elle est intégrée dans un film mince multicouche, la bactériorhodopsine peut absorber la lumière entrante et générer les gradients ioniques nécessaires pour stimuler le circuit neural survivant dans une rétine dégénérée, offrant ainsi une voie potentielle vers la restauration de la vue fonctionnelle.

Les défis de la fabrication terrestre

Cependant, la fabrication de ces films protéiques multicouches hautement uniformes sur Terre pose des défis significatifs. La sédimentation induite par la gravité, la convection et d’autres dynamiques fluides perturbent le superposition précise requise pour les performances optiques et la biocompatibilité. Pour surmonter ces limitations, LambdaVision s’est tournée vers des environnements de microgravité en orbite basse, principalement à bord de la Station spatiale internationale.

Avantages de la microgravité

La microgravité modifie fondamentalement le comportement des fluides, minimisant la sédimentation et permettant l’assemblage couche par couche de films de protéines ultra-uniformes, difficiles à réaliser sur Terre. Lors de missions répétées à la ISS, LambdaVision a produit des films minces de protéines comportant 200 couches, fournissant des données sur les processus de fabrication automatisée dans l’espace et la reproductibilité du matériel.

Une stratégie validée par la science

La fabrication en orbite ne sert pas seulement de démonstration technologique, mais représente une stratégie scientifiquement fondée pour exploiter les conditions physiques uniques de l’espace afin d’améliorer la qualité des produits. Le programme In Space Production Applications de NASA a attribué un contrat de Phase 2 à LambdaVision pour affiner ses méthodes de production et intégrer la scalabilité dans sa chaîne de fabrication en orbite basse.

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Un nouveau paradigme de fabrication avancée

Du point de vue technologique, les progrès de LambdaVision soulignent un nouveau paradigme où l’espace n’est pas seulement destiné à l’exploration, mais aussi à la fabrication avancée. Les environnements rares comme la microgravité offrent des avantages distincts pour l’assemblage de matériaux biologiques complexes, et les travaux sur les rétines artificielles pourraient être précurseurs d’autres produits biomédicaux habilités par l’espace.

Questions ouvertes et défis à relever

La possibilité de passer à une fabrication en orbite à l’échelle économique et de l’intégrer dans des chaînes d’approvisionnement médicales réglementées reste une question ouverte, surtout que la validation clinique et l’approbation réglementaire doivent encore être obtenues. Cependant, un succès précoce dans la production de films de protéines de haute qualité en orbite pourrait établir les bases pour des classes thérapeutiques plus larges, autrement contraints par la gravité terrestre.

Perspectives d’avenir

Les fonds récemment levés soutiendront le perfectionnement continu des techniques de fabrication, le développement préclinique et la préparation aux essais cliniques, une étape clé pour apporter un traitement novateur aux patients souffrant de perte de vision. En faisant cela, LambdaVision illustre comment un futur où la confluence de la technologie spatiale et de la biologie ouvre de nouvelles frontiers pour la médecine, déplaçant des concepts longtemps confinés à la théorie vers des systèmes expérimentalement testables avec des résultats mesurables.


Source autoritaire : LambdaVision

Mon avis :

LambdaVision, avec une levée de fonds de 6,5 millions d’euros pour développer une rétine artificielle, exploite les conditions de microgravité pour surmonter les défis de fabrication de films protéiques. Bien que prometteuse, cette approche doit démontrer sa viabilité économique et son intégration dans des chaînes d’approvisionnement médicales réglementées.

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Les questions fréquentes

Quel est l’objectif de LambdaVision en matière de fabrication de rétines artificielles ?

LambdaVision vise à développer et fabriquer des rétines artificielles basées sur des protéines pour traiter les maladies dégénératives de la rétine, comme la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge. En utilisant des environnements de microgravité, la société espère surmonter les défis de fabrication sur Terre pour produire des implants de haute qualité.

Comment la microgravité aide-t-elle dans la fabrication de films protéiques ?

La microgravité modifie le comportement des fluides, réduisant la sédimentation et permettant une assemblage couche par couche de films protéiques ultra-uniformes. Cela permet à LambdaVision de fabriquer des films de protéines multicouches qui seraient difficiles à réaliser sur Terre.

Quel est le montant des fonds récemment levés par LambdaVision ?

LambdaVision a récemment levé 7 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 6,5 millions d’euros. Ces fonds permettront de continuer à affiner les techniques de fabrication, au développement préclinique et à la préparation des essais cliniques pour amener un traitement novateur aux patients souffrant de perte de vision.

Quels sont les défis réglementaires auxquels LambdaVision pourrait être confronté ?

LambdaVision devra naviguer dans des défis réglementaires et de validation clinique avant de pouvoir intégrer la fabrication en orbite dans les chaînes d’approvisionnement médicales. Bien que les premières réussites en production de films de protéines de haute qualité soient prometteuses, des approbations règlementaires resteront nécessaires pour commercialiser ces produits.

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