Huit gadgets, de la batterie magnétique Xiaomi de 6 mm et 5 000 mAh au speaker transparent 21,5 pouces, composent cette sélection Yanko Design de juillet 2026. Entre concepts Nothing, montre Xiaomi et souris pliable à 74 €, le design prime enfin sur la seule fiche technique.
Nothing 4a Pro E-Ink Concept : la bonne idée que Nothing n’a pas encore validée
Le premier produit de cette sélection n’est pas un produit commercialisé, et c’est précisément ce qui le rend intéressant. Ce concept de Nothing 4a Pro remplace l’interface Glyph par un écran e-ink au dos. L’idée est simple : transformer une surface décorative en surface utile. Affichage d’un QR code, nom de l’appelant, météo, rappel ou carte de visite numérique, tout devient lisible sans allumer l’écran principal.
Le point fort n’est pas la fiche technique brute. C’est la logique d’usage. Selon le support officiel de Nothing, l’interface Glyph actuelle repose sur des bandes lumineuses destinées à communiquer via des motifs lumineux liés aux notifications et sonneries. Cette approche fonctionne pour le signal visuel, mais reste limitée pour l’information exploitable. Un écran e-ink ferait l’inverse : moins spectaculaire, plus concret.
Le concept conserve l’architecture supposée du smartphone relayée par la source initiale : puce Snapdragon 7 Gen 4, triple module photo et écran principal inchangé. Faute de confirmation officielle du constructeur, le statut reste clair : concept non annoncé, non daté, non tarifé. Autrement dit, non communiqué sur l’essentiel.
Mon avis est net : si Nothing veut faire évoluer son langage produit, la piste e-ink a plus d’intérêt fonctionnel qu’une simple animation lumineuse arrière. Ce n’est pas plus “fun”. C’est juste plus intelligent.
OrigamiSwift Mouse : un format nomade enfin pensé jusqu’au bout
La plupart des souris de voyage se contentent de réduire la taille d’un modèle classique. OrigamiSwift choisit une autre voie. Le produit se replie à 0,18 pouce d’épaisseur, soit environ 4,6 mm, pour seulement 40 g. Une fois déployée, la souris reprend un volume exploitable en moins d’une demi-seconde. Le vrai sujet n’est donc pas le pliage. C’est la rigidité une fois ouverte.
Selon les caractéristiques reprises par la source d’origine, OrigamiSwift utilise une structure triangulaire inspirée de l’origami, une connexion Bluetooth 5.2, une portée annoncée de 32,8 pieds en environnement ouvert, soit environ 10 m, et un capteur infrarouge HD 4 000 CPI capable de suivre jusqu’à 4 000 images par seconde. L’autonomie annoncée atteint trois mois sur une charge USB-C.
La comparaison devient plus intéressante face à un concurrent réel. Selon la fiche technique de la Logitech Mobi Fold for Business, ce modèle pliable pèse 79 g, offre aussi jusqu’à 4 000 DPI, se connecte en Bluetooth ou via récepteur Logi Bolt, et annonce jusqu’à un mois d’autonomie. La métrique dérivée est parlante : OrigamiSwift est environ 49 % plus légère que la Logitech Mobi Fold (40 g contre 79 g), à définition de capteur comparable selon les données disponibles.
Le prix mérite aussi un recalcul. À 85 dollars, cela représente environ 74 € au taux de change de référence de la BCE retenu ici, soit 1 EUR = 1,1415 USD, donc 1 USD = 0,876 € arrondi. À ce niveau, le produit s’adresse à un public précis : télétravailleurs mobiles, commerciaux, consultants, utilisateurs d’iPad, pas aux créatifs qui cherchent une souris premium très paramétrable.
Mon avis est simple : si votre priorité est le gain de place, c’est une proposition cohérente. Si vous cherchez une souris universelle pour huit heures de production graphique par jour, ce n’est pas la meilleure cible.
MorningBlues SonicGlass A1 : l’enceinte qui assume enfin sa présence
Avec la MorningBlues SonicGlass A1, le son ne suffit plus. Le produit ajoute une couche visuelle conçue comme partie intégrante de l’expérience. Selon MorningBlues et son lancement relayé sur PR Newswire, l’appareil associe un haut-parleur acoustique transparent à un écran transparent de 21,5 pouces pour afficher paroles animées, visuels synchronisés et contenus générés par IA.
La promesse tient sur trois briques. D’abord MoodLyric, qui anime les paroles en fonction du rythme et de l’émotion du morceau. Ensuite SceneSync, qui génère des visuels adaptés au genre musical. Enfin un mode ambiant qui transforme l’objet en écran décoratif lorsque la musique s’arrête. La marque précise aussi que les paroles sont licenciées via LyricFind, un point important sur un produit qui capitalise justement sur le texte affiché.
Un élément nouveau absent du texte source mérite d’être ajouté : plusieurs fiches de campagne et reprises spécialisées indiquent une définition d’écran de 1 920 x 1 080 pixels. Cela place la SonicGlass A1 dans une logique hybride entre enceinte, cadre numérique et interface d’ambiance.
Côté prix, l’offre Kickstarter affichée autour de 646 dollars équivaut à environ 566 € selon le taux de la BCE. La réduction affichée par la campagne par rapport au prix public estimé de 999 dollars est d’environ 35 %. Cette deuxième métrique dérivée change la lecture du produit : on n’achète pas seulement une enceinte chère, on achète un objet de lancement encore en phase d’adoption.
Mon avis est tranché : l’idée est forte, mais le risque crowdfunding reste réel. Le produit séduit surtout ceux qui veulent une pièce centrale dans un salon, pas ceux qui cherchent le meilleur rapport puissance/prix.
Lenovo ThinkTab X11 : une vraie tablette de terrain, pas une tablette grand public durcie à la va-vite
La Lenovo ThinkTab X11 vise un usage professionnel clair : logistique, industrie, transport, construction. Selon Lenovo, elle embarque un écran 10,95 pouces à 90 Hz, une luminosité maximale de 800 nits, une protection Gorilla Glass, une certification MIL-STD-810H et un indice IP68. Le tactile reste exploitable avec des gants et des doigts mouillés. Sur ce segment, c’est un vrai critère métier, pas un détail marketing.
Le point fort est ailleurs : la batterie amovible de 10 200 mAh se remplace sans outil. Selon la documentation technique Lenovo PSREF, cette batterie est bien donnée comme amovible. Surtout, la tablette peut fonctionner directement sur alimentation DC sans batterie installée, ce qui réduit l’usure de la cellule sur des déploiements fixes en véhicule ou en poste de travail.
Le tarif de départ de 499 dollars représente environ 437 €. La version 256 Go à 579 dollars tombe autour de 507 €. Cela reste plus élevé qu’une tablette Android grand public, mais l’écart se justifie par le cahier des charges. Rapporté à la capacité batterie, le prix d’entrée ressort à environ 0,043 € par mAh, ou 43 € pour 1 000 mAh. La métrique n’a pas de valeur absolue universelle, mais elle illustre une chose : ici, on paie d’abord la robustesse, la continuité de service et le cycle de vie, pas seulement l’énergie embarquée.
Le support logiciel annoncé mérite aussi d’être noté. La source d’origine indique une livraison sous Android 16, une mise à jour garantie jusqu’à Android 18 et quatre ans de correctifs de sécurité. Pour une flotte, cette visibilité compte davantage qu’un benchmark synthétique.
Mon avis est clair : pour un particulier, c’est un produit de niche. Pour une entreprise qui doit éviter les interruptions en mobilité, c’est l’un des choix les plus rationnels de cette liste.
Xiaomi Watch S5 46 mm : une montre connectée qui comprend que le design reste décisif
La Xiaomi Watch S5 46 mm joue une carte simple : ressembler d’abord à une montre, puis à un appareil connecté. Selon la fiche officielle de Xiaomi au Royaume-Uni, elle intègre un écran AMOLED 1,48 pouce en 480 x 480 pixels, 323 ppp, avec 1 500 nits en HBM et jusqu’à 2 500 nits en pic. La batterie atteint 815 mAh, avec Bluetooth 5.4, GNSS intégré, résistance 5 ATM, micro et haut-parleur.
Le texte source évoque jusqu’à 21 jours d’autonomie et environ six jours en usage plus chargé avec affichage permanent et suivi santé complet. Il précise aussi un gain de 68 % par rapport à la Watch S4. C’est précisément le type de progression qui compte sur ce segment. La promesse d’usage quotidien dépend plus de la batterie que du nombre d’applications disponibles.
Le prix annoncé à 149,99 livres pour les versions standard et 169,99 livres pour certaines finitions place le produit sous pression concurrentielle positive. Faute d’un taux GBP→EUR recherché ici, je conserve ces montants en devise locale. En revanche, une métrique utile peut être calculée sans conversion : à 149,99 livres pour 21 jours annoncés, on obtient environ 7,14 livres par jour d’autonomie théorique sur un cycle complet. Ce n’est pas une vérité d’achat, mais cela montre l’agressivité du positionnement face aux montres qui demandent une recharge quasi quotidienne.
Le vrai point faible reste l’écosystème. La source initiale signale les limites de HyperOS 3 face à Wear OS. C’est crédible. Ceux qui veulent une boutique d’apps dense resteront frustrés. Ceux qui veulent surtout une belle montre, lumineuse, endurante et correcte en suivi sportif, y trouveront davantage de valeur.
Mon avis : c’est une montre connectée bien calibrée pour l’utilisateur qui privilégie l’autonomie et l’allure. Pour un power user applicatif, il faut regarder ailleurs.
Nothing Book : un concept laptop plus cohérent que beaucoup de machines réelles
Le Nothing Book n’existe pas au catalogue officiel de la marque. Il s’agit d’un concept signé Nikita Bukoros. Pourtant, l’idée mérite d’être traitée comme un signal marché. Le projet pousse jusqu’au bout le langage transparent de Nothing avec un châssis qui expose les composants et un petit écran secondaire sur le capot pour afficher texte, symboles ou messages dans la typographie de la marque.
La force du concept vient de sa cohérence visuelle. Beaucoup d’ordinateurs portables parlent de personnalité. Très peu en montrent une une fois le capot fermé. Ici, l’écran externe change la relation à l’objet. On ne regarde plus seulement la machine ouverte. On identifie le produit même posé, en charge ou en veille.
Les ports mentionnés par la source d’origine sont HDMI, USB-C, USB et charge filaire. Sur le reste, il faut rester strict : processeur, mémoire, poids, autonomie, dalle principale, tout cela est non communiqué. C’est la limite. Mais c’est aussi ce qui permet de juger l’idée sans la polluer avec une pseudo fiche technique spéculative.
Mon avis est direct : si Nothing veut un jour entrer sur le marché du PC, il faudra plus qu’un design transparent. Mais ce concept pose une vraie question au secteur : pourquoi tous les laptops se ressemblent-ils autant une fois fermés ?
Battery-Free Amplifying iSpeakers : le minimalisme utile, mais un manque de transparence produit
Les Battery-Free Amplifying iSpeakers prennent le contrepied exact de l’audio connecté. Pas de batterie, pas de Bluetooth, pas d’application. Le son est amplifié par conception acoustique passive. Le bénéfice principal n’est pas la puissance. C’est l’absence totale de maintenance énergétique.
Le prix affiché à 179 dollars correspond à environ 157 € selon le taux de la BCE. C’est élevé pour un accessoire passif, surtout avec une fiche produit très légère. Puissance réelle perçue, matériaux détaillés, réponse en fréquence, niveau d’amplification obtenu : non communiqué, ou insuffisamment documenté dans les éléments fournis.
C’est ici que l’analyse de valeur change. Le produit a du sens pour un bureau épuré, une tiny house, une chambre d’appoint, ou pour un utilisateur qui veut poser son smartphone et gagner quelques décibels sans câble ni recharge. En revanche, dès qu’on cherche à comparer objectivement avec une enceinte active à prix voisin, l’absence de données techniques devient un problème.
Mon avis est franc : le concept de longévité est bon. La proposition commerciale l’est moins tant que la marque ne documente pas davantage le produit.
Xiaomi UltraThin Magnetic Power Bank 5000 15W : le bon produit parce qu’il sait se limiter
La Xiaomi UltraThin Magnetic Power Bank 5000 15W est sans doute l’objet le plus abouti de cette sélection. Selon la fiche officielle Xiaomi France, elle mesure 98,5 x 71,5 x 6 mm, pèse 98 g, embarque une énergie typique de 18,95 Wh, une capacité typique de 5 000 mAh et une capacité nominale de 3 000 mAh à 5 V/2 A. La charge sans fil monte à 15 W maximum, l’USB-C à 22,5 W.
Premier apport nouveau : la compatibilité officielle publiée par Xiaomi cite non seulement les smartphones de la marque, mais aussi plusieurs générations d’iPhone, des Samsung Galaxy S25/S24 Ultra/S23 Ultra et des Google Pixel 10/9 sur certaines déclinaisons. Le discours produit ne vise donc pas uniquement l’écosystème maison, même si l’aimantation optimale reste mieux intégrée chez Xiaomi.
Deuxième apport concret : le rapport énergie/poids atteint environ 0,193 Wh par gramme (18,95 Wh divisés par 98 g). Pour une batterie externe magnétique, c’est un ratio remarquable. Troisième métrique dérivée : au prix public de 60 €, le coût ressort à environ 3,17 € par Wh. Ce n’est pas la batterie externe la plus rentable à capacité égale, mais ce n’est pas son objectif. Elle vend d’abord une contrainte physique très rare : seulement 6 mm d’épaisseur.
La limite reste connue. Selon Xiaomi, la capacité nominale utilisable n’est que de 3 000 mAh en sortie standard 5 V/2 A. En clair, vous n’obtiendrez pas une recharge complète sur la plupart des smartphones premium récents. Le produit sert surtout de rallonge discrète, pas de réservoir de secours massif.
Mon avis est net : c’est le meilleur exemple de design utile de cette liste. Xiaomi ne cherche pas la plus grosse batterie. La marque cherche la batterie que l’on accepte vraiment de transporter tous les jours.
Ce que cette sélection dit du marché tech en juillet 2026
Cette sélection met en avant un basculement clair. Plusieurs produits valorisent moins l’accumulation de fonctions que la réduction des irritants. La Lenovo ThinkTab X11 coupe le problème de l’arrêt en pleine journée. La Xiaomi UltraThin Magnetic Power Bank 5000 15W réduit l’épaisseur au lieu d’augmenter la capacité. La OrigamiSwift réduit le volume sans sacrifier totalement l’usage. La MorningBlues SonicGlass A1, elle, assume qu’un appareil audio peut devenir un objet de décor actif.
Il faut aussi distinguer trois familles. D’abord les produits concrets et disponibles, comme la batterie externe Xiaomi ou la montre Xiaomi. Ensuite les produits orientés niche professionnelle, comme la tablette durcie de Lenovo. Enfin les objets spéculatifs ou conceptuels, comme le Nothing 4a Pro E-Ink Concept et le Nothing Book. Les deux dernières catégories nourrissent l’imaginaire, mais la première crée la vraie valeur d’usage.
Si je devais isoler les produits les plus solides en termes de proposition, ce seraient la batterie externe de Xiaomi, la tablette de Lenovo et la montre de Xiaomi. Si je devais isoler les idées les plus stimulantes, ce seraient les deux concepts liés à Nothing et l’enceinte de MorningBlues.
Source officielle utile : fiche technique officielle Xiaomi France
Mon avis :
Sélection stimulante, mais inégale : le Xiaomi UltraThin convainc par une vraie prouesse d’usage — 5 000 mAh dans 6 mm pour 60 € — quand plusieurs “temps forts”, comme le Nothing 4a Pro ou le Nothing Book, restent de simples concepts. Beau regard design, crédibilité produit plus variable.





