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Home Elon Musk Tesla Action

Les vendeurs à découvert de Tesla gagnent gros après la chute de l’action post-résultats

Thomas Moreau by Thomas Moreau
24 juillet 2026
in Action
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Les vendeurs à découvert de Tesla gagnent gros après la chute de l’action post-résultats
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Avec une participation de Alphabet valorisée à 82 601 035 815 € dans SpaceX après son IPO, dont 70 224 719 101 € encore bloqués, Google confirme l’ampleur d’un pari lancé en 2015. Un signal fort, alors que les vendeurs à découvert sur Tesla profitent aussi de la chute du titre après les résultats.

Alphabet transforme son pari sur SpaceX en actif géant coté en Bourse

Alphabet a enfin donné un prix de marché à l’un de ses investissements les plus anciens dans le spatial. Selon le dépôt trimestriel relayé par plusieurs médias financiers et corroboré par les documents publics autour de l’introduction en Bourse de SpaceX, le groupe détient désormais une participation valorisée à 94,1 milliards de dollars, soit environ 82 708 000 000 € au taux de la BCE de 1 € = 1,1377 $ utilisé ici. Le chiffre frappe, mais le plus intéressant est ailleurs : cette ligne n’est pas qu’un jackpot comptable. Elle confirme que la frontière entre cloud, IA, connectivité mondiale et lanceurs spatiaux est en train de disparaître.

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Le point clé, c’est l’effet de levier du timing. Google, via Alphabet, avait investi entre 500 et 900 millions de dollars en 2015, à une époque où SpaceX était valorisée autour de 12 milliards de dollars selon la source de départ. Même en retenant l’hypothèse haute de 900 millions de dollars, la valeur actuelle représenterait environ 104,6 fois la mise de départ. En retenant l’hypothèse basse de 500 millions, on grimpe à 188,2 fois. Peu d’investissements stratégiques dans la tech affichent une telle amplitude sur une dizaine d’années.

L’IPO 2026 change tout : un actif privé devient une ligne visible

La bascule tient à un événement précis. Selon un document 8-K déposé à la SEC, SpaceX a bouclé son introduction en Bourse le 15 juin 2026, avec 638 888 888 actions de classe A vendues au prix unitaire de 135 $, soit environ 119 € selon le taux de la BCE. Toujours selon ce document, l’opération inclut l’exercice intégral de l’option de surallocation par les banques placeuses. Cela fixe un montant brut levé d’environ 86,25 milliards de dollars, soit près de 75 810 000 000 €. Ce n’est pas un détail de structure : c’est ce qui permet à des actionnaires historiques comme Alphabet de voir leur participation évaluée publiquement, et non plus selon des tours privés. Selon la SEC, ce capital doit financer l’infrastructure IA, les capacités de lancement et l’extension des constellations satellitaires.

Autrement dit, la valeur de la ligne SpaceX chez Alphabet ne repose plus sur une estimation d’initiés. Elle repose sur un prix de marché issu d’une opération publique. C’est beaucoup plus solide, mais aussi beaucoup plus exposé aux variations boursières à venir.

Le verrou des lock-up réduit l’effet cash immédiat

La source fournie précise qu’environ 80 milliards de dollars de cette participation restent soumis à un lock-up post-IPO de court terme, et 14,1 milliards de dollars à des restrictions plus longues, jusqu’au troisième trimestre 2027. Converti au taux de la BCE, cela représente environ 70 317 000 000 € pour la première tranche et 12 393 000 000 € pour la seconde. C’est le vrai frein du dossier : la richesse existe sur le papier, pas en trésorerie mobilisable tout de suite.

Le calcul dérivé est simple mais utile. La part bloquée à court terme représente environ 85 % de la position totale d’Alphabet dans SpaceX. La tranche sous restriction longue pèse environ 15 %. En clair, la société ne peut pas arbitrer rapidement son actif principal si le titre monte trop vite ou corrige brutalement. C’est protecteur pour le marché, mais frustrant pour un actionnaire qui voudrait cristalliser sa plus-value.

SpaceX n’est plus un simple lanceur : les chiffres d’exploitation le prouvent

Le dossier boursier 2026 de SpaceX apporte des éléments absents de la source initiale. Selon le prospectus européen approuvé par la BaFin et publié par l’entreprise, Starlink comptait environ 10,3 millions d’abonnés au 31 mars 2026 dans 164 pays, territoires et marchés. Le même document indique aussi près de 9 600 satellites Starlink broadband et mobile en orbite basse à cette date. Ce double chiffre change la lecture de la valorisation : SpaceX n’est pas valorisée seulement pour ses fusées, mais pour une infrastructure télécom globale déjà très largement déployée.

Deuxième métrique dérivée utile : avec 9 600 satellites pour 10,3 millions d’abonnés, cela représente environ 1 073 abonnés par satellite en service. Le ratio est brut et ne dit rien de la capacité réelle par faisceau ou par marché, mais il donne une idée de l’échelle industrielle atteinte. Peu d’opérateurs spatiaux peuvent afficher une base commerciale de cette taille avec un maillage orbital déjà opérationnel.

Le prospectus montre aussi un point moins flatteur, mais central pour juger la solidité du modèle. L’ARPU mensuel abonné Starlink est passé de 91 $ en 2024 à 81 $ en 2025, puis à 66 $ au premier trimestre 2026, selon SpaceX. Converti, on passe d’environ 80 € à 71 €, puis à 58 €. La tendance est nette : la croissance du parc clients s’accompagne d’une monétisation moyenne en baisse. Mon avis est simple : ce recul n’est pas forcément un problème tant que le volume compense. Il devient un problème si la baisse de revenu par ligne s’accélère plus vite que la baisse des coûts de lancement et d’équipement.

La machine industrielle derrière la valorisation reste hors norme

La valorisation d’Alphabet sur SpaceX paraît extravagante si l’on regarde seulement le spatial traditionnel. Elle paraît plus logique quand on lit les performances industrielles de l’entreprise. Selon le prospectus 2026, Falcon 9 affiche un taux de succès de mission supérieur à 99 % au 31 mars 2026. Le document mentionne aussi plus de 570 atterrissages réussis de boosters et plus de 540 lancements effectués par une fusée ayant déjà volé. Ce dernier point compte beaucoup : la réutilisation n’est plus une promesse marketing, c’est un standard industriel chez SpaceX.

La comparaison implicite avec les concurrents est sévère. Sur son site officiel, Arianespace présente Ariane 6 comme un lanceur modulaire pensé pour la compétitivité économique, avec deux configurations pour s’adapter aux missions institutionnelles et commerciales. C’est exact sur le papier. Mais face à une entreprise qui cumule déjà des centaines de vols sur lanceurs réemployés, l’Europe joue encore la phase de montée en cadence quand SpaceX exploite déjà l’industrialisation à grande échelle. Le différentiel n’est pas seulement technique. Il est aussi commercial, avec une intégration verticale qui va du lancement au service final d’accès Internet.

Starship justifie une partie de la prime, mais c’est encore une prime de croyance

Le troisième moteur de valorisation, après Falcon 9 et Starlink, reste Starship. Selon le prospectus 2026 de SpaceX, la version V3 est conçue pour livrer 100 tonnes métriques vers l’espace en configuration entièrement réutilisable. Le document mentionne aussi une hauteur de 124,4 mètres, un diamètre de 9 mètres, une masse de 5 533 000 kg et 12 vols d’essai réalisés à ce stade, le 12e ayant eu lieu en mai 2026. SpaceX écrit également viser une réduction du coût d’accès à l’orbite de 99 % ou plus par rapport à une moyenne historique de 18 500 dollars par kilogramme citée d’après la NASA.

Cette affirmation permet une seconde métrique dérivée. Si l’on applique une baisse de 99 % à la moyenne historique de 18 500 $/kg citée par SpaceX, on obtient un coût théorique d’environ 185 $/kg, soit environ 163 €/kg. Attention : ce n’est pas un tarif commercial actuel. C’est une projection issue d’un objectif de réduction des coûts. Mais cela aide à comprendre pourquoi le marché accepte de payer si cher une entreprise encore engagée dans des programmes lourds et risqués. Si cette trajectoire se matérialise, l’avantage compétitif devient brutal.

Mon avis par section est clair : Starship explique une grosse part de la prime boursière, mais c’est encore la partie la moins sécurisée du dossier. Les revenus récurrents viennent aujourd’hui surtout de Starlink, pas de Mars.

Le vrai actif stratégique pour Alphabet, c’est la convergence IA + réseau + orbite basse

La source initiale évoque des liens plus profonds entre Alphabet et SpaceX, notamment autour des besoins de calcul pour l’IA. Sans même forcer l’interprétation, les chiffres du prospectus 2026 montrent pourquoi ce croisement intéresse tant les géants du numérique. Le document indique que la capacité « nameplate compute draw » de SpaceX a atteint 1,0 gigawatt au 31 mars 2026, contre 0,3 gigawatt un an plus tôt. Cela représente une hausse d’environ 233 % en un an. On n’est plus dans la simple aventure spatiale. On parle d’un groupe qui dépense massivement dans l’infrastructure numérique, les GPU et la distribution mondiale de données.

C’est là que le dossier prend une autre dimension pour Google. Posséder une part significative d’une entreprise qui combine lancement, backbone satellitaire, distribution directe et montée en puissance des infrastructures de calcul, c’est s’exposer à plusieurs marchés à la fois. L’espace n’est plus une verticale isolée. Il devient une couche physique de la pile tech.

Des usages concrets existent déjà, loin des scénarios futuristes

Le marché adore parler de la Lune et de Mars. Pourtant, les cas d’usage les plus tangibles sont plus terre à terre. Selon Starlink, l’offre Direct to Cell doit étendre la couverture mobile et connecter aussi des objets IoT dans les zones sans réseau terrestre. Un document officiel de Starlink rappelle par ailleurs que les premiers échanges de SMS via les satellites Direct to Cell ont eu lieu dès janvier 2024. De son côté, la FCC a encadré réglementairement cette montée en puissance des services satellite vers terminaux cellulaires.

Concrètement, cela ouvre des débouchés utiles dans la logistique, les zones rurales, les secours, l’industrie minière, le maritime et certains usages gouvernementaux. Mon avis est net : c’est ce type de service, banal mais monétisable, qui soutient la valorisation bien plus sûrement que les promesses interplanétaires.

Pourquoi cette plus-value compte aussi pour les actionnaires d’Alphabet

La participation dans SpaceX n’est pas un simple bonus exotique. La source fournie indique qu’avec la participation dans Anthropic, elle a contribué à près de 100 milliards de dollars de gains d’investissement au deuxième trimestre. Cela donne un bol d’air majeur à Alphabet au moment où les dépenses d’IA pèsent lourd. Le message envoyé au marché est limpide : le groupe ne mise pas seulement sur ses activités historiques, il monétise aussi des paris périphériques devenus centraux.

Mais cette situation a un revers. Plus la performance comptable dépend de réévaluations d’actifs externes, plus elle devient sensible à la volatilité. Si SpaceX corrige en Bourse, une partie de cet éclat peut s’évaporer vite. C’est pourquoi je considère cette ligne comme un atout stratégique massif, mais pas comme une source de confort durable au même niveau qu’un cash-flow opérationnel récurrent.

Ce que la source d’origine ne disait pas, et qui change vraiment la lecture

Plusieurs éléments nouveaux ressortent des recherches et modifient l’analyse :

  • selon le prospectus 2026 de SpaceX, Starlink comptait 10,3 millions d’abonnés au 31 mars 2026 ;
  • selon le même document, la constellation exploitait environ 9 600 satellites dans 164 marchés ;
  • selon SpaceX, l’ARPU mensuel est tombé à 66 $ au T1 2026 après 81 $ en 2025 et 91 $ en 2024 ;
  • selon SpaceX, Falcon 9 dépasse 99 % de taux de succès et plus de 570 atterrissages réussis ;
  • selon le dépôt 8-K de la SEC, l’IPO a été finalisée le 15 juin 2026 à 135 $ par action pour 638 888 888 actions ;
  • selon SpaceX, Starship V3 vise 100 tonnes de charge utile vers l’espace en configuration pleinement réutilisable ;
  • selon SpaceX, la capacité théorique de calcul installée atteignait 1,0 gigawatt au 31 mars 2026 ;
  • selon Starlink et la FCC, le Direct to Cell vise déjà des usages concrets de couverture mobile et d’IoT hors réseau terrestre.

Un seul lien d’autorité à retenir pour vérifier les données opérationnelles : le prospectus européen 2026 de SpaceX.

Mon avis :

Le chiffre frappe: 94,1 Md$ valent environ 82 282 000 000 €, preuve qu’Alphabet a réussi un pari rare sur SpaceX. Mais l’article reste fragile: il repose sur une IPO et des restrictions de vente massives, donc sur une valeur surtout théorique à court terme.

Thomas Moreau

Thomas Moreau

Thomas Moreau est éditeur chez plare.fr, spécialisé dans le jardinage et l’aménagement paysager. Il rédige des guides pratiques et techniques et veille à la précision des informations et à la clarté des contenus destinés aux lecteurs passionnés de plantes et de jardinage. Son travail s’appuie sur une veille rigoureuse et une approche pédagogique pour faciliter l’apprentissage et l’application des conseils proposés.

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