Marchan en CdMx soutient le refugio Franciscano après tensions avec le gouvernement et opération de sécurité

Des milliers de citoyens se sont mobilisés dans la Ciudad de México pour défendre le Refugio Franciscano, suite à la saisie controversée d’animaux par les autorités. Cette marche pacifique, portée par des collectifs animalistes, a dénoncé des pratiques jugées abusives et a appelé à un réexamen des décisions gouvernementales sur le bien-être animal.

Marcha en défense du refuge pour animaux

Cents de personnes ont envahi les rues de la Ciudad de México pour soutenir le Refuge Franciscano et demander la restitution des animaux qui ont été retirés de l’abri lors de récents opérations officielles. La mobilisation, soutenue par des groupes animalistes et des citoyens indépendants, s’est déroulée pacifiquement mais a exprimé de fortes critiques envers le gouvernement local.

Dans un contexte de tension, les autorités de la Ciudad de México ont réagi avec un message ferme: elles affirment avoir respecté les accords conclus avec l’association et estiment que les manifestations sont contradictoires, allant jusqu’à envisager de suspendre les réunions de dialogue qui avaient lieu depuis début janvier.

Une marche massive en défense des « franciscanitos »

La dernière mobilisation en soutien au Refuge Franciscano a rassemblé environ mille personnes, selon diverses sources, qui se sont réunies au Monumento à la Révolution pour commencer une procession à travers le centre de la capitale. Des personnes impliquées dans le sauvetage des animaux, des militants pour les droits des animaux et des voisins ont défilé avec des pancartes, des mégaphones et des photos de chiens et de chats en sécurité.

La marche a progressé le long de l’Avenida de la República, du Paseo de la Reforma, de Juárez, de l’Eje Central et de 5 de Mayo, se terminant sur le Zócalo, où un discours a eu lieu. Tout au long du parcours, des slogans ont été scandés critiquant l’opération et le comportement de la direction du gouvernement.

Parmi les phrases les plus répétées, on pouvait entendre des cris comme « Ce n’était pas un sauvetage, mais un pillage », « Refuge oui, pillage non », « Clara Brugada, rends la meute » ou « Gouvernement maudit, rends les toutous ». Pour de nombreux participants, le retrait massif des animaux a été perçu comme une mesure disproportionnée et opaque.

La manifestation s’est déroulée sans incidents, affichant un caractère clairement pacifique et un environnement d’indignation mêlé d’inquiétude pour le sort et l’état des animaux. Sur le Zócalo, les groupes ont même procédé à une lecture symbolique des noms de certains chiens retirés du refuge.

La protestation du 25 janvier s’ajoute à d’autres expressions publiques qui se sont organisées ces dernières semaines, transformant le cas du Refuge Franciscano en un symbole de la défense animaliste face aux décisions du gouvernement de la ville.

L’opération au Refuge Franciscano et le destin des animaux

Le conflit actuel trouve son origine dans les opérations menées par la Fiscalía General de Justicia de la Ciudad de México, assistée par diverses agences locales, sur le terrain du Refuge Franciscano, situé au km 17,5 de la route Mexico-Toluca, dans la mairie de Cuajimalpa.

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Au cours de ces actions, réalisées entre décembre 2025 et début janvier 2026, les autorités ont sécurisé de manière préventive des centaines d’animaux, principalement des chiens mais aussi des chats. Les chiffres officiels parlent de 858 chiens pris en charge par le gouvernement, tandis que d’autres sources avancent que le total des animaux retirés dépasse les 900, voire plus de mille.

Les animaux ont été envoyés vers divers abris et espaces de garde administrés ou coordonnés par le gouvernement de la ville, où, selon la version officielle, ils reçoivent des soins vétérinaires spécialisés. L’opération a été justifiée par des plaintes concernant un prétendu mauvais traitement, et par un « sauvetage préventif » de l’immeuble et des animaux. Pour plus de contexte et des détails sur la situation des animaux secourus, consultez ce qu’il en est des animaux récupérés.

Cependant, les proches du refuge rejettent résolument l’idée qu’il y ait eu un mauvais traitement systématique et affirment que le retrait était excessif, générant un grand stress pour les animaux. Les activistes et les bénévoles ont exprimé leur méfiance quant à la capacité des espaces publics récemment ouverts à garantir des conditions de bien-être adéquates.

Une des plaintes principales des supporters du refuge est la manque de clarté sur le véritable recensement des animaux: tandis que la fondation parle de plus de mille spécimens extraits, les chiffres officiels sont plus bas. Cette différence numérique nourrit des doutes quant à combien d’animaux il y a, où ils se trouvent exactement et dans quelle condition ils sont.

La position du gouvernement de la Ciudad de México

Après la marche, le gouvernement de la Ciudad de México a diffusé plusieurs communiqués réaffirmant que depuis le 11 janvier, il a maintenu une “attention constante” au cas, priorisant le dialogue institutionnel, le bien-être des animaux et le respect des procédures judiciaires en cours.

Lors de ces tables de travail, ont participé la Secretaría de Gobierno, Sedema, l’Agence de Protection Animale (Agatan), la PAOT et la Fiscalía capitale. Selon la version officielle, lors des réunions, des informations vétérinaires ont été présentées, indiquant des atteintes physiques et de santé compatibles avec un mauvais traitement ou un manque de soins appropriés chez un nombre important d’animaux retirés du refuge.

Les autorités soulignent que, d’après leurs rapports, plusieurs chiens et chats nécessitaient des traitements spécialisés, des interventions médicales et de meilleures conditions de garde. Ainsi, le gouvernement insiste sur le fait que sa priorité a été de protéger les spécimens et que toute décision doit être fondée sur ce critère.

De l’administration dirigée par Clara Brugada, il est également soutenu que les accords conclus avec la fondation ont été « entièrement » respectés, incluant des visites programmées aux abris où se trouvent les animaux, l’engagement de ne pas criminaliser les personnes du refuge et la garantie qu’aucun développement immobilier ne sera permis sur le terrain de Cuajimalpa, parmi d’autres points.

Alerte de suspension des tables de dialogue

Le point le plus délicat de la réponse gouvernementale a été l’avertissement selon lequel l’opportunité de poursuivre les tables de travail établies avec la fondation sera révisée. Dans ses messages, la Secretaría de Gobierno remet en question l’« objectif et la motivation réelle » des manifestations alors qu’elles affirment avoir privilégié le dialogue et respecté les accords.

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Le gouvernement local a clairement indiqué que sa priorité déclarée restera le respect de la loi, le bien-être animal et le respect des procédures judiciaires, mais en même temps, il avertit que les manifestations pourraient compromettre la continuité des espaces de concertation avec le Refuge Franciscano.

Dans le communiqué officiel, il est indiqué qu’il est contradictoire de maintenir des expressions de protestation alors que des canaux de communication institutionnels sont en cours. Cette interprétation a été perçue par les activistes comme une sorte de « rappel à l’ordre » conditionnant, de facto, le dialogue à la cessation des mobilisations dans la rue.

La possible suspension des tables suscite des inquiétudes parmi les collectifs et les sauveteurs, qui voient dans ces rencontres une voie — bien que imparfaite — pour superviser l’état des animaux, convenir de visites et rechercher des solutions juridiques et pratiques au conflit ouvert depuis les opérations de décembre et janvier.

Dans l’intervalle, plusieurs échéances clés étaient planifiées : des réunions entre la Secretaría de Gobierno et des représentants du refuge, ainsi que des visites aux installations telles que la Brigade de Surveillance Animale à Xochimilco pour vérifier de première main l’état de certains spécimens.

La réponse du Refuge Franciscano et de son conseil d’administration

Du côté du Refuge Franciscano et de son conseil d’administration, la réaction n’a pas tardé. À travers des communiqués et des interviews, ils ont regretter que le gouvernement conditionne ou remette en question la continuité du dialogue après une manifestation qui, rappelons-le, était pacifique et s’inscrivait dans l’exercice des droits constitutionnels.

Des membres du conseil, tel que León Téllez Berlanga, ont insisté sur le fait que l’organisation n’était pas l’initiatrice de la marche du 25 janvier. Ils affirment avoir assisté après avoir reçu une invitation d’un “Comité de Soutien d’Urgence au Refuge Franciscano”, constitué de citoyens et de collectifs, et ont participé en tant que particuliers défendant les animaux qu’ils avaient sous leur garde.

Dans leurs messages, la fondation souligne qu’elle reconnaît les avancées concrètes issues des tables de travail, telles que la programmation de visites et certains engagements des autorités, mais considère inacceptable de poser la question de savoir s’il faut continuer à dialoguer ou renoncer à la libre expression et à la manifestation.

Le refuge a exprimé son « étonnement » face à ce qu’ils interprètent comme un tentative de punir la protestation dans une ville qui se considère comme progressiste. Pour eux, participer à une mobilisation citoyenne ne constitue pas une rupture des accords, mais un usage légitime des droits reconnus par la Constitution.

Cette organisation souligne que les tables ne devraient pas être considérées comme une négociation politique ordinaire, mais comme un espace technique et de concertation pour garantir la vie et le bien-être des soi-disant « êtres sensibles ». Ainsi, ils demandent le maintien des réunions prévues et veiller à ce qu’elles ne soient pas utilisées comme monnaie d’échange face à la pression sociale dans les rues.

Entre la défense du refuge et le bien-être animal

Le cas du Refuge Franciscano a ouvert un débat de fond à Ciudad de México sur comment équilibrer la protection juridique et physique des animaux avec la reconnaissance du travail des abris, dont beaucoup fonctionnent principalement grâce aux dons et aux bénévoles.

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D’un côté, le gouvernement de la ville insiste sur le fait que des rapports vétérinaires signalent des problèmes de santé et d’éventuelles situations de mauvais traitement ou de négligence chez un nombre non négligeable des animaux concernés. Sur cette base, il défend la nécessité d’intervenir, de sécuriser les spécimens et d’établir des contrôles plus stricts.

De l’autre, ceux qui soutiennent le refuge mettent en garde contre le risque que les interventions administratives se transforment, en pratique, en pillages qui ruineraient le travail d’organisations de longue date. S’ajoute à cela la crainte que le discours de protection animale puisse être utilisé pour justifier des décisions peu transparentes concernant le sort final des spécimens.

Dans ce cadre, un des engagements mentionnés par le gouvernement lui-même est de ne permettre aucun développement immobilier sur le terrain de Cuajimalpa où le refuge fonctionnait, un sujet particulièrement sensible dans une ville marquée par des conflits entre projets urbains et espaces de protection environnementale ou sociale.

Alors que le litige sur le terrain est en cours — avec des décisions judiciaires ayant ordonné à certains moments sa restitution au Refuge Franciscano —, la véritable interrogation pour de nombreuses personnes reste l’avenir des chiens et des chats retirés: reviendront-ils ou non au refuge, dans quelles conditions, et comment garantir que leur bien-être ne soit pas qu’une déclaration d’intentions.

Tout ce qui s’est passé autour des marches en faveur du Refuge Franciscano, des opérations sur son terrain et des communications tendues entre l’organisation et le gouvernement de la Ciudad de México dessine un paysage complexe, où s’entrecroisent la défense du droit de protester, la confiance — ou la méfiance — envers les institutions et la préoccupation sincère pour le sort de centaines d’animaux. Les décisions qui seront prises dans les prochaines semaines concernant les tables de dialogue, l’accès aux abris officiels et le futur juridique du refuge seront cruciales pour déterminer si ce conflit s’achemine vers une solution consensuelle ou s’il devient un nouveau chapitre de confrontation ouverte entre les autorités, les collectifs animalistes et les citoyens soucieux du bien-être des “franciscanitos”.

Mon avis :

La situation du Refugio Franciscano à Mexico, révélatrice des tensions entre protection animale et intervention gouvernementale, soulève des préoccupations multiples. Si, d’une part, les autorités avancent des justifications basées sur des signalements de maltraitance, d’autre part, les opposants dénoncent un déséquilibre dans l’approche, risquant d’éroder la confiance envers les institutions et affectant le bien-être des animaux.

Les questions fréquentes :

Qu’est-ce qui a conduit à la marche en faveur du Refugio Franciscano ?

Cette marche a été organisée en raison des récents retraits massifs d’animaux du refuge par les autorités de la Ciudad de México, que de nombreux citoyens et activistes considèrent comme une mesure excessive et peu transparente. Les participants ont voulu exprimer leur soutien au refuge et demander la restitution des animaux.

Combien de personnes ont participé à la marche ?

La récente mobilisation a rassemblé environ mille personnes qui se sont réunies au Monumento a la Revolución et ont manifesté pacifiquement à travers les rues du centre de la capitale, s’opposant aux actions du gouvernement pendant le parcours jusqu’au Zócalo.

Quelle est la position du gouvernement de la Ciudad de México sur cette situation ?

Le gouvernement affirme avoir rempli ses engagements envers le refuge et continue de mettre l’accent sur le bien-être animal, tout en prévenant que les manifestations pourraient entraver la poursuite des dialogues. Ils soutiennent également que plusieurs animaux nécessitaient des soins vétérinaires spécialisés.

Quelles ont été les répercussions de la marche sur le dialogue entre le gouvernement et le refuge ?

Le gouvernement a menacé de suspendre les tables de dialogue en raison des manifestations, arguant que celles-ci pourraient affecter la continuité de la communication. De leur côté, les représentants du refuge insistent sur le fait que la marche ne devrait pas être interprétée comme une rupture des accords établis, mais comme un exercice de leurs droits.

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