Le reciclaje de metales représente une opportunité stratégique dans l’économie circulaire, permettant de réduire les déchets tout en préservant des ressources précieuses. Avec l’augmentation des coûts des matières premières et l’impact environnemental croissant de l’extraction minière, comprendre cette chaîne de valeur est essentiel pour identifier de nouveaux marchés rentables.

Le marché du recyclage des métaux : opportunités, processus et clés

Entreprendre dans le secteur du recyclage des métaux a émergé comme une grande opportunité au sein de l’économie circulaire. Les métaux sont de plus en plus précieux et stratégiques, particulièrement à une époque où le modèle linéaire d’extraction, d’utilisation et d’élimination atteint ses limites écologiques, économiques et géopolitiques. Comprendre le fonctionnement de la chaîne, de la ferraille au produit final, est essentiel pour identifier des niches rentables.

Dans ce contexte, le recyclage de l’acier, de l’aluminium, du cuivre et d’autres métaux, associé à une gestion professionnelle de la ferraille, ainsi qu’à l’émergence de plateformes de vente à grande échelle, constitue un écosystème entrepreneurial fascinant. Des petites entreprises familiales aux grands groupes sidérurgiques, ainsi que les marketplaces en ligne, tous participent à une industrie qui économise de l’énergie, réduit les émissions et ouvre de nouvelles avenues commerciales liées aux déchets métalliques et à d’autres matériaux.

Pourquoi le recyclage des métaux est un secteur stratégique

L’accès aux matières premières minérales a défini l’essor et la chute des empires tout au long de l’histoire et reste encore aujourd’hui un facteur déterminant dans l’économie globale. Contrôler les gisements de minerais et les flux de métaux représente l’un des moteurs de la dynamique géopolitique actuelle, avec des tensions liées à l’approvisionnement en ressources clés pour l’industrie et la technologie.

Dans une véritable économie circulaire, le recyclage des métaux devient un axe prioritaire. Il permet de réduire l’extraction minière, de diminuer les impacts environnementaux associés à l’exploitation minière à ciel ouvert et à la transformation de minerais, tout en garantissant un approvisionnement plus stable en matériaux stratégiques pour des secteurs tels que la construction, l’automobile, l’électronique ou les énergies renouvelables.

D’un point de vue économique, la réutilisation des métaux offre des économies d’énergie et financières impressionnantes. Travailler avec de la ferraille plutôt qu’avec du minerai brut réduit les coûts de production, la consommation d’énergie, l’utilisation de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre, améliorant ainsi la compétitivité et l’image environnementale des entreprises.

Modèles d’affaires dans le recyclage des métaux

Au sein du secteur du recyclage des métaux, plusieurs modèles coexistent, allant des entreprises locales de collecte de ferraille aux groupes industriels qui contrôlent la chaîne dans son ensemble. Chacun occupe un maillon différent dans le cycle de vie des métaux, se spécialisant dans une phase spécifique du processus.

Des entreprises offrant des services intégrés de recyclage à l’échelle régionale collectent des déchets métalliques, les classifient, les traitent, et les fournissent comme matières premières aux fonderies et aciéries. Ces entreprises fonctionnent typiquement avec des flottes de véhicules, des conteneurs, des installations de stockage et des usines de traitement capables de gérer de grands volumes.

D’autre part, les grands groupes sidérurgiques ont choisi de s’intégrer verticalement, contrôlant la récupération de la ferraille jusqu’à la production d’acier recyclé. Cela leur permet d’assurer un approvisionnement constant de métaux secondaires, d’optimiser leurs processus internes et de réduire leur dépendance aux minerais vierges et à des marchés internationaux volatils.

Des plateformes numériques ont également vu le jour, reliant des entreprises génératrices de déchets métalliques à des recycleurs accrédités à travers le monde. Ces marketplaces en ligne simplifient l’achat et la vente de ferraille en vrac, permettant de comparer les offres et d’assurer le respect de la réglementation environnementale, créant ainsi des modèles d’affaires basés sur l’intermédiation et l’optimisation logistique.

Enfin, des entreprises familiales spécialisées dans la vente et l’achat de métaux à l’échelle locale attirent l’attention, accumulant des décennies d’expérience dans l’estimation, la classification et la valorisation de la ferraille provenant de particuliers, d’ateliers, d’industries et de services municipaux.

Services de recyclage des métaux au niveau local

Dans des villes comme Valence, des entreprises spécialisées proposent une large gamme de services de recyclage des métaux, s’adaptant aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises de divers secteurs. L’objectif est de s’assurer que tout déchet métallique trouve une destination adéquate au sein de la chaîne de valeur.

Un pilier de cette activité est la collecte de déchets métalliques à divers endroits dans l’environnement urbain et industriel. Cela inclut des ferrailles variées : restes de structures, pièces métalliques obsolètes, produits arrivés en fin de vie et tout type de matériaux métalliques qui ne sont plus nécessaires mais conservent une certaine valeur.

Ces entreprises sont équipées pour traiter à la fois les métaux ferreux et non ferreux, ce qui implique la gestion du fer, de l’acier, de l’aluminium, du cuivre, du bronze et de nombreux autres métaux présents dans notre quotidien. Grâce à des équipements de découpe, de séparation et de classification, presque tout type de métal peut être recyclé de manière efficace.

Un autre aspect notable réside dans la capacité à concevoir des services personnalisés pour les entreprises. Les industries, les entreprises de construction, les commerces et les ateliers génèrent des flux de déchets métalliques très variés, tant en volume qu’en composition et en fréquence. Les compagnies de recyclage négocient des solutions sur mesure, comprenant des conteneurs spécifiques, des itinéraires de collecte, des systèmes de traçabilité et de documentation, tout cela adapté aux besoins de chaque client.

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Parallèlement, ces entreprises cherchent à obtenir des certifications en durabilité. Obtenir des accréditations et des labels environnementaux atteste que leurs processus respectent des normes strictes de gestion des déchets, de sécurité et d’efficacité énergétique, élément de plus en plus valorisé par les clients corporatifs et par les administrations publiques lors de l’attribution de contrats.

Grands groupes et économie circulaire de l’acier

Les grands groupes sidérurgiques opérant en Europe ont compris que le recyclage des métaux, notamment de l’acier, représente une pièce maîtresse de l’économie circulaire. Ils ont ainsi investi pour intégrer au sein de leur structure des entreprises dédiées à la récupération et au traitement de ferraille dans plusieurs pays.

L’acier a l’avantage d’être un matériau qui, grâce à ses propriétés intrinsèques, peut être recyclé plusieurs fois sans perdre ses caractéristiques essentielles. Ainsi, les résidus d’acier peuvent être réintroduits dans le cycle économique, devenant de nouveaux produits tels que poutres, profils, barres ou composants industriels.

Recycler de l’acier plutôt que de le produire à partir de minerai de fer permet d’utiliser environ 74 % moins d’énergie, 90 % moins de matières premières vierges et environ 40 % d’eau en moins. Ces chiffres soulignent le potentiel d’économie de ressources et de réduction des impacts environnementaux que la ferraille d’acier peut apporter au système productif.

Présents sur l’ensemble de la chaîne de recyclage de l’acier, ces groupes gèrent des entreprises de récupération de ferraille et d’autres matériaux dans différents pays européens. La ferraille est classifiée, traitée et préparée pour être introduite ultérieurement dans des fours à arc électrique et d’autres processus sidérurgiques, bouclant le cycle de l’économie circulaire des métaux.

De plus, les récentes investissements se concentrent sur l’augmentation des niveaux de récupération des matériaux et sur le développement de nouvelles lignes d’affaires liées à des déchets tels que les plastiques ou les bois, souvent mélangés à la ferraille. Des technologies innovantes de séparation et de recyclage sont mises en œuvre pour valoriser des fractions qui auparavant finissaient à la décharge.

Services avancés : démolition, traitement et mise au rebut de véhicules

Parmi les services avancés liés au recyclage des métaux, la démolition d’installations et de structures complexes prend une place prépondérante. Certaines entreprises se spécialisent dans le démantèlement de complexes industriels, de bâtiments, d’infrastructures métalliques, ainsi que d’ouvrages ferroviaires et portuaires, gérant ainsi tout le cycle de démantèlement.

Dans ces projets, une équipe technique élabore un plan de travail détaillé en fonction des caractéristiques de l’actif à démolir : type de construction, emplacement, risques, volume des matériaux, etc. Le plan précise les moyens mécaniques nécessaires (machinerie lourde, cisailles, grues) et le personnel spécialisé afin de garantir que les travaux soient réalisés avec une sécurité et une efficacité maximales.

En parallèle, la collecte et le traitement de la ferraille ferreuse sont également développés. Les installations sont conçues pour accueillir de grands volumes de ferraille d’acier provenant de diverses sources : automobiles en fin de vie, appareils électroménagers, canettes, anciennes structures de bâtiments et chutes de processus industriels.

Une ligne de service connexe est la collecte et la mise au rebut de véhicules. Ces entreprises peuvent se charger de retirer les voitures hors d’usage et de gérer leur destruction, y compris le traitement administratif de la mise à la casse définitive. De chaque véhicule, toutes les fractions exploitables sont récupérées, y compris les métaux ferreux et non ferreux destinés au recyclage.

Un service spécialisé de collecte et de traitement des métaux non ferreux est également proposé. Pour ce faire, des installations de stockage et de classification, des systèmes de séparation par induction, des équipements de flottation des métaux, des installations de séparation par soufflage, de grands cisailles et des zones de sélection manuelle sont utilisés. L’objectif est d’obtenir des fractions de métal non ferreux avec la qualité requise par les fonderies et les recycleurs pour leurs processus de production.

Exemple local : une entreprise familiale de métaux à Mallorca

Le marché du recyclage des métaux possède également une dimension très locale et proche, comme le montrent des entreprises familiales avec plusieurs décennies de parcours dans des régions insulaires ou spécifiques. À Mallorca, par exemple, de telles compagnies se sont imposées comme des références dans l’achat et la vente de métaux et de ferraille.

Ces entreprises soulignent l’importance du recyclage des métaux pour produire de nouveaux biens sans épuiser les ressources naturelles. Un exemple est celui de l’acier : sa production traditionnelle provient de fer extrait par l’exploitation minière, avec un fort impact environnemental. En revanche, en utilisant de la ferraille de fer comme base, la nécessité d’extraction minière est considérablement réduite.

On estime que recycler la ferraille de fer pour fabriquer de l’acier peut entraîner des économies allant jusqu’à 80 % sur le coût de production par tonne. Outre les économies financières, ceci s’accompagne d’une réduction notoire des émissions de CO2 et de la consommation d’énergie, un aspect particulièrement pertinent dans un contexte de crise climatique et de hausses des prix de l’énergie.

Au quotidien, ces entreprises achètent et recyclent une large gamme de métaux : aluminium, laiton, cuivre, plomb, acier et bien d’autres. Pour cela, elles investissent dans des véhicules spécifiques, des machines de chargement et de découpe, ainsi que des conteneurs adaptés, ce qui leur permet de servir tant les particuliers que des entreprises de secteurs très divers, allant de la construction à l’hôtellerie.

Leur activité se concentre souvent dans des parcs industriels bien connectés, où elles disposent d’espaces pour classer et récupérer la ferraille, lui donnant une seconde vie. De plus, elles s’efforcent d’offrir des prix d’achat compétitifs, adaptés à la valeur du métal sur le marché, de sorte que le client obtienne une compensation juste pour les déchets qu’il livre.

Marchés en ligne : vente de ferraille à grande échelle

Dans le domaine des grandes entreprises, celles générant de gros volumes de déchets métalliques nécessitent des solutions très efficaces et rentables. Les marchés en ligne spécialisés entrent alors en jeu, reliant des producteurs de ferraille à des recycleurs du monde entier.

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Ces plateformes permettent aux entreprises d’accéder à un réseau mondial de recycleurs de métaux vérifiés et accrédités. Grâce à Internet, il est possible de demander des devis, de comparer les propositions et de choisir l’option la plus adaptée en fonction du prix, de la qualité du service et des conditions logistiques, sans se limiter uniquement aux contacts locaux.

L’un des avantages de ces marchés est qu’ils garantissent le respect de la réglementation environnementale ainsi que des normes de santé et de sécurité. La plateforme fournit la documentation nécessaire sur la conformité et organise le transport des déchets, supprimant ainsi les barrières qui freinent souvent les entreprises dans leur démarche de recyclage correcte.

Ainsi, les flux de déchets métalliques peuvent se transformer en flux de revenus de manière pratique et respectueuse de l’environnement. Les entreprises produisant de la ferraille à grande échelle obtiennent un meilleur prix pour leurs métaux, simplifient leur gestion des déchets et renforcent leur stratégie de responsabilité sociale des entreprises.

Ces marchés en ligne se positionnent donc comme une solution rentable et flexible pour toute entreprise recherchant des services de recyclage de métaux en vrac. Parallèlement, ils élargissent le champ commercial des recycleurs, qui peuvent accéder à des clients dans d’autres pays et optimiser l’utilisation de leur capacité de traitement.

Facteurs influençant le prix de la ferraille métallique

Le prix payé pour la ferraille métallique est soumis à de multiples facteurs qui peuvent varier en quelques jours ou semaines. La base repose sur les cotations internationales des métaux comme le cuivre, l’aluminium ou l’acier, dont les valeurs fluctuent selon les conditions du marché mondial.

Des événements politiques majeurs, tels que des conflits armés ou des sanctions économiques, peuvent affecter l’offre de certains métaux et faire osciller leurs prix. De même, l’évolution des coûts du pétrole et d’autres matières premières influence les coûts de production et de transport, se répercutant sur la cotation finale de la ferraille.

La classique loi de l’offre et de la demande joue également un rôle clé. Par exemple, une augmentation soudaine de la demande d’acier dans le secteur de la construction, résultant d’un grand plan d’infrastructure ou de logement soutenu par un gouvernement, tend à faire monter le prix tant de l’acier neuf que de la ferraille qui l’alimente.

La qualité de la ferraille constitue un autre élément décisionnel : les lots avec un pourcentage élevé de métal pur et peu d’impuretés atteignent généralement des prix plus élevés. Les recycleurs évaluent l’état du métal (s’il est propre ou mélangé à d’autres matériaux), son poids total et le volume de chaque lot lorsqu’ils établissent leurs offres.

Dans ce contexte, les entreprises générant de la ferraille ont des marges de manœuvre pour améliorer le prix qu’elles obtiennent. Séparer correctement les types de métaux, éviter les contaminations inutiles et suivre de près l’évolution de l’offre et de la demande sont des pratiques qui aident à négocier dans de meilleures conditions avec les recycleurs.

L’aluminium : économies d’énergie et forte rentabilité

L’aluminium est un exemple emblématique de la manière dont le recyclage peut renverser la tendance dans le marché des métaux. Produire de l’aluminium primaire à partir de matières premières vierges est un processus très énergivore et complexe.

Pour obtenir une tonne d’aluminium primaire, il faut environ 15 mégawatts-heure d’énergie, ce qui équivaut à la consommation quotidienne de milliers de foyers. En outre, la production engendre des émissions directs et indirectes de gaz à effet de serre d’environ 15 tonnes de CO2 équivalent par tonne d’aluminium produit.

En revanche, produire la même quantité d’aluminium à partir d’aluminium recyclé réduit considérablement la consommation d’énergie et les émissions. Par exemple, le fait de recycler 10 canettes d’aluminium peut éviter l’émission d’environ 1,5 kg de CO2 équivalent, illustrant l’impact cumulé du recyclage massif de ce métal.

D’un point de vue économique, le recyclage de l’aluminium s’avère également très avantageux. Le prix de vente d’une tonne d’aluminium se situe autour de 2 200 euros, et la marge bénéficiaire de l’aluminium recyclé peut être entre trois et cinq fois plus favorable que celle de l’aluminium primaire, ce qui en fait un marché particulièrement attrayant.

Le cuivre : un métal historique et précieux

Le cuivre a joué un rôle décisif dans l’histoire des civilisations. C’était l’un des premiers métaux utilisés, et son alliage avec l’étain a conduit à l’Âge de bronze, marquant une évolution technologique essentielle pour l’humanité.

Durant l’Empire romain, le cuivre était largement utilisé : pour frapper des monnaies, fabriquer des tuyaux pour des systèmes de distribution d’eau, ainsi que produire des équipements militaires. Avec l’avènement de la sidérurgie, son utilisation a diminué, mais il a retrouvé une place importante au XXe siècle.

L’invention du générateur électrique par Michael Faraday a relancé l’importance du cuivre, en raison de sa remarquable conductivité électrique. Aujourd’hui, il est fondamental dans les installations électriques, les lignes de transport d’énergie, les moteurs, les composants électroniques, et, en général, dans presque tout ce qui touche à l’électricité.

Son prix économique est élevé : dans les marchés internationaux à terme, le prix du cuivre se situe autour de plusieurs dollars par livre (environ 4,4 euros par kilogramme). Ce niveau de prix explique pourquoi on voit souvent des nouvelles de vols de câbles en cuivre, surtout dans les lignes ferroviaires et d’autres infrastructures.

Il existe principalement deux grands systèmes pour extraire le cuivre : l’exploitation à ciel ouvert et l’exploitation souterraine, chacune entraînant des impacts environnementaux significatifs, allant de l’altération du paysage à la pollution de l’eau. C’est pourquoi le recyclage du cuivre est considéré comme un exemple clair de durabilité, permettant de le réutiliser indéfiniment sans perte de qualité.

Avantages environnementaux et énergétiques du recyclage du cuivre

D’un point de vue environnemental, le recyclage du cuivre permet d’utiliser entre 70 % et 95 % moins d’énergie par rapport à l’extraction et au traitement du minerai. Cette différence significative se traduit directement par une empreinte carbone beaucoup plus faible pour chaque kilogramme de cuivre produit à partir de la ferraille.

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Des études montrent que la production de cuivre recyclé peut générer une empreinte de 0,3 à 0,5 kg de CO2 équivalent par kilogramme de cuivre, tandis que le cuivre extrait par l’exploitation minière engendre une empreinte pouvant varier entre 4 et 5 kg de CO2 équivalent, selon le type d’exploitation et la technologie utilisée.

Dans le cadre domestique, la ferraille de cuivre est souvent trouvée dans des câbles anciens, des tuyaux de plomberie, et dans de nombreux appareils qui ne fonctionnent plus. Le recyclage de ces éléments est aussi simple que de les démonter, de les séparer correctement et de les apporter à un centre autorisé pour leur valorisation.

Pour les entreprises, le cuivre présent dans les installations électriques, les moteurs ou les machines obsolètes constitue également une source potentielle de revenus. Au lieu d’être accumulé comme un déchet sans valeur, le cuivre peut être vendu à des recycleurs spécialisés qui le réintroduiront dans le circuit de production.

En considérant les avantages économiques et environnementaux, le cuivre recyclé apparaît comme l’un des actifs les plus intéressants du secteur du recyclage des métaux, avec une demande solide et une contribution claire à la réduction des émissions et aux économies d’énergie.

Terres rares et métaux critiques : le prochain grand défi

Au-delà des métaux traditionnels, l’avenir du recyclage devra s’attaquer au défi des terres rares. Ces éléments comprennent 15 lanthanides, ainsi que l’scandium et l’yttrium, qui sont essentiels pour l’industrie moderne.

Ces composants sont utilisés dans la technologie laser, les lentilles de télescopes, les vélos et véhicules électriques, la fibre optique, les écrans, les systèmes de défense, les missiles et les équipements médicaux comme ceux d’imagerie par résonance magnétique. Autrement dit, ils sont incontournables pour les secteurs de pointe et pour la transition énergétique.

On les appelle terres rares parce qu’ils ont initialement été trouvés dans des minerais rares dans le sol, mais le problème actuel ne réside pas tant dans leur rareté que dans l’accès aux gisements. Certains pays concentrent la majorité des réserves ; la Chine, par exemple, contrôlerait environ 37 % des réserves mondiales de ces éléments.

Recyclage des terres rares après la fin de vie des produits électroniques et autres équipements pose un défi qui va au-delà des dimensions environnementale et économique : c’est devenu une question géopolitique, dans la mesure où des régions comme l’Union européenne dépendent fortement des importations pour alimenter leur industrie.

Actuellement, seulement environ 1 % des terres rares présentes dans les composants électroniques sont recyclées. Ce chiffre met en lumière un immense défi d’innovation technologique et de conception de produits, qui doivent faciliter tant la réutilisation que l’extraction et le recyclage de ces matériaux à la fin de leur cycle de vie, pour avancer vers un modèle véritablement circulaire.

Bonnes pratiques pour maximiser la valeur du recyclage

Les entreprises générant des déchets métalliques ont la possibilité d’appliquer des bonnes pratiques pour maximiser la valeur qu’elles obtiennent lors de la vente de leur ferraille, tout en réduisant leur impact environnemental. L’une des plus cruciales est de séparer correctement les différents types de métaux dès la source.

Lorsque des métaux ferreux et non ferreux sont mélangés, ou combinés avec des plastiques, des bois et d’autres déchets, le risque de contamination du lot augmente, ce qui diminue sa valeur. En revanche, s’ils sont classés au départ dans des conteneurs différents, il est plus facile pour le recycleur de les traiter et de proposer un meilleur prix pour chaque fraction.

De plus, il est conseillé de connaître, au moins de façon générale, l’évolution de l’offre et de la demande des principaux métaux générés par les activités de la société. Rester informé des cycles du marché aide à négocier les tarifs, à choisir le moment adéquat pour vendre et à éviter de mal vendre des lots de valeur élevée lors de périodes de cotation basse.

Un autre aspect fondamental est de sélectionner un recycleur crédible et de confiance. Collaborer avec des entreprises vérifiées, comme celles qui font partie de marketplaces spécialisées ou qui possèdent des certifications environnementales et de qualité, garantit un bon traitement des déchets et une plus grande transparence sur les prix.

En adoptant ces mesures, les entreprises ne seulement améliorent leur bilan financier, mais contribuent aussi à construire un modèle de production plus durable. Réparer, réutiliser et, enfin, recycler les composants de base devient un moyen concret d’appuyer l’économie circulaire et de répondre aux exigences environnementales croissantes des clients, investisseurs et administrations.

Tout ce réseau d’acteurs, de technologies et de modèles commerciaux illustre comment le recyclage des métaux a évolué d’une simple activité de gestion des déchets à un secteur stratégique avec un potentiel de rentabilité élevé. Qu’il s’agisse de la ferraille d’un petit atelier ou des déchets complexes de l’industrie électronique, chaque kilo de métal récupéré rapproche un peu plus d’un système économique capable de maintenir la valeur des matériaux dans le cycle de production aussi longtemps que possible.

Mon avis :

Le recyclage de métaux représente une opportunité stratégique au sein de l’économie circulaire, favorisant des économies d’énergie considérables et la réduction des émissions. Cependant, la volatilité des prix, influencée par des facteurs politiques et économiques, pose des défis aux acteurs du secteur. En Europe, le marché du cuivre, par exemple, demeure particulièrement encadré, illustrant l’importance d’une gestion efficace et durable des ressources tout en prenant en compte les défis d’un approvisionnement croissant face à des demandes variées.

Les questions fréquentes :

Quel est l’impact environnemental du recyclage des métaux ?

Le recyclage des métaux permet de réduire l’extraction minière, diminuant ainsi les impacts environnementaux associés à cette activité. Il contribue à une économie circulaire en réutilisant des ressources et en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, ce qui est essentiel dans le contexte actuel de crise climatique.

Quels sont les modèles de business dans le secteur du recyclage des métaux ?

Il existe différents modèles d’affaires, allant des petites entreprises locales de collecte de ferraille aux grands groupes industriels qui contrôlent l’ensemble du cycle de vie des métaux. Certaines entreprises offrent des services intégrés, allant de la collecte et du traitement des déchets métalliques jusqu’à leur vente en tant que matières premières.

Comment le recyclage des métaux contribue-t-il à l’économie circulaire ?

Le recyclage des métaux permet de maintenir la valeur des matériaux dans le cycle économique, réduisant le besoin de matières premières vierges. Cela aide à économiser de l’énergie et des ressources, tout en diminuant les coûts de production, ce qui le rend avantageux tant sur le plan économique qu’environnemental.

Quelle est la rentabilité du recyclage de l’aluminium ?

Le recyclage de l’aluminium est particulièrement rentable en raison de son faible coût de production par rapport à l’aluminium vierge. Le recyclage permet d’économiser jusqu’à 80% des coûts, d’où un bénéfice net souvent plus élevé pour les entreprises qui investissent dans ce secteur.

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