Section spéciale
« Un tribunal de justice ? Un tribunal de traîtres et collaborateurs ! »
À Paris, en août 1941. Un militant communiste assassine un officier allemand dans une station de métro. Le soir même, à Vichy, le gouvernement accorde les pleins pouvoirs au ministre de l'Intérieur, Pucheu, qui brûle depuis quelque temps déjà de faire voter une loi d'exception instaurant des tribunaux spéciaux. La pression allemande accélère la promulgation de cette loi que les lâches adopteront avec effet rétroactif : du jamais vu dans la Justice française. Quelques militants communistes déjà emprisonnés sont aussitôt rejugés par ces cours spéciales de collaborateurs actifs qui sont mises en place, malgré l'opposition de rares magistrats. Une semaine après le meurtre du métro, trois soi-disant « terroristes » communistes sont exécutés... À la Libération, aucun magistrat ne fut inquiété d'avoir participé à ces assassinats sous couvert de la Justice.
- Statut
- Released
Louis Seigner
— Le garde des Sceaux Joseph Barthélémy
Michael Lonsdale
— Pierre Pucheu - le ministre de l'intérieur
Claude Piéplu
— Bénon - le président de la section spéciale
Pierre Dux
— Le procureur général Cavarroc
Heinz Bennent
— Le major Beumelburg
Michel Galabru
— Le président Cournet
Roland Bertin
— Georges Dayras
Hans Richter
— Le général Otto von Stülpnagel
Julien Bertheau
— L'avocat général Victor Dupuich
Yves Robert
— Émile Bastard
Bruno Cremer
— Lucien Sampaix
Jacques Perrin
— Roger Lafarge
Henri Serre
— Préfet Ingrand
Julien Guiomar
— Le substitut général Tétaud
Ivo Garrani
— L'amiral François Darlan
François Maistre
— Marquis de Brinon
Jacques François
— Maurice Gabolde
Claudio Gora
— Francis Villette
Jean Bouise
— René Linais
Yves Montand
— Un milicien
Jacques Mathou
— Un milicien